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Note moyenne 3.77 /5 (sur 92 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Chêne-Bougeries , le 04/05/1947
Biographie :

Valère Novarina est un écrivain, dramaturge, metteur en scène, mais aussi peintre et dessinateur franco-suisse.

Il est le fils de l'architecte Maurice Novarina (1907-2002) et de la comédienne Manon Trolliet. Il passa son enfance et son adolescence à Thonon-les-Bains, ville du Chablais savoyard et partit étudier la philosophie et la philologie à la Sorbonne.

En 1974, sa première pièce, "L'Atelier volant" est mise en scène par Jean-Pierre Sarrazac. En 1976, pour le Théâtre National de Marseille, il réalise "Falstaff", une libre adaptation des deux Henry IV de William Shakespeare.

Il a mis en scène plusieurs de ses pièces et
a réalisé deux émissions pour l'Atelier de création radiophonique sur France Culture : "Le Théâtre des oreilles" (1980) et "Les Cymbales de l'homme en bois du limonaire retentissent" (1994).

En 2015, il présente sa pièce "Le Vivier des Noms" au Cloître des Carmes où il rencontre un grand succès.

Au cinéma, trois films ont utilisé des extraits de ses textes : "Zanzibar", réalisé par Christine Pascal, "Soigne ta droite" et "Nouvelle vague", réalisés par Jean-Luc Godard.

Il a reçu le Prix de littérature francophone Jean Arp 2011 pour l'ensemble de son œuvre.
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Source : Wikipedia
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La Genèse de la Genèse : illustrée par l'abstraction Marc-Alain Ouaknin, Marc-Alain Ouaknin, Marc-Alain Ouaknin, Valère Novarina Éditions D. de Selliers Octobre 2019 Les éditions Diane de Selliers offrent depuis plus de vingt-cinq ans une lecture illustrée, éclairante, vivifiante, des textes fondateurs de l'humanité. La Bible était un rêve de toujours, qui a pris forme grâce à une éblouissante rencontre : celle de Marc-Alain Ouaknin, philosophe et rabbin, pour qui « traduire c'est révéler l'infini et la transcendance dont chaque langue est porteuse », et des peintres de l'abstraction, pour qui « l'art ne reproduit pas le visible, il rend visible » (Klee). Texte millénaire, la Genèse — et plus particulièrement ses onze premiers chapitres — fait partie de l'imaginaire collectif. de la création du monde à la tour de Babel en passant par l'Éden d'Adam et Ève, le déluge ou encore l'arche de Noé, ce livre dévoile un récit spirituel, pictural et universel. La modernité de la traduction de Marc-Alain Ouaknin face aux couleurs et aux formes de l'abstraction invite à une lecture intérieure, révélant à nos cours l'invisible du monde et l'inapparent de la condition humaine. https://www.laprocure.com/genese-genese-illustree-abstraction/9782364371026.html
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Citations et extraits (84) Voir plus Ajouter une citation
Valère Novarina
Piatka   05 août 2014
Valère Novarina
Écrire avant d'avoir des idées ; peindre avant que la pensée sèche.
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Valère Novarina
PiertyM   25 mars 2014
Valère Novarina
Le Français est une langue à cédille.

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colimasson   29 mai 2020
L'Acte inconnu de Valère Novarina
Un temps deux temps et la moitié d’un temps :

Nous entendons dans l’espace déployé,

Les nombres

Chanter en catastrophe le verbe compter.

Beaux enfants, sortant de l’ombre

Regardez l’espace venir résoudre

Faire voler d’joie

Au fond de nous

La vie en poudre !

Sauver la pensée en l’écartelant.
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cicou45   29 octobre 2014
Le Théâtre des paroles de Valère Novarina
"Lire, c'est changer de corps ; c'est faire un acte d'échange respiratoire, c'est respirer dans le corps d'un autre."
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cicou45   28 octobre 2014
Le Théâtre des paroles de Valère Novarina
"Le monde est une catastrophe rythmique."
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colimasson   26 mai 2020
L'Acte inconnu de Valère Novarina
Novarina excède le théâtre : s’il va au-delà, c’est moins par déni des conventions dramatiques aristotéliciennes que par refus de ce qui est au cœur du dramatisme, l’humanisme.



