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EAN : 9782226460332
560 pages
Albin Michel (21/09/2022)
  Existe en édition audio
4.17/5   406 notes
Résumé :
L'histoire d'un type bien...qui fait un sale boulot.

Billy Summers est un tueur à gages, le meilleur de sa profession, mais il n'accepte de liquider que les salauds. Aujourd'hui, Billy veut décrocher. Avant cela, seul dans sa chambre, il se prépare pour sa dernière mission...

À la fois thriller, récit de guerre, road trip et déclaration d'amour à l'Amérique des petites villes, Billy Summers est l'un des romans les plus surprenants dans... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (107) Voir plus Ajouter une critique
4,17

sur 406 notes

Yvan_T
  02 novembre 2022
Billy Summers est un ex-tireur d'élite reconverti en tueur à gages… mais un gentil qui n'accepte que de tuer des vrais méchants. Avant de partir à la retraite, le sniper vétéran de la guerre en Irak accepte un dernier contrat particulièrement lucratif qui l'oblige à se faire passer pour un écrivain, tout en s'intégrant à la population locale de Red Bluff en attendant de pouvoir éliminer sa cible. Se prenant volontiers au jeu, il décide d'ailleurs de tuer le temps en écrivant sa propre autobiographie…
À mon grand bonheur, le maître de l'épouvante délaisse donc le surnaturel afin de nous servir un roman noir qui tient en haleine de la première à la dernière page. Alors certes, ce scénario reprenant la trame du « job de trop », ce fameux « dernier coup » condamné à foirer, est assez classique et pourrait facilement se transformer en mauvais film interprété par Steven Seagal… sauf que c'est Stephen King (« 22/11/63 ») aux manettes. L'écrivain américain a non seulement l'art de planter une ambiance et de servir des personnages particulièrement attachants (même quand leur métier consiste à tuer des gens), il s'avère surtout un narrateur hors pair.
Le lecteur a d'ailleurs droit à deux conteurs pour le prix d'un car le personnage principal entrecoupe régulièrement le récit concocté par Stephen King pour nous raconter sa propre histoire, de cet événement marquant qui a bouleversé son enfance à ses années en tant que tireur d'élite durant la guerre en Irak. En imaginant un tueur à gages, aspirant écrivain et fan de Zola, Stephen King partage non seulement son amour pour l'écriture, mais également ses doutes concernant la pertinence de la guerre du Golfe ou son aversion envers le « trumpisme ».
Puis il y a cette jeune femme nommée Alice, qui vient vite confirmer notre attachement envers ce tueur à gages qui se targue d'avoir une éthique et qui transforme progressivement ce « dernier coup » en road-trip à travers les États-Unis. Malgré quelques clins d'oeil à ses autres romans, tel que l'hôtel Overlook dans « The Shining », Stephen King livre donc un polar dépourvu de fantastique et d'horreur, rendant hommage à la littérature et étalant tout son talent de narrateur !
Si, comme moi, vous êtes allergique au surnaturel, mais adorez le roman noir à la R. J. Ellory, n'hésitez pas et foncez !
Lien : https://brusselsboy.wordpres..
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lyoko
  05 octobre 2022
Le petit dernier de Stephen King se lit passablement bien. Les personnages sont sympathiques. le scénario aussi.
Pas de fantastique, pas d'horreur, peut être un petit coup de presse au niveau psychologique, mais à peine.
On reste sur un roman très plaisant à lire, mais on est loin de ce qui a fait le succès du maître. On est ici dans un thriller lambda pour moi.
Quelques longueurs quand même, mais cela est typique a l'auteur.
J'ai apprécié les quelques piques a l'ancien président américain, ses références a Shinning, enfin ça aussi ça fait partie de la marque de fabrique de Stephen King.
Pour résumer une lecture plaisante, mais sans rien de transcendant.
Alors bien évidemment, malgré mes déceptions, et le fait que j'attends toujours beaucoup de cet auteur, cela reste du King, et lirai bien sur ses prochains romans avec attention et plein d'attente.
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gruz
  21 septembre 2022
Que ceux qui ne lisent pas Stephen King, et jugent son oeuvre sans la connaître, jettent un oeil curieux sur Billy Summers. Ils seront surpris de découvrir un des innombrables pans du talent protéiforme du King.
