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EAN : 9782756020006
48 pages
Delcourt (25/01/2012)
3.45/5   166 notes
Résumé :

Depuis dix générations, la célèbre maison Tuvache vend des kits suicide pour clients désespérés. La petite boutique familiale prospère dans la tristesse et l’humeur sombre jusqu’au jour abominable oùsurgit un adversaire impitoyable, la joie de vivre, en la personne d’Alan, fils cadet et éternel optimiste. Pas facile de trouver sa place en famille ! Et puis, c’est mauvais pour les affair... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (42) Voir plus Ajouter une critique
3,45

sur 166 notes
♫Puisque notre amour ne peut vivre
Mieux vaut en refermer le livre
Et plutôt que de le brûler
Mourir d'aimer♫- Charles Aznavour- 1971-
---♪--♫--🎃----⚰️----🎃--♫--♪----

La mort est un manque de savoir vivre
Alphonse Allais

Plutot que de le brûler
J'ai préféré l'abréger
J'ai choisi la version BD
Au Roman de Jean Teulé
Quand l'désespoir le titille
Il fait appel à Domitille
Un dessin noir pour le comptoir
Un Adieu ou rien qu'un au-revoir
Scenario de fin pour seul dessein
Pour le plaisir de renaître demain
Bravo à Olivier Karali
Pari pas si facile mais pourtant réussi...
Laissons le monde à ses problèmes
Ne vous laissez pas abattre
Tuez vous vous-même 🦏

Mieux vaut donc une belle mort alitée
que cet antidote et la mort aux J.T. 😎
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C'est avec une profonde tristesse que je rends hommage, avec ce billet, à cet auteur que j'adorais : Jean Teulé. Dérangeant pour certains, plein d'humour pour d'autres, sa plume ne laissait pas indifférent. Reconnaissable entre toutes, elle exprimait toute la verve, la gouaille de l'écrivain et n'était pas dénuée d'une certaine vérité. J'aimais quand il nous racontait les vies de personnages historiques ou d'écrivains. Un seul roman m'avait paru un peu en-dessous des autres, Héloïse, ouille ! car je trouvais les allusions sexuelles trop présentes. Mais c'était sans connaître vraiment certains passages de la correspondance d'Héloïse et Abélard, bien plus crus encore.

Le magasin des suicides m'avait fait sourire du début à la fin et j'ai été ravie de le retrouver en BD. J'ai retrouvé des choses tellement… comment dire… réelles… Voyez plutôt : « Où sont-ils, les oiseaux migrateurs qui nous fientent des virus asiatiques la tête ? Et où sont-elles, les radiations, les explosions terroristes ? hein ? on aimerait bien savoir ! » Ah, quand je vous le disais !

Dans la famille Tuvache, il y a les parents, Mishima et Lucrèce, commerçants, propriétaires du magasin où l'on trouve tout ce qu'il faut pour aller rejoindre les mânes de ses ancêtres mais il y a aussi les enfants : l'aîné, Vincent, l'artiste suicidaire, Marylin la dépressive et… Alan, l'exception, le boute-en-train. Celui qui passe des musiques gaies, qui remplace les produits nocifs par un placebo.

J'ai trouvé la BD fidèle au roman. Les couleurs sont parfaitement adaptées : entre le sépia et le gris pour le magasin et bien colorées pour le petit Alan. Ce dernier va être un tournant dans cette famille. Et cela est vraiment bien représenté ici.

Un grand bravo à Olivier Ka, Domitille Collardey et Max de Radiguès pour ce superbe album.
Lien : https://promenadesculturelle..
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'On peut rire de tout', je suis d'accord sur le principe et je suis friande d'humour noir, mais j'ai du mal à m'esclaffer sur certains sujets. Voilà pourquoi 'Le Magasin des Suicides' fait partie des quelques romans de Jean Teulé que je n'ai jamais eu envie de découvrir. On est censé s'y marrer autour d'un 'suicide-shop' tenu par un couple proposant à des clients au bout du rouleau 1 001 méthodes et accessoires pour se suicider, leur prodiguant des conseils avisés pour ne pas se rater.

