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Patrick Honnoré (Traducteur)Ryoko Sekiguchi (Traducteur)
EAN : 9782809715620
144 pages
Éditeur : Editions Philippe Picquier (19/08/2021)
3.55/5   53 notes
Résumé :
Un écrivain est interrompu dans son travail par un ami qui lui propose d'assister à un meurtre. Dans un bas-fond de Tokyo, ils assistent à ce qu'ils croient être un assassinat sordide orchestré par une femme démoniaque, dont son ami va devenir fou amoureux. Enfermé dans sa passion, il se rend compte qu'il est destiné à être sa prochaine proie. Bientôt, il demande à son ami d'être témoin de sa propre mise à mort. Mais le lendemain, de retour chez son ami, l'écrivain ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
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Osmanthe
  08 juin 2020
Après avoir publié un premier inédit de Tanizaki en 2018, Noir sur blanc, les éditions Philippe Picquier ont proposé en 2019 un deuxième roman jusqu'alors inédit en français, Dans l'oeil du démon. le narrateur est invité par son ami Sonomura à assister le soir même de leur conversation, un peu après minuit dans un lieu précis du grand Tokyo à un assassinat. Il sait même que cela se fera avec une corde ou des lacets. Comment est-ce possible ? Sonomura a surpris dans une salle de cinéma le jeu d'un homme et d'une femme échangeant des messages codés dans le dos d'un troisième homme placé entre eux. Avec son goût pour les mystères ésotériques et leur décryptage, il a déchiffré le papier ramassé derrière eux, qui emploierait le procédé de la nouvelle d'Edgar Poe, le scarabée d'or. le narrateur est assez incrédule, et nous dit régulièrement que son Sonomura est en train de virer barjot. Il va néanmoins l'accompagner…Et à travers les fines ouvertures extérieures de la maison, leur oeil va être témoin d'une scène étrange, et bel et bien de crime : les deux comploteurs sont là. L'homme photographie la femme…l'oeil collé à la fenêtre est aussi quasi collé sur sa peau de lait…nous pouvons presque sentir son parfum…Telle une geisha, elle s'avère d'une beauté remarquable...mais il y a aussi ce léger geste de tension, comme si elle tirait sur quelque chose…couché sur ses genoux ? On ne voit pas tout…mais là-bas, dans l'angle de la pièce, que fait cette petite baignoire ?! On entend bientôt les conversations, nos amis voyeurs sont si près ! C'est notre homme du cinéma, il a été liquidé ! Et la belle dame s'apprête à dissoudre le corps vite fait bien fait…C'est qu'il est lourd le bonhomme, plus que la dernière fois dit-elle !!! Nos deux amis se carapatent pour ne pas se faire surprendre et fuir cette scène de crime. Notre narrateur a comme l'intuition que quelque chose cloche, cette scène parfaitement ordonnancée a-t-elle bien eu lieu ?! Mais Sonomura est excité. Il ne compte pas en rester là…C'est qu'il est tombé amoureux de la Belle ! Il lui faut absolument l'approcher, gagner sa confiance. C'est risquer sa vie, tant cette femme semble redoutable ! Il va y parvenir…Un temps sans nouvelles de Sonomura, le narrateur reçoit une lettre inquiétante…l'invitant à récupérer à un lieu indiqué un leg de Sonomura…Mais il n'est pas au bout de ses surprises…
Dans un format qui ressemble davantage à une longue nouvelle qu'à un roman, on retrouve le goût de Tanizaki pour la perversion et le jeu, son regard malin et humoristique sur la psychologie et les stratégies de ses personnages, faisant ainsi travailler du même coup les méninges de son lecteur. Pourtant, dès le départ, il fait planer le doute sur la santé mentale de Sonomura, et instille un doute tout aussi fort au fil des pages sur la matérialité de ce que nous allons lire, et voir à travers les yeux du narrateur. de sorte que finalement, et avec l'aide assez malheureuse de la quatrième de couverture, on devine assez rapidement les tenants et aboutissant de l'intrigue. Les traducteurs ont privilégié semble-t-il la fluidité, la simplicité, en modernisant l'expression de ce roman qui a désormais quasi un siècle. Bien ou mal, je ne me prononcerai pas catégoriquement, chacun jugera.
