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Editions Métailié

Les Editions Métailié sont une maison d`édition créée en 1979 par Anne-Marie Métailié. La maison s`est d`abord concentrée sur la publication d`ouvrages de la littérature lusophone et hispanophone puis s`est ouverte sur des auteurs de nationalités différentes comme Christopher Klein (allemand), Massimo Carlotto (italien) ou encore Arnaldur Indridason (islandais). Il est à noter que les Editions Métailié publie tous les ouvrages traduits de l`auteure espagnole Rosa Montero.

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Dernières parutions chez Editions Métailié


Dernières critiques
mathildecotton38
  01 juin 2020
L'idée ridicule de ne plus jamais te revoir de Rosa Montero
J'ai adoré ce livre hybride que Rosa Montero consacre à Marie Curie. Pour la forme, même si le ton est différent, il m'a fait penser à Une odyssée de Daniel Mendelsohn, c'est dire si j'ai apprécié 😀. L'auteur espagnole mêle aux éléments qu'elle a sélectionnés de la vie de la scientifique des considérations personnelles sur le deuil, le bonheur, la place des femmes... et c'est passionnant et enjoué (paradoxalement). Le point de départ étant le deuil de l'homme aimé qu'elle partage avec Marie Curie et pourtant ce n'est jamais lugubre mais bien au contraire lumineux.
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jongorenard
  01 juin 2020
La septième croix de Anna Seghers
J’ai été impressionné par la description riche et humaine, précise et documentée de la montée insidieuse du nazisme en Allemagne d’un point de vue inhabituel, celui d’Allemands ordinaires, ouvriers et paysans. "La septième croix" est un vaste roman avec des dizaines de personnages, dont beaucoup ne sont présents que pour une scène ou un paragraphe. Et pourtant, chacun a une personnalité unique. Le roman a néanmoins un héros, un prisonnier politique en fuite du nom de Georg Heisler, mais plutôt que d’être le point central de l’histoire, Georg et son évasion ne sont que le révélateur de la grande histoire qui se trame, celle de la montée du nazisme en Allemagne dans les années 30. Anna Seghers nous rappelle que, dès 1933, des camps de concentration sont mis en place et remplis d’Allemands qui s’opposent au régime nazi (juifs, communistes, intellectuels, criminels, asociaux, homosexuels...), premières victimes des épurations du Troisième Reich. La fuite de Georg est l’occasion d’une traversée de la société allemande et ce que le fugitif va découvrir est un univers totalitaire truffé de peurs, une société livrée à la férocité des délateurs. Les personnages (et le lecteur) sont confrontés à des conflits moraux à profusion. Accepteriez-vous, en tant que citoyen ordinaire respectueux et apolitique, d’héberger un fugitif s’il frappe à votre porte, sachant que les vrais criminels sont ceux qui le poursuivent ? Où voudriez-vous, sans le connaitre, le dénoncer à la police si vous le voyez quelque part ? À qui pouvez-vous parler de ce genre de problèmes ? À votre famille, à vos amis, à vos voisins ? À qui pouvez-vous faire le plus confiance ? Comment rester humain dans cette société allemande qui étouffe sous le carcan policier ? Anna Seghers décrit les pressions multiples subies par la population, la terreur qui ferme les yeux et les bouches, le consentement de beaucoup au régime, mais aussi une discrète opposition qui survit et qui prend des risques mortels. La nouvelle et excellente traduction rend le récit encore plus obsédant. L’ambiance est lourde, pesante, tout le monde se surveille, les personnages oscillent entre doute et résignation. Dans cette atmosphère étouffante, Anna Seghers, communiste convaincue, a incorporé de nombreux éléments religieux et cette dimension du roman m’a surpris. Certains symboles sont évidents : le nombre sept (sept fugitifs, sept croix, sept jours de fuite, sept chapitres). D’autres sont détournés comme la pomme qui conduit à la liberté et non à la damnation. D’autres encore surprennent comme l’espérance du fugitif communiste associé à la communion chrétienne dans la cathédrale de Mayence. D’autres enfin restent obscurs comme le berger Ernst qui, tel un Dieu, veille sur son troupeau sans intervenir. "La septième croix" dans cette nouvelle traduction admirable est un récit fictif hautement recommandable, un témoignage sur la société allemande de cette époque, une réflexion sur l’amitié et la fraternité comme puissance indéfectible, sur la solidarité pour combattre la vilénie.
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ghislainemota
  01 juin 2020
Le vieux qui lisait des romans d'amour de Luis Sepúlveda
Certains romans nous ouvrent des horizons alors que des essais sur le même sujets ne nous touchent pas.

Sepulveda est de ceux qui ont traversé la vie pour clamer la mort lente de l'Amazonie.

Rien de tel que de vivre chez les Chuars, communauté indigène pour s'apercevoir de la déforestation, de la dégradation de l'environnement et de l'exode des populations locales de l'Equateur.

Dans ce roman où " Le vieux qui lisait des romans d'amour" ne traite pas de romance mais d'écologie, on suit la traque d'un jaguar femelle qui désire se venger de la cruauté d'un colon. Car entre l'indigène qui chasse pour se nourrir et celui qui tue pour s'enrichir, deux mondes s'opposent.

Et Antonio José Bolivar dégoûté par l'avidité humaine n 'a pas le choix que de chasser l'animal sauvage s'il ne veut pas être lui-même exproprié.

Paru en 1989, ce cri d'alarme de Sepulveda n'atteint pas les autorités locales. Et quand on sait que le président brésilien Bolsonaro et son gouvernement ont autorisé l'extension des terres agricoles, leurs consciences occultent les appels au secours de la planète.

J'ai refermé ce livre, l'âme en désespérance, devant l'avidité de l'homme dont l'harmonie entre lui et la nature 'est rompue.

Cause perdue ou pas, reste de ce roman écologique, un récit poétique et subtil qui encourage la réflexion sur l'impact de l'Homme sur cette Terre.
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