Lire l'adaptation BD m'a semblé moins risqué. Je sais à quel point Teulé est doué pour le trash et j'apprécie ce talent, mais je n'ai pas envie de m'y frotter sur ce sujet.
J'ai avancé un pied timide dans la boutique en ouvrant l'album prudemment, prête à ressortir. Joli graphisme, harmonieux, net et sombre, comme sur la couverture. On entre dans une ambiance qui rappelle agréablement Tim Burton, La Famille Adams, Zombillenium. L'idée est bonne : une vision en "négatif" de l'obligation du bonheur. Petits clins d'oeil aux sex-shop et aux magasins de farces et attrapes destinés au plaisir et à la rigolade, eux.
La norme est inversée dans cette famille de commerçants qui voue un culte à la déprime et à la mort : c'est leur enfant tout doux, gentil et toujours de bonne humeur qui les inquiète. Rigolo quand il chante à tue-tête 'Big Bisou' et 'Y a d'la Joie'. Parce que ce 'tue-tête' ne donne plus envie de se tuer la tête, justement. de quoi flinguer le business parental si les clients retrouvent sourire et joie de vivre et renoncent à leur projet macabre. Moi je dis 'tant mieux', mais les parents du petit s'en arrachent les cheveux.

Il m'a fallu une seconde lecture pour que les qualités de cet album l'emportent sur les détails dérangeants. J'ai fini par sourire, apprécier le scénario et les idées de génie de Teulé, parfaitement mis en valeur par le graphisme, notamment par le jeu de couleurs.
Une bonne surprise au final, mais je n'irai pas jusqu'à lire le roman original.
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(Clin d'oeil...)
Les lectures de cette BD sont déjà abondantes
Les critiques s'étalent en nombre suffisantes
Quoi dire ou écrire d'autre, sinon rajouter
Que j'ai bien apprécié cette bande dessinée


Quand la grisaille se colore de joyeux pigments
Au moment où, naît l'indésirable enfant
Quand dans cette sombre histoire à l'humour noir
Le cynisme se mue en amour et espoir
Quand un petit garçon aux yeux rieurs
Sème autour de lui, des graines de bonheur...
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Olivia Ka nous offre une fidèle adaptation en BD du roman de Jean Teulé. Une famille, depuis des générations, vend dans leur magasin des articles pour ceux qui veulent se donner la mort. Trois enfants aptes à prendre le relais ? Eh bien non ! le petit dernier (le seul qui a des planches colorées) sabote les articles pour fausser les suicides. Pour amateur d'humour noir avec une fin choquante.

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critiques presse (5)
BoDoi
13 novembre 2012
L’humour grinçant de l’auteur, qui lorgne vers le surréalisme drôle et morbide d’un Boris Vian, est intelligemment transposé par Olivier Ka, qui compose un scénario sans fioritures, privilégiant la création d’une atmosphère originale, soulignée par des dialogues bien tournés.
Lire la critique sur le site : BoDoi
BulledEncre
04 octobre 2012
Ce scénario est très original et plein d’ironie. Quant au graphisme, Domitille Collardey suit à la perfection la lancée de l’histoire : des couleurs monotones et sombres, truffées de tons colorés lorsque le petit Allan est présent au fil des pages, ce qui accentue la différence entre le milieu dans lequel il évolue au fil des jours et sa propre vision de la vie.
Lire la critique sur le site : BulledEncre
ActuaBD
21 septembre 2012
Derrière l’humour noir et le sarcasme quasi-misanthrope, se cache […] une très belle idée. Tout l’art de Ka tient en un découpage élégant et raffiné, qui focalise le décor puis zoome sur les personnages.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
Sceneario
10 septembre 2012
Loin d’être une ode au suicide, cette comédie grinçante est d’abord là pour vanter la vie. Elle le fait simplement à sa manière, provocatrice lorsqu’elle raconte par le menu les mille et unes façons d’en finir avec la vie. C’est, bien sûr, l’aspect le plus drôle de l’album qui, par ailleurs, manque hélas d’une véritable histoire à raconter.
Lire la critique sur le site : Sceneario
BDGest
10 septembre 2012
Outre les dialogues très bien écrits, la force de la narration vient autant de l'époustouflante mise en page de Domitille Collardey. La dessinatrice embrasse son sujet avec une dextérité et une maîtrise formidable.
Lire la critique sur le site : BDGest
Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
- Dites, si je paye plus cher...ce serait possible de passer toute une nuit avec la petite ?
- Et puis quoi encore ?! On n'est pas des proxénètes ! On se passera de votre clientèle. Fichez moi le camp !
- Mais je veux mourir.
- Démerdez-vous ! Allez au bureau de tabac !

