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L`Atalante

Spécialisée dans la publication d`ouvrages de science-fiction et de romans noirs futuristes, la maison d`édition L`Atalante a été fondée à Nantes en 1979. La maison d`édition compte 7 collections, parmi lesquelles "La Dentelle du cygne", une collection tournée vers la BD nommée "Flambant neuf" ou encore une collection d`essais nommée "Comme un accordéon". L`Atalante accorde une grande importance à la qualité de ses livres et fais appel à de nombreux peintres et illustrateurs pour la réalisation des couvertures de ses ouvrages.

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Dernières critiques
MuchasBenito
  27 juillet 2021
Les Annales du Disque-Monde, Tome 2 : Le Huitième sortilège de Terry Pratchett
Rincevent le héros..



Voici le second tome des Annales du Disque-Monde. Nous retrouvons donc les protagonistes du précédent tome, c'est-à-dire Rincevent et Deuxfleurs (toujours accompagné de son Bagage). Nous les retrouvons à la suite directe des précédentes aventures.



Dans ce tome, nous allons suivre nos deux héros dans une nouvelle mésaventure directement liée au Sortilège qui est implanté dans la tête de Rincevent.

Ce Sortilège va permettre de sauver le Disque-Monde du grave danger qui le menace. Nos chers compagnons vont faire la connaissance de deux nouveaux personnages.



Comme dans le précédent tome, Terry Pratchett, ne va pas accorder de répit à nos deux compères et il va leur dessiner un parcours, une nouvelle fois, semé d'embûches.



Un humour so british qui me permet de sourire pendant ma lecture et des personnages extraordinaires. Des caricatures exquises ! Cette saga est pur délice.

Le tout petit bémol est que l'auteur à pris le parti de ne pas faire de chapitre. Pour faire des coupures ce fut assez compliqué (pour ma part).



Bonne lecture à vous.
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LinstantDesLecteurs
  27 juillet 2021
Métro Paris 2033, tome 1 : Rive gauche de Pierre Bordage
Peuple métropolitain…

Ma Chère Lectrice, Mon Cher Lecteur, je vous embarque à la découverte (de mon côté) des écrits de Pierre Bordage. Un auteur prolifique, à qui Dmitry Glukhovsky a demandé de poursuivre son œuvre sur une version française de sa saga post-apocalyptique. Qu’à cela ne tienne, Pierre Bordage, sommité dans le monde de la science-fiction, y a mis sa touche personnelle !



Nous voici dans le métro 2033. Appelé ainsi par les habitants de ces tunnels sombres. Qui sont-ils ? Des humains, des mutants, des êtres humanoïdes et espèces fantastiques post-apocalyptiques qui ont évolués à force de générations dans les souterrains.

Chaque station, statiopée (regroupement de stations) et couloir « déserté » est sous l’emprise de dominants. Tous aussi différents les uns que les autres et chacun veut le pouvoir et instaurer sa politique ! L’Élévation selon le pasteur Parn, la fédération selon Madone, etc.

Nous faisons la connaissance là au milieu de deux gamins, une nyct et un fouineur, lâchés impuissants, mais malins, dans des guerres de territoires.



Ah Les Loulous, c’est un sacré univers ! C’est hyper bien écrit, très particulier et on plonge directement dans l’univers accrocheur de ce métro parisien post-apocalyptique.

Pierre Bordage arrive à nous glisser dans deux grands sujets ! Une histoire politique et sociale, tolérance et bienveillance malgré les horreurs, la préservation du futur ! Ah oui, c’est très fort !



On assiste à un tableau, finalement cyclique. On prend les mêmes et on recommence ! Les mêmes erreurs, les mêmes difficultés sociales, culturelles, etc. Il est très intéressant de voir comment évolue une société. Qu'elle soit humaine ou non, qu’elle ait gardé son histoire ou non, bref, une sacrée fresque. Malgré tout, là au milieu on assiste à des élans de tendresse, de protection, d’amitié et de tolérance. Les êtres doués de conscience sont capables de penser « communauté, liberté et entraide ». Avec cette fin cliffhanger, on se demande si cette affirmation est si juste…



