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Note moyenne 3.95 /5 (sur 499 notes)

Nationalité : Norvège
Né(e) à : Vinjem , le 20/08/1897
Mort(e) à : Oslo , le 15/03/1970
Biographie :

Romancier, nouvelliste et poète norvégien, Tarjei Vesaas, fils de paysan, hésita longtemps entre le métier de son père et l’écriture.

Il écrit (en néo-norvégien (nynorsk), langue autrefois connue sous le nom de "langue rurale") dès les années vingt mais n’atteindra une notoriété nationale et européenne qu’en 1934, avec Le Grand jeu; puis viennent les années de guerre, la peur et la violence ("Le Germe", "La Maison dans la nuit').

Parmi les grands romans d’après-guerre, deux chefs-d’œuvre : "Les Oiseaux" et "Palais de glace".

Tarjei a reçu le prix de Venise de 1953 pour le recueil de nouvelles Les Vents (Vindane), en 1957 le Doblougprisen, et en 1964 le prix du conseil nordique pour le roman "Palais de glace" ("Is-slottet", 1963). Il était également vice-président de Den norske Forfatterforening (L'Association norvégienne des Écrivains) de 1963 à 1966.

En 1964 il a institué le prix « Tarjei Vesaas » des débutants, pour aider les jeunes écrivains. Il a aussi participé à des allocutions et des rencontres dans des établissements scolaires.
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Source : www.jose-corti.fr
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« […] Liv ved straumen parut à l'automne 1970 […] quelques mois après la mort de son auteur […]. « […] par-delà ce qui se dit, en résonance, jusque dans l'espace de ce qui ne se dit pas ou bien de ce qui n'est pas dit […] ; là, semble-t-it, se joue l'un des aspects les plus marquants de l'oeuvre de Tarjei Vesaas […]. » (Olivier Gallon) « Romancier, nouvelliste et poète norvégien, Tarjei Vesaas (1897-1970), fils de paysan, hésite longtemps entre le métier de son père et l'écriture. Il écrit en néonorvégien (nynorsk) et atteint une notoriété nationale et européenne en 1934 avec le Grand Jeu. Il publie deux grands romans après la guerre : Les Oiseaux et le Palais de glace. » (Yvon le Men) « […] […] Ma maison est un tumulte insensé, de miroirs et de portes, et c'est ainsi qu'elle restera. » (Tarjei Vesaas, de la vie dans ma maison) 0:00 - 1er extrait 0:36 - du perron 1:11 - le voyage 1:49 - le chemin 2:11 - La graine semée à l'aveugle 2:34 - Par de sombres défilés 3:13 - Générique Référence bibliographique : Tarjei Vesaas, Vie auprès du courant, Traduction de Céline Romand-Monnier, Éditions La Barque, 2016 Image d'illustration : https://snl.no/Tarjei_Vesaas Bande sonore originale : REW - Swimming With Kawatora Swimming With Kawatora by REW is licensed under an Attribution-Noncommercial-Share Alike 3.0 United States License. Site : https://freemusicarchive.org/music/REW_1123/Swimming_with_Kawatora/Swimming_With_Kawatora_1254 #TarjeiVesaas #VieAuprèsDuCourant #PoésieNorvégienne

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Citations et extraits (152) Voir plus Ajouter une citation
mesrives   18 septembre 2017
Vie auprès du courant de Tarjei Vesaas
QUARANTE DEGRES A CATANE



La mer chaude

étire une langue indolente

vers des cuisses dorées

sur un sable de braise.



La paralysie caniculaire sévit.

Derrière l'obscurité des lunettes

le cerveau a de hauts loupés

comme des avions blessés.



Le soleil est sauvage

et il ne faut pas en parler,

mais la terre est un fourneau,

et l'Etna sur le feu

fume du goulot.
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mesrives   25 septembre 2017
Vie auprès du courant de Tarjei Vesaas
IV

RENTRANT CE SOIR



Le bleu a émergé de par-delà

tout ce qui apparaît

et habille le clair-obscur d'une montagne

que tu es en train de regarder.

Le bleu est en toi,

et attend là.



Le bleu chante sans bruit,

s'approfondit, tend vers le noir.

C'est ta propre montagne quand tu

rentres de voyage. Elle ne parle jamais de

ce que la vie est devenue.



Mais la montagne muette qui dirige

le cours des flots,

et l'homme fatigué qui se dirige

vers son giron

restent aussi immobiles l'un et l'autre

dans ce chant ténébreux.
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Tarjei Vesaas
Piatka   31 octobre 2019
Tarjei Vesaas
AU BORD DU CHEMIN DIFFICILE



Au bord du chemin difficile


il pleut des soleils étincelants


comme si de rien n’était.


