AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizForum
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Le Livre de Poche

Les premiers "Livre de Poche" apparaissent en 1953, sous l'impulsion d' Henri Filipacchi, alors secrétaire général de la Librairie Hachette. Il associe à son projet ses amis éditeurs les plus influents, afin de proposer les plus grands classiques en version "Livre de Poche", un format tenant dans une poche et bon marché. Le succès est tel que le "Livre de Poche" demeure à ce jour la première collection de poche française de grande diffusion, diffuse près de 360 nouveautés par an et compte 1 000 titres réimprimés chaque année.

Livres les plus populaires voir plus


Collections de Le Livre de Poche



Dernières parutions chez Le Livre de Poche


Dernières critiques
Hardiviller
26 mai 2017
La mémoire des vaincus de Michel Ragon
Avec Michel Ragon , les " vaincus " de l'histoire ont trouvé leur mémoire ( la formule n'est pas de moi ) . Le terme de vaincu me défrise ( " les trahis " est certes moins accrocheur mais " les perdants magnifiques " me conviendrait ) , il n'en reste pas moins que le texte nous met devant l'évidence qu'un parcours libertaire ne se résume pas comme le dit Crazinath à " poseur de bombe ou assassin de personnalités " .

La devise républicaine " liberté , égalité , fraternité " ainsi que le souligne paulotlet contient des idées qui ne sont pas contradictoires : peut-il y avoir liberté sans égalité , et sans fraternité , l'égalité et la liberté n'ont-elles pas de limites ?

Bien sur le personnage de Fred Barthélemy est une fiction mais non sans chair réelle ..... il se dit sur la toile en cherchant bien qu'il serait une sorte de mélange entre Henry Poulaille et surtout Marcel Body ( avec le B et le Y de Barthélemy ) .

Pas forcément objectif , le rédacteur de ces quelques lignes vu les opinions

affichées sur son profil , j'en conviens , mais ni Ragon , ni les libertaires en général ne font de prosélytisme , ne cherchent à convertir à une doxa , ne se réclament de la perfection . Ragon le dit ainsi ( dans La voie libertaire ) : la voie libertaire n'est pas confortable . Elle est , puisque minoritaire , la voie de la solitude et du doute ...... dés lors pourquoi aiguiller les autres sur ce chemin inconfortable ? Il est mieux de suivre sa voie et si d'autres ont de l'empathie avec votre démarche , accompagnons-les fraternellement en les laissant libres de se tromper en prenant les raccourcis ou les chemins buissonniers de leur choix . C'est un peu dans cette optique que Ragon nous relate la vision des " vaincus " ( décidément , j'ai du mal avec ce terme ) .

En début de livre Fred par sa faim de lecture copine avec un vieux bouquiniste , ce n'est pas à vous , babéliotes , qu'il faut expliquer ce que cela représente de chance et de bonheur ! ..... sur ses vieux jours Fred devient libraire , il transmet à ceux qui le fréquente ce que les livres lui ont donné .... un bon parcours d'autodidacte convaincu de l’acquisition des connaissances par ce biais .

Ayant moyennement apprécié " Un si bel espoir " de Ragon , c'est babélio qui m'a mis sur la piste de " La mémoire ... " , comme un juste retour des choses , je me sens doucement contraint de vous inciter à lire ce livre et s'il vous convient , d'en faire autant . La lecture des 12 pages du prologue vous diront à peu de peine si le livre , entre vos mains , vaudra la peine que vous en poursuiviez la lecture . La première de couverture ( illustrée avec le tableau " il quarto stato " de Guiseppe Pelizza da Volpedo , s'il vous attire l’œil attisera votre appétence . Enfin , si le goût de l'histoire , la véritable , pas celle des " vainqueurs " vous tente , l'affaire est dite .

La citation de Péguy : " L'idéal c'est quand on peut mourir pour ses idées , la politique , c'est quand on peut en vivre " , illustre clairement l'engagement libertaire et donne raison à la critique de Crazynath . Il est tout de même , convenons-en , préférable de survivre à ses idées ..... ne serait-ce parce que se réalisera sans doute , l'utopie ou une de ses heureuses variantes , rêvons-en pour nous ou souhaitons-le pour les prochaines générations ..... " Nous aurons tout dans dix mille ans " disait dans un excès de pessimisme Ferré la mauvaise graine .

