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EAN : 9791037503817
317 pages
Les Arènes (11/03/2021)
4.11/5   9 notes
Résumé :
Viré de l'armée, viré de la police, viré d'une boîte de sécurité privée, Freddie Morvan vivote de petits boulots. Pour rendre service à un ami, il se met sur la piste d'une enfant enlevée par des hippies. Avec Didier, qui manie aussi bien les bouteilles que les armes, Freddie parcourt la France jusqu'au village de son enfance.
Il y rencontre des propriétaires terriens mélancoliques, des apaches héroïnomanes, des chasseurs de primes asociaux, des clochards cél... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Dans le top bag polar de Sylviane
Lorsque l'on se promène en voiture dans la campagne, on prend des routes qui nous amènent dans des villages qui semblent abandonnés. Pourtant, on trouve des cafés encore ouverts où on pourrait lire un proverbe de bistrot comme ceux notés à chaque nouveau chapitre du roman.
« Ceux qui boivent pour oublier sont prier de payer avant de consommer ». Ils sont collés
au-dessus de la machine à café à côté de la carte postale de bord de mer envoyée par des habitués qui ont eu la chance de partir en vacances, et la guirlande de tickets de jeux à gratter.
Dans ces bistrots, on pourrait croiser des personnes semblables à celles de l'histoire de « Un dernier ballon pour la route ».
C'est la devise de Freddie Morvan et de son acolyte, Didier Gaudin, détectives privés qui boivent souvent un dernier ballon avant de continuer leur enquête.
Virgile, un ami d'enfance de Freddie lui a demandé de ramener sa femme Marilou, et sa fille Romane. Elles vivent dans une ferme délabrée avec Jérôme, adversaire féroce des bagarres lorsqu'ils étaient encore dans la cour de l'école, Ce sera chose faite pour ce qui est de Romane.
Même un GPS ne s'y retrouverait pas parmi la longue liste des enseignes du labyrinthe des bâtiments de la zone commerciale dont Freddie arrive à s'extirper pour reprendre la route vers le village de son enfance. Didier, Romane et une autre jeune fille, Lyly-Prune l'accompagne dans le road-trip de retour mouvementé vers les terres et pas vers la mer.


Retrouvailles avec Virgile qui est un des fils de la famille de la Rochelière. La famille est le premier employeur du village avec un élevage de vaches, l'abattoir, l'usine de transformation de la viande, suite logique de leur industrie rurale.
Freddie a accompli sa mission mais il ne pourra pas repartir sans avoir retrouver deux autres gamins du village disparus, Nicolas et Aiyanna.
Au cours de cette nouvelle enquête bien arrosée, ils séjourneront chez sa tante Suzie. Anarchiste, vivant de pêche et de chasse, elle est aussi rebouteuse si nécessaire et cuisinière sachant accommoder les restes.
Au village, au comptoir du bar de de Mado, Freddie et Didier côtoient toute une ribambelle de personnes foutraques. On s'engueule, on chante très fort, très fort
Freddie mènera l'enquête auprès de ses copains d'enfance devenus adultes, forts en gueule, cabossés, Gwenolé, spécialiste  de « Nichte « et amoureux de sa chèvre, Francis  fan de Cabrel, Cathy une amourette au goût de Mon chéri devenue flic, des adultes de son enfance qui ont vieilli, des apaches, Jeanne mangeuse d'assiettes, un général bien achalandé en sucette et en artillerie,
Certains lui feront des confidences  qui lui feront prendre des sentiers oubliés et retrouver des souvenirs dont celui de sa rencontre avec Marilou.
L'ambiance deviendrait parfois presque surnaturelle. Romane communique avec des loups, des vaches qui se promènent vivantes ou mortes ou des fantômes de vaches, on ne sait pas trop, une chèvre amoureuse qui fume du roulé.
Le périple champêtre sera arrosé avec du Kir Banane (sirop de banane + vin blanc ?), la Suze est à l'honneur, du Piconard©, du Picon et du Ricard, (copyright Freddie et Didier). On épongera les doses d'alcool divers et variés avec beaucoup de viandes, et de couscous -frites©, (copyright Didier), et de substances illicites aussi diverses et variées.


Un roman avec de l'humour noir mais aussi social qui parle de combat entre des paysans qui veulent préserver leur terre et leur forêt et de nantis qui veulent agrandir l'élevage et construire un supermarché.  Les ouvriers de l'abattoir ne supportent plus leurs conditions de travail et celles des vaches qu'ils doivent tuer mais pour lesquelles ils ont encore de l'empathie.
On rit aux premiers chapitres, on sourit au fur et à mesure des dialogues tout autant déjantés que cohérents. Puis on compatit et on grince des dents. Cela peut être aussi lourd, sanglant, à la limite du supportable
On finit par aller à la Fête de la Plus Grande Saucisse » pour s'amuser un peu et célébrer  la fin de l'enquête
Parfois lors d'une fête foraine ou pendant le bal, il y une bagarre pour un regard entre bande rivale et souvent un feu d'artifice pour clore les festivités.