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- Oh, il sourit!
- Comment ça, mon fils sourit?! Ca m'étonnerait! Personne n'a jamais souri dans la famille Tuvache! MISHIMA! MISHIMA! Viens voiiiir!
- Oui, oui, j'arrive! Que se passe-t-il?
- La cliente prétend qu'Alan sourit!
- Il a sûrement la colique... Ca leur dessine des plis de lèvres, comme ça. Ce ne sont pas des sourires, ce sont des grimaces.
- Et si je fais ça... et ça, regardez... Là, on dirait qu'il sourit... Là, non... Et là, un peu... Et là, regardez, là il a l'air heureux... Vous voyez, il suffit de pas grand chose... Ce ne sont que des impressions!
- Relâchez, pour voir. Ah! Vous voyez bien qu'il sourit!
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- Vous me demandez quelque chose d'original et viril; moi je vous réponds ; le seppuku, que les vulgaires appellent hara-kiri, terme argotique.
- J'avais pensé à l'essence ou au napalm...
- Ah, une belle immolation, ça n'est pas mal non plus. On a tout ce qu'il faut pour cela mais, franchement, le seppuku...Enfin, je ne pousse pas à la dépense, c'est vous qui voyez.
- ça nécessite beaucoup de matériel ?
- Un kimono de samouraï à votre taille. I l doit me rester un XXL. Et bien sûr , le Tanto. On s'en fait toute une histoire mais regardez, c'est finalement un sabre plutôt court. Touchez ce fil du tranchant, ça vous pénètre comme dans du beurre.
- MM...Et ça fait combien ?
- Le tout, trois cents euros-yens.
- Ah, tout de même...Est-ce qu'on peut payer...
- A crédit ? Chez nous ? Vous plaisantez ! Pourquoi pas une carte de fidélité !
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Avant, vous savez, lorsque, par des nuits de tornade ou d'ouragan, des gens au corps léger se jetaient par la fenêtre...
...on les retrouvait le lendemain en pyjama, échoués dans des branches d'arbres, accrochés à des réverbères, ou étalés sur le balcon d'un voisin.
Tandis qu'avec le parpaing Magasin des suicides fixé à la cheville, vous tombez droit !

Souvent, le soir, je les regarde tomber des tours de la cité. Le parpaing à une cheville, on dirait des étoiles filantes. Lorsqu'ils sont nombreux, les nuits de défaite sportive pour l'équipe locale, on croirait du sable qui coule des tours, c'est joli.
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-Bon anniversaire Marilyn
-Dis toi que ça te fait un an de moins à vivre
-Et maintenant les cadeaux.
-Tu nous excuseras pour la présentation. On avait demandé à Alan d’acheter du papier noir et il en a rapporté du coloré avec des clowns qui rigolent mais ça tu connais ton frère.
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Video de Domitille Collardey (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Domitille Collardey
Bande Annonce du film Le Magasin des suicides basé sur la bande dessinée par Olivier Ka et Domitille Collardey
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