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EAN : 9782253049920
317 pages
Le Livre de Poche (01/06/1989)
3.84/5   80 notes
Résumé :

Olivier, le héros de la série des Allumettes suédoises a huit ans et demi. Il mène auprès de sa mère, Virginie, la belle mercière, une vie insouciante et joyeuse.

L'aventure commence pour lui avec la rencontre de David, le fils de M. Zober, le tailleur établi depuis peu rue Labat. Si différents, David et Olivier seront bientôt unis par des secrets, des jeux, des projets, mille riens qui les rendent inséparables. Chacun fait découvrir à l'a... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
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araucaria
  17 septembre 2015
Un livre d'une très grande sensibilité. J'aime généralement la plume de Robert Sabatier. C'est un roman qui est dans la lignée de la saga des Olivier, avec "Les allumettes suédoises", "Trois sucettes à la menthe" et "Les noisettes sauvages". Beaucoup d'émotion et une magnifique écriture. Un très bon écrivain.
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brigittelascombe
  19 août 2011
Oui j'ai aimé cette presque Guerre des boutons à la Louis Pergault qui vrille de ses cris stridents le quotidien de la rue Labat.
"Quelle raclée mes aïeux!" tempête Olivier le petit héros des Allumettes suédoises,de Trois sucettes à la menthe et des Noisettes sauvages dans ce retour en arrière que Robert Sabatier nous offre aux côtés de Virginie Chateauneuf, la belle mercière, qui laissera le garçonnet orphelin dans les autres tomes.
Oui j'ai aimé son coquard rouge et bleu qui souligne le vert d'algue de son oeil tuméfié lorsqu'il défend David Zolber, plus petit en taille, des "chnoques",des "gougnafiers",des "gougnagnas" de la rue Chatelet quitte à se prendre une dérouillée de tous les diables, quitte à se "faire bigorner".
"Oïlle! Oïlle! Oïlle!" compatissent les Zolber.
Oui j'ai aimé cette rencontre et l'amitié sans faille qui naitra entre le petit juif secouru et le petit goy qui apprécie les strudels de sa famille étrangère pétris avec les mains du coeur.
Oui j'ai aimé tout ce réseau amical tissé autour de ce gamin des rues sensible et inventif. "Mort aux pigeons!" Les sarbacanes de Loulou,Cap de verre, Tricot,Jack Schlack... et bien d'autres qui ratent souvent leur cible en se faisant traiter de brigands par la concierge Madame Haque.
Mais j'ai surtout aimé le goût de bonheur de ce roman qui transparait à travers les personnages car empreint de poésie, il a déjà le goût du bonheur perdu,celui d'un Grand Meaulnes, celui des contes de fées qu'il faut engranger avant qu'il ne soit trop tard.
Virginie chante "Parlez moi d'amour" et Monsieur Zolber,éperdu alors qu'elle le repousse sent son coeur battre plus que de raison.
C'est ce personnage là qui m'a émue et touchée,celui de l'amoureux transi, celui du juif errant qui se pose là et repart aussitôt,celui du père aimant qui pique une colère noire en surprenant sa Giselle au bras de Mac le sulfureux ou qui pleure sans retenue fier du prix d'excellence de son fils,celui du revanchard qui connait plusieurs langues qui ne lui servent à rien mais inculque le goût des études aux siens pour un jour peut être briller en Amérique, celui de l'homme criblé de dettes qui dépose son argenterie au Mont de piété. Un sacré bonhomme ce Monsieur Zolber!
Oui j'aime ce chandelier à sept branches qui éclaire la rue Labat, clin d'oeil sans doute aux années de résistance de Robert Sabatier et ses souvenirs piochés dans sa propre enfance puisqu'il a vécu lui aussi à Montmartre et a été orphelin très jeune.
