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Note moyenne 3.71 /5 (sur 100 notes)

Nationalité : France
Biographie :

Enseignante dans un lycée français en Allemagne, puis architecte, Sylvie Gibert a publié des romans pour la jeunesse chez Milan Presse.
Avec Derrière les portes, elle signe avec talent son premier roman chez De Borée.
Voir son blog:
chroniquesdunpresbytere.com

Source : Decitre
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Interview de Sylvie Gibert à l'occasion de la rencontre entre l'auteur et ses lecteurs chez Babelio.com, le 30 mai 2016 pour son roman L'atelier des poisons publié chez Plon. Découvrez notre compte rendu de la rencontre : https://babelio.wordpress.com/2016/06/03/quand-les-lecteurs-de-babelio-rencontrent-sylvie-gibert/ La page du livre L'Atelier des poisons : http://www.babelio.com/livres/Gibert-Latelier-des-poisons/819031


Citations et extraits (30) Voir plus Ajouter une citation
fanfanouche24   12 septembre 2017
L'atelier des poisons de Sylvie Gibert
"Décidément, l'art est tout sauf une science exacte", constata-t-elle. Comment était-il possible de réussir en quelques minutes un dessin aussi juste, aussi poignant, alors qu'elle peinait parfois des semaines entières sur une toile, sans obtenir autre chose qu'une croûte terne ? (p. 22)
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fanfanouche24   11 septembre 2017
L'atelier des poisons de Sylvie Gibert
Et vous, mademoiselle Murineau, que nous préparez-vous ?

-Eh bien, à vrai dire...J'ai déjà commencé...il y a quelques jours...J'ai décidé de faire le portrait d'une nourrice (...)

- Jullian, un peu contrarié de ne pas avoir été consulté plus tôt, releva avec froideur :

- Ainsi vous sombrez dans le naturalisme...Cela pourrait vous desservir...Enfin, puisque telle est votre décision, souhaitons que les goûts de messieurs les jurés s'infléchissent en ce sens. Ce n'est pas impossible, après tout, Zola commence à faire des émules dans la peinture...Nous verrons bien ! (p.33)
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Sophie_Bazar   31 mai 2016
L'atelier des poisons de Sylvie Gibert
Zélie put ainsi vérifier, une fois de plus, que dans leurs spectaculaires colères autant que dans leurs démonstrations d’amitié les Slaves étaient incapables de tiédeur.
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fanfanouche24   13 septembre 2017
L'atelier des poisons de Sylvie Gibert
Une enveloppe bien lisse mais désespérément vide. On pourrait y voir une petite fille sage, dont les traits un peu ingrats avaient été adoucis par le pinceau et par la subtile lumière qui nimbait la scène rendant le décor idyllique. Le résultat était d'une mièvrerie confondante , parfaitement en accord avec les critères des peintres de salon. (p. 172)
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SZRAMOWO   06 mai 2016
L'atelier des poisons de Sylvie Gibert
Avant de sortir, elle recompta son argent. Il ne lui restait que dix-huit francs. Elle fit glisser les pièces dans son réticule, et ne voulant pas alerter la bonne, ouvrit la porte sans bruit. Une fois dans la rue, elle héla un fiacre.

Quelques minutes plus tard, elle se faufilait entre les meubles poussiéreux d'une brocante pour parvenir jusqu'aux recoins les plus obscurs. Enfin, elle débusqua ce qu'elle était venue chercher, coincé entre un guéridon bancal et le mur écaillé de salpêtre

Le brocanteur lui en demanda quinze francs. Sans un mot, elle aligna les pièces devant lui. Elle venait de dépenser presque tout son misérable pécule pour une toile noircie sur laquelle on distinguait avec peine un mauvais paysage champêtre.

Sur le chemin du retour, elle s’arrêta chez le marchand de couleur et déboursa encore quelques sous pour une huile siccative.

