AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2357180986
Éditeur : Audacia (13/06/2010)

Note moyenne : 4/5 (sur 1 notes)
Résumé :

Raymond Bonnet est l'un de ceux qui se sont battus pour la patrie jusqu'à l'autre bout du monde.

Il est un tout jeune homme lorsque les Allemands envahissent la France. Très vite, il opte pour la Résistance mais il lui faudra beaucoup de temps, de persévérance et de volonté pour intégrer ces réseaux. Celle-ci l'amènera, après la France, jusqu'en Indochine française pour combattre l'occupant japonais.

Une lutte désorganisée et... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Yaena
  15 septembre 2018
Dans son livre Raymond Bonnet aborde une période historique sur laquelle on pourrait penser que tout a déjà été dit : la seconde guerre mondiale. Pour autant les faits qu'il rapporte sont peu connus: la seconde guerre mondiale dans les colonies Françaises et plus particulièrement en Indochine alors envahie par le Japon, allié de l'Allemagne Nazie. D'habitude je ne fais jamais de résumé style quatrième de couverture, mais comme je suis pour le moment la seule lectrice de ce livre sur babelio (ben ça alors) je crois que ça s'impose.
Raymond Bonnet est originaire d'Aurillac, quand la seconde Guerre mondiale éclate il est trop jeune pour s'engager dans l'armée. Très vite compte tenu de la tournure que prennent les évènements il est tenté par la résistance plutôt que par l'armée. Cependant devenir résistant n'est pas si facile et sans personne pour l'introniser dans ce milieu difficile d'accès, il décide de s'engager pour acquérir des compétences et bénéficier de l'entraînement des soldats. Têtu, il garde en tête son projet de devenir résistant et choisi de faire une formation d'opérateur radio en pensant que ça pourrait être un plus. Rapidement après avoir fait un peu de terrain il décide de déserter et de rejoindre le maquis. A force d'entêtement il fini par rentrer dans la résistance. Après plusieurs missions ses supérieurs ont dû considérer qu'il avait fait ses preuves car ils décident de l'envoyer en Indochine. Lui qui a toujours rêvé de voyager! Il n'hésite pas une seconde et accepte. Après un dernier au revoir à ses parents il part mais n'imagine pas ce qui l'attend. La résistance à peu de moyens, la préparation est succincte: quelques sauts en parachute et un malheureux pistolet récupéré tant bien que mal. Finalement la mission est lancée mais le largage est complètement raté, lui et ses camarades se retrouvent isolés livrés à eux mêmes. Et là je ne peux m'empêcher de penser à la célèbre expression de pépé: Et je me débrouille comment moi? avec ma bite et mon couteau? euh ben oui c'est un peu ça. Mais bon je m'égare... Dans de telles conditions pas étonnant qu'ils se soient fait arrêtés par les Japonnais sans avoir pu mener leur mission à bien. C'est là que le calvaire commence, à l'instar des nazis l'armée Japonaise de l'époque était très inventive en matière de torture. Je vous passe les détails. J'ai découvert qu'il existait une section au sein de l'armée Japonaise appelée les Kempei Taï, alias la gestapo Japonaise (tout de suite on a une idée du degré de sympathie des membres de ce corps de l'armée ...). Celle ci avait été créée sur le modèle de la gendarmerie Française (!!!). Elle a été supprimée en 1947 après avoir été accusée de crimes de guerre et crimes contre l'humanité.
Raymond Bonnet est un monsieur d'une autre époque, avec une plume qui lui est propre et qui laisse deviné un caractère bien trempé. On imagine sans peine le patriarche à la grosse voix veillant sur sa famille. Ce n'est pas un écrivain, son écriture est très factuelle, le livre est ponctué de petits paragraphes, on a presque l'impression de lire un rapport. Je pense qu'il s'est agit pour cet homme d'accomplir son devoir en racontant ces hommes qui se sont sacrifiés pour la France et pour leurs idéaux mais qui sont complètement tombés dans l'oubli. D'ailleurs il le dit : «J'ai tenu à témoigner d'une période marquante, tant pour ma propre existence que pour l'histoire de France. Très peu sont ceux à la connaître, d'où ma volonté d'en laisser une trace à travers ce récit.» Ce monsieur, peut être aujourd'hui disparu, témoignait également dans les écoles. Il a tout fait pour que cette partie de l'histoire ne tombe pas dans l'oubli. Il m'a semblé important de prendre quelques heures pour lire ce livre ou d'autres dans le même esprit afin de ne pas se contenter des cours d'histoire «officiels» qui sont loin d'être exhaustifs. D'autant qu'après avoir lu autant de lignes qui ne trahissaient en rien les sentiments de l'auteur j'ai été touchée de lire dans l'épilogue ces quelques mots: «Aujourd'hui à 85 ans, en m'attelant à ce récit et en replongeant ainsi dans ce passé, j'ai de nombreuses fois été bouleversé, revivant certaines scènes comme si j'y étais...» Une lecture parfois difficile mais que je ne regrette pas.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          110
Citations et extraits (2) Ajouter une citation
YaenaYaena   17 décembre 2017
La seconde guerre mondiale a pris fin le 8 mai 1945 affirme t-on. Cette date est pour moi erronée. Il serait en effet plus juste de dire que le conflit s'est définitivement achevé le 2 septembre 1945, jour de la capitulation japonaise. Celle-ci fut signée en rade de Tokyo, à bord du croiseur américain le Missouri, en présence du général Leclerc représentant la France, des généraux alliés et du général Mac Arthur, chef suprême des alliés pour le pacifique.

Jusqu'à cet évènement, des hommes ont en effet continué à se battre, à souffrir la torture et à périr en Indochine française pour lutter contre l'occupant japonais.

Pourquoi devrions nous les oublier, alors qu'ils servaient eux aussi les intérêts de la France?
Extrait de l'avant-propos.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
YaenaYaena   15 septembre 2018
Dans ces moments là, pris dans le feu de l'action, nous n'avions pas vraiment le temps de réfléchir, de penser à la portée de nos actes, au fait de tuer des hommes ou pas. On ne tirait pas pour supprimer des vies, mais pour éliminer l'ennemi.
Commenter  J’apprécie          80
autres livres classés : prisonniers de guerreVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr

Lecteurs (1) Voir plus




Quiz Voir plus

QUIZ LIBRE (titres à compléter)

John Irving : "Liberté pour les ......................"

ours
buveurs d'eau

12 questions
98 lecteurs ont répondu
Thèmes : roman , littérature , témoignageCréer un quiz sur ce livre