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Note moyenne 3.68 /5 (sur 71 notes)

Nationalité : Afrique du Sud
Né(e) à : Cap , le 06/03/1940
Biographie :

Wessel Ebersohn s’est fait remarquer en France avec Les Greniers de la Colère puis sa trilogie mettant en scène le psychiatre Yudel Gordon : Coin Perdu pour Mourir (1979), La Nuit Divisée (1981) et Le Cercle Fermé (1990).

Une série qui décrit le paysage sociopolitique de son pays, ce qui lui vaudra beaucoup de problèmes avec la police et le gouvernement sud-africain.

Il dut notamment se séparer de sa femme Miriam pendant la rédaction de La Nuit Divisée, pour des raisons de sécurité.

Lors de la fin du régime de l'apartheid, Wessel et Miriam quittent la ville et vont s'occuper d'une réserve naturelle d'oiseaux dans le nord du pays, puis vont créer une société de conseil économique.

Il n'écrira plus jusqu'en 2009 (The october Killing 2009).

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Source : polarnoir.fr
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Bibliographie de Wessel Ebersohn   (6)Voir plus

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Citations et extraits (29) Voir plus Ajouter une citation
belette2911   07 juillet 2015
La tuerie d'octobre de Wessel Ebersohn
— Vous voyez, Yudel. À Maseru, j'ai été sauvée par un homme bon qui défendait une mauvaise cause, et le lendemain, j'ai été délivrée par un homme mauvais qui se battait pour une bonne cause.

— Rien n'est jamais simple dans la vie.
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belette2911   23 février 2018
Coin perdu pour mourir de Wessel Ebersohn
— Ne t’inquiète pas, ils savent reconnaître l’autorité quand ils la voient. Comme tu me l’as toujours fait remarquer, on vit dans une société patriarcale.
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belette2911   23 février 2018
Coin perdu pour mourir de Wessel Ebersohn
C’était un phénomène fâcheux, qui voulait que les crimes commis par les gens de votre bord soient toujours moins odieux que ceux des autres.



En poussant le raisonnement à l’extrême, on arrivait à dire que les gens de son propre groupe n’avaient jamais tort. Freek semblait vouloir justifier cette mini-vague de terreur.



Qu’on n’ait arrêté personne ne paraissait pas le troubler. Si les choses se calmaient, on oublierait et tout irait bien. Les catholiques auraient peut-être dû bâtir leur monastère ailleurs, là où ils étaient les bienvenus.
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belette2911   23 février 2018
Coin perdu pour mourir de Wessel Ebersohn
Quand on vivait, comme eux, dans une société patriarcale, quand on y avait grandi, on écoutait la voix de l’ordre établi, on emboîtait le pas au membre du Parlement, au dignitaire de l’Église, à son officier supérieur ou au premier venu installé une marche plus haut sur l’échelle sociale.



On ne remettait jamais en question le point de vue de ceux du dessus, et on n’oubliait jamais sa place dans la hiérarchie.



On ne laissait jamais non plus ceux d’en dessous oublier la leur.
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encoredunoir   21 septembre 2011
La nuit divisée de Wessel Ebersohn
Yudel se rendait compte que, pour Johnny Weizmann, la nuit était partagée en deux. C'était le moment de la fraternité et de l'amour, l'instant où se rassemblaient autour de vous ceux qui vous étaient proches, où les enfants et les petits-enfants étaient là, vous protégeant d'un monde hostile. Mais la nuit représentait aussi le royaume de la peur, de la violence et parfois de la mort. Elle annonçait beaucoup trop souvent l'heure de la mort.
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belette2911   23 février 2018
Coin perdu pour mourir de Wessel Ebersohn
La fonction du Ku Klux Klan dans le sud des États-Unis était implicite, dans le mécanisme étatique de l’Afrique du Sud. Les Blancs rétrogrades ne s’étaient jamais sentis menacés au point de former une telle organisation. Ils se reposaient sur la certitude que le pouvoir et l’autorité se dressaient entre eux et les hordes noires.



Dernièrement, les Blancs du pays avaient subi de nouvelles pressions.



Tous les territoires voisins s’étaient soumis, ou étaient en train de se soumettre à la loi de la majorité, et personne n’était dupe du fait que la loi de la majorité n’était qu’un euphémisme pour la loi des Noirs ; il y avait eu des émeutes dans la plupart des banlieues noires, l’année précédente.



Le gouvernement, cédant aux pressions d’outre-mer, avait autorisé les équipes de sport mixtes [...]
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BMR   13 mai 2014
La tuerie d'octobre de Wessel Ebersohn
[...] Après un silence, il ouvrit à nouveau la bouche pour parler, sans succès. Enfin, il réussit à demander : “Vous vous rappelez le raid de Maseru ?”

[…] “Écrivez : 21 octobre 1985. C’est noté ?” Johanna hocha la tête, mais Abigail répéta malgré tout. “Cette nuit-là, une unité des Forces armées sud-africaines est entrée au Lesotho et a effectué un raid dans une maison de l’ANC près de Maseru. Les soldats ont tué douze personnes et ramené les prisonniers - au nombre de six, je crois - en Afrique du Sud. La nuit suivante, le 22 octobre, nous nous sommes échappés des cellules de la police à Ficksburg.”

[…] Que s’est-il passé à Ficksburg que l’on ne peut toujours pas évoquer après toutes ces années ? Car vous êtes encore en train de le fuir. Combien de fois par le passé avez-vous refusé de le voir ?
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Sharon   21 février 2019
Coin perdu pour mourir de Wessel Ebersohn
Qu'il soit juif faisait de lui une créature à part - pas un homme, mais un juif. Tuer un Afrikaner était un crime. Tuer un Juif, rien de plus qu'un vulgaire homicide. Mais N'Kosana était noir. Le tuer ne correspondrait à aucun crime défini.
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Sharon   21 février 2019
Coin perdu pour mourir de Wessel Ebersohn
On devrait éviter de parler ainsi. Ce n'est pas charitable. Mais il me semble qu'il reste trop de questions que la police ne posera jamais et trop de choses que la police sait et qu'elle ne dira jamais non plus.
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belette2911   23 février 2018
Coin perdu pour mourir de Wessel Ebersohn
— Vous ferez ce que je vous dirai de faire. Et n’essayez pas de me faire passer pour un abruti.

— Pas la peine, sergent, vous vous en sortez très bien tout seul. 

— Ne jouez pas au con, cria le sergent, ou je vous embarque, putain ! J’en ai rien à foutre que vous travailliez pour le Bureau des prisons. Pour moi c’est de la merde.

— Si vous savez qui je suis, pourquoi m’avoir demandé mon nom ? Et ne vous vantez pas, sergent, vous n’allez pas m’arrêter.
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