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ISBN : 2277300438
Éditeur : J'ai Lu (01/01/1999)

Note moyenne : 3.27/5 (sur 41 notes)
Résumé :

Une erreur judiciaire à Montpaillard ? La petite ville est en émoi : jamais un tel événement n'était venu troubler son paisible ennui provincial... Soudain, rien ne va plus ! Une folie furieuse et contagieuse s'empare de ses habitants. Le maire est dépassé. Disputes... Empoignades... Manifestations... On veut renverser le gouvernement ! Décidément, ce petit monde bien réglé ne tourne plus rond. Et c'e... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Woland
  12 octobre 2016
ISBN : 978-1507528488
Alphonse Allais, que son père destinait à reprendre la pharmacie ancestrale à Honfleur, préférait de beaucoup les mots (si possible d'esprit) au préparations médicinales. Voilà pourquoi on lui doit un certain nombre de livres (aphorismes, petites nouvelles comiques, farces même, le tout saupoudré çà et là de quelques allusions salaces mais toujours dotées d'une certaine élégance : si vous vous rappelez la nouvelle du monsieur qui va se faire tailler un pantalon chez son fournisseur attitré, vous voyez ce que je veux dire ... ) Nous lui devons entre autres une petite pochade assez courte (pas même 150 pages), primitivement intitulée "L'Affaire Blaireau" et que, en 1958, Yves Robert adapta pour le cinéma avec, dans le rôle principal, l'inénarrable Louis de Funès en braconnier rusé et prêt à mener jusqu'à l'asile psychiatrique toutes les autorités de la région.
Le film, s'il conserve la trame du roman, nous n'en parlerons pas ici, hormis pour souligner qu'Yves Robert avait très bien compris qu'il fallait souligner le côté un peu "potache" de l'original. C'est, en tous cas, l'une des interprétations de de Funès qui démontre cette finesse que l'acteur cachait sous son manteau de comique et qu'il remet à l'honneur dans un film tout à fait différent et qui, lui, est un vrai chef-d'oeuvre, signé Claude Autan-Lara : "La Traversée de Paris" où, aux côtés d'un Gabin rugissant et d'un Bourvil mi-affolé, mi-frétillant de plaisir, il est l'horrible épicier Janvier, qui fait du marché noir et emploie une jeune Juive portant l'étoile jaune comme servante non-payée, cela va de soi en cette sinistre époque ...
Revenons donc au roman qui symbolise au choix le triomphe de l'anarchie bon-enfant sur un Système qui, bien que différant dans maints détails de celui que nous conspuons tous les jours (après tout, l'action se passe sous la IIIème République), se révèle toujours aussi absurde, aussi rigide et aussi stupide que nous le décrivait vers la même époque un certain Georges Moineau, mieux connu sous le pseudonyme de Georges Courteline - ou alors tout son contraire.
Posons le décor : un petite ville de province créée sous Henri IV et qui doit sans doute à cette coïncidence de s'appeler Montpaillard. Une petite ville tranquille où l'on ne compte que dix-sept ... hum ... hommes de gauche, que notre écrivain dénomme ironiquement "les révolutionnaires." Hantise du maire en place, M. Dubenoît, qui veut que "sa" ville reste calme et plus encore repasser aux prochaines élections, nos dix-sept "révolutionnaires", avec l'avocat Guilloche à leur tête, vont monter ce qui restera comme l'"Affaire Blaireau." Blaireau, pour sa part, n'a pas d'opinion politique et appartient à l'espèce des un paisible braconnier, maigre et plus sec qu'un sarment, dont le grand ennemi - profession oblige - n'est autre que le garde-champêtre, Parju.
Or, voici qu'une nuit plus noire que la Déesse de la Nuit elle-même, notre garde-champêtre se voit non seulement agressé mais encore délesté de sa plaque de brave et honnête fonctionnaire rural par un inconnu particulièrement agressif, qu'il essayait de cueillir à la base d'un mur que ledit inconnu venait d' (ou qu'il cherchait à) escalader. Bien que, au coeur de ces traîtresses ténèbres, l'agresseur ne soit pas reconnaissable, sauf peut-être pour un devin extrêmement doué, genre Pierre Dac dans le rôle du Sâr Dîn, le maire, tout tremblant à l'idée du scandale qui pulvériserait la tranquillité de "son" Montpaillard si l'inconnu du mur se révélait une personnalité de la ville (on ne sait jamais : crise de folie, désir tout simple de faire de la gymnastique sous les étoiles, même s'il n'y en a pas ...), fait jurer au malheureux Parju, brave homme au fond mais réglement/réglement, qu'il a été rossé et détroussé par ... Blaireau.
