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Note moyenne 3.51 /5 (sur 66 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Saint-Denis , le 12/01/1952
Biographie :

Thierry Paquot est un philosophe et urbaniste.

Il a soutenu en 1979 une thèse de doctorat en économie intitulée "Nationalisation : propriété et pouvoir : éléments pour une histoire de l'idéologie économiste au sein du mouvement ouvrier français", à l'Université de Lille.

Il a enseigné dans différentes institutions, notamment à l'École d'architecture de Paris-La Défense et à l'Institut d'urbanisme de Paris où il est professeur émérite.

Il occupe également plusieurs postes dans les médias consacrés à l'urbanisme. Il a été éditeur de la revue "Urbanisme" (1994-2012), le producteur de l'émission "Permis de construire" sur France-Culture (1996-2000).

Il a été producteur de "Côté ville", sur France-Culture dans Métropolitains de François Chaslin et le responsable scientifique du programme "La forme d'une ville au Forum des Images" (Paris).

Il a donné des cours à l’École d'architecture de La Cambre (Bruxelles) et au Département d'urbanisme de l'Université d'architecture de Venise, ainsi que de nombreuses conférences en France et à l'étranger.

Il a appartenu à l'Académie Nationale des Arts de la Rue (ANAR), à la Commission de néologie et de terminologie du Ministère de l'équipement auprès de l'Académie Française, à la Commission audiovisuelle de la Dapa (Ministère de la Culture), à la Commission du Vieux Paris, et a été membre des comités de rédaction des revues Esprit, Hermès, Prospero, La Revue du MAUSS, Diversité-Ville École Intégration et a collaboré régulièrement au Monde Diplomatique, à Informations Sociales, Projet et Études.

En 2014, il crée une revue annuelle, "L'Esprit des villes", aux éditions Infolio, dont il dirige le second numéro, paru en décembre 2015.

Il est l’auteur de plus de quarante ouvrages, dont "Un philosophe en ville" (2011) et "Poétique de l’eau, actualité de Bachelard" (2013).
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Source : urbanisme.univ-paris12.fr
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Une préface efficace et pédagogique (comme souvent) de Thierry Paquot, une notice explicative et érudite du travail de Ward d'Alessio Kolioulis, enfin un texte essentiel voire fondamental qui montre à travers l'enfant, la nécessite de rendre plus "fertiles" et plus "agréables" nos relations à la ville. Voici un ouvrage formidable et précurseur datant de 1978 que nous a offert cet urbaniste anglais inclassable qu'est Colin Ward. Alors pour vous donner envie de découvrir ce livre majeur d'une richesse et d'une profondeur de réflexion au service de toutes et tous, citation (j'aurais pu recopier tout le livre) : "La certitude que les automobilistes ont un droit naturel à circuler n'importe où en ville, en plus du danger que cela représente pour la vie des enfants, a graduellement atténué une bonne part de ce qui faisait de la ville un environnement excitant et praticable pour les enfants. La vie qui animait les rue à petit à petit été grignotée pour faire de la place aux voitures. Il y a peu de villes en Grande-Bretagne où les grandes avenues n'ont été découpées pour faire des échangeurs sans signalisation pédestre adaptée, qui désorientent les piétons, sans parler des enfants qui tentent de trouver leur chemin. Toutes les zones qui étaient auparavant à la disposition de l'explorateur à pieds sont maintenant destinées aux personnes motorisées. La ville déchiffrable aux yeux de ces jeunes citoyens qui pouvaient la traverser sans se tromper, est aujourd'hui opaque et impénétrable. Essayer de marcher dans Glasgow ou Birmingham, ou à Londres, simplement pour vous rendre compte comme c'est impossible pour un enfant. Dans les villes américaines, une telle promenade est depuis longtemps impensable." Merci aux Éditions Eterotopia pour cette réédition française. Un grand bouquin, qui entre tardivement, pour ma part, dans les lectures indispensables sur la ville.