[Préface Michel Corvin]
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Philippe67   23 mars 2013
L'Acte inconnu de Valère Novarina
Je suis la parole qui porte une planche
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Hanana   03 août 2012
Devant la parole de Valère Novarina
Très précisément, chaque mot désigne l'inconnu. Ce que tu ne sais pas, dis-le. Ce que tu ne possède pas, donne-le. Ce dont on ne peut parler, c'est cela qu'il faut dire.
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ATOS   09 avril 2017
Pendant la matière de Valère Novarina
L'espace est un point de départ



La lumière est pensée. Si nous pouvons penser la lumière, c'est que la lumière est pensée.



Mettre le temps au travail. Tirer toute la bouche par la lumière.



Nous devons nous dépouiller des mots en parlant pour entendre la parole comme une écriture en nous.



Ne montre pas ce que tu vois, tu ne vois rien ; peins ce qui nous regarde.



Les rythmes restent : ce sont des marques sur le sol qu'on ne voit qu'après. Le rythme est tracé : il est la marque de notre lutte pour sortir d'ici.



La peinture frappe sur le mur ce que nous avons entendu.



L'espace n'est à l'intérieur de rien.





Il n'y a que lorsque nous sommes fendus, ouverts et en deux, que nous avons deux yeux dans l'espace et nos oreilles pour entendre.Quelqu'un parle en nous.en nous quelqu'un chante : non pas à notre place, ni à l'intérieur, ni dedans, mais entre nous : entre les deux rochers ouverts du cerveau, entre les deux crânes et notre tête qui en descend, entre les deux parois ouvertes du crâne de la tête. Celui qui chante est comme une voix descendue dedans se placer entre nous.





Nous ne sommes pas des sujets qui s'expriment, mais des animaux parlés, c'est à dire des êtres animés que leur parole parle ; non des animaux ayant reçu par la parole la possibilité en plus d'exprimer leur condition animale, mais des animaux que la parole porte ailleurs.



Rien de se qui s'est dit de la figure humaine ne m'a jamais convenu ; toute pensée entendue sur ce sujet, je l'ai toujours trouvée beaucoup plus juste inversée : comme si nous vivions dans un miroir à l'envers du monde.Je me suis toujours figuré la vérité tête en bas, pendue à l'envers de nos paroles, la vraie pensée sens contraire, et le bon poète, le bon philosophe, comme un enfant – c'est à dire comme un renverseur profond.



Aller sacrifier nos yeux à ce qu'ils ont vu.



Je ne cherche jamais, j'entends.Tout vient d'oreille, comme de mémoire. La musique est en avant de la pensée et les mots sont comme des dés qui roulent et qui trouvent ; les mots sont ouverts, les sons jetés, lancés, et c'est la pensée qui revient en écho. Le rythme et la rime sont des techniques divinatoires. Pas des ornements. Il y a en nous un esprit joueur, un enfant qui mime, une pensée qui trouve la parole en se souvenant d'un air perdu. La pensée trouve en dansant?ça n'est jamais moi qui parle : il y a un animal au-delà.



Nous sommes des gens du temps, des animaux malades du temps mais à qui par la parole tous les percements sont permis.Par la parole, la délivrance. Tous les humains le savent bien.



Entendre poiein dans poésie et que la poésie est le passage à l'acte.L'acteur, poète en action.



Les mots sont en nous bien plus profond que notre chair peu profonde.Celui qui écrit touche aux lois de la formation du réel dans l'esprit.Il entend en lui même le monde tout entier se tisser en paroles.



La pensée est notre présence dans la parole.



Voir par les échos ; sonder par le son ; lancer les mots pour voir : le livre est une aventure d'oreille,un labyrinthe des yeux, une construction de musiques invisibles , n un puits où on jette des cailloux.