Ma Chère Lectrice, Mon Cher Lecteur, je vous recommande « métro Paris 2033, tome 1 : rive gauche » de Pierre Bordage. Un roman science-fiction, post-apocalyptique, qui ne vous laissera pas de marbre ! Pierre Bordage nous entraîne dans une analyse fine politico-sociale, mêlant pouvoir, sentiments humains et survit ! Vivre dans Métro 2033 n’est pas de tout repos et de nouvelles espèces apparaissent au fil des générations apportant son lot de haine et d’amour ! Très, très intéressant !
Lien : https://linstantdeslecteurs...
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Ingannmic
  27 juillet 2021
Or not to be de Fabrice Colin
La lecture "d’Or not to be" m’a rappelée celle –d’ailleurs récente- de « L’obscène oiseau de la nuit », de l’écrivain chilien José Donoso. En effet, Fabrice Colin immerge lui aussi son lecteur dans un univers d’obsessions, de folie, dénué de certitudes quant à la véracité des faits qui nous sont relatés. Les deux œuvres sont en revanche différentes d’un point de vue stylistique. Autant l’écriture de "L’obscène oiseau de la nuit" est d’une densité et d’une complexité qui rendent la lecture parfois ardue, autant celle d’Or not to be ne nécessite aucun effort tant elle est limpide.



Vitus Amleth de Saint-Ange a été interné par sa mère en maison de santé suite à sa tentative de suicide. Alors âgé de 28 ans, le jeune homme a occulté de sa mémoire tout souvenir ultérieur à ses 7 ans. Il connaît en revanche par cœur et dans son intégralité l’œuvre de William Shakespeare, objet de son obsession. Vitus est persuadé que le « barde » lui parle, et prétend connaître parfaitement la biographie de celui dont des pans de l’existence restent une énigme aux yeux des historiens, une connaissance qu’il a acquise par des rêves et des visions.



A la mort de sa mère, sept ans après son internement, Vitus part sur les traces de William Shakespeare à la recherche d’un village dénommé Fayrwood, qui lui est justement apparu dans l’un de ses rêves. Situé dans le Nord de l’Angleterre, perdu au cœur de la forêt, ce lieu n’apparaît sur aucune carte. Il pense y trouver la réponse à la question qui le hante, à savoir « comment Shakespeare était devenu l’égal des Dieux », en y découvrant, « ce qu’il avait vu pendant ses années sombres et qu’il reverrait une fois (…) au soir de son existence : l’ineffable beauté de la vie quoi s’ouvrait sur ailleurs »...



Ce délire obsessionnel du héros amène à une réflexion sur l'art et son influence, à un questionnement sur les raisons qui font qu'un artiste, par le biais de son oeuvre, traverse les siècles, et devienne une référence. Ce qui semble en tout cas toucher Vitus au plus profond de lui-même est la force d'évocation qui émane de l'oeuvre Shakespearienne, comme si son "maître" avait trouvé les mots justes pour pénétrer l'âme du lecteur, et lui donner le sentiment d'accéder à une compréhension intime des êtres et des émotions.



« Cela parlait de la vie avec des mots que je connaissais mais que jamais je n’avais vus aussi bien assemblés ».

(...)

« Et j’étais pris. Pris au piège de la vie, un aveugle au pays des couleurs. La vérité palpitait dans ces pages. Jamais personne n’avait parlé ainsi –directement à l’âme ».



La quête du jeune homme l'entraîne dans un monde à la fois baroque et sauvage, envoûtant et délétère, où règne la forêt, élément vivant, mouvant, odorant, dans lequel il lui faudra se fondre pour aller au bout de son obsession.



Vitus étant le narrateur, c’est de son point de vue que l’on suit les événements, sans possibilité de démêler fantasme et réalité. On peut se laisser aller à diverses interprétations, et voir dans "Or not to be", le récit d’un être profondément perturbé, schizophrène, et qui, par peur de vivre, d'assumer ce qu'il est, se vide de lui-même pour se réinventer en un homme exceptionnel. On peut aussi préférer adopter une approche surnaturelle, décider de croire que Vitus ne fait que rapporter des faits réels, et voir dans ce roman la relation d’un phénomène obscur, une sorte de communion à travers les âges entre deux êtres avides d’approcher le mystère de la vie, au sens intrinsèque du terme.



L'auteur joue sur ces différentes hypothèses, ébauchant des labyrinthes dans lesquels il perd le lecteur, utilisant une symbolique inspirée de la mythologie, et donnant à l'ensemble un caractère souvent théâtral. Ainsi, Vitus donne parfois l'impression de se mettre en scène, dans des scénarios dont on ne saura jamais s'ils sont uniquement issus de son imagination.



"Or not to be" est un récit vertigineux et troublant qui bouscule nos repères, le genre de roman que l'on n'oublie pas de sitôt...


Lien : https://bookin-ingannmic.blo..
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