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Zulma

Zulma est une maison d'édition française fondée en 1991 par Laure Leroy et Serge Safran. Son nom est tiré d'un poème de Tristan Corbière, A la mémoire de Zulma. Les éditions Zulma publient des ouvrages de littérature française contemporaine, et ont choisi dès le départ de publier des ouvrages érotiques de qualité afin de repenser l'érotisme contemporain dans le monde de l'édition.

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Collections de Zulma



Dernières parutions chez Zulma


Dernières critiques
SpenserDuval
  20 juillet 2018
Bunker parano de Georges-Jean Arnaud
G-J Arnaud, peut être l'auteur français le plus prolixe, est l'un de mes nombreux péchés mignon de littérature. Oui, j'avoue...j'adore.

"Bunker Parano" est l'exemple type de ces nombreux romans des années 80 estampillé "de gare" qu'il fait bon encore lire. Car, au delà de ce petit coté Fast-food littéraire, G-J Arnaud apporte dans une histoire plutôt convenue (il faut l'avouer), un apport entomologiste des névroses de communauté sur l'horreur du reste du monde. G-J Arnaud fonctionne plus dans le non-dit et privilégiant une narration d'interaction entre personnages parfois un tantinet caricatural tout de même.

Là ou l'auteur tape fort et juste, c'est dans la construction de son personnage principal alcoolique. Chaque mot et phrase résonnent d'alcoolisme névrotique. C'est parfois même immersif dans le ressenti de ce fléau.

Une très bonne série noire...
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diablotin0
  19 juillet 2018
Monsieur Han de Sok-Yong Hwang
C’est avec un poids sur le cœur que je quitte Monsieur Han, médecin pendant la guerre de Corée, Monsieur Han qui a été trahi, torturé et mal aimé.

Monsieur Han n’a pas trouvé sa place dans cette Corée divisée en deux où la suspicion est à chaque coin de rue et la corruption bien assise.

On fait connaissance avec Monsieur Han, ce vieux monsieur pauvre, solitaire et taiseux. Puis l’auteur, Hwang Sok Yong, revient vingt ans en arrière et nous relate l’histoire de ce médecin. Comme il est indiqué dans la préface, ce livre est plus un récit qu’un roman puisqu’il s’agit d’une histoire vraie ce qui renforce la noirceur de cette vie.

Ce climat de corruption et de torture fait froid dans le dos, je ne le découvre pas ici, mais à chaque fois que je suis amenée à lire des situations telles, je suis saisie et bouleversée.



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bina
  18 juillet 2018
L'amour dans une ville déchue de Eileen Chang
Une jolie découverte pour ce livre prêté par une amie. Cet ouvrage est constitué d’un court roman de 108 pages, Love in a fallen City, et d’une nouvelle de 50 pages, Ah Hsio est triste en automne, l’étude aux fleurs d’amarante.

Love in a fallen City :

Shanghai, 1941. Une famille traditionnelle (plusieurs générations, frères, sœurs, belles-sœurs, beaux-frères, neveux, nièces) sous le même toit. Une seule idée occupe l’esprit de la douairière, marier les deux plus jeunes sœurs encore célibataires. Cela devient urgent. La marieuse recherche le candidat idéal. Alors, remarier Pai Lio-Su, jeune divorcée de 28 ans revenu au bercail est bien le cadet de ses soucis. Le divorce ? Une modernité qui ne devrait pas être et qui apporte bien des ennuis aux familles de ces femmes, poisse et déshonneur.

Alors, quand le prétendant choisi pour la fille n°7 est attirée par la divorcée, rien ne va plus et celle-ci doit fuir Shanghai pour Hong Kong.

Dans la Chine des années 40, chacun, et surtout chacune doit rester à sa place selon son rang et sa condition. Ces personnages sont cloisonnés dans leur rôle social et ne doivent pas en déroger. Ces portraits de personnages sont aussi des tableaux de la société.

Ah Siao est triste en automne :

Tinh Ah Siao est la domestique d’un étranger célibataire, avare et séducteur. C’est à travers son regard qu’on vivre cet homme et les femmes qui gravitent autour. C’est aussi une analyse de la vie des amah chinoises. Ah Siao a un fils et un concubin. Il y a peu d’argent, la vie est rude et on décrit la vie de ces femmes venue de la campagne pour travailler à la ville, campagne ou elles doivent retourner une fois que leur famille leur aura trouver un mari…Cette nouvelle dresse un tableau des conditions sociales de ces femmes, la richesse des employeurs étrangers, la pauvreté, le mariage, le regard de l’autre…



J’ai apprécié la découverte de cette auteure née en Chine ( 1920), puis exilée aux Etats-Unis ( 1955) où elle meure en 1995. Elle est l’observatrice des traditions chinoises, baignée par le vent de la modernité dans laquelle elle vit.

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