Même quand il s'attaque au roman noir (il cite des références comme Jim Thompson et Elmore Leonard en interview), son talent éclabousse chaque page. Et sa manière de raconter des histoires se reconnaît entre mille, quel que soit le genre auquel il s'adonne. Qu'importe l'étiquette…
Voilà un roman à plusieurs niveaux de lecture. En surface, une histoire de tueur à gage pour laquelle King joue la partition du dernier job, celui de trop, celui qui ne tourne pas du tout comme imaginé. Où le tireur devient la cible.
Mais pas que. En filigrane d'abord, puis de manière de plus en plus présente, pressante, il nous décrit le pouvoir de l'écrit.
Et en couche additionnelle, il rajoute un énorme supplément d'âme, par la rencontre inattendue de deux solitaires que rien ne devait se faire croiser. Liés à la vie à la mort.
L'écrivain américain joue d'abord avec une vision assez manichéenne des relations pour mieux creuser ensuite, comme souvent, arrivant très rapidement à ce que le lecteur entre en empathie avec un meurtrier, à ce qu'il le trouve éminemment sympathique, lui qui a toujours eu comme règle du « métier » de ne flinguer que des salauds. Ça n'empêche pas ce personnage d'avoir une vision très réaliste de lui-même.
Son dernier contrat va l'obliger à travailler sous couverture. Celle d'un écrivain débutant qui s'installe dans un quartier populaire paisible pour y séjourner, et dans un immeuble de bureaux anonyme pour écrire. Mais, quand on n'a rien d'autre à faire qu'attendre le moment propice, on peut être tenté de vraiment jouer le jeu de sa fausse identité.
Stephen King joue alors avec sa marotte, l'écriture. Billy Summers se met donc à écrire son passé. Avec, au départ, la maladresse et la fraîcheur de l'auteur débutant. Un nouveau personnage d'écrivain qui permet à King de revenir aux sources, mais aussi de proposer une variation différente de son obsession.
Car, pour une fois (c'est presque inédit chez lui) l'écriture se révèle vite comme une thérapie pour le personnage, un bienfait, et non une malédiction. Même quand on doit coucher les atrocités d'une enfance terrible et d'un passage à la vie d'adulte éprouvant (Summers est un ancien de la guerre en Irak et souffre d'un évident stress post-traumatique).
Cette strate-là, King nous l'annonce dès la toute première page, avec un hommage appuyé à… Thérèse Raquin de Zola. Une dédicace qui reviendra à plusieurs reprises dans le roman, pour mieux souligner le pouvoir des livres.
Mais revenons à l'aspect « polar ». Clairement addictif, sacrément bien mené. Et qui montre à quel point King maîtrise son sujet, même sans utiliser le surnaturel dans l'intrigue. Et nouvelle preuve éclatante qu'il est un incroyable raconteur d'histoires, capable de vous y plonger immédiatement, sans que vous ne puissiez plus lâcher le livre. En une seule page vous êtes dans l'ambiance, en deux vous touchez déjà du doigt qui est le personnage principal. C'est un talent tout simplement inouï.
Ce qui semble s'annoncer comme une énième affaire de tueur floué, de contrat non respecté, de récit maffieux, avec un chemin tout tracé, se révèle pourtant bien plus riche tout au long de ces 550 pages.
L'intrigue est prenante, aucun doute, mais l'accent est vraiment mis sur la qualité et la profondeur des personnages. Avec une rencontre qui va changer le cours de l'histoire de ce Billy.
Par ce biais, comme par celui de l'écriture de la vie de Billy, Stephen King fait passer une foultitude d'émotions. Y instillant des passages éblouissants de lumière, émouvants au possible, dans la pénombre ambiante. Jusqu'à un final magnifique, à en perdre les mots.
Ceux qui sont curieux de l'univers littéraire, celui des auteurs, seront très intéressés par cet aspect du livre. Que ce soit les affres de la création, ou de ce que peut ressentir un écrivain en injectant des parts de lui dans une oeuvre, ou encore concernant le statut d'auteurs aux USA (très différents de ce qu'il est en Europe).
Avec Billy Summers, on sent que Stephen King a adoré jouer avec les codes du roman noir, avec grand respect, tout en racontant à sa manière une histoire passionnante.
Un récit captivant où King fait montre de sa maturité « d'ancien », tout en retrouvant çà et là l'enivrante sensation des premières fois.
Un roman qui a toutes les qualités pour plaire au plus grand nombre, lecteurs assidus du maître ou juste de passage. Pour ces derniers, gageons que ce ne sera que le début d'une aventure commune.
PS : comme petit cadeau, les fans se délecteront des quelques clins d'oeil soutenus à une oeuvre majeure du King.
