AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
Citations sur À se tordre (18)

genou
genou   01 mars 2017
A se tordre - Un philosophe
Ce qui m’amusait beaucoup aussi, c’est la façon dont Pascal désignait chacun des gosses. Au lieu de leur donner leur nom de baptême, comme cela se pratique généralement, Eugène, Victor ou Émile, il leur attribuait une profession ou une nationalité.
Il y avait le Sous-inspecteur, la Norvégienne, le Courtier, l’Assureur, et Monsieur l’abbé.
[ ...]
– Quand j’ai épousé ma femme, elle était bonne chez le sous-inspecteur des douanes. C’est même lui qui m’a engagé à l’épouser. Il savait bien ce qu’il faisait, le bougre, car six mois après elle accouchait de notre aîné, celui que j’appelle le Sous-inspecteur, comme de juste. L’année suivante, ma femme avait une petite fille qui ressemblait tellement à un grand jeune homme norvégien dont elle faisait le ménage, que je n’eus pas une minute de doute. Celle-là, c’est la Norvégienne. Et puis, tous les ans, ça a continué. Non pas que ma femme soit plus dévergondée qu’une autre, mais elle a trop bon cœur. Des natures comme ça, ça ne sait pas refuser. Bref, j’ai sept enfants, et il n’y a que le dernier qui soit de moi.
– Et celui-là, vous l’appelez le Douanier, je suppose ?
– Non, je l’appelle le Cocu, c’est plus gentil.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          320
raynald66
raynald66   02 décembre 2013
Heureusement que Ferdinand n'était pas un canard à se laisser mettre à la broche comme un simple dindon : " Puisque je ne suis pas le plus fort, se disait-il, je serai le plus malin ", et il mit tout en oeuvre pour ne connaître jamais les hautes températures de la rôtissoire ou de la casserole.

Il avait remarqué le manège qu'exécutait la cuisinière, chaque fois qu'elle avait besoin d'un sujet de la basse-cour. La cruelle fille saisissait l'animal, le soupesait, le palpait soigneusement, pelotage suprême !

Ferdinand se jura de ne point engraisser et il se tint parole.
Il mangea fort peu, jamais de féculents, évita de boire pendant ses repas, ainsi que le recommandent les meilleurs médecins. Beaucoup d'exercice.

Ce traitement ne suffisant pas, Ferdinand, aidé par son instinct et de rares aptitudes aux sciences naturelles, pénétrait de nuit dans le jardin et absorbait les plantes les plus purgatives, les racines les plus drastiques.
Commenter  J’apprécie          200
aouatef79
aouatef79   01 avril 2017
Je n' ai pas toujours été le vieillard quinteux et cacochyme que vous connais-
-sez aujourd'hui, jeunes gens .
Commenter  J’apprécie          90
2605
2605   09 septembre 2012
- Il y avait une fois un oncle et un neveu.
- Lequel était l’oncle ?
- Comment, lequel ? Le plus gros, parbleu !
- C’est donc gros les oncles ?
- Souvent.
- Pourtant, mon oncle Henri n’est pas gros.
- Ton oncle Henri n’est pas gros parce qu’il est artiste.
- C’est donc pas gros, les artistes ?
- Tu m’embêtes…Si tu m’interromps tout le temps je ne pourrais pas continuer mon histoire.
- Je ne vais plus t’interrompre, va.
- Il y avait une fois un oncle et un neveu. L’oncle était très riche, très riche…
- Combien qu’il avait d’argent ?
- Dix-sept cent milliards de rente, et puis des maisons, des voitures, des campagnes…
- Et des chevaux ?
- Parbleu ! Puisqu’il avait des voitures.
- Des bateaux ? Est-ce qu’il avait des bateaux ?
- Oui, quatorze.
- A vapeur ?
- Il y en avait trois à vapeur, les autres à voiles.
- Et son neveu, est-ce qu’il allait sur les bateaux ?
- Fiche-moi la paix ! Tu m’empêches de raconter l’histoire.
- Raconte- la, va, je ne vais plus t’empêcher.
- Le neveu, lui, n’avait pas le sou, et ça l’embêtait énormément...
- Pourquoi que son oncle lui en donnait pas ?
- Parce que son oncle était un vieil avare qui aimait garder tout son argent pour lui. Seulement, comme le neveu était le seul héritier du bonhomme…
- Qu’est-ce que c’est héritier ?
- Ce sont les gens qui vous prennent votre argent, vos meubles, tout ce que vous avez, quand vous êtes mort…
- Alors, pourquoi il ne tuait pas son oncle, le neveu ?
- Eh bien ! Tu es joli, toi ! Il ne tuait pas son oncle parce qu’il en faut pas tuer son oncle, dans aucune circonstance, même pour en hériter.
- Pourquoi il ne faut pas tuer son oncle ?
- A cause des gendarmes.
- Mais si les gendarmes le savent pas ?
- Les gendarmes le savent toujours, le concierge va les prévenir. Et puis, du reste, tu vas voir que le neveu a été plus malin que ça. Il avait remarqué que son oncle, après chaque repas, était rouge.
- Peut-être qu’il était saoul ?
- Non, c’était un tempérament comme ça. Il était apoplectique.
- Qu’est-ce que c’est apoplectique ?
- Apoplectique …Ce sont les gens qui ont le sang à la tête et qui peuvent mourir d’une forte émotion…
- Moi, je suis -t-y apoplectique ?
- Non, et tu ne le seras jamais. Tu n’as pas une nature à ça. Alors le neveu avait remarqué que surtout les grandes rigolades rendaient son oncle malade, et même une fois il avait failli mourir à la suite d’un éclat de rire trop prolongé.
- Ça fait donc mourir, de rire ?
- Oui, quand on est apoplectique…Un beau jour, voilà le neveu qui arrive chez son oncle, juste au moment où il sortait de table. Jamais il n’avait si bien dîné. Il était rouge comme un coq et soufflait comme un phoque…
- Comme les phoques du jardin d’acclimatation ?
- Ce ne sont pas des phoques d’abords, ce sont des otaries. Le neveu se dit : « Voilà le bon moment », et il se met à raconter une histoire drôle, drôle …
- Raconte-la-moi dis ?
- Attends un instant, je vais te la dire à la fin…L’oncle écoutait l’histoire, et il riait à se tordre, si bien qu’il était mort de rire avant que l’histoire fût complètement terminée.
- Quelle histoire donc il lui a racontée ?
- Attends une minute…Alors , quand l’oncle a été mort, on l’a enterré, et le neveu a hérité.
- Il a pris aussi les bateaux ?
- Il a tout pris, il était son seul héritier.
- Mais quelle histoire qu’il lui avait racontée, à son oncle ?
- Eh bien ! Celle que je viens de te raconter !
- Laquelle ?
- Celle de l’oncle et du neveu.
- Fumiste, va !
- Et toi, donc
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
tonpdg
tonpdg   07 octobre 2013

