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Critiques sur Le magasin des suicides (BD) (28)
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Domi_V
22 mai 2013
(Clin d'oeil...)
Les lectures de cette BD sont déjà abondantes
Les critiques s'étalent en nombre suffisantes
Quoi dire ou écrire d'autre, sinon rajouter
Que j'ai bien apprécié cette bande dessinée


Quand la grisaille se colore de joyeux pigments
Au moment où, naît l'indésirable enfant
Quand dans cette sombre histoire à l'humour noir
Le cynisme se mue en amour et espoir
Quand un petit garçon aux yeux rieurs
Sème autour de lui, des graines de bonheur...
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canel
11 octobre 2014
'On peut rire de tout', je suis d'accord sur le principe et je suis friande d'humour noir, mais j'ai du mal à m'esclaffer sur certains sujets. Voilà pourquoi 'Le Magasin des Suicides' fait partie des quelques romans de Jean Teulé que je n'ai jamais eu envie de découvrir. On est censé s'y marrer autour d'un 'suicide-shop' tenu par un couple proposant à des clients au bout du rouleau 1 001 méthodes et accessoires pour se suicider, leur prodiguant des conseils avisés pour ne pas se rater.

Lire l'adaptation BD m'a semblé moins risqué. Je sais à quel point Teulé est doué pour le trash et j'apprécie ce talent, mais je n'ai pas envie de m'y frotter sur ce sujet.
J'ai avancé un pied timide dans la boutique en ouvrant l'album prudemment, prête à ressortir. Joli graphisme, harmonieux, net et sombre, comme sur la couverture. On entre dans une ambiance qui rappelle agréablement Tim Burton, La Famille Adams, Zombillenium. L'idée est bonne : une vision en "négatif" de l'obligation du bonheur. Petits clins d'oeil aux sex-shop et aux magasins de farces et attrapes destinés au plaisir et à la rigolade, eux.
La norme est inversée dans cette famille de commerçants qui voue un culte à la déprime et à la mort : c'est leur enfant tout doux, gentil et toujours de bonne humeur qui les inquiète. Rigolo quand il chante à tue-tête 'Big Bisou' et 'Y a d'la Joie'. Parce que ce 'tue-tête' ne donne plus envie de se tuer la tête, justement. de quoi flinguer le business parental si les clients retrouvent sourire et joie de vivre et renoncent à leur projet macabre. Moi je dis 'tant mieux', mais les parents du petit s'en arrachent les cheveux.

Il m'a fallu une seconde lecture pour que les qualités de cet album l'emportent sur les détails dérangeants. J'ai fini par sourire, apprécier le scénario et les idées de génie de Teulé, parfaitement mis en valeur par le graphisme, notamment par le jeu de couleurs.
Une bonne surprise au final, mais je n'irai pas jusqu'à lire le roman original.
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argali
08 septembre 2012
Après le roman de Jean Teulé qui osait s'attaquer à un grand tabou de notre société, avec humour et brio, voici son adaptation en bande dessinée. Jean Teulé aurait sans doute pu le faire lui-même, il a préféré laisser Domitille Collardey et Olivier Ka s'en charger.

Et l'album est assez réussi. L'humour noir est bien présent, l'atmosphère de l'oeuvre est intacte, le ton juste et la dérision joliment mise en scène. Dans cet univers gris, seul le jeune Alan fait tâche… de couleur. Vêtu de tons vifs, il se détache de l'uniformité triste de cette famille et de ce magasin, apportant avec lui toute la gaieté de l'enfance. Entre les dessins de Tim Burton et la famille Adams, Domitille Collardey a créé un univers personnel, collant parfaitement au propos et au style de Teulé. Les personnages sont moins caricaturaux que ceux d'Arthur Qwak dans le film d'animation signé Patrice Leconte (qui sort aussi ce mois-ci) et ressemblent davantage à l'image que je m'en faisais à la lecture du récit.

Cette comédie grinçante est finalement une belle ode à la vie et la description des façons de quitter ce monde est irrésistible. Mais si l'adaptation du roman en images m'a séduite, j'ai par contre trouvé le récit sans relief et moins jubilatoire que l'original.

Lien : http://argali.eklablog.fr
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Ladydede
08 août 2013
Le magasin des suicides est bien évidemment l'adaptation en bande dessinée du roman célébrissime de Jean Teulé.
Tout comme le roman, cet album raconte l'histoire de la famille Tuvache qui tient un commerce de kits de suicide : cordes à nouer, poisons,... Pour eux, le quotidien est la mort et le désespoir... pour eux tous, sauf pour le cadet Alan qui est un éternel optimiste...