Pour ma part, j'ai le sentiment que Tanizaki a produit dans cette oeuvre de jeunesse une sorte de divertissement qui n'a pas des prétentions démesurées. Ma note qui aurait pu être plus moyenne est cependant relevée par la scène centrale de l'observation du crime, un véritable morceau d'anthologie en termes de finesse de description des détails, comme un scénariste de cinéma qui prend soin de fournir toutes les indications de jeu, d'attitude et posture des acteurs, des décors. C'est très réussi, on sent naître ce qui deviendra un des points forts de l'écriture de Tanizaki. Au final, Dans l'oeil du démon est un livre honnête, qui n'entre cependant pas dans les essentiels du maître japonais.
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kuroineko
  03 octobre 2019
Qu'il s'agisse de récits contemplatifs comme le coupeur de roseaux, d'histoires familiales comme Quatre soeurs, de triangle amoureux comme dans le chat, son maître et ses deux maîtresses ou d'essais sur l'esthétique japonaise comme dans Éloge de l'ombre, Tanizaki Junichiro ne cesse de me surprendre par la diversité de thèmes et de tons qui défilent sous sa plume.
L'inédit nouvellement paru chez l'excellente maison d'édition Picquier, Dans l'oeil du démon, ne déroge pas à cette règle. le récit original date de 1918. le narrateur, écrivain, est appelé de toute urgence par son ami Sonomura, héritier d'une fortune, oisif, excentrique et plus ou moins dépravé. Et, surtout, sujet à la neurasthénie et à des crises qui ressemblent aux prémices de la folie. D'où une attitude protectrice du narrateur. Sonomura lui conte une abracadabrantesque histoire de meurtre à venir cette nuit-même, sur fond d'énigme à la Edgar Allan Poe. Histoire de pouvoir le circonvenir sans le brusquer, le narrateur joue le jeu de son ami, sans plus d'enthousiasme et persuadé qu'il s'agit d'une élucubration de son esprit en surchauffe.
Ainsi débute un récit original et prenant comme un thriller, où l'on se faufile nuitamment dans de sordides ruelles de la capitale pour assister à ce fameux meurtre. Il y est question d'une femme à la beauté aussi fabuleuse que dangereuse, de produits à base d'acides, de maison secrète où il se passe de drôles de choses... le narrateur n'en croit pas ses yeux.
Tanizaki nous convie avec une féroce amoralité dans une histoire ombreuse où vérités et apparences se mêlent dans un jeu de miroir à y perdre son japonais.
Étrange, inquiétant et écrit dans un style dynamique, ce court roman se lit d'une traite avec un frisson de plaisir devant tant de manipulation.
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Latulu
  02 juin 2021
Une belle découverte d'un auteur que je n'avais jamais lu.
Dans l'oeil du démon de Tanizaki Jun'ichirô est un roman noir publié en 1918 et traduit en français en 2019 par les Editions Picquier qui est une maison que j'apprécie de plus en plus. C'est en tout cas chez eux que j'ai rencontré mes premiers coups de coeur en littérature japonaise.
Le récit est une ode à la beauté féminine et au désir masculin. L'auteur décrit les moeurs de l'époque, avec les salons de thé et la quintessence de la beauté féminine dans les traits des geishas. L'écriture est moderne en dépit du récit qui date de plus d'un siècle, la traduction a sûrement une responsabilité en cela mais personnellement, j'ai beaucoup apprécié la fluidité du texte.
L'histoire est originale, nous assistons à un meurtre commis sous les yeux du narrateur et de son ami. Ce dernier va être troublé par la belle jeune femme complice du crime. La description de cette scène est d'ailleurs la pièce centrale du récit. La grâce, l'élégance et le mystère qui entoure cette personne est magnifiquement écrite. Tanizaki m'a bluffée dans son art de la description de l'esthétique.
Il offre une belle perspective de la perversion et des apparences en quelques 132 pages. J'ai beaucoup apprécié la fin.
Une très belle expérience de lecture pour un court roman coup de coeur.
