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Made in Gangnam

Made in Gangnam est une plongée directe dans l'univers des ultra riches coréens intouchables qui à coups de grosse sommes achètent tout ce qu'ils souhaitent. Entre avocats corrompus, flics véreux endettés achetés par les plus riches de Séoul, et Macs exploitant des jeunes filles, l'univers que nous présente Ju Won Kyu n'est guère reluisant. L'auteur s'est inspiré de son infiltration au sein de ces clubs où prostitution et violence se côtoient pour rédiger ce polar.
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Baguettes chinoises

Défi solidaire 2024

Défi globe trotteur : Chine.



Un roman que j'ai apprécié et qui part d'une bonne intention : à partir d'une métaphore populaire (les femmes sont des baguettes, jetables, les hommes des poutres soutenant le toit), Xinran nous montre la condition des femmes en Chine, sujet de sa chronique et de ses écrits. L'histoire est fictive, ces trois sœurs qui portent des numéros en guise de prénom sont (en partie) des inventions, et pourtant... j'ai davantage eu l'impression de lire un reportage journalistique qu'une œuvre littéraire. Le style est simple et imagé, beaucoup de proverbes et d'informations, et le livre a une valeur documentaire. Un ton très didactique, j'ai relevé un "il faut savoir que...".



Parmi ce qui est "haut en couleurs", l'aspect "reportage", on a les tirades et autres dialogues, très vivant et qui prêtent à sourire. Xinran sait interviewer, sans aucun doute. Mention spéciale à Dame Tofu, aux trois sœurs lorsqu'elles sont réunies, et . Autre image amusante : à la campagne, les rats sont illettrés, mais dévorent les livres. Sans oublier les descriptions de nourriture.



En plus des femmes, Xinran écrit sur le monde rural et le monde urbain, séparés par plusieurs siècles selon elles. Les mœurs, le progrès technique, l'éducation... Rien en commun entre ces deux mondes. Et si l'on tombe sous le charme des nuits colorées et animées de Nankin, je suis d'accord avec la personne de Babelio selon qui la gentillesse des citadins (qui "sert" sans doute à contraster avec la campagne) n'est que peu crédible. Les personnages, un peu archétypaux, servent une toile de fond naturaliste. Je me suis notamment attachée à Cinq du fait de sa candeur, mais aussi de son approche minutieuse et observatrice du monde, quoi qu'elle soit analphabète. (Par exemple, le monde agricole avec l'abattage du cochon, les massages de pied).



Lors de la deuxième moitié du livre, j'ai finalement révisé mon jugement un peu sévère (je prévoyais de mettre trois étoiles, ce qui pour moi est sévère) car malgré tout le charme et les saveurs opèrent. En fait, je m'attendais à quelque chose de plus sombre, mais quasiment tout se passe en ville, excepté quelques paroles rapportées de la mère, très citée. (et en ville, tout est lumineux, c'est la vie en campagne qui est dure). Le chapitre sur l'anglais m'a plu, avec les exercices de style sur la minijupe (chapitre 10) dans le monde étudiant.

Quelques mots sur la fin :



Cet hommage à ces baguettes chinoises, campagnardes venues travailler en ville, nous promène dans la ville de Nankin et nous fait circuler parmi les gens à la langue bien pendue. On (enfin, je) prend donc plaisir à cette lecture.

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La péninsule aux 24 saisons

À plus de la moitié du livre, je me vois obligée d'abandonner cette lecture dans laquelle je ne trouve aucun intérêt. J'aime la nature, j'aime le slow living et la contemplation qui sont au cœur de ma propre vie, mais pour moi l'écriture n'arrivait pas à retranscrire cette énergie douce, lente. Nous n'étions pas dans l'instant présent, constamment balloté entre les nombreux souvenirs du personnage principal. Cette femme dont on ne connaît ni le nom, ni l'âge et qui parle tout autant de Tokyo que de la nature, alors que c'est cette dernière que je suis venue chercher.



Je n'ai pas accroché à cette écriture, à ce fil de pensées continuel, à ce manque de chronologie et de structure. Je pensais trouver l'histoire d'une femme qui se retire dans la nature, la voir s'installer, s'habituer et découvrir cette vie plus en douceur petit à petit. À la place, on se retrouve avec toutes les époques à la fois. Le temps est déboussolé, mélangé par ses souvenirs : sa vie à Tokyo, la construction de sa maison, les nombreuses années où elle se retirait le temps de quelques semaines à la campagne. On est donc loin de cette bulle dans le temps, traversant ces fameuses 24 saisons, avec lenteur et contemplation.



Au résumé, ce livre semblait fait pour moi, mais il faut croire que non, j'abandonne. :/
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