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Seuil

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Pantasiya
  27 juin 2019
Terminus Radieux de Volodine Antoine
Si vous avez envie d’une interminable lecture lourde, psychologique, avec des descriptions qui n’en finissent plus de noms d’herbes sauvages poussant dans une steppe dominée par les effets de radiations laissant les humains mourir de corps, mais emprisonnant leur esprit dans un univers étrange et désagréable où ceux-ci n’ont pas tout à fait conscience d’être mort, s’interrogeant pendant des siècles sur leur agonie, ce livre est tout désigné pour vous. Vous y comprendrez peut-être pourquoi ce roman est couronné par un prix littéraire (le prix Médicis)!





Pour ma part, je trouve que ce qui a de bien avec ce livre de Volodine, c’est que l’auteur y nomme très bien, à travers les innombrables palabres de son roman, des passages qui décrivent l’effet de son œuvre chez le lecteur. Voici un extrait court et très direct qui résume mon impression générale de l’œuvre : « Des flatulences mentales, rien d’autre ».



Quant à l’histoire, il s’agit d’une « scène de théâtre montrant ce qui arrivait après la fin», où chacun des personnages « continuait à brasser des images d’éternité ténébreuse et de mondes aux règles d’existence indécryptables ». L’auteur y met en effet en vedette « des dépouilles habitées, un théâtre hermétique intime. Quelqu’un qui s’amuserait avec des morts, qui manipulerait des morts pour voir ce qui se passe avec eux. »



Suite à la lecture laborieuse des quelques 600 pages, on ne peut qu’être entièrement en accord avec la citation : « L’avenir. Où quoi qu’il arrive, il n’y aura rien. » Il est très tentant de retourner à l’auteur les propos d’un de ses personnages : « Arrête de causer comme ça, disait Solovieï. Tu craches de l’incompréhensible. On dirait une chouette morte qui jacasse dans du goudron » , car effectivement, il n’y a rien à attendre de la lecture de ce roman car je recite : « L’avenir. Où quoi qu’il arrive, il n’y aura rien. »

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ATOS
  26 juin 2019
Zomia ou l'art de ne pas être gouverné de James C. Scott
Ils sont des millions. Cent millions d'être humains. On les appelle le peuple des montagnes. Ils ont fui, fui le diktat des états-nations, fui des guerres, des famines, des discriminations, des exterminations, fui des lois, fui l'esclavage, l'impôt, le travail forcé. Ils sont des millions. Ils vivent en Asie du Sud Est. Birmanie, Bhoutan,Thaïlande, Laos, Vietnam, Cambodge, Chine...leur zone d'habitat traverse plusieurs états,. elle s'étend sur 2,5 millions de kilomètres carrés . Ils sont résistants par raison, par obligation, libres par nature , par culture.

La Zomia, voilà leur territoire. La canopée humaine. Ils représentent le plus incroyable échantillonnage de langues, de culture, de croyances, d'ethnies jamais réunis. Invisibles pour nous, inconnus de nous.

Notre civilisation nous apprend l'horizontalité du monde. Nous apprenons les cartes, les distances. le temps, l'altitude, la topographie des territoires peu à peu ont disparu de notre esprit, et cela forge l'âme de nombre de nos raisonnements et donc de nos comportements. Le temps s'efface. Nos comptons nos voyages au prix auquel nous les payons. Mais il fut un temps où le voyage se comptait en jours, en lunes, en saisons, en vallées. L'histoire des peuples se comprend également verticalement.

Ethnographie, géographie, politique, économie. Tout est lié.

C'est l'apprentissage d'une autre vision de notre monde que je retiendrai du livre de l'anthropologue James C. Scott, .

Cet apprentissage nous pousse à remettre en question notre vision, et toutes nos perceptives et projections qui en découlent. Pour peu qu'on se mette à réfléchir dans le sens inverse de qu'on nous montre et l'univers prend une autre dimension. Penser la verticalité du monde. Penser aux strates. Se questionner quant à l'intelligence des organisations humaines, et de la pertinence de nos organisations économiques.

Penser autrement l'idée d'état, de nation, de peuple, de culture, de développement, penser autrement « frontières », penser autrement « modernité ».

Apprendre que les états-nations se sont établis sur l'économie céréalière.

Mais il a existé et existe d'autres civilisations, celles qui ont précédé les civilisations céréalières . Comprendre que ce que l'on nomme état a toujours voulu lier la sédentarisation de l'humanité et la modernité, en omettant de préciser le plan économico-politique qui justifiait cette alliance.

Réaliser que cette sédentarisation ne s'est pas faite sans douleur. Mais à marche forcée. Il fallait des bras, ils fallait du riz, ailleurs du blé, il fallait compter les récoltes, compter les pairs de bras, compter… et soustraire. Et puis lever des armes, prendre des terres, remplir des greniers, prendre des rizières ou des champs. Faire état de chaque village.

La Zomia ne fut pas une zone temporaire. Deux mille ans d'histoire portent le destin de ces peuples. « Barbares », «  crus », « sauvages », …Le peuple des plaines n'est jamais avare de surnoms, ni de frontières. le peuple des plaines sait parfois reconnaître l'utilité de la Zomia, question de commerce, question de stratégie, ...et d'autres fois il n'a de cesse de vouloir l'intégrer, et si il ne le peut pas...il essaiera de le faire disparaître.

La civilisation se drape toujours dans sa blouse de grande éducatrice, d'émancipatrice….

L'état colonise le village des hommes. La Zomia tend à disparaître peu à peu ...les états progressent vers le sommet des montagnes. La progression ne cesse de s'accélérer.

Un auteur, l'histoire et des peuples. Un livre étonnant, qui chamboule et bouscule l'évidence de notre « modernité ».

Astrid Shriqui Garain









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laehb80
  26 juin 2019
Mythes nordiques de R. I. (Raymond Ian) Page
Je ne vous cache pas que j'ai été déçue. Je pensais qu'il s'agissait d'un recueil de mythes, mais c'est en fait une étude de mythes. Ce sont des extraits disséqués, remis dans le contexte, cette civilisation et ses coutumes expliquées à travers les légendes contées par les poètes, garants de la passation orale.

Ce petit livre m'a fait pensé aux «que sais-je» que j'utilisais pendant mes études (oui, Internet n'était pas démocratisé!), précis et concis.
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