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Note moyenne 4.01 /5 (sur 615 notes)

Nationalité : Royaume-Uni
Né(e) à : Kenya , le 09/01/1954
Biographie :

Philippa Gregory est une écrivaine britannique associée au genre de la fiction historique.

Née au Kenya et élevée à Cardiff, Philippa Gregory, diplômée d'histoire, a été journaliste puis productrice à la BBC.

Traduit dans 22 pays, Deux sœurs pour un roi ( The Other Boleyn Girl), son roman le plus célèbre, a été adapté au cinéma par Justin Chadwick, avec Natalie Portman, Scarlett Johansson, Eric Bana et Kristin Scott Thomas en 2008.


Source : amazon.fr
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Bande annonce de la série The Spanish Princess (2019), basée sur les romans The Constant Princess et The King's Curse de Philippa Gregory

Citations et extraits (82) Voir plus Ajouter une citation
sagesse66   28 juin 2018
La dernière Reine de Philippa Gregory
Tout le monde se fiche comme d'une guigne qu'une femme vive ou meure, dans cette Cour.

Devant chaque reine se dresse sa jolie remplaçante, et derrière elle, un fantôme.
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Ode   09 décembre 2012
L'héritage Boleyn de Philippa Gregory
[Catherine Howard, juillet 1540]

Bien que tout à fait assurée de ma stupidité et de mon incapacité à entretenir, selon les paroles de ma grand-mère, « plus d'une idée à la fois », je constate à tout le moins que le roi a perdu l'esprit – et le monde avec lui. Son épouse devient sa sœur tandis que je la remplace à ses côtés. Moi, Cathy Howard, je me transforme en reine d'Angleterre : Voilà !

Je peine encore à le croire. En outre, j'aimerais que l'on me réponde sur ce point : qu'est-ce qui empêchera le roi de s'éveiller un beau matin en me déclarant préalablement fiancée moi aussi et notre union invalide, ou encore infidèle, afin de me décapiter ? Qui l'empêchera de succomber aux yeux de biche de l'une de mes jolies demoiselles d'honneur, puis de me répudier ?

Exactement ! Je crois que nul n'y songe, hormis moi-même. Ces éminents personnages, comme ma grand-mère, qui distribue insultes et gifles avec tant de libéralité ou s'extasie devant cette extraordinaire occasion offerte à une péronnelle de mon espèce, oublient que tant va la cruche à l'eau qu'à la fin elle se casse ! Et qui, alors, en recollera les morceaux ?
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Ode   05 décembre 2012
L'héritage Boleyn de Philippa Gregory
[Anne de Clèves, 1539]

Je réussirai. J'honorerai ma fonction de reine d'Angleterre. J'apprendrai leur langue - je la comprends déjà quelque peu quoique je peine à m'exprimer. Je retiendrai les noms et les rangs de chacun, ainsi que la façon appropriée de m'adresser à eux, pour ne plus me tenir comme une poupée dont on tire les ficelles. Sitôt arrivée, je commanderai de nouvelles robes ; mes compatriotes et moi-même ressemblons à des canards gras face aux élégants cygnes anglais. Les femmes de ce royaume avancent à demi vêtues, une fine coiffe sur les cheveux. Elles se meuvent d'un pas léger dans leurs étoffes délicates tandis que nous tanguons, enfoncées dans une épaisse futaine. Je me montrerai élégante, charmante - royale, enfin ! -, mais, par-dessus tout, je parviendrai à affronter une centaine de personnes sans que la peur me couvre de transpiration !
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Ode   13 décembre 2012
L'héritage Boleyn de Philippa Gregory
[Catherine Howard, avril 1540]

Alors que je me dirige vers les appartements de la reine peu avant le dîner, une main légère se pose sur ma manche. M'imaginant qu'il s'agit de John Beresby ou de Tom Culpepper, je me retourne en riant afin de leur enjoindre de me lâcher, mais j'aperçois le roi et plonge aussitôt dans une révérence.

– Ainsi, vous m'avez reconnu, énonce-t-il sous le grand chapeau et dans la large cape qui, à ses yeux, suffisent à le rendre méconnaissable.

Grand et gras comme il est, exhalant une odeur de viande avariée, le reconnaître ne nécessite guère un sens particulier de l'observation, mais je m'exclame :

– Je crois que je reconnaîtrais Votre Majesté en tout temps et en tous lieux.
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Ode   07 décembre 2012
L'héritage Boleyn de Philippa Gregory
[Anne de Clèves, janvier 1540]

Le branches dénudées des arbres tranchent sur le ciel comme les fins entrelacs de fils sombres sur une tapisserie bleue. Dans le parc qui s'étire sur des lieues, le vert se mêle à l'éclat blanc du givre tandis que le soleil d'hiver nous baigne d'une lumière jaune pâle. Partout, derrière des cordons aux couleurs chatoyantes, se pressent les Londoniens qui m'acclament. Pour la première fois, je cesse d'être Anne de Clèves - moins jolie que Sibylle, moins charmante qu'Amalie. Ce peuple étrange, riche, aimable, excentrique, m'a adoptée ; j'incarne à ses yeux cette reine honnête et bonne qu'il aspire à voir régner sur son pays.
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Ode   08 décembre 2012
Deux soeurs pour un roi de Philippa Gregory
[Marie Boleyn, Été 1526]

La reine hocha la tête en apprenant, comme les courtisans qui tendaient l'oreille, qu'elle n'accompagnerait pas le roi dans son périple estival.