Je n'ai pas lu le roman de Jean Teulé mais je dois dire que la bande dessinée de Domitille Collardey est un véritable plaisir ! A mon sens, je pense que cette illustratrice a su donner de l'importance aux personnages et notamment à celui d'Alan. L'auteur joue beaucoup sur les nuances de gris pour finalement apercevoir tout au long de la lecture des tons d'espoir et de bonheur. Un régal pour les yeux !

À noter que cette bande dessinée est parue au même moment du dessin animé de Patrice Leconte en septembre 2012. Un grand bravo à ces artistes qui ont permis de donner vie au roman.
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c.brijs
29 septembre 2012
L'inconvénient quand on lit un album graphique, c'est qu'on ne peut s'empêcher de faire des comparaisons avec l'oeuvre originale. Globalement, l'adaptation est assez fidèle au texte. On retrouve bien évidemment la famille Tuvache au grand complet : Mishima, le père, fier de cette petite entreprise florissante spécialisée dans la mort depuis près de dix générations; Lucrèce, la mère dévouée mais néanmoins quelque peu désabusée; Vincent, l'artiste torturé de la famille; Marylin, jeune femme un peu ronde et complexée et surtout le petit dernier, Alan qui, par son optimisme effréné dénote totalement dans le tableau!

L'humour... noir est bien présent également même si certains ressorts comiques ne sont pas exploités à fond (cf. par exemple l'origine du logo d'Apple). Impossible il est vrai de transposer l'intégralité du roman. Olivier Ka, le scénariste, a dû faire des choix!

Par contre, sont à mon avis de trop les quelques "gros mots" qui émaillent de-ci de-là les planches et qui n'étaient pas présents dans le texte d'origine ou en tout cas ne m'ont pas frappée à ce point.

Pour ce qui est du dessin, certains points m'ont plu et d'autres un peu moins. J'ai particulièrement apprécié les décors du magasin des suicides qui rendent hommage aux descriptions de l'auteur. Il en est de même pour les doubles pages avec les tableaux de pommes et les dessins enfantins d'Alan relatant son séjour dans son camp de terroristes à Monaco. le choix des couleurs est lui aussi bien pensé, avec une nécessaire opposition entre les tons ternes reflétant l'état d'âme des Tuvache et plus loin de la ville entière où il pleut des suicidés et celles bien plus vives qui entourent le facétieux petit Alan! Lesquelles vont finalement avoir le dessus? Enfin, la dernière case réussit réellement à sublimer la chute de l'histoire!

Par contre, le découpage, ou plutôt l'absence de découpage sur certaines pages, m'a quelque peu perturbée. Comme par exemple sur la planche ci-dessous où l'on retrouve Alan illustré à six reprises sur la même image... Cette façon de procéder permet de mettre les décors en avant mais rend la lecture moins agréable.

J'ai également été quelque peu déçue par la représentation des personnages. Je les imaginais beaucoup plus typés! de plus, à certains moments, j'ai trouvé que leurs traits manquaient un peu de finesse...