La fin de de la Fête de la Plus Grande Saucisse qui est aussi la fin de l'histoire sera féroce et explosive.
Lien : https://collectifpolar.fr/20..
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Un homme doit retrouver la fille d'un ami d'enfance aidé de son compère. Ce retour aux sources pour Freddie va le faire replonger dans des souvenirs et émotions pas forcément voulus ni agréables. Cette épopée humaine nous montre les pires excès de notre société.
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Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
– Keski veut, l’môssieur ?
Il faisait chaud et, tout en recrachant la fumée de ma Gitane dans l’air lourd et immobile, j’ai cherché au fond de leurs yeux une trace d’empathie, mais je n’y ai croisé rien d’autre que l’abîme.
– Je cherche une fillette et sa maman.
– N’y a pas d’fillette ici.
– J’peux vous montrer une photo ?
– N’y a pas d’fillette ici, qu’on vous dit. Pourquoi qui vient nous emmerder, l’môssieur ?
Au moment où j’ai plongé la main dans ma veste pour sortir le cliché de Romane et Marilou, le type au fusil a pointé son arme dans ma direction. Je me suis avancé malgré tout vers Hinault en espérant qu’il me reconnaîtrait, mais en voyant ses yeux brillants comme un feu qui meurt, j’ai su que ça ne serait pas le cas.
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« - Tu les as trouvées, Freddie ?
– Ils ont pas voulu m’laisser rentrer.
– Ils sont méchants ?
– Oui, Didier, ils sont méchants.
– On va devoir les punir, alors ?
– C’est triste, mais je crois qu’on n’a pas le choix.
– Buvons un coup alors, Freddie, et quand Didier a dit ça il s’est retourné vers le comptoir avec une expression amère sur le visage.
– Mettez-nous deux Piconards, m’dame, que j’ai dit.
– C’est vous les p’tits connards, qu’elle a répondu en me tirant la langue.
– Non, des Piconards s’il vous plaît. Picon et Ricard.
La patronne a encore soupiré, et s’est exécutée aussi rapidement qu’une scène d’action dans un film de Bergman.
– Comment qu’on s’y prend, Freddie ? m’a demandé Didier en descendant la moitié de son verre.
– On va attendre la nuit.
– C’est quand la nuit ?
– Dans cinq heures, que j’ai dit en levant la tête vers l’horloge murale.
Si bien qu’on a passé cinq heures à s’enfiler des Piconards à la chaîne, pour se donner du baume au cœur »
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La cour de la ferme tenait plus de la déchetterie que du jardin à la française, parsemée de caravanes à l’abandon, de pneus usés, de sacs d’ordures et de cadavres de bières à n’en plus finir. La bâtisse qui courait le long de cette décharge était une vieille longère décrépite, occupée selon les gens du coin par une communauté de zonards que la ville avait relogés ici, faute de savoir quoi en foutre. Personne dans la région ne voulait de cette bande d’apaches, qui selon les voisins passaient leur temps à picoler, à se chicaner et à se mettre sur la gueule dès qu’ils avaient un peu trop forcé sur la Valstar. Tous les agriculteurs du coin avaient quitté le pays bien avant qu’ils arrivent, forcés de revendre leurs champs aux grandes enseignes qui pullulaient tout autour. D’où j’étais, je pouvais sentir les effluves des poubelles du McDo le plus proche, cette étrange combinaison de produits toxiques et de steaks périmés que les jeunes d’aujourd’hui considèrent comme une odeur appétissante
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– Keski vient nous emmerder, l’môssieur, là ?
Le type qui me braillait dessus était tellement baraqué qu’on aurait dit qu’ils étaient deux dans son pull, mais ça ne m’a pas empêché de m’approcher de lui en tendant une photo de la petite et de sa mère. Hinault me l’a arrachée des mains, l’a regardée deux secondes, puis l’a broyée dans ses grosses paluches en crachant un mollard brunâtre dans l’herbe.
– N’y a pas d’fillette ici, mon gars, alors maintenant tu prends tes cliques et tes cloques et tu dégages vite fait bien fait. T’as compris ?
Plutôt que de tourner les talons, je suis resté face à lui en le regardant fixement dans les yeux, mais j’ai tenu à peine trois secondes, le temps que le molosse derrière lui me mette un premier coup de poing en plein dans l’estomac, puis un deuxième dans la caboche pendant que je tombais au sol.
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Les deux gosses étaient à peine rentrés que quatre loubards avec des gueules impossibles et une bonne femme en haillons sont sortis de la maison. Ils avaient l’expression abrupte de ces gens de la campagne faméliques, le regard pincé à force de plisser les yeux. Malgré les années, j’ai reconnu Jérôme Hinault en moins de deux : cheveux rasés sur les côtés, bras bardés de tatouages, pipe à opium au coin du bec. Il avait les mêmes traits qu’à l’époque, rendus encore plus 14 grossiers par l’alcool, comme s’il était devenu une sorte de caricature de lui-même. Le type qui se tenait derrière lui avait un fusil à la main et la mâchoire qui pendouillait.
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