Je n’ai pas toujours été le vieillard quinteux et cacochyme que vous connaissez aujourd’hui, jeunes gens.
Des temps furent où je scintillais de grâce et de beauté.
Les demoiselles s’écriaient toutes, en me voyant passer : « Oh ! le charmant garçon ! Et comme il doit être comme il faut ! » Ce en quoi les demoiselles se trompaient étrangement, car je ne fus jamais comme il faut, même aux temps les plus reculés de ma prime jeunesse.
Commenter  J’apprécie          40
dahu
dahu   08 septembre 2012
Son teint pétri de lis et de roses m'alla droit à coeur.

( je supplie mes lecteurs de ne pas prendre au pied de la lettre ce pétrissage de fleurs. Un jour de l'été dernier, pour me rendre compte, j'ai pétri dans ma cuvette des lis et des roses. C'est ignoble ! et si l'on rencontrait dans la rue une femme lotie de ce teint-là, on n'aurait pas assez de voitures d'ambulance urbaine pour l'envoyer à l'hôpital Saint-Louis. )
Commenter  J’apprécie          40
dahu
dahu   02 septembre 2012
- Quelle manie a-t-il ?
- Oh une bien drôle de manie monsieur. Imaginez-vous qu'il ne peut pas voir un morceau de pain sans en arracher la mie pour en confectionner des petits cochons.
Commenter  J’apprécie          40
VACHARDTUAPIED
VACHARDTUAPIED   28 mars 2013
Chaque soir, quand j'ai manqué le dernier train pour Maisons-Laffitte (et Dieu sait si cette aventure m'arrive plus souvent qu'à mon tour), je vais dormir en un pied-à-terre que j'ai à Paris.

C'est un logis humble, paisible, honnête, comme le logis du petit garçon auquel Napoléon III, alors simple président de la République, avait logé trois balles dans la tête pour monter sur le trône.

Seulement, il n'y a pas de rameau bénit sur un portrait, et pas de vieille grand-mère qui pleure.
Heureusement !

Mon pied-à-terre, j'aime mieux vous le dire tout de suite, est une simple chambre portant le numéro 80 et sise en l'hôtel des Trois-Hémisphères, rue des Victimes. Très propre et parfaitement tenu, cet établissement se recommande aux personnes seules, aux familles de passage à Paris, ou à celles qui, y résidant, sont dénuées de meubles.
Commenter  J’apprécie          20
dahu
dahu   08 septembre 2012
Il y a des gens qui rient jaune; Angeline, elle, pleurait bleu [...].
Commenter  J’apprécie          20
grisette
grisette   20 juin 2010
Avec les femmes est-on jamais sûr ?
Commenter  J’apprécie          20




    Acheter ce livre sur

    FnacAmazonRakutenCulturaMomox





    Quiz Voir plus

    Fonce Alphonse !

    Je m'appelle Alphonse, j'en suis sûr, aussi sûr que deux et deux font .............?...........

    trois
    quatre
    cinq
    six

    10 questions
    17 lecteurs ont répondu
    Thème : Alphonse AllaisCréer un quiz sur ce livre