Et bien sûr j'ai aimé la prose poétique aux si jolies images de Robert Sabatier, membre de l'Académie Goncourt, dont l'oeuvre foisonnante, traduite en plusieurs langues,portée parfois à l'écran, a été couronnée de plusieurs prix dont le grand prix de l'Académie française et le prix Guillaume Apollinaire pour Les fêtes solaires.
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andreepierrette
  31 décembre 2014
Paris, Montmartre, 1930. : Olivier, fils de la jolie mercière, veuve ,
David, fils du tailleur Isaac, venant d'Europe de l'Est, Habite depuis deux mois rue Labat, la maison voisine de celle d'Olivier.
Les deux gamins, âgés de huit ans et demi vont faire connaissance et se lier d'amitié.
Dans cette rue populaire, entourés d'une bande de copains se regroupant par "clans" on assistera à la conquêtes de territoires,,de bagarres, d'interdictions diverses, de revanches et d'exploits . Tous fils d'ouvrier, de petit commerçant,liés les uns aux autres par les mêmes conditions de vie, comparables à celles d'un village où tout le monde se connait.
La description qu'en fait R. Sabatier est parfaitement exacte. La façon de vivre, les relations de voisinage, l'argot du Titi parisien, la description des petits métiers disparus, les moyens modestes de distraction, l'ingéniosité des enfants à se fabriquer du rève avec des bouts de rien, raconte la vie modeste du petit peuple de Paris.
J'ai lu avec grand plaisir des petits bouts de vie des personnages attachants, la vie de ces bandes d'enfants dont la rue était tout leur univers.
J'avais lu les livres précédents de l'auteur : les allumettes suédoises, Trois sucettes à la menthe, les Noisettes sauvages. Ici, Olivier découvrira les habitudes de vie, les règles, les rites discrets évoqués avec timidité par David, de sa famille juive
On sent dans l'écriture une telle tendresse pour les enfants, pour un passé disparu, que je vais certainement relire ces trois livres. Je les conseille aux lecteurs amateurs de douceur, de tendresse, d'humour, de chaleur humaine, de simplicité et aussi de poésie.
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Morgane82
  13 mai 2017
Dans le tome précédent, nous quittions un Olivier de 17 ans aux portes de la seconde guerre mondiale. Dans ce tome, nous faisons un bon de près de 10 ans dans le passé. Olivier a 8 ans et demi. Virginie est toujours en vie. Rue Labat, il va rencontrer David, son meilleur ami.
Un bain d'insouciance, de fraicheur et toujours cet argot des années 30, ce Paris des années 30 qu'Olivier et David découvrent avec leurs yeux d'enfants.
La série des allumettes suédoises, c'est bon comme du bon pain. C'est le bon vieux temps.
Challenge vidage de PAL séries
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Melitaea
  24 décembre 2020
Il s'agit d'un livre écrit par Robert Sabatier publié pour la première fois en 1986.
Cet ouvrage est le cinquième opus de la célèbre série le Roman d'Olivier.
J'ai déjà lu les quatre précédents.
Cette nouvelle histoire est vue comme une rétrospective car dans ‘Les fillettes chantantes' nous avons laissé le héros de cette série au début de la seconde guerre mondiale alors qu'il était déjà adolescent. Dans David et Olivier, Olivier a 8 ans. Nous le retrouvons Rue Labat à Paris habitant encore avec sa mère, la mercière du quartier.
J'ai commencé ce livre avec de l'appréhension car je supposais une lecture plutôt répétitive par rapport aux ‘Allumettes Suédoises', roman qui couvrait déjà cette période. Cependant, j'ai été agréablement surprise.
Le fil rouge de cette histoire est l'amitié d'Olivier avec David, fils d'une famille juive immigrée de Pologne.
Une fois encore, j'ai retrouvé avec plaisirs tous les personnages de l'univers de Robert Sabatier. Ils sont attachants et tellement vrais. L'auteur met un point d'honneur à décrire avec exactitude les ambiances de l'époque.