Lien : https://gruznamur.com/2022/0..
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lemurmuredesameslivres
  05 octobre 2022
« Billy Summers », c'est l'histoire d'un type qui tue des types méchants, et seulement des types méchants. du moins, c'est certainement ainsi qu'il se présenterait si on lui posait la question. Car oui, Billy Summers est un tueur à gages, « un éboueur armé d'un flingue » et un as dans sa profession. A l'aube de sa « retraite », il va accepter un dernier contrat qui va bouleverser son existence. « Billy Summers », c'est le récit émouvant et passionnant de la vie d'un homme.
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La construction de ce roman m'a beaucoup rappelé 22/11/63. Non pas que l'histoire ait grand-chose à voir, mais là aussi deux, voire trois parties se dessinent, offrant toutes une ambiance et un rythme différents.
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Dans les premiers chapitres, on apprend à connaître notre protagoniste et on appréhende le contexte de la mission. Pour mener à bien cette dernière, Billy Summers va devoir se préparer longuement et s'imprégner d'une nouvelle identité, sur-mesure. Dans cette vie factice, il sera David Lockridge, un écrivain en herbe qui s'attèle à la rédaction de son premier roman. Un camouflage idéal, qui sert à la fois l'auteur (le vrai) et le protagoniste. Une oeuvre autobiographique distillée tout au long du roman, qui nous emmène sur les traces du passé, à la découverte de toutes ces « vies » qui ont forgé notre « héros ».
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J'ai beaucoup apprécié ces pages, où l'on s'égare quelque temps dans l'existence quotidienne de « Monsieur tout le monde ». Notre homme, habituellement très solitaire, va nouer des relations, participer à des repas entre voisins et s'attacher. Et par mimétisme, on va s'attacher aussi, au point de vouloir oublier le but premier de cette existence. Après tout, on est plutôt bien dans ce quartier, parmi tous ces gens sympas !
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Mais Billy lui, n'oublie rien, il réfléchit, il anticipe. Il n'est pas ce type un peu idiot et naïf que ses « employeurs » pensent pouvoir manipuler à leur guise. Alors quand la situation dérape, on est bienheureux qu'il ait été si prévoyant. On enfile un autre costume et c'est le début d'une nouvelle aventure. Une aventure qui nous emmènera à travers les États-Unis, aux côtés d'une jeune fille aussi extraordinaire que touchante. Un petit côté road-trip où se mêlent suspense, action et émotion, et qui rend cette lecture incroyablement captivante.
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Sous la plume de Stephen King, Billy Summers semble si réel que j'ai éprouvé pour lui un attachement sincère. Il est de ces personnages qu'on aime envers et contre tout et qui restent en mémoire longtemps. Il n'a pas le caractère imposant et froid qu'on imagine volontiers chez un tueur à gages. Certes, d'après sa propre conception du monde, il est un type méchant. Mais en vérité il fait preuve d'une grande sensibilité. J'ai été touchée par toutes ses personnalités, factices ou réelles. Après tout, n'y-a-t-il pas une part de chacune d'elles en lui ?
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Parfois, une pointe de fantastique s'invite dans le récit, sans être prédominante, tout juste anecdotique, mais on s'amuse des références. Un hommage plutôt subtil à une autre oeuvre du maître, qui m'a donné des frissons de joie. La joie de celle qui, comme des millions d'autres, se souvient de ce qu'elle a ressenti lors de cette fameuse lecture. La joie de celle qui éprouve une admiration évidente pour le talent du King.
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Dans ce roman, j'ai retrouvé tout ce que j'aime chez cet écrivain hors-pair. Cet art de dépeindre les lieux, de construire une atmosphère, d'imaginer des personnages uniques et mémorables. A l'instar de 22/11/63, de Blaze ou encore de Dolores Claiborne, j'ai été transportée, émue et captivée par cette très belle histoire. Nul doute que « Billy Summers » restera l'une de mes oeuvres favorites de l'auteur.
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Ma chronique complète est sur le blog.
Caroline - le murmure des âmes livres
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jmb33320
  02 octobre 2022
Cette nouvelle livraison de Stephen King est très réussie. Elle nous immerge dans l'univers glauque des tueurs à gages et de la pègre mais aussi dans ceux, à priori très différents, d'un quartier pavillonnaire d'une ville moyenne du sud des Etats-Unis, et d'un autre quartier, beaucoup moins reluisant, de la même ville. Sans oublier celui de la guerre en Irak du début des années 2000.
