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Note moyenne 3.77 /5 (sur 176 notes)

Nationalité : Mongolie
Né(e) à : Bayan-Ölgii , le 26/12/1944
Biographie :

Tschinag Galsan (Ч.Галсан) est né en 1944 dans la province occidentale de Bayan-Ölgii, en Mongolie. Il a publié une douzaine de livres en mongol et en allemand. Descendant d’une famille d’éleveurs et de chamanes touvas, il s’est fait l’ardent défenseur des coutumes de son peuple face aux dangers de la modernisation. Parmi ses écrits traduits en français, on note "La Caravane", "La Fin du chant" et "Dojnaa", tous parus aux éditions Philippe Picquier, ou encore "Ciel bleu" et "Chaman" aux éditions Métailié.

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Citations et extraits (55) Voir plus Ajouter une citation
Sachenka   19 octobre 2018
Le Monde gris de Galsan Tschinag
Vers et chant sont ma langue.
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joedi   07 novembre 2012
La fin du chant de Galsan Tschinag
Ce que nous laissons en plan sans scrupules, emballant soigneusement des chaussures éculées, des chaussettes trouées et des bouts de fromage moisis, s'appelle pour d'autres une patrie et constitue un bien sacré ! Soyons justes : il en est allé de même pour nos ancêtres, et c'est au prix de leur sang et de leur vie qu'ils ont défendu et conservé leur terre et tout ce qu'elle portait !
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Blandine54   22 décembre 2020
Belek, une chasse dans le Haut-Altaï suivi de Une histoire touva de Galsan Tschinag
Je voulais revoir la tombe de ma mère, m'asseoir tout près et respirer l'odeur maternelle. Je voulais parcourir mes montagnes, regarder la steppe d'en haut, entendre siffler les marmottes, manger encore de leur viande jusqu'à être repu. Je voulais passer la nuit dans l'herbe, savourer la rosée du matin et lire dans les étoiles, je voulais surprendre dès mon réveil le chant des oiseaux, me rouler dans l'herbe, bondir et aller chercher de l'eau au ruisseau avec le chaudron. Je voulais être trempé par la pluie de l'été pour me laisser ensuite sécher au soleil sur la terre fumante. Je voulais être plongé dans la tempête de neige de l'hiver et attendre heureux le réveil du printemps.
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ShambalahVeggie   29 juin 2011
La fin du chant de Galsan Tschinag
"Plus le soleil s'élevait dans le ciel, plus ses contours devenaient flous. On eût dit qu'il se liquéfiait. Il répandait une lueur d'incendie qui gagnait peu à peu les cieux tout entiers. Telles des gouttes de soleil, tels de minuscules éclats de l'astre, les fleurs s'étaient tournées vers lui. Elles étaient à présent immobiles, comme engourdies, et l'on croyait entendre un soupir en prêtant l'oreille au murmure des montagnes, des forêts et du fleuve. N'était-ce pas le soupir des fleurs qui s'étaient redressées le matin même avec ardeur, s'offrant joyeusement au soleil, et qui attendaient maintenant leur déclin ? N'était-ce pas celui des herbes dont la vie consistait à croître en dépit du bétail, des fraîches nuits de gelée et des orages incessants ? Celui des forêts encore présentes ? Des pierres inertes, apparemment éparpillées au hasard, et pourtant animées en réalité d'une vie exigeante et haute en couleur ? Cette plainte n'émanait-elle pas de tout ce qui vivait ou semblait ne pas vivre, engagé cependant dans une âpre lutte pour l'existence ?
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TwiTwi   21 juillet 2013
La caravane de Galsan Tschinag
Plus efficaces, les femmes savent au moins où trouver les choses et sont toujours les premières à mettre la main à la pâte. Partout en pays mongol où les hommes sont devenus des propres à rien, elles doivent depuis peu charger leurs frêles épaules de tous les fardeaux ; ici aussi, elles sont plus vives et courageuses que ceux censés avoir représenté un jour le sexe fort, eux qui se contentent depuis longtemps d’engrosser leurs compagnes, de les tenir en tutelle, et de se faire en plus servir et nourrir.
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raton-liseur   30 avril 2012
La caravane de Galsan Tschinag
La steppe de Gobi devient leur yourte et, peu à peu, ils s’accoutument au sable jaune clair et froid qui pénètre par tous les pores. Le matin au réveil, ils se retrouvent recouverts du sable apporté par le vent. Pour s’en débarrasser, ils doivent se frotter les yeux et les oreilles, tapoter leurs vêtements et secouer leurs bottes. Quand ils boivent du thé, il reste une couche de sable au fond de leur bol, et leurs dents crissent lorsqu’ils mâchent de la viande ou du fromage séchés. Ils prononcent désormais le mot sable avec autant de respect qu’ils pensent et disent d’ordinaire pierre ou glacier. (p. 71, Chapitre 8, “L’histoire s’infiltre dans le sable et le froid”).
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MarcoPolo85   13 janvier 2014
La caravane de Galsan Tschinag
Le peuple dont je suis issu est en train de s'éteindre sous mes yeux et personne ne s'en soucie. Moi, je veux saisir par la bride l'Histoire qui pense s'écouler sans nous et nous laisser pour morts, telles des épaves anonymes.
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Oliv   03 octobre 2017
Dojnaa de Galsan Tschinag
Elle n'était proche de personne en particulier, si ce n'est de son père. Mais elle n'aurait pas su non plus qui détester. Tous les hommes lui semblaient pareillement doués de bonté et de malice, comme les béliers ou les loups : le plus grand des mâles, arborant les plus grandes cornes, n'en demeurait pas moins un bélier, et le plus petit des chiots, au pelage le moins fourni, n'en était pas moins déjà un loup. C'est la raison pour laquelle elle n'avait jamais accordé aux hommes une attention particulière, sans pour autant se soucier spécialement non plus de l'autre moitié de l'humanité, les femmes.
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mesrives   11 décembre 2015
Belek, une chasse dans le Haut-Altaï suivi de Une histoire touva de Galsan Tschinag
C'est alors que tout d'un coup l'air se remplit d'oiseaux: des milans, des corneilles, des alouettes, des tourterelles et des mouettes, ces pauvres compagnons des mers qui continuaient à s'égarer jusqu'ici sur les larges routes bleues qu'avaient empruntées leurs ancêtres. Mais il y avait bien longtemps de cela, c'était loin, très loin dans le passé, à des millions d'années, et de cette mer n'était resté que le fond asséché: la steppe et ses cent millions de pierres polies et ses coquillages.
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mesrives   22 décembre 2015
Belek, une chasse dans le Haut-Altaï suivi de Une histoire touva de Galsan Tschinag
Le fait qu'il vécût seul n'avait en soi rien d'extraordinaire, car le monde est ainsi fait: l'un a dix fils et cent proches parents alors que l'autre tourne seul avec son ombre.
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