Et revoilà notre Blaireau, personnage goguenard et assez philosophe, il faut bien le reconnaître même si son instruction laisse à désirer, en prison, une prison dont le tout nouveau directeur, M. Bluette, est un progressiste aimable et rêveur qui a échoué là parce qu'il s'était fait ruiner par une demi-mondaine, Alice, devenue depuis Delphine de Serquigny, qui l'a abandonné (mais dans les règles, en gentlewoman ;o) ou presque et ils sont restés bons amis) pour un micheton plus âgé mais financièrement plus sûr et doté, celui-là, d'une particule.
Ayant quelques jours à perdre, son micheton étant parti à la campagne, Delphine-Alice choisit justement cette période plutôt délicate pour s'en venir dire bonjour à son vieil ami Bluette tandis que, de son côté, la "jeune fille bien" qu'est Arabella de Chaville, trente-trois ans très précisément et donc promise, à cette époque, sauf miracle, à l'éternel statut de "vieille fille", se révèle d'une part fort troublée par le rapprochement qu'elle a établi entre une foule de lettres enflammées reçues de la part d'un amoureux anonyme et qui évoquaient entre autres un certain mur, et d'autre part par l'emprisonnement du dénommé Blaireau ...
Le reste, vous le trouverez en format poche ou en liseuse et j'espère bien que, à défaut de vous faire rire aux éclats, il vous arrachera au moins quelques sourires. La critique sociale, bien qu'effleurée plus qu'autre chose, est bien là, la psychologie des personnages cohérente, les dialogues "allaisiens" et l'essentiel n'est-il pas de s'amuser ? Cette IIIème République qui finira dans les griffes de Pétain et de l'Occupant n'en est ici qu'à sa Belle Epoque - je ne crois même pas que la Grande guerre se profile déjà. L'ensemble se rapproche de Feydeau mais s'affine en quelque chose de franchement plus courtelinesque et l'on sent tout de même un certain sérieux sous ce qui ne se veut qu'une simple pochade.
Bien entendu, lisez "L'Affaire Blaireau" - ça ne vous prendra pas longtemps - et, si vous le pouvez, visionnez le DVD "Ni Vu, Ni Connu." Les occasions de rire et de sourire ne sont pas si nombreuse que cela en cet automne qui laisse présager un hiver rude s'ouvrant lui-même sur une année bien énigmatique ... Dès que j'en trouve le temps - eh ! oui, les aiguilles tournent - je vous mets deux extraits à la place habituelle. ;o)
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Epictete
  17 janvier 2014
Avant toute chose, une donnée m'interpelle : Alphonse Allais.
Bien que cet auteur soit relativement oublié pour ses oeuvres aujourd'hui, (on ne le connait plus qu'à travers quelques sorties dignes d'être citées aux "grosses têtes") alors que certains de ses écrits méritent une lecture sinon attentive, au moins indulgente.
Tout ceux d'un certain âge (eh oui !) Se souviennent du film "Ni vu ni connu", avec Louis de Funès, et qui donne le ton de la plaisanterie.
Le livre, finement écrit, offre une peinture intelligente d'une civilisation rurale, à la fois conservatrice et révolutionnaire, d'une administration serrée dans ses convictions.
Tout cela emploie bien sur le mode "caricature", mais, tel "clochemerle", il faut positionner ce genre de bouquin à son niveau.
Et ce niveau est respectable.
Personnellement, je passe un bon moment à lire ce genre de roman, même s'il faut bien avouer quelques longueurs.
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chapochapi
  02 mai 2014
Dans un mignon petit village, Blaireau est un contrebandier tout ce qu'il y a de plus respectable : aucun problème, du gibier en toutes saisons, même pour les plus hauts fonctionnaires, tout va bien. Dans ce mignon petit village demeurent un notable et une belle vieille fille, un peu romantique sur les tempes. Comme chaque semaine, plusieurs fois par semaine, elle suit ses cours de gymnastique, donné par un homme a priori peu gymnaste mais dans le besoin. La malheureuse qui se languit en attendant son prince ne voit pas l'amour dans les yeux de son professeur. Elle n'imagine pas ce dernier dans les lettres qu'elle reçoit régulièrement et qui l'enflamment. Puis c'est le drame : un homme est vu en train d'escalader le mur de clôture du château où demeure la vieille princesse. Blaireau est suspecté, parce que cela arrange les autorités du coin. Il est incarcéré pour les mêmes raisons.
