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Louise Billyard (Autre)
EAN : 9782278122837
224 pages
Didier Jeunesse (11/10/2023)
3.94/5   79 notes
Résumé :
Pablo et Mayssane sont voisins, et depuis tout petits inséparables. Gamins, ils s'imaginaient pirates navigants jusque dans les étoiles, amis pour toute la vie. Lorsqu'elle a eu 11 ans, Mayssane est tombée malade et Pablo a déployé toute son énergie pour lui faire garder le sourire. Et ça a marché ! Alors, quand des années plus tard Mayssane tombe malade une deuxième fois, Pablo pense user de la même méthode.
Mais l'amour a fait place à l'amitié, l'innocence ... >Voir plus
Que lire après Quand on dansait sur les toitsVoir plus
Critiques, Analyses et Avis (34) Voir plus Ajouter une critique
3,94

sur 79 notes
Pablo et Mayssane sont voisins et amis depuis leur plus tendre enfance ; c'est avec Mayssane que Pablo a appris à marcher. Ils ont dix ou onze ans quand la fillette tombe malade : des bestioles sont en train de la ronger.
Pablo mobilise alors toute sa classe. Ils deviennent les Pirates, se rasent le crâne comme Maysanne qui a perdu ses cheveux, et tous les jours viennent jouer la pantomime dans son jardin, pour motiver leur copine, lui donner l'envie de combattre les bestioles et l'énergie pour survivre. Ils réussissent.
Pablo et Maysanne ont seize ans, sont au lycée. L'amitié est devenue amour. Mais les bestioles reviennent...

Magnifique roman sur les liens de l'enfance et la maladie ; ou l'inverse ? Forcément, l'intrigue rappelle "Nos étoiles contraires" de John Green (Pocket Jeunesse), mais l'écriture et la forme de la narration diffèrent totalement. Et Tristan Koëgel a su proposer un dénouement inattendu.
La forme de la narration d'abord, qui fait alterner deux points de vue : celui de Pablo, qui se confie à une fleur, une jacinthe, qu'il va déposer sur une tombe ; celui de Maysane, qui se confie au lecteur. Un double "Je", donc...
L'écriture ensuite, pleine de métaphores, d'allégories, d'allusions, ou les flash-back se fondent dans la réalité. Une écriture très poétique !
Vous ne rencontrerez évidemment pas tous les jours des Maysane et des Pablo au coin de la rue. Des relations d'enfance aussi fortes sont très rares. Encore plus quand elles se heurtent à la maladie...
L'auteur a su intégrer dans son récit quelques personnages secondaires, enfants et adultes, qui parfois deviennent presque principaux, et qui donnent du corps et de la profondeur au texte.
J'ai déjà dit beaucoup de bien de l'écriture. J'ajoute qu'elle est accessible à tous, ce qui est important pour un roman jeunesse. Je ne dirai pas que le roman se lit facilement. Il faut l'apprivoiser, comprendre la structure de la narration. Ensuite, tout coule comme de l'eau claire.
Un excellent roman Jeunesse, qui plaira sans doute également à de nombreux parents.

Je remercie Babelio et les éditions Didier Jeunesse de m'avoir permis de découvrir l'auteur et son très beau roman.
Lien : http://michelgiraud.fr/2023/..
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" Il ne faut penser qu'à vivre, Mayssane, et à rien d'autre tant qu'on le peut" p 205.

Difficile de trouver les mots .. Pourquoi les mots de présentation de l'ouvrage sur babelio ne sont ils pas ceux de la 4 è de couverture ? je m'interroge ... les voici:

Pablo et Mayssane. Mayssane et Pablo.
Quand on est amis depuis l'enfance, on s'imagine
qu'on le restera pour toute la vie.
Quand on a ce lien si pur, cette capacité à s'évader....
Quand on a appris à jouer aux pirates,
que la vie n'est que rêves et fous rires...
Et puis, tout d'un coup, la maladie s'en mêle.
Il faudra apprendre à danser sur les toits.

Un roman étiquetté jeunesse mais détrompez vous il vous est également destiné à vous les plus grands et qui sait il vous donnera peut-être envie de danser sur les toits ou, si vous ne pouvez plus y monter, de regarder encore et encore le ciel et les étoiles avec vos yeux d'enfant.

Un immense merci aux éditions Didier jeunesse et à Babelio pour cette découverte lumineuse et émouvante.
Oups j'allais oublier merci pour le paquet de mouchoirs joint à l'envoi , on n'est jamais assez prévoyant.!!!





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Un paquet de mouchoirs à l'effigie de la couverture accompagnait le livre lorsque je l'ai reçu. Je remercie beaucoup Didier Jeunesse pour l'envoi du roman, et surtout, je trouve que ce goodies est une excellent idée. J'étais à deux doigts de l'ouvrir lors de ma lecture, en effet. Mais je ne l'ai pas fait (de justesse), et je ne suis pas mécontente de l'avoir préservé car je compte bien exposer ce livre au CDI avec le paquet de mouchoirs. Cela intriguera les élèves, j'en suis sûre....