Les meilleurs livres ont quelques fois des imperfections et celles qui me viennent à l'esprit sont les peu de mots , voire les silences à propos de certains contemporains de l'histoire , tels qu'Emma Goldman , Louis Lecoin , et d'autres figures de l'anarchisme et de trop nombreuses lignes consacrées à des vauriens tels que Doriot et autres traîtres à la cause du comunisme-libertaire ; Traîtres est le juste mot car si se tromper est permis , tromper les autres est moins glorieux . Ragon , relativise cela , il montre mais sans condamner nous laissant juges de le faire ou pas et à l'instar d'Ivo Andric semble avoir semblable pitié envers ceux qui font le mal comme envers ceux qui le subissent .

Veuillez me pardonner d'une si longue critique ( dont je me suis pas coutumier ) et si vous n'aimiez pas ce livre , je reçois volontiers les griefs , donc ne vous en privez-pas .

+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
marionf
25 mai 2017
84, Charing Cross Road de Hanff Helene
J'ai souvent du mal à communiquer mon enthousiasme pour les livres que je pourrai lire et relire. Je ne relirai jamais 84, CHARING CROSS ROAD, j'en suis persuadée, et pourtant j'en ressort pleine d'émotions et c'est ce ressenti que je voudrai réussir à partager.



Je pense avoir acheté 84, CHARING CROSS ROAD en même temps que L'AMI RETROUVÉ de Fred Ulhman et AUTOMNE ALLEMAND de Stig Dagerman, il y a quelques années déjà. Je n'avais pas lu le résumé et m'étonne de l'avoir choisi seulement par la couverture.

Je m'attendais à une histoire de contrebande ou de cercle secret dans une Angleterre en pleine guerre contre le nazisme. Que nenni ! (J'utilise beaucoup trop que nenni sur le blog, pardon)



84, CHARING CROSS ROAD est la retranscription (oui, retranscription, nous y reviendrons) d'échanges épistolaires entre Helen Hanff et diverses autres personnes mais toujours en relation avec la littérature et la situation de la Grande-Bretagne au sortir de la Seconde Guerre mondiale. Helen Hanff, écrivain en quête de notoriété, est à la recherche d'ouvrages introuvables ou hors de prix dans le New-York où elle vit. Elle tente sa chance auprès d'une librairie britannique à laquelle elle adresse une première commande sans aucune garantie de satisfaction. C'est ainsi que prend naissance une correspondance qui perdurera de nombreuses années entre la lectrice, les libraires et leurs proches. Sans jamais se rencontrer, les différents protagonistes nouent de forts liens de confiance, d'amitié et de tendresse.



Je n'apprécie habituellement pas les récits épistolaires (tout comme les récits à deux voix) et n'ai absolument pas apprécié le caractère de Helen Hanff, bien trop brusque pour moi, tandis que Frank, son interlocuteur privilégié, est la parfaite image que je me fais du Britannique, instruit, réservé et pudique (clichés bonjour). Et pourtant ...



Je n'ai pas entièrement lu la postface de Thomas Simmonet tant j'ai été émue. C'est seulement à l'occasion de ses premières lignes que j'ai appris que l'échange était réel, qu'il ne s'agissait pas d'un roman. Étrangement, bien que chacun dévoile assez peu dans les lettres publiées sur sa vie, ses sentiments, ses ressenties, ses envies, je me suis attachées aux protagonistes britanniques au point d'en avoir les yeux mouillés à la lecture de l'avant dernier courrier. En seulement 152 pages composé exclusivement de courts et sobres échanges, j'ai réussi à m'attacher à Frank, à avoir envie de le rencontrer, et à m'émouvoir du drame qui touche sa famille. En 152 pages. Purée. Lisez 84, CHARING CROSS ROAD, ne serait-ce que pour Frank.


Lien : http://troisiemesansascenseu..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Solenelzn
25 mai 2017
No et moi de Delphine de Vigan
Un réel coup de ♥ pour ce livre !

C'est un roman assez court (250 pages), mais il s'agit d'un petit bijou de littérature.

La plume de Delphine de Vigan est légère mais elle nous transmet énormément d'émotions et d'humanité à travers l'histoire de Lou et No.

Le sujet des sans-abris est en général tabou, mais si bien traité par ce livre. On a envie de comprendre ce qu'il se passe dans leur vie, comment ils en sont arrivés là, comment ils vivent, ce qu'ils ressentent, etc. On voit leur vie de l'intérieur le temps d'un roman.

Ce livre amène à réfléchir sur notre vie, sur celle des autres, sur le monde qui nous entoure.

Ce livre n'est pas utopiste mais réaliste ce qui est d'autant plus intéressant.

En plus de cela, les personnages (Lou et No) sont très attachants, j'ai été réellement captivée par ma lecture.

Un livre humain, touchant et bouleversant, qui nous donne une petite claque au regard de notre vie bien confortable.

Un livre qui devrait être dans toutes les bibliothèques !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10