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dvall
  10 octobre 2021
Takahashi est écrivain. Il vient de passer une nuit blanche à travailler sur un manuscrit lorsque son ami Sonomura l'appelle pour le convier à un rendez-vous aussi incroyable que sordide. Un assassinat va être commis dans la nuit, il en a découvert l'heure et le lieu grâce à son esprit de déduction, et il lui est impensable de ne pas y assister en secret. Alors autant ne pas y aller seul. Takahashi connaît la mesure de folie qui sommeille en son ami, riche et décadent héritier noyant son oisiveté et ses appétits coupables dans le cinéma et les romans policiers. Il ne peut se résoudre à laisser son ami dériver dans la pure démence et se décide donc à le retrouver pour le raisonner, quitte à le suivre jusqu'au lieu du supposé crime dans les bas-fonds de Tokyo… La scène morbide à laquelle ils assisteront clandestinement les plongera dans une fascination tout aussi maladive que sensuelle, le début pour eux d'un jeu de piste ou de dupes tout entier axé sur le mystère d'une femme à la beauté aussi redoutable que fatale…
Tout comme Oscar Wilde dans « le Portrait de Dorian Gray », Tanizaki explore dans ce roman les liens entretenus par la beauté, la décadence et la duplicité. On retrouve aussi dans cet ouvrage l'idée de fancy chère à Edgar Allan Poe, cette fantaisie irrationnelle et délirante engendrant erreur et illusion. En tirant les ficelles de l'étrange et de l'incongru, Tanizaki se joue du voyeurisme sordide de ses personnages comme de ses lecteurs, tout en réussissant à insuffler une part de sensualité trouble dans son récit. Takahashi et Sonomura sauront-ils démêler les fils de cette intrigue sans se laisser capturer par l'oeil du démon ?
L'ambiance sombre et envoûtante rappelle les nouvelles de Poe ou de Bradbury. le style d'écriture m'a surpris par sa simplicité. de la part de Tanizaki, je m'attendais à quelque chose de plus travaillé stylistiquement, même si le passage clef de ce roman nous décrit de manière fascinante une femme aussi sublime que dangereuse.
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PostTenebrasLire
  18 novembre 2019
Remerciements
Je remercie Babélio pour la masse critique.
Je remercie les Éditions Philippe Picquier une de mes maisons d'édition préférée.
Pourquoi préférée ?
J'aime la littérature japonaise et cette maison d'édition m'apporte des auteurs certes moins connus ceux des “grandes” maisons, mais souvent bien plus intéressants (un exemple parmi tant d'autres : Ryû Murakami )
Je lis sur liseuse la plupart du temps. Il suffit d'aller voir sur 7Switch pour constater l'absence de DRM de leurs ebooks.
Je HAIS les DRM et vous devriez aussi.
Je remercie l'excellent travail des traducteurs : Ryoko Sekiguchi et Patrick Honnoré.
Traduire du japonais est déjà peu facile.
Alors traduire du japonais du tout début du XXe siècle et lui donner cette tournure quelque part entre Edgar Allan Poe, Oscar Wilde et Fiodor Dostoïevski (pour les tourments) relève du tour de force.
Mais de quoi parle le roman ?
Résumé (court)
C'est l'histoire de deux jeunes hommes qui par un sacré concours de circonstances assistent à un meurtre.
La meurtrière est une femme qui immédiatement le fascine au plus haut point.
Pour leur propre perte ?
Je n'en dirais pas plus.
Avis
Attention ce n'est pas un polar moderne. le centre du récit n'est pas la résolution d'un meurtre.
Le vrai centre du récit est la fascination pour la mort et surtout pour la femme qui la donne. Si résolution il y a c'est celle de la nature de cette femme. Qui est-elle ? Une geisha ? Une opportuniste ? Un membre d'une bande de criminels ? Les deux hommes ne cherchent pas à éviter un prochain prévisible meurtre. Au contraire.
Ils cherchent à percer le mystère de cette femme fascinante.
Ils cherchent à s'en approcher jusqu'à se bruler les ailes ?
Les personnages ? Deux jeunes hommes aisés tentés par la recherche de sensation forte.
La réussite du roman ?
Nous faire partager les scènes du meurtre comme nous y étions.
On pourrait mépriser ces deux hommes, mais au travers du récit nous sommes aussi fascinés.
Nous recherchons à la lecture du roman peut-être une partie de leur propre transgression.
Serait-ce nous l'oeil du démon ? Regardant caché ces meurtres ?