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Citations et extraits (48) Voir plus Ajouter une citation
deuxquatredeux   10 septembre 2016
Un philosophe en ville de Thierry Paquot
Personne ne s’étonne de trouver un(e) philosophe dans un amphithéâtre ou une bibliothèque. Pas plus du reste que de l’entendre s’exprimer à la radio ou à la télévision sur « la violence », « la peur », « le bonheur », « le bien », « le foot », « l’obésité », « la mort », Facebook , ou d’autres sujets dignes du baccalauréat. Certains d’entre eux se sont même spécialisés en philosophie du droit, de la technique, des médias, de la bioéthique, du don d’organe, que sais-je encore ! Mais pour la ville, les banlieues, l’urbain, vous repasserez ! Dans les banlieues qui rencontrent-nous ? Des sauvageons, des rappeurs, des tagueurs, et bien sûr des banlieusards, selon un large éventail de types socio-générationnels, mais point de philosophe ! Pourtant on nous raconte que la philosophie est fille de la ville, que c’est à l’ombre de la stoa (le « portique » en grec, d’où le « stoïcisme » qui désigne l’école des philosophes qui se retrouvaient à cet endroit) que des hommes, plutôt jeunes, discutaient entre eux, et que ces échanges d’idées et de raisonnements constituaient leur corpus philosophique également constitué de dialogues.
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Jcequejelis   22 septembre 2013
L'Art de la sieste de Thierry Paquot
Le médiéviste Jacques Le Goff explique comment l'Eglise, qui avait imposé son temps liturgique à l'ensemble des sociétés médiévales en le rythmant au son des cloches (le clocher est une invention des VIe et VIIe siècles), va, à partir du XIIe siècle, être concurrencée par le « temps des marchands », temps laïc, temps du travail « salarié », temps urbain par excellence. Il insiste sur un fait, pas assez étudié : à son avis le « glissement significatif de l'heure dite de la none, heure de la pause et du repas dans le haut Moyen Age où elle se situait aux alentours de quatorze heures, s'opère vers le moment de midi. Sur le chantier urbain naît ainsi au XIVe siècle une nouvelle entité de mesure concrète du temps : la demi-journée ».