Exercer l’intelligence à ne pas perdre le goût de sa poussière.



Va au théâtre pour te souvenir que tu as mangé de l'homme et traversé la mer Rouge.



Écrire est chanter aux muets ; le peintre dans pour personne ; l’acteur peint sans traces.



Écrire interroge l'alphabet.



Les Allemands pour dire poésie ont le mot Dichtung, qui vient de dicht, qui signifie épais, dense, comme une matière parlée plus intense- comme du H3 et non plus du H2, de l'eau lourde ; en allemand, le poète est un denseur.



L'occident sans orient : désorienté.



Parler, c'est d'abord ouvrir et attaquer le monde avec sa bouche, briser et renverser, savoir mordre.Le monde est par nous troué, ouvert et changé en parlant. La langue est le fouet de l'air.



Chaque fois redire aux yeux que les yeux nous ont été enlevés.



Rien ne nous est donné par nos yeux.Ce sont des chasseurs sans rien ; sans prise, ils pensent l'envers, entendent le vide, courent les contraires.



La vue ne voit pas, elle aperçoit.Nous n'avons vue sur rien, mais des aperçus. La vie creuse , se souvient, anticipe, tresse un drame, se renverse, s'empare de tout ce qui fuitn, court l'invisible, unit l'incompatible, aperçoit l'impossible. Elle va toujours par saut . Rien ne nous est donné par nos yeux, rien n'est jamais en la possession de nos yeux.



La pensée est une représentation muette.



Il y a un théâtre en personne dans la chair.



Ni couple, ni deux, ni double, le chiffre de l'amour est trois : deux vont vers le troisième présent. Don sans échange et mouvement vers le troisième présent. Deux se donnent sans echange au troisième présent. L'amour n'est pas deux.





La musique comme portée du silence.Elle le porte.Il l'apporte.





On écarquille toujours des yeux sur des bouches.



Le cri que le monde poussa en naissant, il s'entend encore quand on écoute à l'intérieur de nous.



Le mot en sait plus que l'image parce qu'il n'est pas la chose, ni le reflet de la chose, mais ce qui

l' appelle, ce qui désire qu'elle soit.Le mot dit à la chose qu'elle manque et il l'appelle, et en l'appelant il tient réunis dans un même souffle son être et sa disparition. Comme si chaque mot savait que c'est e mouvement amoureux de la parole qui a appelé le monde.



La parole nous a été donnée non pour parler mais pour entendre.



Vivant de l'un à l'autre, la parole passe entre nous et se transforme de nous avoir traversé.



Nous échangeons toujours des morceaux de nuit avec les mots.



Toute vraie parole garde pour nous une face cachée. C'est parce que la parole nous a été donnée de nuit. C'est dans la nuit et en l'absence du monde que nous avons répété des noms et commencé à parler ; c'est dans la nuit que nous avons pour la première fois entendu. Lorsque nous parlons , il y a le souvenir de cette nuit dans nos paroles.



Notre pensée se capture dans les mots qu'elle libère.



Le monde entier peut être appelé à l'intérieur d'un mot.



A plus profond de moi, la parole ne m'appartient pas ; elle est la trace du mystère d'autrui.



Alertez l'espace ! Et écoutez se taire les cailloux.



N'avance qu'en te retirant de l'espace.



Les phrases sont des passages ; c'est par le souffle, c'est en soufflant, c'est par la phrase, par le phrasé , que nous passons à travers les sans issue.
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Valère Novarina
coquecigrue   27 mai 2012
Valère Novarina
Vous qui habitez le temps



Seize temps sont quand il en est encore temps : le présent

lointain, le futur avancé, l'inactif présent, le désactif

passé, le plus que présent, son projectif passé, le passé

postérieur, le pire que passé, le jamais possible, le futur

achevé, le passé terminé, le possible antérieur, le futur

postérieur, le plus que perdu, l'achevatif, l'attentatif.
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