Nous avons l’immensité où puiser


mais ne savons l’utiliser.


Elle regorge de tempêtes


que nous ne comprenons pas.


Un feu éclate,
tout aussi énigmatique.


Dans les tombeaux reposent tous nos


vieux souvenirs.
Nous les appelons


sans obtenir de réponse.


Ils ne nous voient pas,


regardent bien au-delà de nous.

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mesrives   13 septembre 2016
Les Oiseaux de Tarjei Vesaas
Il regarda sa soeur à la dérobée. Des yeux si étranges. Toujours désemparés, farouches comme des oiseaux.
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isanne   28 septembre 2021
La barque le soir de Tarjei Vesaas
D'une caresse, l'homme écarte prudemment du pied du cheval la neige ensanglantée. Il y a une longue estafilade rouge juste au-dessus du sabot. C'est le fer luisant et acéré de l'autre pied qui a causé la blessure. Blessure de son propre fer. De l'eau de neige fondue, sale, ruisselle le long du pied et traverse la blessure.

Terriblement douloureux.

Le cheval baisse la tête comme s'il rêvait. Lève le pied. Se penche davantage... Est avec l'homme. Est avec l'homme pour le bien et le mal.

S'est remis à l'homme.
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Bookycooky   04 janvier 2016
Palais de glace de Tarjei Vesaas
Le rêve des ponts enneigés



Et la neige qui tombe sur nous s'épaissit.

La manche de ton manteau blanchit.

La manche de mon manteau blanchit.

Elles bougent entre nous comme

des ponts enneigés.



Mais les ponts enneigés sont gelés.

Ici au cœur règne une chaleur pleine de vie.

Ton bras est chaud sous la neige et

pése avec bonheur sur mon bras.



Il neige et il neige sans cesse

sur les ponts silencieux.

Des ponts que personne ne connaît.



P.127
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ninosairosse   13 octobre 2017
Palais de glace de Tarjei Vesaas
Nous sommes les joueurs de bois, attirés par des choses auxquelles nous ne résistons pas.

Le dépouillement et la nouveauté sont partout autour de nous. Un rocher se dresse dans l'eau ruisselante telle une hache silencieuse brandie dans l'air, qui tronçonne les temps pour que nous arrivions sans retard à destination.

Nous sommes attendus.

Un petit oiseau inconscient dégringole contre le rocher, gît dans la bruyère, agite à nouveau ses ailes et s'envole pour ne plus se montrer.

Nous sommes attendus.

Nous sommes entre les troncs blancs des bouleaux avant même d'avoir pu nous retourner. Nous étions là-bas, et nous voilà ici.

Nous sommes attendus. C'est ici que s'écoulera notre temps compté.

Un oiseau volette au-dessus de nos têtes. Une langue de terre plantée de bouleaux s'avance dans le lac. Notre temps compté.

p199





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ninosairosse   14 octobre 2017
Palais de glace de Tarjei Vesaas
Même si on l'aimait énormément, sa maman, on était gênée face à elle. On ne pouvait pas désigner telle ou telle chose qu'on aurait voulue différente chez elle, mais on était gênée malgré tout. Gênée, on l'était aussi face à son papa - bien qu'on soit encore plus copine avec lui, dans le fond.

p 175
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isanne   27 septembre 2021
La barque le soir de Tarjei Vesaas
Le coeur est fendu en deux et ne sait ce qu'il veut.

La barque doit aller pour lui - jour ou nuit ne sont qu'un rideau changeant à traverser. Avancer d'un courage farouche. Pas à cause des hommes. A cause d'énigmes embarrassantes. Le coeur est fendu en deux en grand secret.
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dourvach   13 septembre 2015
Les Oiseaux de Tarjei Vesaas
-- Tu es jolie.

Alors elle se rapprocha, tout contre lui.

-- Maintenant, je comprends mieux pourquoi j'ai attendu si longtemps, ajouta-t-il.

Elle se tut tout le temps -- car elle avait un secret à lui confier. Elle s'approcha encore plus. Elle avait bougé le bras et ç'avait été un chant d'oiseau -- maintenant, elle tournait tout le corps, par sorcellerie.

Tournait tout le corps et il ne comprenait pas ce qui lui arrivait. C'était indicible. Elle s'approcha encore plus. Elle était tout près de lui, née d'une passée de bécasses. Elle était à lui.



[Tarjei VESAAS, "Fuglane" ("Les Oiseaux"), Gyldendal Norsk Forlag, Oslo, 1957, traduit du néo-norvégien (nynorsk) par Régis Boyer pour les éditions Pierre-Jean Oswald, 1975 -- réédité aux éditions Plein Chant, 1986, chapitre VII, pages 42-43]
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