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Note moyenne 4.05 /5 (sur 119 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Landivisiau (Finistère) , le 22/06/1930
Mort(e) à : Quimperlé (Finistère) , le 11/12/1981
Biographie :

Xavier Grall est un journaliste, poète et écrivain breton.

Son œuvre mystique magnifie la Bretagne. Xavier Grall « redevient breton » lorsqu'il quitte Paris en 1973, pour retourner définitivement dans la région de Pont-Aven, à Nizon, dans la ferme de Bossulan.

Il exerce à La Vie catholique, dont il fut le rédacteur en chef, au journal Le Monde, à l'hebdomadaire Témoignage chrétien, et au mensuel Bretagne.

Au début des années 1970, il fonde le journal nationaliste breton la Nation bretonne avec Alain Guel et Glenmor, où l'on retrouve ses textes sous le pseudonyme de "Saint Herbot", entre autres.

Chaque année une scène du festival des Vieilles Charrues de Carhaix porte son nom.

Source : Wikipédia
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Portrait de Xavier Grall


Citations et extraits (66) Voir plus Ajouter une citation
Xavier Grall
nadejda   12 décembre 2012
Xavier Grall
Ne vivent haut que ceux qui rêvent
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Xavier Grall
nadejda   21 mars 2014
Xavier Grall
Oui, la terre est une femme qui sera consolée parce qu'elle n'aura cessé d'appeler et d'attendre, sur tous les rythmes des sons et des couleurs et par la magie de tous les verbes, ce qui se trouve au-delà de la terre de toute éternité. L'art n'est que la respiration haletante de l'amour.
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nadejda   28 novembre 2010
L'inconnu me dévore de Xavier Grall
Mes filles, mes Divines, je vous conjure d’admirer. Tout est fabuleux pour qui sait regarder. La fraîcheur du regard est le commencement de la sainteté. Détournez vous des gens masqués et de l’imbécilité des aveugles… Vous êtes ad vitam aeternam les invitées d’une fête… Je voudrais face à la vie vous savoir sans crainte et sans tremblement….
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Moovanse   18 juillet 2015
Oeuvre poétique de Xavier Grall
Les vieux de chez moi ont des îles dans les yeux

Leurs mains crevassées par les chasses marines

Et les veines éclatées de leurs pupilles bleues

Portent les songes des frêles brigantines



Les vieux de chez moi ont vaincu les récifs d'Irlande

Retraités, usant les bancs au levant des chaumières

Leurs dents mâchonnant des refrains de Marie Galante

Ils lorgnent l'horizon blanc des provendes hauturières



Les vieux de chez moi sont fils de naufrageurs

Leurs crânes pensifs roulent des trésors inouïs

Des voiliers brisés dans les goémons rageurs

Et luisent leurs regards comme des louis



Les vieux de chez moi n’attendent plus rien de la vie

Ils ont jeté les ans, le harpon et la nasse

Mangé la cotriade et siroté l’eau de vie

La mort peut les prendre, noire comme pinasse



Les vieux ne bougeront pas sur le banc fatigué

Observant le port, le jardin, l’hortensia

Ils diront simplement aux Jeannie, aux Maria

"Adieu, les Belles, c’est le branle-bas"



Et les femmes des marins fermeront leurs volets.





Xavier Grall - Les (vieux) Marins p87

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nadejda   05 décembre 2010
L'inconnu me dévore de Xavier Grall
Je m'en reviendrais,

avec ma musette pleine de larmes, de livres et de rêves.

Et à mon tour je dévorerai l'Inconnu

dans une ineffable et éternelle étreinte.

Je m'en viendrai avec la souvenance des paysages et des peuples.

Chanteront les mers, danseront les galaxies, tressailliront les peuples.

Donner, se donner.

Nous sommes tous dans la main du Grand Amant

et les premiers balbutiements de notre adoration

sont les premiers moments de notre dignité.
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Xavier Grall
Fleitour   04 décembre 2017
Xavier Grall
Renier la beauté du monde, c’est pécher contre la Lumière.

Dieu ne pardonne pas cette insulte. »
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Moovanse   07 août 2015
Oeuvre poétique de Xavier Grall
MENHIR



Tout est bien de ce qui est

Tout est bien de ce qui sera

J’ai vécu mes journées

Viendra ma nuit

La mort ailleurs continue les songes de la vie

Le soleil ne se lasse de caresser la stèle funéraire

Sans que la terre en tire ombrage

Et les pluies adoucissent la rigueur ossuaire



Tout ce qu’il est possible d’aimer

Je l’ai aimé

J’ai fait aller le mythe avec la théologie

Et le rêve toujours épousa ma raison

Ainsi par les chemins d’Argol

La pierraille chante avec l’ancolie



Menhir

Je veux une mort verticale

Parmi les ronces paysannes

Que nul féalement ne grave mon nom

Nulle épitaphe sur la pierre

Nulle dédicace au granit



Menhir

Je veux seulement des vocables de lichen

Et la jaune écriture que silencieusement burinent

Les bruines hivernales et les vents d’océan.





Xavier Grall, Oeuvre poétique, La Sône, des pluies et des tombes, p 116



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TerrainsVagues   12 décembre 2017
Barde imaginé de Xavier Grall
Cela ne me sera pas enlevé, cette amitié des saisons, ces noces avec le soleil, cette farandole dans les vents. On ne m'enlèvera pas tout. Ni cette haine des mensonges, ni ce mépris des sépulcres. La pureté est violente, subversive. Tant pis.
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TerrainsVagues   02 décembre 2017
Barde imaginé de Xavier Grall
Je me souviens des étés trempés d’embruns et les embruns étaient les langues de tous les climats. Je me souviens des enfances boitillant dans les sables, des navires partant, multicolores, Valparaiso, la Trinidad, et toutes les Espagnes lues dans les flaques, entre la moire des schistes. Le petit port balançait des proues. Bordées contre bordées…Les voiles brunes ocres pendantes, cuirs de Cordoue au séchoir des mâts… Filets, algues prises, laminaires errantes, et cette mélancolie si intense qu’elle était félicité, mélancolie d’octobre sur la brume du havre, fanal au crépuscule. Mer baradoz ! Le songe est plus que la vie, la mer est plus que la rive. Je m’assis dans le sable et un pétrel, de son aile glacée, me râpa le visage. Alors mon deuxième œil s’ouvrit et je vis tout, parfaitement. Je vis les hommes et les femmes, les saints et les saintes, les guerriers et les martyrs. Ils surgissaient de la mer et ils me nommaient tous par mon nom et je sentis enfin que j’avais chaud dans le cœur, que je sortais de ce très long hiver des âmes gelées, et je vis qu’ils étaient paysans, marins, prêtres et qu’ils ne ressemblaient pas à ceux que j’avais connus jusqu’à ce jour et ils me disaient de louer le lin et de louer l’algue, de célébrer le blé et la bruyère, et de louer le navire et la hune. Je sus alors que j’avais trouvé mon âme et qu’elle était vaste comme la mer.
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nadejda   12 décembre 2012
L'inconnu me dévore de Xavier Grall
Dieu me dévore, ma puissance fut le vent. Mon étude fut la mer. Ma connaissance fut celle du monde. Et mon amour fut vaste comme l'horizon d'Aran.
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