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Phébus

Les Éditions Phébus, créées en 1976 et spécialisées dans le roman, favorisent les récits de voyage et proposent également une collection de poche, Libretto.

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Collections de Phébus



Dernières critiques
Cricri08
  29 mai 2020
L'appel de la forêt de London Jack
Un roman très dur sur la vie des courriers et des chercheurs d'or dans le climat hostile de l'Alaska.

Le narrateur est un chien : Buck mais quel chien et quelle vie! De sa vie confortable à Santa Clara il se retrouve éduqué à coups de bâton, puis confronté au dur travail de chien de traineau. Il parcourt des milliers de kilomètres avec des maîtres plus ou sympathiques et expérimentés, avec des camarades chiens plus ou moins accueillants.

La fin justifie le titre, je n'en dirai donc rien ;)

Lecture commune avec ma fille de neuf ans, l'histoire lui a plu, le vocabulaire pourtant était un peu ardu.
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CVolland
  29 mai 2020
Le défaut du ciel de Philippe Renonçay
Un journaliste enquête sur la disparition d'un ami. Une disparition qui arrive alors qu'il enquêtait sur le décès de son voisin, un ancien d'Indochine.

 C'est un polar sur fond de guerre d'Indochine. Très court et donc dense, qui à les défauts de ses qualités. Les personnages aurait pu êtres mieux travaillé et en même temps certains personnages n'on pas une utilités évidente.  Tout cela étant à relativiser compte tenu du format.  

Les vrais amateurs de polar trouverons peut êtres l'ensemble pas assez étoffé, les autres apprécierons l'esprit de synthèse.
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LaBiblidOnee
  28 mai 2020
La recluse de Wildfell Hall de Ann Brontë
Je n'ai encore rien écrit sur ce roman ? Je répare ça : Au 19ème siècle, dans un petit village anglais, une mystérieuse dame vient de louer un manoir jusque-là abandonné. Contrariant les usages, elle se prête mal aux traditions des visites et invitations, refuse de se livrer sur elle-même ou sa venue ici et, plus intriguant encore, elle semble avoir un fils mais pas de mari… Il n'en faut pas plus pour intriguer les familles environnantes, nourrir les cancans aux soirées où elle brille par son absence, où bien à l'heure du thé ; et susciter quelques élans amoureux qu'elle s'empresse de rejeter apparemment sans raison. le narrateur, fermier de son état, sera-t-il assez sincèrement intéressé pour faire tomber les barrières qui emmurent la recluse, et enfin percer le secret qui l'entoure, pour le lecteur déjà happé par son aura…?





« S'il ne se montre jamais capable de prendre la vie au sérieux, que ferais-je de ce qu'il y a de grave en moi ? »





*****



C'est dans la langue immédiatement séduisante et confortable de son époque que cette histoire nous est contée, ce qui participe grandement au plaisir de lecture. le narrateur parvient assez bien à nous intéresser au récit à travers les lettres qu'il adresse à son ami pour lui raconter cette histoire. Puis, lorsqu'il gagne la confiance de la recluse, celle-ci lui confie la lecture de son journal intime pour qu'il comprenne l'enjeu de sa discrétion, son comportement ainsi que son inquiétude. le narrateur lui laisse alors la plume toute une partie du roman, avant de nous retrouver pour le fin mot de l'histoire. le procédé épistolaire répartit bien la part de mystère et de découvertes et nous tient plutôt bien en haleine ; la langue parfaitement maîtrisée et signée, ainsi que les messages sous-jacents de ce roman font le reste, et constituent un texte qui peut raisonner en nous encore aujourd'hui.





C'est en effet un roman étonnamment féministe pour l'époque me semble-t-il, avec des dialogues dans lesquels les femmes expriment leurs réflexions sur la perception masculine des femmes, mais aussi sur la condition féminine qu'elles perçoivent comme discriminatoire, idée que l'héroïne n'hésite pas à exprimer en public pour en débattre et faire changer d'avis les hommes : Pourquoi les femmes doivent-elles sacrifier leurs propres goûts devant ceux de leurs maris, leur propre bonheur pour s'occuper du leur, leurs idées pour se conformer à celle des hommes en société, etc…? Et pourtant, la soumission féminine est une vertu même si elle est moquée dans le même temps par ceux qui la réclament.





Alors, quel secret cache « la recluse de Wildfell Hall » (parfois intitulée aussi "La dame du manoir de Wildfell Hall" ) …? J'ai passé un bon moment de lecture à le découvrir, j'y ai particulièrement apprécié l'intelligence et la tournure des répliques ; mais, malgré le voile de mystère entourant l'héroïne, j'ai trouvé l'ambiance moins prenante et unique que dans les magnifiques « Hauts de Hurlevant », d'Emily, ou même que dans « Jane Eyre », de Charlotte. On a le côté cottage anglais mais moins le côté gothique.

J'ai souffert également d'un certain manque d'attachement aux personnages (dû notamment à la distance que la recluse met entre elle et le monde, qu'elle semble s'attacher à prendre de haut - même si l'explication vient en lisant) et d'un soupçon de lenteur dans l'évolution des relations entre les personnages (il faut le temps que la confiance s'installe avant de se livrer, surtout eut égard aux us de l'époque, certes), tandis qu'aucun réel événement ne vient opportunément nous en distraire. Cela dit, quelle plume ! Ca fait du bien !

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