L'écriture de Daudet est décidément sémillante. Sa critique de la justice est particulièrement fine dans cette « blague » judiciaire, celle de la société bourgeoise l'est tout autant. Il sait écrire de façon mordante un conte léger en apparence.
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KiriHara
  24 mai 2018
Alphonse Allais est un auteur que je voulais découvrir depuis longtemps. Ayant en ma possession plusieurs de ces écrits, je ne savais lequel lire jusqu'à tomber sur « L'affaire Blaireau » et comprendre, à son synopsis, qu'il s'agissait probablement du roman qui avait inspiré le film avec Louis de Funès que je préfère à toute autre : « Ni vu ni connu ».
Raaa, « Ni vu ni connu », le film d'Yves Robert de 1958 avec de Funès, Moustache, Pierre Mondy et Claude Rich... que de bons souvenirs... un film que j'ai vu, revu, rerevu...
Je me suis donc lancé dans la lecture de ce court roman qui est en fait un mélange entre roman et pièce de théâtre dont les dialogues prennent autant d'importance que les descriptions ou les interventions de l'auteur (Frédéric Dard n'a pas tout inventé).
« L'affaire Blaireau », comme déjà dit, est un roman, une pièce de théâtre, mais également une bluette, une parodie, une critique sociétale, une farce...
Alphonse Allais semble ne s'imposer aucune limite, aucune chaîne, aucune contrainte dans son écriture et laisse aller sa plume au gré de ses désirs et de son délire.
C'est donc à une histoire quelque peu décousue, sans réelle intrigue, que l'on a affaire, le but étant, de faire sourire, rire et d'égratigner certaines strates de la société et certains comportements.
Blaireau, un homme en marge de la société, considéré par beaucoup comme un parasite, car il préfère braconner que travailler. Mais ceux qui le critiquent sont aussi ceux qui achètent son gibier à bon prix.
Alors que le garde-chasse est agressé, le maire du village l'oblige à dénoncer Blaireau qu'il considère comme l'être mettant à mal la tranquillité des lieux.
Blaireau est alors arrêté et se retrouve en prison pour quelques mois.
Que dire de ce très court roman si ce n'est que son adaptation cinématographique signée Yves Robert n'est pas très fidèle au texte de Allais et ne semble pas, non plus, être la première adaptation cinématographique puisqu'il existe un film de Henry Wulschleger avec Alice Tissot et Pierre Juvenet réalisé en 1931.
Au final, malgré l'aspect foutraque de l'ensemble, l'écriture et la narration quelque peu surannées, l'ensemble se lit agréablement du fait de l'humour et l'ironie de l'auteur, de la concision du texte et du plaisir sans commune mesure que l'adaptation de Yves Robert peut procurer.
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Apikrus
  09 septembre 2012
Le maire de Montpaillard oeuvre pour la tranquillité de cette petite ville de province, conforme à son propre conservatisme et garante selon lui de son succès. Blaireau, braconnier notoire, a toujours su échapper à la justice pour les méfaits réels ou supposés que lui prête le maire.
Une agression survient de nuit dans le village. Blaireau n'est-il pas le coupable idéal ?
Ce roman se lit comme une pièce de théâtre. L'auteur plante le décor puis y fait dialoguer ses protagonistes, tous affublés de traits de caractères nets et peu nuancés : un maire conservateur et peu ouvert d'esprit, un Blaireau débrouillard et opportuniste, un avocat dans lequel on peut y reconnaître quelques hommes politiques célèbres, des femmes sentimentales à l'extrême ou au contraire aux moeurs très légères.
L'agression précitée et de nombreux quiproquos viendront troubler la bonne marche de cette société, dont les coutumes et les personnages principaux sont ainsi tournés en dérision. Malgré le recours à la caricature, le propos reste fin et sobre. le livre est de ce fait amusant et agréable à lire. La couverture de l'édition Librio montre qu'une adapatation cinématographique en a été faite. le choix de l'acteur me laisse penser qu'elle n'a probablement pas conservé la finesse de ton qui fait l'intérêt du livre.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
WolandWoland   12 octobre 2016
[...] ... M. Dubenoît n'a qu'une marotte, mais une bonne : la tranquillité de Montpaillard.

