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Zulma

Zulma est une maison d'édition française fondée en 1991 par Laure Leroy et Serge Safran. Son nom est tiré d'un poème de Tristan Corbière, A la mémoire de Zulma. Les éditions Zulma publient des ouvrages de littérature française contemporaine, et ont choisi dès le départ de publier des ouvrages érotiques de qualité afin de repenser l'érotisme contemporain dans le monde de l'édition.

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Dernières critiques
Under_The_Moon
  21 octobre 2017
Le Chant du peuple juif assassiné de Yitskhok Katzenelson
Ce petit recueil était dans ma PAL depuis quelques années , et c'est suite à la lecture du roman d'Erri de Luca, le tort du soldat, que j'ai décidé d'hâter cette lecture.



Drôle d'histoire que celle de ce recueil, retrouvé "par hasard" dans le camp de Vittel, il consigne les dernières images et ressentis d'Yitskhok Katzenelson quelques mois avant sa déportation -et mort- à Auschwitz.

Alors qu'il a perdu sa femme et deux de ses enfants (sur trois..), il témoigne. Sans doute pour ne pas sombrer, dans le désespoir, la dépression ou l'oubli.



On retrouve dans ces poèmes en prose l'oralité et les rythmes du klezmer et le sens de la formule du théâtre yiddish.

Comme dans tout témoignage, nous assistons à la chute du poète. De l'exil du quartier de Lodz au ghetto de Varsovie, de l'anéantissement à la colère, de la torpeur au désespoir, et de la résistance à la mort : il témoigne.

Même si dans ce chaos, il tente de se remémorer ce qui était bon dans cette vie qui n'en est plus une... Même s'il tente par tous les moyens de ne pas se résigner (l'écriture, le souvenir, la résistance), la mort reste omniprésente.

Comme dans le Journal d'Anne Frank, nous lecteur, savons que la fin du livre signifie la fin de la vie.

Contrairement au journal de l'adolescente, il y a bien plus de fusion ici, c'est le chaos qui est décrit. Des scènes de terreur où la Terre perd son humanité et le Ciel contemple, aveugle et sourd.



Ce qu'il ressort malgré tout, c'est que ce qu'il reste d'humanité dans l'horreur : c'est la compassion pour ses semblables, le combat pour la dignité quand tout est perdu et surtout, l'amour pour les siens.. même s'ils ne sont plus.

C'est là sans doute la motivation profonde de ces poèmes : l'amour pour la femmes et les enfants disparus. Ceux pour qui ont veut laisser une trace, même si eux n'ont pu le faire...
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RITAB
  20 octobre 2017
Le garçon de Malte Marcus


J’ai une certaine fascination pour la première page. C’est un peu comme quand on est invité chez quelqu’un et que l’on évalue en arrivant dans le salon si l’accueil sera chaleureux, sincère, froid, apprêté ou singulier ; si l’on sera embarqué dans une aventure intime ou étrange, fantastique, dans des contrées lointaines, si l’on sera guidé dans l’aventure ou lâché au milieu d’une jungle, si la musique sera claire, douce, entraînante ou dissonante…



Avec « Le Garçon » de Marcus Malte, j'ai été comblée. Il y a là dès les premiers mots une aventure que l’on a envie de découvrir ; aucune direction n’est claire ; seuls les cinq sens sont en éveil et pour cause : Le Garçon est l’histoire d’un enfant sauvage muet. Il a vécu jusqu’à la mort de sa mère au milieu des arbres dans le sud de la France. Alors qu'elle rend son dernier souffle, il emporte son corps au bord de ce qu’il croit, ce qu’elle croyait être la mer, mais qui n’est qu’un étang. 



« Mais ce n’était pas la mer. Juste un échantillon, un ersatz, juste une reproduction miniature. On a les rêves qu’on peut. Quel que fût celui de la femme il n’avait pas l’envergure qu’elle imaginait. Elle est partie en emportant avec elle cette illusion. Mystifiée de bout en bout. Qu’importe, souvent compte davantage l’idée qu’on se fait des choses que les choses elles-mêmes. » (p26)



Elle reste là au seuil de ce qu'elle croyait être la mer et lui s'embarque pour la vie. On est ensuite entraîné dans un récit initiatique époustouflant d’un garçon innocent qui doit apprendre à vivre dans un monde dont il ne connaît rien à part le goût instinctif de la vie. Il trouvera un père spirituel en Brabek, un lutteur de foire. Il découvrira l’amour aux côtés d’une pianiste Emma. Il sera jeté dans l’horreur de la grande guerre.  



Ce livre est à la fois un récit initiatique et une grande fresque très ambitieuse du début du vingtième siècle. Ce récit nous fait voir à travers le regard vierge du Garçon toutes les absurdités et toutes les horreurs du monde civilisé. Dans ce livre, il y a absolument tous les ingrédients pour faire un bon livre. On y trouve une belle écriture, très poétique tout en étant sobre. L’écriture évolue au cours du livre. On est entraîné par un rythme soutenu ; on y ressent des émotions fortes qui fluctuent entre ravissement et horreur ; on y rencontre des personnages attachants ; on y apprend des choses dans beaucoup de domaines. Il y a  aussi un ton dans la narration qui n'est pas le même tout le long du livre et qui nous surprend. Il y a également des pages érotiques d'une grande beauté.



J’ai découvert un très grand écrivain que je ne connaissais pas.



Je me trompe peut-être, mais il est possible que Marcus Malte parle page 26 de ce que l’écriture représente pour lui : une mère adoptive, la mer, la vraie.

« La femme ignorait ce détail. Lorsqu’elle venait s’asseoir ici sur la grève elle croyait faire face à l’infini. Mer : c’est ainsi qu’elle l’a toujours nommée de son vivant. Et dans sa tête sans doute embarquait-elle sur la grande, la vraie. Celle qu’on prend sans esprit de retour. Celle qui ouvre sur le champ des possibles, qui nous transporte en des contrées vierges où l’on peut commencer, recommencer, effacer tout ce qui a été si mal écrit et se mettre enfin à écrire ce qui aurait dû l’être. Et alors à chaque fois se reproduisait le miracle de la petite lueur embrasant ses yeux et son âme. »



C'est un livre à lire, à garder et à relire.



Il est amusant de voir que ce livre n’a même pas figuré dans la liste Galligrasseuil du Goncourt 2016 …



J'ai inséré quelques extraits que j'ai aimés même s'il est difficile d'être exhaustif pour ce livre foisonnant :


Lien : https://lapagederita.blogspo..
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Orha08
  20 octobre 2017
Le rouge vif de la rhubarbe de Audur Ava Olafsdotti
Une très jolie histoire remplie de poesie et d'amour! J'apprécie beaucoup le courage de Agustina qui malgrè le fait qu'elle soit une sans jambes est très forte et courageuse. Salomon est un personnage mystérieux et très adorable a mon sens. La seule petite deception vient du fait que la fin je la trouve un peu baclée.
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