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Phébus

Les Éditions Phébus, créées en 1976 et spécialisées dans le roman, favorisent les récits de voyage et proposent également une collection de poche, Libretto.

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Dernières critiques
keria31
25 mai 2017
Martin Eden de Jack London
Un roman intéressant.



D'abord, je n'ai pu m'empêcher de noter les ressemblances entre le parcours de Martin Eden et de Jack London : tous deux sont issus d'un milieu modeste et ils doivent occuper plusieurs postes pour pouvoir s'en sortir, boucler les fins de mois. Martin a été matelot tout comme London qui a travaillé dans le secteur de la pêche industrielle avant de partir voguer pour la découverte en mer. Ils se passionnent tous deux pour la littérature, se sont formés par leur propre soin bien que London ait suivi des cours alors que Martin, non. Certainement aussi que l'auteur de ce roman tout comme son héros avait de l'ouverture d'esprit et un bon sens de l'adaptation sociale qui lui a permis d'avoir des relations avec des gens qui venaient soit d'un milieu populaire, soit d'une classe bourgeoise. London par ce livre me donne donc l'impression d'avoir composé une autobiographie déguisée, peut-être parce qu'il n'osait pas se mettre en scène lui-même directement, craignant que son attitude soit jugée indécente ou narcissique par l'opinion.



Autrement, on voyage pas mal dans ce roman en plongeant dans divers milieux : du salon cossu des Morses aux bagarres de rue, on passe assez facilement des conversations feutrées aux échanges musclés. On suit également Martin dans une blanchisserie où il travaille comme un forçat avant de le retrouver oisif et délirant dans la chambre d'un logement pauvre qu'il loue. Il oscille aussi entre l'hostilité moqueuse de son beau frère et la tendresse inquiète de sa soeur, entre l'écoute stimulante de Ruth et sa méfiance critique...bref, on navigue à l'instar des marins.



Mais le plus intéressant, est sans doute la peinture du cadre littéraire où l'on voit la dureté des conditions de vie d'un auteur. Martin Eden multiplie les envois à des journaux pour se faire publier longtemps sans retour et il lui faut monter jusqu'au bureau des rédacteurs en chef pour réclamer son dû, l'argent de ses publications. On le voit aussi lire beaucoup, accepter les étapes ingrates d'une formation personnelle en dépit du manque de soutien. Une ascension sociale qui est méritée le concernant.



Maintenant, malgré des points forts certains, je n'ai pas tant que ça été emballée par ce roman qui est avant tout centré sur le portrait d'un homme. C'est peut-être dû au manque de dimension éthique que je n'ai pas vraiment ressenti dans ce récit : ce n'est pas que Martin ne fasse pas de commentaires sur la société, mais je n'ai pas trouvé de message marqué. Tout comme le souffle lyrique du personnage : excepté la phase du délire qui est excellente, il manque des scènes avec une expression plus appuyée. En ce sens surtout, ses rapports avec Ruth m'ont paru trop fades pour une histoire d'amour qui pourtant sort des conventions (puisqu'il s'agit d'une rencontre entre personnes de milieux différent). Mais le parti pris de London étant davantage réaliste, l'auteur se devait je pense de rester fidèle à certaines limites propres à son expérience et aux règles en société. Reste que son personnage à mes yeux n'a pas l'étoffe d'un héros même s'il fait preuve d'une énergie et d'une volonté sans faille qui vont finir par être payantes, même si d'humble condition, il parvient à s'élever. Certainement parce qu'il ne parvient au fond à agir que pour lui-même en ne changeant que le cours de sa propre vie.

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Audrele
22 mai 2017
Hôtel Receptor de Raia Del Vecchio
Déception! La 4è de couv, et c'est leur principe, m'avait interpellée, l'idée m'avait séduite mais le roman de Raia del Vecchio ne tient pas ses promesses. Le style est assez plat, voire inexistant et la folie n'est pas si folle que prévu. Malgré tout on s'attache à Igor, c'est un gentil garçon, qui prend confiance en lui au fur et à mesure du roman, il devient de plus en plus adulte et commence à trouver un sens à sa vie. Et on est content pour lui.

Ceci dit, c'est un premier roman, soyons indulgent. Attendons le suivant, s'il y en a un, pour juger définitivement.
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Actualitte
22 mai 2017
La pomme rouge de Francis Garnung
Un texte audacieux et lyrique qui raconte la valse hésitation d'un satyre autour d'une enfant dont il cherche à provoquer le consentement tout en s'effrayant de ce qu'il est en train de faire.
Lien : https://www.actualitte.com/a..
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