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Editions Métailié

Les Editions Métailié sont une maison d`édition créée en 1979 par Anne-Marie Métailié. La maison s`est d`abord concentrée sur la publication d`ouvrages de la littérature lusophone et hispanophone puis s`est ouverte sur des auteurs de nationalités différentes comme Christopher Klein (allemand), Massimo Carlotto (italien) ou encore Arnaldur Indridason (islandais). Il est à noter que les Editions Métailié publie tous les ouvrages traduits de l`auteure espagnole Rosa Montero.

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Collections de Editions Métailié



Dernières parutions chez Editions Métailié


Dernières critiques
LeFigaro
  20 février 2020
La septième croix de Anna Seghers
L’immense roman d’Anna Seghers montre comment une certaine Europe cultivée a rallié le nazisme et sa barbarie.
Lien : https://www.lefigaro.fr/livr..
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viou1108
  20 février 2020
El Nino de Hollywood de Oscar Martinez
Le Salvador est depuis bien longtemps un pays où règne la violence, le n°1 au palmarès des pays les plus meurtriers au monde. Et la violence engendre la violence, c'est du moins ce que les auteurs démontrent dans ce document, qui retrace le parcours de El Niño de Hollywood, nom de guerre de Miguel Ángel Tobar, membre du gang ultra-violent de la MS 13 (Mara Salvatrucha 13).

Dans les années 80, fuyant la guerre civile, de nombreux Salvadoriens des deux bords (soldats ou guérilleros) se sont exilés aux États-Unis, à Los Angeles en particulier. Pour faire front aux vexations infligées par les gangs mexicains déjà bien implantés, ils se sont eux-mêmes regroupés en "maras", cliques à la base des deux principaux gangs salvadoriens aux USA, la MS 13 et le Barrio 18. Au début, le point commun de ces jeunes gars était d'écouter du heavy metal, de porter de chouettes fringues et de se faire tatouer un tas d'insignes sur le corps. Mais bientôt il leur a paru nécessaire, à la fois de se différencier des autres cliques, et de créer un fort sentiment d'appartenance. La solution : haïr l'autre puisqu'il n'appartient pas à mon groupe et qu'il est donc différent. C'est ainsi que naquit la rivalité mortelle entre MS 13 et Barrio 18, où le seul fait d'appartenir à l'un des deux suffit pour tuer (ou être tué par) ceux de l'autre.

Puis Reagan arriva à la présidence et les expulsions d'illégaux furent mises à la mode. Beaucoup de Salvadoriens furent ainsi renvoyés au pays, dont des "mareros", qui n'oublièrent de rapatrier avec eux leur rivalité. Une fois rentrés, les leaders reconstituèrent deux armées en recrutant Miguel Ángel et ses congénères, gamins paumés des villes et des campagnes (les "enfants de personne"), et la violence ne connut plus de limites...

Si les auteurs (un journaliste et un anthropologue) sont parvenus à rencontrer Miguel Ángel alias El Niño de Hollywood, l'un des tueurs les plus prolifiques de la MS 13, c'est parce que celui-ci a trahi les siens. Devenu "témoin privilégié" (càd protégé par les autorités salvadoriennes, càd très théoriquement, faute de moyens), il a accepté de témoigner dans divers procès pour meurtres, enlèvements, tortures et autres crimes, commis par ses ex-compagnons, en échange de l'immunité pour lui-même. Pendant des heures d'interview dans sa maisonnette misérable, les deux auteurs l'ont écouté raconter ses faits d'armes pour le compte de la MS 13, le pourquoi et le comment de sa trahison, sa certitude de mourir bientôt des mains vengeresses de son ancien gang.

Une histoire de la violence, d'une violence infernale et sans fin, sur laquelle les autorités se cassent les dents, quand elles ne contribuent pas à son émergence. Parce que dans cette enquête en rouge et noir, sans états d'âme, on comprend effectivement "comment les USA et le Salvador ont créé le gang le plus dangereux du monde", le "seul gang faisant partie de la liste noire du département du Trésor des États-Unis". Un ouvrage très intéressant, grâce auquel j'ai beaucoup appris. Mais je pense que le texte aurait gagné à être moins répétitif et à respecter davantage la chronologie : il est facile de se perdre entre les multiples noms de tous les "sous-gangs", et par moments les digressions et les allers-retours entre présent et passé ajoutent à la confusion.

En partenariat avec les Editions Métailié.
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Taraxacum
  19 février 2020
Dérive des âmes et des continents de Shubhangi Swarup
Merci à Babelio et aux éditions Métailié pour m'avoir envoyé Dérive des âmes et des continents lors du dernier Masse Critique. Merci d'ailleurs aux éditions Métailié d'avoir fait le choix de traduire et d'éditer ce premier roman mi-onirique mi-scientifique, assez différent de mes lectures habituelles, mais qui a su me happer avec beaucoup de talent!

De quoi ça parle...et bien, c'est difficile à résumer. Cela parle d'un couple sur une île, cela parle de séismes, cela parle de révolutionnaires et de prisons indiennes, de poètes et de prisons construites par les Anglais. Cela parle de fantômes et d'enfant grandissant comme une petite sauvage. Cela parle de tectoniques des plaques et de poésie, et d'un petit gecko dans un oeuf d'ambre...Allez résumer tout cela! Sans compter qu'on ne peut résumer la poésie d'une écriture, et les personnages si attachants! Je crois que mes parties favorites sont la première et la dernière, Chanda et son époux s'apprivoisant au début sont parfait pour ouvrir le roman, et le vieil Apo retrouvant l'amour le clos avec une petite pointe d'émotion qui donne un sourire un peu nostalgique.

Étonnant et charmant et envoûtant, Shubhangi Swarup a réussi ici un étrange roman, capiteux et inoubliable.
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