Bravo pour le choix de la couverture, elle est vraiment belle, je suis fan. le titre aussi d'ailleurs.
Le livre aborde la thématique de la maladie. Mais quand elle touche un enfant, ce thème pourrait vite devenir lourd. Ici, ce n'est pas le cas. L'auteur ne fait pas parler les parents. Ce sont Mayssane et Pablo qui nous racontent l'histoire. Mayssane est tombée gravement malade alors qu'elle n'était encore qu'une enfant. Un cancer. Mais le mot ne sera employé que bien plus tard dans la vie des protagonistes. A 10 ans, on parle de bestioles. Et ces bestioles, on va les attaquer car on est des pirates.
Pablo c'est le voisin direct de Mayssane, le meilleur ami. Et quand on grandit, quid de cette amitié ? C'est un autre thème abordé par le roman, l'amitié fille-garçon et les sentiments amoureux.
Quand le roman commence, Pablo et Mayssane ont 16 ans. La maladie est revenue. Tour à tour, Pablo et Mayssane prennent la parole pour faire vivre au lecteur l'instant présent, mais aussi les joies et les peines, les instants de bonheur et de folie qu'ils ont vécus ensemble depuis leur naissance. La fin m'a étonnée, mais pour être honnête elle me satisfait.
Un joli roman.
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Court roman intense qui nous présente l'histoire de Pablo et Mayssane, deux voisins devenus inséparables, qui vont être confrontés à la fragilité de la vie. Les deux enfants grandissent ensemble, mais quand ils ont une dizaine d'années, Mayssane apprend qu'elle est malade : des « bestioles » s'en prennent à elle.
Pablo n'est pas décidé à les laisser gagner, et il redouble d'inventivité pour changer les idées de son amie pendant toute la durée du traitement, aidé par une bande de pirates attachants. Et Mayssane guérit. Les sentiments évoluent, l'amitié se transforme peu à peu en amour. Mais un jour, Mayssane découvre que les bestioles sont de retour…

***

Deux enfants atypiques, soudés, qui croquent la vie à pleines dents, qui deviennent adolescents. Une relation exclusive, la maladie les soudant encore plus.
Deux voix qui alternent, tantôt Pablo, tantôt Mayssane, entre passé et présent. La narration n'est pas chronologique, ce qui peut dérouter, mais na pas été mon cas. Leur entourage, très présent, les parents, les amis, même la professeure de français, Mme Amari, et ses réflexions philosophiques.

Un texte qui sublime le bonheur fragile, la joie de vivre, en peu de mots et en peu de pages.
On pense à nos étoiles contraires, et à tous ces titres qui parlent de maladie et d'amour, mais Quand on dansait sur les toits frappe par sa poésie, sa philosophie. Un zeste de folie, beaucoup d'amour, c'est ce que partagent Pablo et Mayssane. On ressent leurs émotions, exacerbées : la peur de la mort, l'espoir, mais aussi la colère, l'impuissance. Tous ces thèmes sont évoqués avec sensibilité et délicatesse.

Une ode à la vie, un texte qui invite à regarder le ciel, et les étoiles, à croquer la vie à pleines dents, à danser sur les toits peut-être, à garder une âme d'enfant, capable de rire de tout.

Une très belle lecture !

***

#NetGalleyFrance #QuandOnDansaitSurLesToits
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Quand on dansait sur les toits” c'est l'histoire de Pablo et Mayssane que rien ne peut séparer. Amis depuis toujours, ils grandissent ensemble, tout près l'un de l'autre, même quand la maladie s'invite dans leur duo. Et si les insectes qui grignotent Mayssane étaient plus forts que leur amour ? Et si leur attachement l'un à l'autre était capable de tout combattre, même le roi des insectes ?

J'avais adoré le précédent roman de Tristan Koëgel que j'avais lu : “Je ne suis pas un monstre” qui mettait en avant des monstres de la mythologie tout en abordant une toute autre thématique (c'est un secret) avec beaucoup de poésie et de délicatesse dans la plume. Quand j'ai vu qu'il sortait un autre roman pour quasi la même tranche d'âge, je me suis jetée dessus ! On y retrouve la beauté, la poésie et la délicatesse de sa plume dans “quand on dansait sur les toits”, tout en parlant de maladie et d'une relation fusionnelle avec une horrible déchirure qui les secoue lors de la séparation.

Quand on dansait sur les toits
Nous alternons entre deux narrateurs car Pablo n'est pas le seul à nous raconter cette histoire, il y a aussi la version de Mayssane. Nous comprenons que Mayssane est partie sans savoir où : à l'hôpital, ailleurs ? Ou pire, est-elle décédée de sa maladie ? Avant de partir Pablo voulait lui offrir une plante qui n'a pas été coupée : une jacinthe en pot. Mais à ce moment Mayssane n'en a pas voulu car elle ressemblait à une crotte. Pablo a gardé la plante et la voit jour après jour grandir. Elle devient sa confidente. Il lui raconte son histoire avec Mayssane.
Nous découvrons leur relation qui débute depuis la plus tendre enfance. Une relation fusionnelle que nous savons destructrice si l'un d'eux venait à disparaître. Alors quand Pablo parle à sa fleur, lui qui s'est enfermé dans sa chambre après le départ de Mayssane, nous espérons au fond de nous que la jeune fille n'est pas partie pour toujours.

