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4.31/5 (sur 64 notes)

Nationalité : Italie
Né(e) à : Milan
Biographie :

Silvia Ferreri est écrivaine et journaliste.

Diplômée en lettres modernes à l'Université catholique du Sacré-Cœur (1991-1995), elle a fait ses études à Milan avant de partir pour Rome où elle vit aujourd’hui avec son mari photographe et leurs trois enfants.

Auteure de scénarios, elle travaille pour Rai Radio 1 depuis 2018.

"La mère d’Eva" ("La madre di Eva", 2017) est son premier roman, salué par la critique, il est lauréat de nombreux prix littéraires et finaliste du prix Strega 2018.

Silvia Ferreri est lauréate de la 32e édition du Festival du premier roman de Chambéry en 2019.

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Bibliographie de Silvia Ferreri   (1)Voir plus

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Citations et extraits (27) Voir plus Ajouter une citation
Et Radovic [le chirurgien] nous dit que c'était la première demande de la part des femmes-hommes. Supprimer la poitrine, la détruire.
Chez les femmes qui vivent dans un corps qui n'est pas le leur, la poitrine est le premier ennemi à abattre.
(p. 65)
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Nous pensons toujours que les malheurs n'arrivent qu'aux autres, pas à nous. Sauf que nous sommes tous les autres de quelqu'un d'autre.
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J'ai toujours pensé qu'il [mon père] ne m'aimait pas beaucoup. Et j'ai cru que c'était parce que j'étais une fille. Comme si c'était ma faute. J'ai toujours cru que si j'avais été un garçon, nous aurions été plus unis. Mais peut-être pas. Il n'était pas dans sa nature d'être proche de quelqu'un. Pas même de ma mère.
J'ai compris tard ce genre d'amour.
(p. 38)
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Je suis restée pendant des jours la tete entre les mains à me demander comment on faisait pour être une mère.
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C’est insupportable au point de vous faire mal. On ne peut séparer l’amour de la mort. On ne peut avoir l’un sans l’autre.
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Je suis là, Eva, je suis à côté de toi. Je suis assise dans le couloir froid à côté du bloc opératoire où tu es étendue, nue, pour la première fois fille, enfant, femme.
Tu ne m'entends pas et tu ne me vois pas mais je suis là. Je ne te quitte pas. J'ai promis de rester jusqu'à la fin et je suis là. Je t'ai amenée au bout du monde poir te faire démembrer comme un agneau sacrificiel et je vais rester là jusqu'à l'accomplissement de ce sacrifice extrême. Jusqu'à ce que tu sois plus toi et qu'il y ait à ta place un être nouveau.
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Je n’avais jamais aimé le genre humain et je m’en éloignais chaque jour davantage. Sauf que mes raisons avaient changé. J’avais ajouté la colère, l’indifférence, l’ennui. Et surtout, j’avais ajouté la peine au désamour. L’être humain me faisait de la peine. Je regardais les gens, j’observais les visages, je les scrutais, je cherchais leur croix dans les regards. Mais chez elle, je ne vis rien. Aucune douleur qui la rapprochât de moi. C’étaient les personnes qui me faisaient le plus peur. d’où leur venait une telle assurance ? Quelle charme protégeait leurs vies pour qu’elles se comportent avec une telle insolence ? Elle n’imaginait pas qu’un jour, cela pouvait lui arriver aussi ? Un enfant mort, disparu, violé, castré, pédé ? Non, la vie n’aurait pas de surprises pour elle. Les autres, c’était nous. Eux, ils avaient des routes droites, des vies idéales, des enfants parfaits. (p. 195)
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Ta pédiatre était une femme bien. « Tenez-la sur vous, me disait-elle. Vous devez la toucher le plus possible. C’est l’héritage le plus précieux que vous pouvez lui offrir. Plus que tout l’argent du monde. C’est celui qui fera d’elle une femme forte et sereine. » (p. 77)
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Je pouvais rester des heures à te regarder, à admirer ta perfection. Je pouvais rester à côté de toi rien que pour sentir ton odeur. La bonne odeur qui exhalait de ta peau. Qui te venait peut-être de mon utérus, car je l’avais sentie dès le premier jour. Je la sentais sur mes mains, sur mon corps. Et depuis lors, je l’ai cherchée comme une drogue, comme une bouffée d’air. Si j’étais agitée, je m’approchais et je respirais profondément l’air autour de toi. Et je me calmais. (p. 104-105)
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Elle n’a pas voulu nous en dire un mot parce qu’elle voulait nous dire, c’est que tu étais une enfant spéciale, que les enfants à ton âge savent déjà qui ils sont, toi en revanche, tu ne le savais pas, et si tu ne le savais pas, ce n’est pas parce que tu n’étais pas capable de le comprendre, mais parce que ceux qui t’entouraient n’étaient pas prêts à l’accepter. (…) parfois, de l’extérieur, on peut voir ce qui semble confus et incompréhensible de l’intérieur. (p. 110)
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