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Phébus

Les Éditions Phébus, créées en 1976 et spécialisées dans le roman, favorisent les récits de voyage et proposent également une collection de poche, Libretto.

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Dernières critiques
chantalfichou
  23 mai 2019
Les aventuriers du Cilento de Michel Quint
Impossible d'y trouver un point d'accroche;c'est un livre mal construit,qui avance ou piétine à l'aveuglette;les personnages sont mal plantés et de crédibilité,je démi

ssionne à 100 pages
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luocine
  23 mai 2019
Un dieu dans la machine de Alexis Brocas
Quel roman ! Je suis peu sensible à la science fiction, je ne l’apprécie que, lorsque le côté futuriste n’est qu’une légère exagération de notre réalité. Et c’est le cas ici ! Aussi bien pour la société dans laquelle l’écrivain au chômage a retrouvé du travail que dans la vie de sa fille qui s’adonne à un jeu vidéo.



J’ai eu peur et je me suis sentie oppressée aussi bien par l’ambiance de l’entreprise « Larcher » que par le jeu « Yourland » interactif de sa fille. On sent très bien que les deux vont vers une chute angoissante, évidemment, je ne raconterai rien de ce suspens d’autant plus facilement que ce n’est pas ce qui m’a fait apprécier ce roman. Le narrateur est un écrivain en panne d’inspiration au bout de ses droits au chômage, sa femme l’a quitté et il ne voit plus beaucoup sa fille qu’il aime beaucoup. Il retrouve du travail – et donc l’espoir de sortir du marasme- dans une grande société : Larcher, qui l’emploie à rédiger des modes d’emploi. En apparence en tout cas, car cela semble la couverture pour des tâches qui pourraient êtres anodines si on n’exigeait pas de ses employés un secret absolu qui cachent des phénomènes étranges qui seront dévoilés peu à peu. Et le jeu vidéo de sa fille ? Et bien, il rejoint en partie les problèmes de son père. Bien sûr c’est une fiction, mais qui nous interroge de façon percutante sur tous les renseignements que nous laissons sur nos personnalités dans les différents réseaux connectés entre eux. Et s’il y avait derrière tout cela une intelligence capable de nous manipuler ? D’ailleurs, n’est-ce pas déjà le cas, nous entendons à longueur de temps que la richesse et la puissance de Google et autres GAFA proviennent des DATA, c’est à dire de toutes les données que nous laissons un peu partout en utilisant nos ordinateurs, téléphones, tablettes et autres appareils connectés. On retrouve la roman de Pierre Raufast, « Habemus Piratam », sans l’humour, ce que j’ai (un peu) regretté. La description des nouvelles techniques de managements des grandes entreprises sont très bien vues et on retrouve les comportements grégaires même de gens qui seraient censés réfléchir plus que d’autres, comme cet écrivain. Et Dieu dans tout ça ? Ce n’est pas pour moi la partie la plus intéressante du roman, le narrateur (l’auteur ?) semble avoir des comptes à régler avec une certaine forme de catholicisme représentée ici par le nouveau conjoint de son ex-femme. Ce petit bémol et une fin qui ne m’a pas totalement convaincue lui ont fait rater un cinquième coquillage, sur Luocine. Mais j’espère bien qu’il trouvera son public car ce roman a le mérite de nous captiver et de nous faire réfléchir.
Lien : http://luocine.fr/?p=10381
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carnetdelecture
  22 mai 2019
Martin Eden de Jack London
Ce roman met l'accent sur le personnage très intéressant de Martin Eden. Âgé de 20 ans, il travaille comme marin et n'a connu qu'une vie de labeur. Il est un peu rustre et direct, il parle le langage des bas-fonds mais est sensible au beau (la peinture, la poésie, la musique), ce qui le distingue de ces congénères marins.



Alors, lorsqu'il entre dans une famille bourgeoise, il mesure toute la différence de classes sociales entre lui et les Morse. Il tombe amoureux de Ruth et se met en tête d'atteindre son niveau. Il apprend à se comporter en gentleman, il améliore sa grammaire et étoffe son vocabulaire, il lit énormément. Tout l'intéresse et il dévore les ouvrages de littérature et de poésie. Son intérêt pour les sciences et les mathématiques est presque contagieux tant il prend conscience, tout à coup, que les phénomènes naturels qu'il a pu observer sont logiques et régis par des lois scientifiques universelles.



Il se découvre également une passion pour l'écriture mais Ruth, qui le guide dans ses apprentissages, n'y croit pas et le dissuade de persévérer. Et finalement, l'image que Martin avait de la bourgeoisie, libre et cultivée, s'écorche. Parce que Ruth n'a connu que les études et la richesse, elle a été protégée du monde extérieur et est incapable de se mettre à la place de Martin. Elle n'a pas conscience, par exemple, des moyens financiers limités du jeune homme mais le pousse à entamer des études à temps plein.



Le personnage de Martin Eden est particulièrement attachant. Peu scolarisé, il rêve d'ascension sociale et passe par l'étude et le développement de ses connaissances pour être à la hauteur de la femme qu'il aime. 



Denis Podalydès est un lecteur hors pair. Il arrive à nous placer dans la peau de Martin, on suit ses efforts pas à pas, avec ses petites victoires et son quotidien morose, comme si on y était.
Lien : https://carnetdelecture1.wor..
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