Lorsqu'elle revint chez elle, la bonne l'attendait sur le pas de la porte. La vieille femme semblait inquiète, mais l'air rogue de sa maîtresse la dissuada de poser la moindre question. Pourtant, tout en la débarrassant de son paletot, elle ne cessait de lancer des regards effarés vers le tableau décati.

- Si quelqu'un sonne, je ne veux pas que tu ouvres la porte. à personne ! Sous aucun prétexte ! As-tu bien compris ?
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fanfanouche24   12 septembre 2017
L'atelier des poisons de Sylvie Gibert
Le commissaire émit un petit rire désabusé, avant de concéder :

– Vous avez raison, « ces gens-là » [Les impressionnistes], comme vous dites, je les connais bien. La plupart d’entre eux sont mes amis et je suis bien obligé de confirmer qu’ils ne vivent pas de leur peinture, ou si mal… Mais la roue tourne… Vous êtes encore trop jeune pour savoir à quelle vitesse les goûts et les modes changent. Ce qui avait de la valeur hier en a beaucoup moins aujourd’hui, et vice versa… Le jour où les Bouguereau et les Cabanel seront remisés dans les greniers ou dans les réserves obscures des musées, alors vous vous souviendrez de ce que vous disait un vieux commissaire…

Plus sérieusement, je crois que le temps est le meilleur des critiques d'art. (p. 75)
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Plumette   18 juillet 2016
L'atelier des poisons de Sylvie Gibert
Lorsqu’elle recommença à peindre, elle assombrit le fond, maniant sa brosse avec une sorte de rage, jusqu’à le rendre presque noir. Juliette apparaissait maintenant telle qu’elle l’avait découverte le jour où elle avait fait sa connaissance. Une attention inquiète figeait ses traits. Elle fixait un objet que l’observateur ne voyait pas mais qui semblait capter toute son attention. Une moitié de son visage était d’autant plus vivement éclairée que l’autre restait dans l’ombre. Cette lumière crue donnait à ses yeux une eau de pierre précieuse. Seules quelques lueurs flamboyantes de ses cheveux venaient réchauffer le fond ténébreux du tableau.
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DucalmeLucette   31 juillet 2016
L'atelier des poisons de Sylvie Gibert
La chaleur était devenue plus intense. Le soleil dardait des rayons féroces qui éclataient en gerbes éblouissantes contre la surface laquée du fleuve et s’insinuaient, comme de fines aiguilles, entre les brins de paille des chapeaux et la dentelle des ombrelles.
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fanfanouche24   11 septembre 2017
L'atelier des poisons de Sylvie Gibert
- Je me demande si vous n'avez pas raison, Zélie, avec votre sujet naturaliste. Il serait peut-être temps de secouer ce jury poussiéreux et de lui faire savoir que le monde ne se résume pas aux scènes mythologiques dont se repaissent nos "grands" peintres académiques.

- S'il est vrai que ce portrait de nourrice est une très belle idée, très émouvante aussi, n'est-ce pas risqué ? objecta Louise. Ne va-t-on pas encore dire que les femmes peintres ne sont douées que pour représenter des scènes domestiques ?

Personne ne répondit. Une grande lassitude les prenait parfois, lorsqu'elles pensaient à la voie si étroite dans laquelle elles s'engageaient. Faudrait-il toujours que les femmes artistes se cantonnent au territoire attribué aux autres femmes. (...)

Les hommes, quant à eux, disposaient d'un éventail presque infini de possibilités : les grands paysages, les voyages lointains, les théâtres, les cafés et tous les lieux à la mode étaient leur chasse gardée.

-Devrons-nous éternellement nous satisfaire des miettes que nous laissent les hommes ? commenta Mousse, pensive. (p. 38)
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brinvilliers   13 août 2017
L'atelier des poisons de Sylvie Gibert
Elle réussit à demander d'une voix presque détachée :

- Comment l'avez-vous découvert ?

- Découvert quoi ? Que la toile que j'avais achetée en croyant acquérir un original de Vélasquez n'était en réalité qu'un pastiche et que vous en étiez l'auteur ? Mais c'est vous, ma chère, c'est vous qui me l'avez révélé....
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