1090 - [p. 32]
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deuxquatredeux   12 septembre 2015
Désastres urbains de Thierry Paquot
Les Pays-Bas, de leur côté, se trouvent par endroits au-dessous du niveau de la mer, entraînant de récurrents affrontements contre la montée des eaux qui laissent parfois certains territoires totalement inondés. Le calendrier des catastrophes égrène ses dates funestes : 1170, 1219, 1251, 1277, 1282, 1337, 1395, 1421, 1530, 1809, 1825... Chacun connaît la blague selon laquelle Dieu a créé le monde et les Hollandais la Hollande. Elle possède sa vérité : les Hollandais ont dû apprendre à dompter les eaux en inventant des systèmes de retenue, des canaux, des polders, des constructions sur pilotis, des maisons flottantes... Les Hollandais sont aussi les premiers à prendre au sérieux les effets du réchauffement climatiques sur la montée des eaux, en conséquence de quoi ils déplacent des maisons, des hôtels et des équipements de bord de mer sur des sites mieux protégés et interdisent toute construction à proximité du rivage.
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Thierry Paquot
Mimimelie   15 août 2015
Thierry Paquot
« “Habiter” est un verbe qui impressionne, qui dit plus qu’il ne contient, qui se prend pour une corne d’abondance, s’ouvre telle la boîte de Pandore, se charge de tous les désirs clandestins que le vaste monde adopte comme possibles.
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deuxquatredeux   10 octobre 2015
Désastres urbains de Thierry Paquot
Exister, c'est se lever.
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deuxquatredeux   13 septembre 2015
Désastres urbains de Thierry Paquot
Dans un livre d'histoire progressiste de la ville productiviste, ces "objets" auraient été célébrés, encensés. Or il convient d'entreprendre une géohistoire critique environnementale qui contrebalance, éclaire, corrige, dénonce, revisite et réécrit l'histoire dominante, convenue, bardée de certitudes, qui figure dans la plupart des ouvrages et continue à être imperturbablement enseignée. Nous voyons ça et là des signes de cette tendance qui, je l'espère, ne fait qu'émerger et va enfler au point de balayer ce qu'elle dénonce. En ce qui concerne l'urbanisation des territoires et des populations ("l'urbanisation des moeurs"), le logement, les villes, les modes de vie et les pratiques des citadins, tout reste à faire. Cela devient d'autant plus urgent que l'imitation qui affecte le milieu des professionnels de l'urbanisme et de l'architecture et des élus politiques - et parfois même des habitants - répand à l'échelle planétaire des modèles qui uniformisent les architectures, homogénéisent les manières de penser et de faire les milieux habités et nient toute réflexion critique. Or nous avons besoin d'expérimentations nouvelles pour rompre avec ces modèles du "toujours plus", devenus profondément antagoniques à ceux du "toujours mieux".
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deuxquatredeux   13 septembre 2015
Désastres urbains de Thierry Paquot
De la même manière que certains promoteurs ont ambitionné (et continuent de le faire) d'édifier le plus haut gratte-ciel, des architectes ont rêvé de construire la barre la plus longue : la Caravelle de Jean Dubuisson, à Villeneuve-la-Garenne, s'étend sur 385 mètres ; la cité du Haut-du-Lièvre de Bernard Zehrfuss, à Nancy, 700 mètres (en deux morceaux, le "Cèdre bleu" fait 400 mètres et le "Tilleul argenté" 300).
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deuxquatredeux   13 septembre 2015
Désastres urbains de Thierry Paquot
Une ville, par définition, est composite, sensorielle, rythmique ; elle ne peut se résumer à un plan-masse et une grille d'équipements, chacun d'eux rapporté à un ratio valable en tout temps et en tous lieux. C'est cela le paradoxe du "grand ensemble" : il est conçu pour le bonheur d'habitants-abstraits par des décideurs qui ne connaissent pas ces habitants-en-vrai et qui s'étonnent de leur ingratitude, du moins ce qu'ils jugent comme tel. Le "grand ensemble" dépossède tout résident de son art d'habiter et lui impose avec la remise des clés de son appartement un mode d'emploi normé et normalisateur. C'est "grand", oui cela ne fait aucun doute. Mais "ensemble" ? Non, pas "ensemble", plutôt "identique".
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deuxquatredeux   12 septembre 2016
Un philosophe en ville de Thierry Paquot
Personne ne regrette qu'un Jean-Paul Sartre ou un Michel Foucault pourtant engagés pour la légalisation de l'avortement ou pour une amélioration des conditions carcérales,ne se soient jamais prononcés sur les grands ensembles, l'architecture autoritaire de tel tribunal et l'urbanisme indécent de bien des quartiers de villes ou de villages. Pourtant, les técis sont remplies d'hommes et de femmes qui philosophent. Avec leurs mots à eux, ils parlent de leur vie, de leurs difficultés et aussi de leurs plaisirs et surtout de leurs espérances. Un philosophe y trouverait du grain à moudre, non ? Partout où l'existence est en jeu, c'est-à-dire en question, le philosophe est requis. La philosophie, ne l'oublions pas, est une activité et non pas une action. Elle exige une écoute, une interprétation, une proposition. Prenons, par exemple, un philosophe qui réside en banlieue. Celle-ci devient son « terrain » - au sens de l’anthropologue qui mène une enquête en un lieu précis parmi une population particulière - , et lui apporte la matière première brute de sa réflexion. Tout s’impose à lui sous forme de questionnement : Qu’est-ce qu’habiter en un territoire déconsidérée ? Pourquoi la ségrégation se manifeste-elle à la plus ouvertement qu’ailleurs ? En quoi une population est-elle stigmatisées par son habitat, son adresse, son voisinage ? Comment un adolescent vit son passage à l’âge adulte alors meme qu’aucune promesse de futur ne lui est faite ? Vous me direz, ces questions se posent à chacun, n’importe où. Certes, mais elles ne sont ni hors-sol, ni désincarnées. Il s’agit d’Ahmed ou de Sophie, de Kevin ou de Charlie qui loge dans le bâtiment B, appartement 7236 de la cité « Le Clos joli » à Aulnay-sous-Bois, à Bobigny ou dans les quartiers déshérités aux confins du Havre, de Lyon ou au coeur même de Marseille.
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deuxquatredeux   13 septembre 2015
Désastres urbains de Thierry Paquot
Après l'aliénation par le travail industriel, si bien décrite et analysée par Marx, l'aliénation par la consommation, explorée et dénoncée par Günther Anders, Herbert Marcuse, Jean Baudrillard, ou encore Henri Lefebvre ou Bernard Charbonneau, l'aliénation par les les technologies, dont les mécanismes ont été révélés par Lewis Mumford, Jacques Elul ou André Gorz, l'aliénation du corps de chacun, dorénavant confisqué par l'idéologie de l'"homme augmenté", que diagnostiquent Michel Foucault, Ivan Illich, Barbara Duden, ou Jean-pierre Dupuy, il nous faut nous préoccuper de l'aliénation spatio-temporelle. La biopolitique à l'oeuvre, en effet, ne s'emploie pas seulement à contrôler les territoires (logement, commerce, loisir, travail, etc.), elle cherche aussi à définir les emplois du temps (organisation du travail, rythmes du quotidien, absence de "temps morts", valorisation de la seule vitesse comme mesure du progrès et de l'excellence, etc.).
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