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J`ai Lu

A la demande d`Henri Flammarion en 1958, Frédéric Ditis créé la maison d`édition française J`ai lu, qui publie principalement en format poche. Sa ligne éditoriale est variée, allant de la littérature générale à la science-fiction, en passant par le roman policier et le roman d`amour. Les éditions J`ai lu publient chaque année plus de 400 nouveautés au format poche.

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Dernières critiques
Elthar
  26 mai 2022
Bérénice de Jean Racine
La Préface de 1671 énonce sans aucun doute à la fois les clés de la pièce et les grandes idées qui dominent le théâtre racinien. Si la célèbre formule «ce n’est point une nécessité qu’il y ait du sang et des morts dans une tragédie» (Préface) s’applique à la lettre à Bérénice, elle indique surtout un déplacement dans l’expression du tragique, qui s’incarne ici en une cérémonie dont la dignité narrative, quelle que soit la violence des passions engagées, répond à la dignité intérieure des personnages, celle-ci devant les pousser à un dépassement d’eux-mêmes — parfois dans l’horreur — qui les rendra héroïques. Certes, la Préface laisse aussi filtrer des intentions polémiques. L’apologie du vraisemblable, qui trouve son fondement dans la simplicité, l’idée que «toute l’invention consiste à faire quelque chose de rien», sont autant de flèches lancées contre Corneille : son Tite et Bérénice offrait une intrigue beaucoup plus compliquée et le schéma en quadrille empêchait par les nombreux rebondissements le développement de cette «tristesse majestueuse» montrée par Racine. La pièce de Corneille fut pourtant un demi-succès et montra que le goût du public allait encore vers les tragédies implexes. Mais ce fut Bérénice qui remporta la victoire sans que les «doctes» pussent entamer la faveur du public. Cependant, ce qui fit son succès au XVIIe siècle provoqua sa chute jusqu’au XIXe : si peu de personnages pour une action si simple qu’elle est parfois jugée inexistante ne pouvait séduire les partisans du drame.

Cette pièce, qui respecte la règle des vingt-quatre heures, rappelle à tout moment les cinq ans qui ont précédé ce jour fatal en contrepoint des «pour jamais» inlassablement répétés. Et dans ce déchirement, humains et vraisemblables, les pleurs des héros. Pleurs coulant pathétiquement sur le visage de Titus; souvenir de pleurs dont se berce Antiochus (I, 4 et IV, 5). La dilatation du temps se superpose à celle de l’espace: tous voudraient fuir «au bout de l’univers», tous ont en tête un Orient devenu mythique par le souvenir et dont l’évocation est propre à nourrir l’élégie en l’auréolant de tous les prestiges; lieu du bonheur pour Titus et Bérénice, de la gloire militaire pour Titus et Antiochus, de l’espoir — illusoire — pour Antiochus qui doit y ramener Bérénice.



Bérénice est un magnifique morceau de poésie élégiaque et de poésie tout court. Elle cristallise l’exigence fondamentale des classiques, «plaire et toucher», au mépris des doctes mais sans pourtant négliger les vertus édifiantes d’une grande action digne «de laisser un exemple à la postérité / Qui sans de grands efforts ne puisse être imité» (V, 7).
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MELANYA
  26 mai 2022
L'Odyssée de Homère
« Heureux qui comme Ulysse

A fait un beau voyage

Heureux qui comme Ulysse

A vu cent paysages… «



Un classique : « L’Odyssée » de Homère (« Ὅμηρος ou Hómêros »), un aède (poète) grec.



Je possède de lui, d’ailleurs, « L’Illiade » et « L’Odyssée » (en versions anciennes). Aujourd’hui, c’est « L’Odyssée » que je vais rapidement évoquer.



On pourrait dire : « La ruse au lieu de la guerre ».



La guerre de Troie est finie et Ulysse embarque pour regagner son royaume, Ithaque, où l’attendent sa femme Pénélope et son fils Télémaque.

Un voyage qui va durer dix longues années car semé de grand nombre d’embûches.



Le livre débute par une visite d'Athéna au palais d’Ulysse envahi par les prétendants qui le pillent. Télémaque se ronge le frein et Pénélope continue d'attendre son mari en repoussant les prétendants.



Ici aussi les dieux seront omniprésents, mais il est important de noter que dans « L’ Odyssée » les femmes jouent un beaucoup plus grand rôle que les hommes. Ce sont elles qui bien souvent ralentiront Ulysse ou lui tendront des pièges. Il devra se libérer de Circé - de Calypso (qui lui proposera de lui donner l'immortalité, mais il refusera) - de Nausicaa, fille d’un roi cannibale - de Charybde et de Scylla. Ah ces femmes ! Mais il y aura aussi le Cyclope cannibale Polyphème…



Ulysse fera deux passages au royaume des morts où il rencontrera Agamemnon qui lui racontera son assassinat par Clytemnestre à son retour chez lui, et aussi Achille qui lui dira tellement regretter la vie. A Sparte, il reverra Hélène.



S'il est peu probable qu’un seul homme ait pu écrire « L’Iliade », il est tout à fait certain que le même n’aurait jamais pu écrire les deux livres. Dans « L’Odyssée » on nous décrit une tout autre civilisation que dans « L'Iliade ». Alors que dans le premier les rançons se paient en fer, dans le second elles se paient encore en bronze. Dans « L’Iliade » la richesse se calcule en bœufs et en chevaux, alors que dans « L’Odyssée » on voit aussi apparaître l’importance des terres et des cultures. De plus, quelques siècles se sont écoulés entre la création de ces deux ouvrages.



Pour la petite histoire, « L’Iliade » se compose de quinze mille vers environs et « L’Odyssée » en a plus ou moins douze mille !

Homère aurait été un « aède », c'est à dire un chanteur. En effet, ces poèmes se récitaient en chantant accompagné d'un petit instrument à cordes.



« L’Illiade » racontait la guerre - « L’Odyssée » raconte plutôt la paix, même si l’on s'y bat parfois.



Un très grand récit dans lequel nous retrouvons les origines du roman.



« L’Odyssée » a inspiré un grand nombre d'œuvres littéraires et artistiques au cours des siècles, et le terme « odyssée » est devenu un nom commun désignant un « récit de voyage plus ou moins mouvementé et rempli d'aventures singulières ».

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PtiteMandarine
  26 mai 2022
La fourmi rouge de Emilie Chazerand
La fourmi rouge ou l'histoire de l'adolescence de Vania. Cette jeune fille plongée dans les tourments de l'adolescence, mais pas que.

Et oui, son oeil qui part en vrille lui fait occulter la découverte d'elle-même. Sa vie avec son père en situation mono-parentale, le mystère sur sa mère et les interactions avec ton ennemie jugée sont autant de fardots qui contribuent aux tourments de son âge.

Mais, c'est au fil du livre que nous découvrirons la richesse de l'amitié, de la fraternité qui transformeront peut-être Vania en fourmi rouge accomplie.

Un bon moment de lecture à s'accorder.
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