En conclusion: une transposition réussie de l'univers de Teulé mais un cran moins enthousiasmante que le roman!
Lien : http://lacoupeetleslevres.bl..
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nescio667
28 octobre 2014
Au Magasin des Suicides, toute la famille tire la gueule : le papa, la maman, la fille, le fils. C'est un peu normal, comment être heureux de vivre lorsqu'on fait commerce de la mort? Car, oui, dans ce magasin, la célèbre « Maison Tuvache », on vend tout ce qui peut servir à mettre fin à ses jours : corde, cyanure, pommes à l'arsenic, bombons empoisonnés et autre revolver jetable. Dans ce contexte, le moindre sourire, la moindre chanson comique ou la plus petite blague se voient irrémédiablement réprimés par le père, l'inflexible et moustachu Mishima. Pourtant, un grain de sable va progressivement gripper cette belle machinerie en la personne du dernier-né de la famille : le petit Alan. Naturellement gai et joyeux, l'enfant s'échine à diffuser des chansons drôles à plein volume pendant les heures d'ouverture du magasin, ou à saboter la marchandise vendue, la rendant inoffensive au maximum. Si, dans un premier temps, le père et la mère tentent bien d'endiguer ce flot de bonne humeur, le frère et la soeur d'Alan, après une courte résistance, se sentent par contre touchés, presque contaminés par l'optimisme naturel du gamin. Serait-ce la fin de la maison Tuvache?
Adapté du roman du même titre de Jean Teulé, « Le magasin des suicides » a tout du conte grinçant. Des personnages dépressifs (et déprimants) et des situations macabres, y sont mis en scène dans des décors cafardeux, le tout baignant dans ambiance de salon funéraire. le dessin de Domitille Collardey oscille entre réalisme pur et dur (pour les décors) et album pour enfant (pour les personnages). Si certaines planches se révèlent d'un agencement classique, d'autres présentent une structure plus éclatée (très grandes cases, coupes d'architecte, contre-plongées, même personnage répété dans une seule case, récitatifs nombreux) qui nuit un brin à la compréhension de l'intrigue. L'ensemble des planches se distille dans une teinte uniformément grisâtre (sauf pour tout ce qui touche à Alan), histoire de renforcer encore le côté macabre de l'intrigue. Même si elle se révèle loin d'être déplaisante, force est de reconnaître que celle-ci, une fois l'originalité de l'idée de base assimilée par le lecteur, traîne un peu en longueur, jusqu'à un final qui lui, pour le coup, frappe par son imprévisibilité. Une demi-réussite donc, mais sans aucune doute un travail honnête et sincère tant dans le respect du scénario que dans sa mise en scène innovante.
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LePamplemousse
01 mai 2013
J'avais beaucoup aimé le roman alors je suis d'autant plus ravie d'avoir aussi apprécié la bande dessinée.
Le choix de la couleur est judicieux, le gris et le marron sont prédominants dans la boutique consacrée à la vente de produits pour se suicider, mais l'arrivée d'Alan, qui respire la joie de vivre, amène des touches de jaune et d'orange, lumineux et gais comme cet enfant.
L'histoire est la même donc pas de mauvaise surprise de ce côté-là.
L'humour y est bien présent.
Une excellente BD pour ceux qui n'aiment pas trop les romans mais qui voudraient découvrir ce titre.
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JulieDionaea
26 décembre 2014
J'ai aimé le graphisme et les couleurs. Et puis j'aime beaucoup l'originalité de cette histoire et la façon dont le suicide est abordé. Mais, le mérite reviens plus à l'auteur du roman qu'à celui de la bande dessinée. Cela dit, pour moi, c'est une bonne adaptation de l'oeuvre de Jean Teulé.
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Maliae
17 septembre 2014
j'ai adoré le livre, j'ai adoré le film, il fallait que je lise la bande dessiné. Tiré de l'oeuvre original de Jean Teulé, elle respecte très bien le déroulement de l'histoire, ainsi que ses textes (que j'ai assez bien reconnu). Ce que j'ai adoré dans cette histoire c'est l'importance des couleurs. Tout est fade, gris, moche, un univers pas terrible et triste. Sauf Alan, Alan dans son berceau est déjà tout coloré. On sent un espoir chez lui immédiatement, Alan apporte de la couleur. Et petit à petit avec lui les choses vont se coloriser. Comme s'il coloriait lui même ce monde gris et déprimant.
Les personnages en changeant prennent des couleurs vives également. C'est vraiment très bien fait et très très bien pensé.
L'histoire en elle-même est très bonne, je l'avais déjà adoré en livre, donc je ne pouvais que l'aimer en BD. Par contre je ne me rappelais plus de la fin, ou alors je ne l'avais pas vécu de la même manière avec le livre car là j'avoue qu'elle m'a vraiment traumatisé, elle est hyper brusque, se tient dans une seule image (et un petit carré en plus), ça m'a pas mal perturbé.
Le seul petit bémol à cette BD c'est que j'ai trouvé par moment que les événements arrivaient trop vite, sans explication, on passe de l'un à l'autre et j'ai eu la bizarre impression qu'il me manquait une page (alors que non).
Mais ça reste une super BD à mon goût, j'ai beaucoup aimé.
Lien : http://jetulis.wordpress.com..
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bibliobleue
11 octobre 2012
J'avais adoré le livre de Jean Teulé en 2008, c'est donc avec envie que je me suis offert la bande-dessinée qui précède la sortie du film d'animation de Patrice Leconte.
C'est une réussite, aussi bien pour l'histoire que pour le graphisme. L'ambiance y est retranscrite par la noirceur du dessin qui devient au fil des pages de plus en plus coloré.
Pour les traits d'humour, il faut savoir qu'Alan est le petit dernier de la famille Tuvache. Ses parents ont choisi son prénom en hommage à Alan Turing, un suicidé célèbre considéré comme le père fondateur des premiers ordinateurs, auquel Apple pourrait rendre hommage avec sa pomme croquée. Mais Alan est très différent de son frère Vincent (référence au peintre suicidé Van Gogh) et de sa soeur Marilyn (Monroe).
Humour noir garanti !
Lien : http://bibliobleu.blogspot.f..
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