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ISBN : 2953397604
Éditeur : Éd. Opoto (01/03/2009)

Note moyenne : 5/5 (sur 3 notes)
Résumé :
Le recueil de poèmes d’Anne Cillon Perri est annoncé pour les prochains jours : 218 pages et une belle couverture réalisée à partir d’un tableau de Hervé Yamguen. La version papier sortira la semaine prochaine la version numérique dans la foulée.
La poésie d’Anne Cillon Perri est une écriture multiple qui croise les thèmes de l’enfance, du désir, de la paix, de l’amour et des tourments du monde actuels. Tourments du poète mais aussi de l’homme confronté à un ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
perspectiveopposee
  26 août 2016
Voilà une poésie riche en rythme, profondément sensible, forte comme une épice et belle comme la terre.
Un pleur parfois creuse le sourire et bénit le poème, le fruit acide, le fruit amer, parce que "...la souffrance enfante les songes, comme une ruche ses abeilles... écrivait Aragon".
L'homme crie : sans doute aucun. Il crie d'un trait de plume dans l'anodin des choses, et remet en place les égarements politiques de l'inversion du sens en pilonnant de questions par un jeu discret d'évocations, au nom de l'énonciation piquant l'esprit juste là où il faut. Anne Cillon Perri en dit long sur un monde dévasté et ses possibles reconversions, il doute et déclare, envoyant sa poésie au monde comme une bouteille à la mer. Ou est-ce une envolée de mots destinée à apporter le trouble utile à nous inciter à prendre nos désespoirs comme levier à la révolte... tout en finesse, subtilement, oui, il nous incite à renverser le monde pour construire enfin sur son versant lumineux.
Marie Hurtrel
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bibliopmo
  26 février 2009
Cette anthologie rassemble des poèmes issus de tous les recueils d'Anne Cillon Perri.
Anne Cillon Perri, anagramme de Pierre Colin Nna, est né en 1961 à Sangmélima dans la forêt équatoriale du Sud Cameroun. Il passe son enfance dans le village d'Angongué dont il est souvent question dans ses textes. A près des études universitaires à l'écoles Nationale d'Administration et de Magistrature, d'où il sort Administrateur Civil, il exerce comme contrôleur financier au ministère des travaux puis à Office National du café et du Cacao.
S'il a toujours écrit il ne publie son premier recueil qu'en 2004. Dans Sur les rues de ma mémoires il fustige les maux qui minent son pays, tel le tribalisme, évoque des souvenirs q'une époque d'insouciance, s'inquiète de l'avenir et explore des formes de poésies nouvelles.
L'année suivante dans Au-delà de l'utopie il approfondit ces thèmes et met sa poésie à la recherche de la plénitude, en une quête fervente et fiévreuse d'un devenir généreux et humain.
En 2005 il participe avec Fernando d'Alméida (grand prix international de poésie Senghor 2008), Marie-Claire Dati et le poète/plasticien Hervé Yamguen à l'aventure de Boulevard de la liberté que l'éditeur résume ainsi : « un soir d'avril 2005, en clôture du Printemps des poètes, la calebasse a tournée. Toute le nuit nous avons refait le monde et plutôt que de se séparer pour rejoindre nos foyers et s'endormir bercés par nos fantasmes, nous avons proposé un fait unique dans la littérature camerounaise : de nos discutions passionnées et nécessairement provocatrices est né un acte poétique » qui deviendra ce que certains appellent l'école de Douala.
Anne Cilon Perri publie ensuite Onomatopées du silence et coordonne D'aujourd'hui : 15 poètes camerounais qui fait le point sur « ce qui se donne à lire aux jours d'aujourd'hui ».
En 2007 sort une plaquette Interdit de laver sa mobylette isi, ouvrage collectif. Enfin en 2008, suite à une résidence à l'alliance française de Bangui (Centrafrique) il édite cinq jeunes poètes centrafricains dans le buisson de l'espoir.

Lien : http://opoto.org/blog/wordpr..
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bibliopmo
  06 juillet 2010
La poésie d'Anne Cillon Perri est une écriture multiple qui croise les thèmes de l'enfance, du désir, de la paix, de l'amour et des tourments du monde actuels. Tourments du poète mais aussi de l'homme confronté à un monde en crise et forcement arbitraire et inhumain. Elle s'enracine dans la forêt équatoriale du sud Cameroun pour mieux déferler sur les rivages de la modernités avec son lot d'injustices, d'espoir et par cela donne matière à s'interroger. Sur soi, sur le monde qui nous entoure.
Anne Cillon Perri, né en 1961 à Sangmélima au Cameroun est selon Fernando d'Alméida (Grand Prix de poésie Léopold Sédar Senghor 2008) « l'un des meilleurs artisans du renouveau poétique camerounais ».
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
bibliopmobibliopmo   26 février 2009
Feuille de route

Si un jour tu arrives à Angongué
N’oublie pas d’aller à Kouboukoubou
Tu y trouveras un palétuvier
Dont les jambes d’échassier
Baignent dans l’eau de la rivière
J’étais si heureux à l’ombre du feuillage
De ce palétuvier aux longues jambes
Avant l’allégeance à l’engeance bruyante
Loin très loin d’Abong Mbanga
Tu trouveras dans la boue compacte
Ma folle enfance forestière
Et tous les garçons de mon canton
Qui chantent les chansons d’Angono Obam Ndong

Si un jour tu arrives à Angongué
Songe à aller voir Otonsi
Songe aussi à Otombozo
Je lui ai élidé une voyelle
Pour simplifier la phonation
Et faciliter ton chemin
Qui passe parfois à Ongalan
Carrefour lumineux où le soleil
Obéit à ma spiritualité pahouine
Si un jour tu arrives à Angongué
N’oublie pas d’aller à Essimi
Et à Koumou qui cascade dans mon cœur
Comme Akame Ndongo dans son lit de béton
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bibliopmobibliopmo   06 juillet 2010
Aïcha

Je pense à toi Aïcha
A l’embouchure du fleuve
Où tu parlais beaucoup
De nous et la Lobé
Au point de m’agacer

Tu t’égosillais
Un peu plus que la mer
Plus que la plage
Et même plus que le vent
Qui tenait ta chevelure en laisse
Et criait la détresse de ta liesse

J’ai gardé dans la bouche
Le sel de tes aisselles
Et celui de la mer
Où tu montrais ton sexe sans cesse
Et parlais beaucoup
De nous et la Lobé
Comme si le jour était interminable

C’est si triste de ne pouvoir te haïr
Ni oublier
Les navires en partance
Qui emportaient
De tes yeux le parfum
Et ton sexe essentiel et sans ciel et sans seuil
A chaque rivage de ton aine
C’est vraiment triste de ne pouvoir te haïr
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