– Merci, répondit la souveraine avec une dignité simple. La princesse m'écrit qu'elle fait de grands progrès en grec et en latin.

– Cela ne lui sera guère d'utilité pour concevoir des fils et des héritiers, répliqua sèchement le roi. J'espère qu'elle ne deviendra pas une savante voûtée. Le premier devoir d'une princesse est d'être la mère d'un roi, comme vous le savez, madame.

La fille d'Isabelle d'Espagne, l'une des femmes les plus intelligentes et les mieux éduquées d'Europe, croisa ses mains sur ses genoux et baissa les yeux vers les riches bagues qu'elle portait aux doigts.

– Je le sais, en effet.

Henri se leva brusquement en claquant des mains. Les musiciens s'interrompirent aussitôt, attendant ses ordres.

– Une gigue ! ordonna-t-il. Dansons avant le dîner !

Ils s'exécutèrent aussitôt et les courtisans se mirent en place. Henri s'avança vers moi. Je me levai mais il me sourit seulement avant de tendre la main à Anne. Les yeux baissés, elle passa devant moi. Sa robe me frôla avec impertinence, comme pour me signifier de reculer. Levant les yeux, je croisai le regard de la reine, aussi vide que si elle eût observé des pigeons pépiant dans un colombier, persuadée de leur insignifiance.
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Ode   08 décembre 2012
L'héritage Boleyn de Philippa Gregory
Londres exhale une odeur particulière, composée des excréments des milliers d'animaux gardés dans les cours ou les allées, des abats rejetés par les bouchers et les poissonniers, de la puissante âcreté du cuir tanné et d'une fumée omniprésente. Çà et là, une maison patricienne se dresse au-dessus de la misère, protégée par de hauts murs derrière lesquels émerge la cime d'un arbre planté dans la cour intérieure. Les nobles construisent leurs demeures à deux pas des masures et louent coutumièrement leur pas-de-porte à des mendiants.
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missmolko1   23 octobre 2013
Hérétiques, tome 1 : Le mystère Isolde de Philippa Gregory
Ils entendaient la musique quand ils traversèrent la cour. Une procession de religieuses en habit blanc, portant des torches et chantant comme un chœur d'anges flottant dans la lumière nacrée du petit jour, leur éclairait le chemin. Luca recula, et même Freize fut réduit au silence devant la beauté et la perfection de ces voix qui s’élevaient vers le ciel matinal. Puis les deux hommes, rejoints par le frère Pietro, suivirent le chœur dans l’église et prirent place dans une alcôve, au fond. Deux cents moniales debout, voilées d'une guimpe blanche, emplissaient les stalles du chœur, de part et d'autre de l'autel drapé, et les rangées qui lui faisaient face.

La messe était chantée ; le prêtre qui officiait déclama les paroles sacrées en latin, d'une belle voix de baryton, et les jolies voix claires des religieuses lui répondirent. Luca admira la voute, les belles colonnes sculptées de fruits et de fleurs, et, au-dessus d'eux, les étoiles et les lunes d'argent peintes sur la pierre, tout en appréciant la pureté des répons.

Qu'était-ce donc qui tourmentait ces saintes femmes? Comment, après des nuits agitées, pouvaient-elles se réveiller tous les matins a l'aube pour entonner ces chants sublimes a la gloire de Dieu?
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orbe   03 novembre 2013
Hérétiques, tome 1 : Le mystère Isolde de Philippa Gregory
Je t'enverrai voyager de par le monde avec un ordre de mission, continua l'homme. Tu iras là où je te dirai d'aller et tu étudieras ce que tu trouveras. Tu me feras des rapports. Tu pourras juger et punir ce que tu considéreras comme des méfaits. Tu pourras exorciser les démons et les esprits impurs. Tu pourras tout remettre en question tout le temps. Mais comme je te l'ai dit, tu seras mon serviteur et celui de Dieu. Tu obéiras à l'Ordre et à moi.
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PrettyYoungCat   23 juin 2019
Les enchaînés de Philippa Gregory
Or Frances n'avait pas saisi pour se marier le moment fugitif où fleurissait sa beauté. Elle avait visé trop haut et son père avait été trop fier. Il n'avait pas compris qu'épouser un homme, même le premier venu, était encore préférable aux amères rigueurs d'une vie de vieille fille.
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