La plume de Tristan Koëgel
La plume de cet auteur fonctionne très bien dans “quand on dansait sur les toits” et participe activement à la puissance de cette histoire. J'ai été fascinée par sa capacité à tenir le lecteur sur les 226 pages du roman avec la description d'une relation entre deux adolescents, qui, au final, grandissent sous nos yeux.
Quand on dansait sur les toits” est une histoire touchante qui nous offre une sublime histoire d'amour et de vie. Même si la maladie s'invite deux fois et si cette relation est bien trop fusionnelle pour être saine. Il est difficile pour les autres de s'intégrer auprès d'eux. Ils sont des astres brillants autour desquels tournent d'autres étoiles. Et Tristan Koëgel use de la magie des mots pour nous le faire ressentir. Un auteur à découvrir.

Le conseil de la bibliothécaire : “Quand on dansait sur les toits” est un roman ado à partir de 14 ans (environ.) A travers la maladie et la séparation c'est bien une ode à la vie que nous offre Tristan Koëgel. Je le conseillerai sans doute aux bons lecteurs pour apprécier au mieux l'histoire et pour l'accessibilité de l'écriture.
Lien : https://journaldunebibliothe..
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Citations et extraits (30) Voir plus Ajouter une citation
Je le pensais pas. Ils étaient très bons ses gâteaux ; ça venait pas tellement de la recette, d'ailleurs. Quand on croquait dedans, on mordait comme dans un souvenir, un souvenir heureux de mille après-midi passés chez elle, les mains dans la pâte, les chakras grands ouverts, à ne penser à rien d'autre qu'au bien que ça nous faisait à tous de nous retrouver là, ensemble, sans un nuage à l'horizon. Mais sur le coup j'ai rien trouvé de mieux à lui répondre pour qu'il arrête enfin de venir sans arrêt contrarier ma déprime.Je le pensais pas. Ils étaient très bons ses gâteaux ; ça venait pas tellement de la recette, d'ailleurs. Quand on croquait dedans, on mordait comme dans un souvenir, un souvenir heureux de mille après-midi passés chez elle, les mains dans la pâte, les chakras grands ouverts, à ne penser à rien d'autre qu'au bien que ça nous faisait à tous de nous retrouver là, ensemble, sans un nuage à l'horizon. Mais sur le coup j'ai rien trouvé de mieux à lui répondre pour qu'il arrête enfin de venir sans arrêt contrarier ma déprime.
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Tu as raison, Pablo ! Ça ne sert à rien de les lire [les livres], à rien du tout !, avait fini par s'écrier la prof. Et c'est ce qui est beau. Un livre, ce n'est pas une clé à molette ou une pompe à vélo... Ça n'a rien d'utile. C'est là, c'est tout. Comme une nouvelle rencontre qu'on te proposer. Si tu ne veux pas ouvrir ce livre, ni t'ouvrir à lui, ne le fais pas.
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Tu as raison, Pablo ! Ça ne sert à rien de les lire [les livres], à rien du tout !, avait fini par s'écrier la prof. Et c'est ce qui est beau. Un livre, ce n'est pas une clé à molette ou une pompe à vélo... Ça n'a rien d'utile. C'est là, c'est tout. Comme une nouvelle rencontre qu'on te proposer. Si tu ne veux pas ouvrir ce livre, ni t'ouvrir à lui, ne le fais pas.
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La vie ne s'économise pas. Elle n'a pas peur de perdre. Elle donne sans compter, sans penser à l'avance à ses chances de succès. Comme toi, Pablo. Tu n'es pas économe, et tant mieux. Je n'aime pas les économes. Ceux qui calculent. ceux qui prévoient. Ceux qui se regardent marcher quand il marchent en se félicitant de n'avoir pas couru. Ceux chez qui la vie résonne encore. Je préfère ceux qui tentent sans être sûrs de réussir. Ceux qui vivent sans se demander s'ils seront un jour un arbre assez grand. Ceux chez qui la vie résonne encore. Il n'y a qu'eux qui sont capables d'accomplir des miracles.
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-Bien-sûr qu'un bateau peut voler !, tu m'avais assuré.
-Tu dis n'importe quoi !
-Pas du tout ! Il faut attendre la bonne heure, c'est tout. Quand la mer a mangé le soleil et que le ciel devient noir, si on navigue assez longtemps, jusqu'à l'endroit où ils se rejoignent, on s'envole vers les étoiles.
-Tu crois ?
-J'en suis sûr. Mais je suis pas certain qu'on puisse en revenir par contre.
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Videos de Tristan Koëgel (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Tristan Koëgel
A l'occasion de la Rentrée littéraire Automne 2023 organisée par Occitanie Livre & Lecture, Tristan Koëgel est venu présenter son nouvel ouvrage "Quand on dansait sur les toits" (Ed. Didier Jeunesse, 2023). Enregistré à la médiathèque José Cabanis de Toulouse le 21 septembre 2023.
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