En ce qui me concerne, je me suis laissée transporter. Je considère cette série comme un vrai témoignage de ce qu'était la vie à l'époque. Robert Sabatier à un style d'écriture qui me plait bien, tout est dans le détail et la sensibilité.
D'une façon générale, je trouve que les livres de cette série, bien que parfois au style désuet, restent très frais et très modernes pour l'époque (sortie dans les années 1980).
J'ai hâte de découvrir la suite des aventures du petit héros de Robert Sabatier dont il reste trois tomes.
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Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
CarosandCarosand   17 octobre 2012
Olivier lutta contre le sommeil qui le gagnait. Pris par le spectacle des flammes, il découvrait un bien-être nouveau, un mélange de calme, de joie, de douceur où sa mère, le foyer, lui-même semblaient se veiller, tissant ainsi des fils d'union, composant une sensation exquise dont Olivier recevait les bienfaits en ignorant que cette sensation, c'était celle du bonheur.
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sld09sld09   01 octobre 2017
Depuis le petit matin, il pleuvait, mais ce n'était pas une eau triste : elle préparait la voie du soleil. On percevait la complicité des éléments, les jeux subtils de la brume et de la clarté. Le dos bombé des pavés se réjouissait, et aussi les herbes, les mousses qui les cernaient. La pierre vivante souriait, le gris s'argentait, apprivoisait de nouvelles nuances, vert, bleu, or. L'eau dans les ruisseaux chantonnait doucement.

+ Lire la suite
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andreepierretteandreepierrette   31 décembre 2014
Ca change Montmartre, ils construisent des immeubles partout comme à Paris
- c'est la faute aux Américains,
- tu parles, Charles !
- avec leur cinéma sonore et parlant, on ne pourra même plus discuter dans les salles
- c'est le progrès
- des progrès comme ça !
.............................

Les fenêtres restées ouvertes, on entendait les gens chanter ou se chamailler. Olivier qui montait et descendait la rue ne cessait de dire bonjour.Dans le commerce, n'est-ce pas ? on connait tout le monde. Et puis dans la rue on ne se sentait pas vraiment dehors : cet espace appartenait à chacun, le prolongement du chez-soi comme un jardin. Il y avait du sourire dans l'air.
page 152)
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araucariaaraucaria   24 septembre 2016
Depuis le petit matin, il pleuvait, mais ce n'était pas une eau triste : elle préparait la voie du soleil. On percevait la complicité des éléments, les jeux subtils de la brume et de la clarté. Le dos bombé des pavés se réjouissait, et aussi les herbes, les mousses qui les cernaient. La pierre vivante souriait, le gris s'argentait, apprivoisait de nouvelles nuances, vert, bleu, or. L'eau dans les ruisseaux chantonnait doucement.
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Morgane82Morgane82   07 mai 2017
Il se demanda ce que cela signifiait. Les grandes personnes prononçaient parfois des phrases étranges et quand on leur en demandait l'explication, elles répondaient en faisant les mystérieuses. Aux questions, elles opposaient des "Parce que" ou des "Tu veux tout savoir et rien payer". Au regret d'Olivier, sa mère, si attentive pourtant, affirmait : "Ce n'est pas pour les enfants. Tu le sauras bien assez tôt ..." L'idée avait effleuré Olivier que les adultes ignoraient les réponses, mais cela lui paru impossible.
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Vidéo de Robert Sabatier
Yves Montand Bernard Pivot: la photo Séance photo lors de la fête de la dernière émission d'Apostrophes, le 19 juin 1990, à l'orangerie de Paribas, avec la participation de Jorge Semprun, et dans les cuisines Georges Blanc, Pierre Troisgros, Paul Bocuse, François Périer, Pierre Perret, Jean d'Ormesson, Robert Sabatier, Robert Badinter, Alain Peyrefitte, Jacques Chancel, Alphonse Boudard, Jean-Pierre Elkabach etc.
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