Billy Summers, ex-tireur d'élite reconverti comme tueur à gages, a accepté un dernier contrat qui doit l'amener à éliminer un homme au moment où il sera amené par la Police devant le tribunal qui doit le juger. C'est lui-aussi un assassin. Et les commanditaires de ce meurtre ont tout intérêt à l'empêcher de faire des révélations contre une remise de peine, en l'occurrence la prison à vie plutôt que la peine capitale. Billy a pour couverture un métier d'écrivain en devenir, qui l'a amené à louer un bureau dans un immeuble qui fait face au tribunal.
Il se prendra au jeu de cette couverture, lui qui a fait jusque-là beaucoup d'efforts pour passer pour beaucoup moins intelligent qu'il n'est en réalité. Et voudra véritablement écrire, en la transposant légèrement, l'histoire de sa vie.
Ce qui est vraiment vertigineux dans ce roman c'est la science avec laquelle Stephen King brouille les pistes. À aucun moment on ne sait où il va nous conduire, et ceci jusqu'à la dernière page... Il y est question, évidemment, du bien et du mal mais aussi, et surtout, du pouvoir de la littérature.
À noter qu'un personnage féminin, une jeune femme nommée Alice, sauvée d'une mort certaine par Billy Summers, est aussi important pour la progression de l'intrigue que celui de notre tueur à gages, qu'on ne peut se résoudre à détester malgré ses crimes.

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critiques presse (4)
Telerama   19 octobre 2022
Sur cette trame policière classique – le job de trop, celui qui, fatalement, ne peut que mal tourner –, Stephen King brode un grand roman noir et prouve, s’il était encore besoin, qu’il sait se passer du « moteur » surnaturel pour nous tenir en haleine
Lire la critique sur le site : Telerama
LeJournaldeQuebec   03 octobre 2022
Ce coup-ci, il n’y a ni fantastique ni horreur. Juste une excellente histoire qui flirte avec le roman noir et qui témoigne une fois de plus de l’immense talent de King.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
LePoint   29 septembre 2022
La preuve que même Stephen King n'échappe pas à son bain culturel, où l'on mâchonne les poncifs (les femmes en détresse et les vétérans de guerre) comme un chewing-gum.
Lire la critique sur le site : LePoint
LeSoir   28 septembre 2022
Avec l’histoire d’un tueur à gages acceptant un ultime contrat, Stephen King livre un vrai thriller, un portrait de l’Amérique oubliée, une déclaration d’amour à la littérature et des tonnes de tendresse.
Lire la critique sur le site : LeSoir
Citations et extraits (69) Voir plus Ajouter une citation
AmbereAmbere   02 décembre 2022
Jamais aucun homme sur son lit de mort n'a dit : "J'aurais dû passer plus de temps à mon bureau"
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PostTenebrasLirePostTenebrasLire   27 novembre 2022
Dieu n’a pas de plan. Il joue au mikado.
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AmbereAmbere   25 novembre 2022
Autrement dit, je suis le dernier melon dans le champ, le dernier petit pois dans la cosse, le dernier chocolat dans la boîte, choisissez votre métaphore.
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PostTenebrasLirePostTenebrasLire   21 novembre 2022
L’écriture, songe-t-il, est également une forme de guerre, qu’on livre contre soi-même. L’histoire, c’est ce qu’on porte, et chaque fois qu’on y ajoute quelque chose, elle devient plus lourde.
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PostTenebrasLirePostTenebrasLire   14 novembre 2022
J’ai appris un truc dans la Maison de la Couleur Perpétuelle : il n’y a pas que deux catégories de gens – les bons et les méchants –, contrairement à ce que je croyais gamin quand je trouvais mes idées dans tout ce que je voyais à la télé. En fait il y a trois catégories. La troisième catégorie, c’est les gens qui sont d’accord avec tout le monde pour se fâcher avec personne comme me l’avait conseillé l’adjoint F.W.S. Malkin. C’est les plus nombreux sur terre et pour moi c’est des gens gris. Ils ne vous feront pas de mal (volontairement du moins) mais ils ne vous aideront pas non plus. Ils vous diront : Fais ce que tu veux et que Dieu te garde.Je pense que dans ce monde il faut s’aider soi-même.
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Vidéo de Stephen King
Extrait de « Billy Summers » de Stephen King lu par Thierry Blanc, traduit par Jean Esch. Parution numérique le 21 septembre 2022 et parution CD le 19 octobre.
https://www.audiolib.fr/livre/billy-summers-9791035411725/
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