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4.06/5 (sur 175 notes)

Nationalité : Japon
Né(e) le : vers 965
Mort(e) le : Vers 1013
Biographie :

Dame Sei Shōnagon est une femme de lettres japonaise, auteur des "Notes de chevet", l'un des deux chefs-d'œuvre de la littérature japonaise de l'époque de Heian (IXe ‑ XIIe siècles).

Sei Shōnagon est née vers 965 dans le clan Kiyohara. On ne connaît pas avec certitude son nom de naissance, qui est peut-être Kiyohara Nagiko. Sei Shōnagon est son nom nyōbō : Sei est le premier élément du nom de son clan, et shōnagon était le titre d'un poste gouvernemental.

Fille de Kiyohara no Motosuke, elle appartient à la cour de l'empereur Ichijō et elle devient en 991 dame de compagnie de l'impératrice Fujiwara no Teishi /Sadako. Après la mort en couches de celle-ci en 1001, elle quitte la cour impériale. On ne sait rien de certain de sa vie ultérieure. Elle meurt après 1013.

Son œuvre "Makura no sōshi" est une collection de listes, de poésies, de complaintes, d'anecdotes, de réflexions et d'observations glanées tout au long de son séjour à la cour. Sei Shōnagon laisse libre cours à son esprit dans ce texte inclassable, qui préfigure le fragment de la littérature contemporaine.

On estime que les "Notes de chevet" ont été achevées entre 1001 et 1010.

Elle marque, avec Dame Murasaki Shikibu, la littérature de l'époque Heian ainsi que la place importante des femmes dans la littérature japonaise.
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Citations et extraits (44) Voir plus Ajouter une citation
Shonagon Sei
On ne doit jamais manquer de répéter à tout le monde les belles choses qu'on a lues.
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Bien qu'une lettre n'ait rien que l'on puisse qualifier d'étrange, c'est pourtant une chose magnifique. Alors qu'on pense avec anxiété à une personne qui se trouve dans une province éloignée, en se demandant comment elle peut aller, on reçoit d'elle un billet ; à le lire, on éprouve la même impression que si l'on se voyait, tout à coup, en face de son amie. C'est merveilleux.

Quand on a expédié une lettre à laquelle on a confié ses pensées, on se sent l'esprit satisfait, même si l'on songe qu'elle pourrait bien ne jamais arriver à destination. Comme j'aurais le cœur triste, et comme je me sentirais oppressée, si les lettres n'existaient pas !

Lorsque, dans une lettre qu'on veut envoyer à quelque personne, on a écrit en détail toutes les choses que l'on avait en tête, c'est déjà une consolation, bien que l'arrivée de la missive puisse être incertaine. Mais à plus forte raison, quand on reçoit une réponse, la joie que l'on goûte semble capable d'allonger la vie ; en vérité, il est sans doute raisonnable de le croire.
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En hiver, j’aime le matin, de très bonne heure. Il n’est pas besoin de dire le charme de la neige. Mais je goûte également l’extrême pureté de la gelée blanche ou, tout simplement, un très grand froid ; bien vite on allume le feu, on apporte le charbon de bois incandescent : voilà qui convient à la saison...
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J'aurais désiré que cette splendeur durât mille années.
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Fleurs des arbres

J'aime la fleur du prunier, qu'elle soit foncée ou claire; mais la plus jolie, c'est celle du prunier rouge. J'aime aussi un fin rameau fleuri de cerisier, avec ses corolles aux larges pétales, et ses feuilles rouge foncé.
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Une lettre écrite sur du papier vert, très fin, fixée à un rameau de saule couvert de bourgeons.
    
[45. Choses qui ont une grâce raffinée]
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Choses qui font battre le cœur

Des moineaux qui nourrissent leurs petits.
Passer devant un endroit où l’on fait jouer de petits enfants.
Se coucher seule dans une chambre délicieusement parfumée.
S’apercevoir que son miroir de Chine est un peu terni.
Se laver les cheveux, faire sa toilette, et mettre des habits tout embaumés de parfum. Même quand personne ne vous voit, on se sent heureuse du fond du cœur.
Une nuit où l’on attend quelqu’un. Tout à coup, on est surpris par le bruit de l’averse que le vent jette contre la maison.
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CHOSES ELEGANTES
Sur un gilet violet clair, une veste blanche.
Les petits des canards.
Dans un bol de métal neuf, on a mis du sirop de liane, avec de la glace pilée.
Un rosaire en cristal de roche.
De la neige tombée sur les fleurs des glycines et des pruniers.
Un très joli bébé qui mange des fraises.
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Le gouffre de Kashikofuchi [« le gouffre de la sagesse »]. Il est très amusant de se demander quel profond esprit on a pu lui trouver pour lui donner ce nom ! Le gouffre de Nairiso [« N'entre pas », en Kawachi]. À qui cet avis était-il destiné, par qui peut-il avoir été donné ?
    
[9. Gouffres]
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comment ai-je pu,
sans vous, passer
le temps écoulé?
Ah! ces deux jours d'hier et d'aujourd'hui,
que j'ai vécu dans l'inquiétude.
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