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EAN : 9782875980304
146 pages
Le Cormier, 2022 (01/12/2022)
3/5   1 notes
Résumé :
Ce nouveau livre de poésie d’Alain Andreucci, poète discret et profond, et d’une exceptionnelle puissance expressive, emporte le lecteur à la fois par l’originalité et par la présence sensible de ce dont il se saisie à travers la parole poétique. Le poète Yves Bonnefoy aura eu l’occasion de se pencher sur cette poésie lorsqu’il la découvre, et ses propos nous permettent d’apprécier l’importance que cette œuvre recouvre. Voici ce qu’il en dit : « Et comment lire à tr... >Voir plus
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
La corde vocale assez simplement a cassé comme
  
  
  
  
La corde vocale assez simplement a cassé comme.
Le ferait celle d’une guitare et nous y attachons des nœuds
   difformes nous disant qu’après tout.
Sont lestés les nuages les pierres les anges eux-mêmes et
   le vol débusqué des oiseaux de mer.
Qui planaient sans tache sur l’enfance maintenant tintant c’est.
C’est une cloche d’ombre qui ouvre et qui ferme leur aile
   ombreuse d’une ombre branlante et grave.
Qui du benjamin au grabataire s’égosille dans la voix s’essaie
   à la volte du chant. Que l’on perdît peut-être même n’a-t-il
   jamais tenu ce chant.
Que le fétu obtus de ton histoire sans histoire dans son bec
   de guerre.
Dans ses cris de guerre dans ses couleurs de guerre comme dans
   le cadenas d’une banquise.
Se sont en cadence accroupis les animaux géants de la narration.
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Nous avons mis nos pas
  
  
  
  
Nous avons mis nos pas sous le tocsin travers.
De ce versant si peu solide était la sirène du monde qu’elle.
Semblait se défaire à mesure une mer meuble avait grandi.
Qui habitait la place et la reine de la parole de tout.

Et tu tiens dans ta main pleine la poignée froide du travail.
Celle-là bien huilée qui ne concerne l’homme que sinistre.
Postiche et comptant maigre et combien sur ses doigts chauves.
L’épaule hardie du poème appela.

De gré de force de grimaces de vœux d’icelles.
Qui conquirent le visage et la lèvre limpides.
Et que le temps venu assèchera comme une branche.
Lorsque l’a déserté la sève et qu’on voit l’os.
Sous la peau prendre le pas de charge et saillir.
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Ce qui pourtant n’a pas de sens
  
  
  
  
Ce qui pourtant n’a pas de sens pourtant comme cela s’arroge.
De bâtir le bleu du ciel chanté et déchanté comme le rubicond.
Des catastrophes et la légèreté des strophes et la pâleur.
Des lèvres habillées par la robe du vivant fleuri pourri virevoltant.

D’une misère à l’autre avons-nous changé je n’y crois l’éclair.
Du soudain a froncé les horizons de ce parlement d’écume et
    de fumée.
Qu’on a vu croître et s’édifier et se défaire et c’est dans notre
    bouche d’ordre.
Que nous mâchons ces ruines nous souvenant même.
Du jusque présent celui qui est toujours.
En flammes pour avoir un jour brûlé vif devant nos yeux de
    maintenant.

Maintenant peut-être est-ce l’hiver qui en ses figures figées.
Redouble d’efforts pour atteindre le bout de ce sillon de neiges
    disparates.
Quand nous n’en lisions qu’une qui en mentant — calmement
    nous le disait.
Comme le conte qui avec les enfants s’endort et forme diadème.
Des songes aigus qui viendront hanter en diable le vieillard.
Pour y construire une parole confuse en user le chanvre.
Et en panache en déliter la ritournelle en un triomphe de zénith
    biscornu.
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L’avons-nous usez bu ce jus de songes
  
  
  
  
L’avons-nous usez bu ce jus de songes soupçonneux qui nous
    faisait croire.
Que nous serions mieux perdus perdus que nous étions nés.
Dès l’enfance et nous pleurons de ne savoir dans quel espoir.
Trafiquent nos enfants eux dont les yeux sont cependant limpides.
De leur lucidité crucifiée et nous qui vivons dans l’écorce.
Avec une pierre passée mère dans notre cœur.
Un vent adverse a démonté le chapiteau du cirque.
Des choses tu recomposes.
Combien de poissons ont passé par ta voix combien d’infirmes.
L’ont jalonnée de leur livide étendard et nul n’est leur nombre
    nombreux.
Que l’ombre qui se penche derrière toi lorsque tu écris ces lignes.
Que tu imagines en parenté.
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La vie défaite
  
  
  
  
La vie défaite la vie refaite elles se sont mordues chacune s’arrachant.
La part de soi qui à soi-même se convient discordue qu’elle fut.
Et d’être née ainsi couvant le repos et la table mise.
Pour l’absente en chacun d’entre nous la discrète fumée.

Que fait l’âme en montant dans le séparé l’épée l’échelle.
De toute chose et qui n’ont plus de nom gravi et avec quoi.
De voix il faut hurler vengeance crier coi.
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