Le décor ?
Un Tokyo aujourd'hui disparu fait de maisons dans d'étroites allées sombres, un peu de théâtres, de cinéma, de temples.
Le tout absolument dominé par la nuit. Fascinant.
Mon conseil : il reste des petites ruelles à Tokyo aujourd'hui. Promenez-vous-y ! Vous ne saurez pas déçus.
Un bémol ?
La fin : sans divulgâcher, j'ai été incrédule. La toute fin ne me semble pas correspondre avec ce que j'attendais et la tournure générale de l'intrigue.
Lien : https://post-tenebras-lire.n..
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critiques presse (2)
LeJournaldeQuebec   13 janvier 2020
Installant rapidement une atmosphère pleine de mystères, ce court roman signé Jun’ichiro Tanizaki permet de passer une très agréable soirée.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Bibliobs   07 janvier 2020
« La beauté incontestable de cette femme, soulignée par son caractère maladif, la fait apparaître comme un esprit démoniaque. » Dans le fascinant théâtre où, telles des marionnettes, les personnages de Tanizaki semblent obéir aux seules lois du désir, le mal existe, et c’est une femme.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
manU17manU17   09 octobre 2019
Sonomura ne faisait pas mystère des troubles mentaux qui se transmettaient dans sa famille et je savais depuis longtemps la véritable mesure de raison et de folie qu’il y avait en lui. Son degré de « je fais ce qui me plaît », aussi. C’était donc en parfaite connaissance de cause que je le fréquentais. Mais ce matin-là, comment ne pas être effaré au coup de téléphone que je reçus de sa part. Cette fois, il était devenu fou, cela ne faisait plus aucun doute. La montée de sève de ce mois de juin maussade et étouffant – et l’on dit que c’est la période de l’année où se déclarent le plus grand nombre de maladies psychiatriques – avait dû lui porter au cerveau. Il fallait au moins cela pour expliquer ce coup de fil, et je le pris pour un fait acquis.
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OsmantheOsmanthe   05 juin 2020
Jour après jour, la relation entre Sonomura et Eiko ─ tel était le nom qu'elle se donnait ─ avait donc pris de l'ampleur et de la profondeur. Quand je passais chez lui à l'improviste, il était généralement absent. Mais je les vis à plusieurs reprises ensemble dans une voiture, dans une loge au théâtre, ou se promenant main dans la main à Ginza. Chaque fois, elle portait une tenue différente, un jour en yukata tissé-teint, manteau haori sur les épaules, un autre jour les cheveux noués comme une actrice avec une capeline, une autre fois encore en chemisier occidental de lin blanc et bottes à talons hauts. Sa beauté restait inchangée, mais selon les jours, l'expression de son visage pouvait être à ce point différente qu'on aurait pu croire une autre personne.
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OsmantheOsmanthe   05 juin 2020
C'est au milieu des secousses du tramway qu'une idée pour le moins étrange se fit jour en moi. Cette histoire que Sonomura m'avait contée au téléphone n'était-elle pas un mensonge pur et simple ? Ce soi-disant assassinat qui devait être perpétré cette nuit en un lieu de la ville, il pouvait l'avoir imaginé lui-même. Auquel cas, s'il avait besoin que je l'accompagne jusqu'au lieu du crime, c'était précisément pour que son idée se réalise. Autrement dit, n'était-ce pas tout bonnement moi, oui, moi, que Sonomura projetait d'assassiner, cette nuit, dans un endroit quelconque ? "Je vais te montrer un assassinat", avait-il dit pour m'attirer. Et pour cause, c'était mon assassinat de ses propres mains qu'il comptait me montrer ! Certes, j'y allais peut-être un peu fort, c'était totalement farfelu, mais je ne parvenais pas à repousser ma présomption comme une pure fiction. Bien entendu, je ne pensais pas avoir mérité de devenir la victime de cette mauvaise pièce de grand-guignol. Je n'avais jamais rien fait pour m'attirer sa haine, fût-ce sur un malentendu. Et il aurait beau chercher, en toute rationalité, il ne trouverait pas la moindre justification pour m'assassiner. Sauf que s'il était effectivement devenu dément, qui pouvait prétendre que ma présomption était infondée ? Qui trouverait inconcevable qu'un homme rendu fou par la lecture d'absurdes romans dont les héros sont des criminels ou des détectives ait soudain la lubie d'assassiner son meilleur ami ? Loin d'être inconcevable, c'était même tout à fait à prévoir.
