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Note moyenne 3.91 /5 (sur 352 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Aix en provence , 1980
Biographie :

Après avoir été tour à tour distributeur de prospectus, garçon de café, pizzaïolo, animateur radio, écrivain public, Tristan Koëgel obtient une maîtrise de Lettres et enseigne la littérature et la langue française. Parallèlement à son activité d'enseignant, il écrit des poésies et collabore avec plusieurs revues.

Son premier roman "Le Grillon" a été publié chez Didier Jeunesse en 2013.

Tristan Koëgel a l'ambition folle de visiter tous les pays du monde en ramenant à chaque fois une histoire à raconter.

Il vit à Aix en Provence.

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Bibliographie de Tristan Koëgel   (9)Voir plus

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Raphaële Frier présente son nouveau roman, coécrit avec Tristan Koegel et à paraître dans la collection boomerang en février 2021.

Citations et extraits (78) Voir plus Ajouter une citation

Moi, je me suis sentie bête. [.......] Bête de ne pas m'être rendu compte qu'il y aurait toujours des gens pour faire grossir les rivières entre deux personnes qui veulent simplement se rejoindre.

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Agenouillé au bord de son lit, McKinley marmonnait une petite prière. C'est lui qui avait tiré. Il m'a entendu pousser la porte et, avant même que je ne demande quoi que ce soit, il m'a dit, en étouffant un sanglot, la tête posée sur la poitrine de Papy : "Il a rejoint sa dame, petit. Il a rejoint sa dame..."

Puis McKinley s'est redressé et, même s'il était de dos, j'ai vu qu'il essuyait ses larmes du revers de la main. Il a rajusté sa cravate et a ajouté : "On ne pleure pas un homme heureux. Va prévenir le pasteur, Elwyn."

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Upendra trouva que le monde était trop malade. C'est lui pourtant qui n'était pas guéri. La douleur qu'il ressentait encore malgré sa vie de sage le torturait.

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Ce que nous faisons, tout le monde peut le faire, mais comme personne ne le fait, ce sont des prodiges !

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" L'équilibre du monde repose aussi sur les vendeurs de barbes à papa", lui disait-il.

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Le jour où on l'a enterrée (la mère de Minnie), il faisait beau. Je revois mon père dans sa salopette toute déchirée, les mains croisées devant lui. Il baissait la tête, au-dessus de la tombe qu'il avait creusée lui-même. Il se taisait et son regard se perdait sur cette motte de terre. Lentement, il s'est redressé et, sans trembler, il a chanté pour elle. Puis il s'est tourné vers moi et m'a soulevée. J'étais petite encore, j'avais six ou sept ans... J'étais dans ses bras quand il m'a dit calmement, en s'essuyant les joues :

- Jamais tu ne ramasseras de fleur de coton, Minnie. Les seules fleurs que tu cueilleras maintenant, c'est celles qui poussent au bord des chemins pour nous faire de jolis bouquets.

Il a brûlé sa vieille salopette, et le soir même on a tout quitté pour suivre le fleuve et vivre sous les étoiles, n'emportant de notre vie d'avant que sa guitare et un petit harmonica.D'ouvrier, il est devenu "songster", musicien itinérant. Et depuis ce jour-là on a vécu à l'air libre, sous le soleil du grand Delta.

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Sous un arbre, allongés l'un contre l'autre, Elwyn et la jeune fille à l'harmonica étaient endormis. Ils se tenaient la main. Ils n'avaient pas de masques, eux, et cette mascarade, ils ne la jouaient pas. N'importe qui pouvait les trouver là. J'ai pleuré, à nouveau, pas devant l'horreur cette fois, mais devant l'innocence de ces enfants. Je me suis avancé, doucement : je n'avais plus envie de brûler quoi que ce soit.

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Le morceau qu'il jouait, je l'ai reconnu à ses accords. C'était le morceau qui accompagnait tous les trains qui démarrent. Ceux qu'on regarde partir sans avoir pu monter dedans, ceux qu'on auraient dû prendre, ceux dans lesquels on se cache, ceux qu'on attend aussi.

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Comme tous ces rochers noyés dans la lumière aveuglante de la mer, qui prolongent les terres en presqu’îles orgueil- leuses tournées vers l’horizon, Gibraltar a tout vu. Au sommet de ses falaises usées depuis des millénaires par les caresses des flots amers, se sont hissés les premiers hommes ayant franchi son détroit, quand l’eau était plus basse et la terre plus haute. Puis quand l’homme a su flotter sur un tronc d’arbre et transformer ce tronc en embarcation stable, Gibraltar l’a reçu. Quand l’homme s’est lassé de parcourir le monde et que l’idée de construire des maisons, des villes, des remparts lui est venue, Gibraltar l’a reçu.

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Marco ouvrit la porte de sa cabane en grand. Sa mère étouffa sa tristesse et se résolut à le quitter, quand son pied buta sur le vieux livre que son fils avait jeté par terre. Elle le reconnut, le ramassa, en épousseta la couverture et sourit, un peu fadement, en se remémorant les soirs où, suspendu à ses lèvres, Marco en redemandait à chaque page qu’elle tournait.

« Ces histoires te plaisent toujours ? demanda-t-elle en laissant ses doigts glisser sur la tranche.

– Non, répondit Marco. Pas du tout. Elles ne valent rien, elles sont remplies de choses affreuses.

– C’est que tu les lis mal… Ce livre a traversé les siècles et pourtant, chaque fois, il raconte l’histoire de celui qui le lit. Il est précieux, tu ne devrais pas le laisser traîner n’importe où.

– Oh, pardon ! ricana-t-il. Il est précieux ? Donne-le-moi, je vais m’occuper de lui. Je vais l’installer dans le lit à la place de cette fille dès que je l’aurai jetée dehors. Est-ce qu’elle a traversé les siècles, elle ? Non. Elle n’a même pas réussi à traverser la mer ! Ne t’en fais pas, il sera bien ici, tu peux compter sur moi. »

page 96

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