Depuis la fondation de Montpaillard (fin du XVIème siècle ou commencement du XVIIème, les historiens ne sont pas d'accord), les révolutions se sont succédé en France, des trônes ont croulé, des têtes de gens huppés tombèrent sous le couperet de la guillotine, des rois connurent le chemin de l'exil, les pires clameurs troublèrent la paix des rues dans bien des cités que de détestables accès allèrent jusqu'à ensanglanter. Seule, la petite ville de Montpaillard demeura aussi paisible malgré ces tourmentes.

- "Depuis Henri IV," proclama M. Dubenoît avec une légitime fierté, "oui, messieurs, depuis Henri IV à part les jours de marché, il n'y a jamais eu le moindre attroupement dans les rues de Montpaillard."

Et, devant la mine admirative du baron, il ajoute :

- "Oui, monsieur de Hautpertuis, pas le moindre attroupement ! Et tant que j'aurai l'honneur d'être le premier magistrat de Montpaillard, il continuera d'en être ainsi ! J'aimerais mieux voir ma ville en flammes que la proie du désordre !

- Vous êtes bien radical, monsieur le maire, pour un conservateur !"

C'est M° Guilloche qui lance cette réflexion assez naturelle.

M° Guilloche est un jeune et élégant avocat qui se trouve au nombre des invités.

- "En matière d'ordre, mon cher Guilloche, on ne saurait jamais être trop intransigeant et si vous et votre parti essayiez jamais de troubler Montpaillard, vous me trouveriez sur votre chemin.

- M° Guilloche a donc un parti ?" demande le baron.

- Parfaitement ! Vous pouvez contempler en M° Guilloche le chef du parti révolutionnaire de notre villle, un parti qui compte dix-sept membres. Chaque fois que M° Guilloche se présente aux élections, il a dix-huit voix à Montpaillard : les dix-sept voix des révolutionnaires, plus la sienne. La dernière fois, il n'a eu que dix-sept voix parce que l'un des révolutionnaires était malade. (...) ... [...]
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EpicteteEpictete   17 janvier 2014
Les farouches révolutionnaires, assemblés dans la grande salle du premier de la "brasserie de l'Avenir", offrent à Blaireau une longue série de vermouths d'honneur, de bitters d'honneurs et même de quinquinas d'honneur!
Ces divers breuvages poussent bientôt l'assistance à dire énormément de mal du gouvernement.
Très à son aise, pas,fier pour un sou, charmant avec tout le monde, Blaireau promet sa protection à chacun.

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jovidalensjovidalens   03 mai 2013
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Ces deux lignes de points remplacent pudiquement les détails de l'installation de la gracieuse Alice dans la belle chambre bleur, installation à laquelle le galant M. Bluette tint à présider lui-même.
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WolandWoland   12 octobre 2016
[...] ... - " (...) Ainsi Mlle Arabella ... Avez-vous Mlle Arabella au trapèze ?

- Je l'ai aperçue sans lui prêter grande attention.

- Vous avez eu tort, monsieur le baron. Mlle Arabella au trapèze, c'est l'incarnation de la Force et de la Grâce.

- Vous faites bien de me prévenir. La prochaine fois, je regarderai.

- Le spectacle en vaut la peine."

Et Fléchard répéta avec une sorte d'exaltation :

- "Oui, monsieur le baron, l'incarnation de la Force et de la Grâce.

- Oh ! Fléchard !" sourit le baron. "Quelle chaleur ! Seriez-vous amoureux de votre élève, comme dans les romans ?

- Vous plaisantez, monsieur le baron. Amoureux de Mlle Arabella de Chaville, moi, un humble professeur de gymnastique ?"

A la main un plateau chargé de lettres, Placide entrait :

- "Le courrier de monsieur le baron !

- Vous permettez, mon cher Fléchard ?

- Je vous en prie, monsieur le baron. D'ailleurs, je m'en vais.

- Sans adieu, Fléchard.

- Monsieur Fléchard," ajouta Placide, "Melle Arabella vous prie de repasser sur le coup de cinq heures pour sa leçon de gymnastique.

- Ah !" exulta le pauvre garçon. ... [...]
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KittiwakeKittiwake   15 juin 2011
“Lamentables pour un amateur de cosmographie, les conditions météorologiques de ce firmament sont de celles qu'accueillent avec ferveur tous les gentlemen dont le travail emprunte quelques danger à être exécuté, non seulement au grand jour, mais encore au plus discret ds clairs de lune“
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