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LatuluLatulu   02 juin 2021
Son chignon à la shimada était si lustré, les ailes de ses tempes nettes et gonflées comme la poitrine d'un oiseau, qu'on aurait pu croire qu'elle venait de se coiffer. Son chignon de derrière était si vif et engageant qu'il donnait presque envie de tendre la main pour le caresser, et sa courbe parfaite, sans un seul cheveu fou, d'un noir lumineux, pouvait faire croire à une perruque.
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Corboland78Corboland78   20 mars 2020
Cette histoire que Sonomura m’avait contée au téléphone n’était-elle pas un mensonge pur et simple ? Ce soi-disant assassinat qui devait être perpétré cette nuit en un lieu de la ville, il pouvait l’avoir imaginé lui-même. Auquel cas, s’il avait besoin que je l’accompagne jusqu’au lieu du crime, c’était précisément pour que son idée se réalise. Autrement dit, n’était-ce pas tout bonnement moi, oui, moi, que Sonomura projetait d’assassiner, cette nuit, dans un endroit quelconque ? « Je vais te montrer un assassinat », avait-il dit pour m’attirer. Et pour cause, c’était mon assassinat de ses propres mains qu’il comptait me montrer !
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Videos de Junichirô Tanizaki (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Junichirô Tanizaki
Émission “Une vie une oeuvre” de Matthieu Garrigou-Lagrange diffusée sur France Culture et consacrée, le 15 décembre 2012, à l'évocation de l'écrivain japonais Jun'ichirō Tanizaki. “Jun'ichirō Tanizaki, l'emprise des sens”. Par Michel Pomarède. Réalisation : Jean-Claude Loiseau. Jun'ichirō Tanizaki est le seul écrivain japonais publié en Pléiade, seul à faire l'unanimité parmi les spécialistes de littérature japonaise, dont il est l'enfant terrible. Alors que Mishima se mêle de l’histoire de son pays en fondant une milice paramilitaire, que Kawabata signe un appel en 1967, un an avant de recevoir le Nobel de littérature, contre la révolution culturelle en Chine, Tanizaki se tient en retrait de la vie publique. S’il est engagé, c’est dans son œuvre. Son obsession : donner libre cours à ses intrigues, ses narrations et ses fantasmes. Ceux-ci apparaissent sont révélés dès sa première nouvelle, publiée en 1910, à l’âge de 24 ans, et intitulée « Le Tatouage ». Il y met en scène des rapports sadomasochistes et fétichistes du pied. Adepte dans sa vie de relations triangulaires, il cède sa femme à un ami et l’annonce dans les journaux ! Il fait scandale en incarnant lui même son œuvre. À sa mort en 1965, il est au panthéon des lettres japonaises. En France, c'est surtout pour son court essai intitulé « Éloge de l’ombre », qu'il est connu. Une vie, une œuvre pénètre au cœur des fantasmes de cet ogre littéraire et met en lumière cet obsédé textuel.
Avec les traductrices et professeurs de japonais, Anne Bayard Sakai, Cécile Sakai, Jacqueline Pigeot, les romanciers René de Ceccaty et Michael Ferrier, le spécialiste du cinéma japonais underground Julien Sévéon et Agnès Giard, auteur des “Histoires d’amour au japon (des mythes fondateurs aux fables contemporaines)” et aussi du dictionnaire érotique au Japon, publiés chez Glenat.
Bibliographie : Les 2 volumes de Tanizaki dans la Pléiade Le volume In-quarto Tanizaki , publié chez Gallimard Les livres d’Agnès Giard chez Glénat Le cinéma enragé au Japon, publié par Rouge Profond, par Julien Sévéon
Sites internet : www.shunkin.net/tanizaki/accueil/accueil.html (bio et biblio complète) www.plathey.net/livres/japon/tanizaki.html (bio et adaptations cinématographiques)
Thèmes : Arts & Spectacles| Asie| Littérature Etrangère| Jun'ichirō Tanizaki
Source : France Culture
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