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blandine5674
  10 janvier 2021
Merci à enjie77 qui m'a venté le roman. Je la cite : « J'ai été éblouie par le premier homme de Camus qui est autobiographique, retrouvé dans sa sacoche lors de son décès. Il parle de Monsieur Germain dans des termes tellement superbes. »
J'ai choisi le roman graphique, mon oeil attiré par la beauté du dessin aux douces couleurs. le personnage principal, auteur chez Gallimard, retourne sur son enfance en Algérie entre une mère analphabète et sa sévère grand-mère, les copains, son père tué à la guerre, la pauvreté et cet instituteur qui s'il n'avait pas été là, peut-être n'aurions jamais entendu le nom de Albert Camus. J'ai particulièrement été touchée par ses mots sur les pauvres. Magnifique !
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Jean-Daniel
  05 juillet 2020
Jacques Ferrandez poursuit l'adaptation en bande dessinée de l'oeuvre d'Albert Camus, après «L'Etranger » et « L'Hôte ». Il reprend ici le roman inachevé « le premier homme », un texte où Camus développe l'histoire de sa vie et de ses souvenirs.

« En somme, je vais parler de ceux que j'aimais », écrit Albert Camus dans une note pour l'oeuvre à laquelle il travaillait au moment de sa mort. le manuscrit du "Premier homme", a été retrouvé dans la voiture qui le 4 janvier 1960 percuta un platane, tuant l'écrivain. 140 pages rangées dans une sacoche en cuir ; le brouillon d'un récit de son enfance à travers ses souvenirs qui, sous couvert de fiction, présente un caractère autobiographique.

Jacques Ferrandez est resté assez fidèle au texte du Prix Nobel de littérature 1957, en ajoutant toutefois quelques scènes à partir de brouillons et notes confiés par sa fille. Il esquisse une Algérie de la colonisation, les tourments de la guerre, et dépeint l'univers dans lequel grandit Camus, l'importance des racines familiales, la question de la fidélité aux siens et la construction de l'identité de l'homme. le dessin est précis et restitue avec finesse l'importance des rapports humains et le quotidien d'une Algérie où Arabes et Européens savaient cohabiter dans un respect mutuel avant les tensions liées à la décolonisation.

Si la vocation de la bande dessinée est principalement de divertir, elle peut également être d'instruire. le talent de Jacques Ferrandez s'exprime pleinement car celui-ci réussit le défi d'adapter en bande dessinée le dernier roman de Camus en éclairant une période de l'histoire qui concerne encore plusieurs millions de personnes. Il contribue ainsi à éclairer l'histoire qui relie la France à l'Algérie ainsi que la vie et l'oeuvre d'Albert Camus.
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thisou08
  02 avril 2019
Je lis très peu de BD, je suis donc loin d'être une spécialiste, je préfère le préciser avant de faire mon commentaire.
Quelle magnifique BD, surtout quand on en lit la genèse !
J'ai franchement été bluffée.
Parfois dans un cartouche le personnage vieillit ou rajeunit. C'est surprenant et émouvant.
Ou alors, on le voit vivant, blessé, agonisant, mort, à l'état de squelette. C'est saisissant.
De vrais tableaux, des aquarelles magnifiques parsèment les dessins.
Des surprises visuelles nous attendent presque à chaque page.
Un grand bravo à Jacques Ferrandez qui a su me toucher à ce point.
Cette BD mérite d'être présentée au prochain comité de lecture de la bibliothèque.
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paroles
  19 septembre 2018
Me voilà réconciliée avec Albert Camus. Non que nous nous soyons quittés fâchés, après s'être croisés au lycée, mais nous nous étions quittés. le goût de le revoir m'avait surprise lors de la lecture de « Nos richesses » de Kaouther Adimi, aussi lorsqu'un ami m'a proposé ce roman graphique, j'ai tout simplement accepté : je voulais redécouvrir Camus.

Jacques Cormery (alias Albert Camus), auteur parisien célèbre, se retourne sur son passé. Il revient sur les pas de son enfance en Algérie et remonte l'histoire pour nous faire connaître ceux qu'il aime : un père presque inconnu mort trop tôt lors de la Première Guerre mondiale, des copains pour faire les 400 coups dans les rues d'Alger, un instituteur très à l'écoute, une grand-mère dure à la tâche et de coeur, une mère quasi muette. Et puis bien sûr une description des conditions de vie dans un quartier pauvre,

J'ai eu grand plaisir à arpenter les rues d'Alger, à croiser l'écrivain en devenir, seul enfant au foyer et vivant parmi des adultes (mère, grand-mère et oncle). J'ai apprécié les aller-retour entre passé et présent qui permettent de s'imprégner lentement de la vie du jeune Jacques. J'ai aimé la description de la mère pauvre et analphabète mais tellement présente, aimante et dépassée par les évènements.
Et bien sûr, j'ai pris soin de détailler les dessins et les couleurs qui servent si admirablement le texte. L'auteur connaît parfaitement et intimement Alger, on plonge avec délice dans l'ambiance des quartiers populaires d'alors. Et surtout, j'ai repris contact avec Camus et je suis bien décidée à relire et à découvrir ses romans.

Roman graphique d'après l'oeuvre d'Albert Camus. Pourquoi ?
Albert Camus préparait une sorte d'épopée (sorte de Guerre et Paix sur les Français en Algérie) quand un platane a surgi devant sa voiture le 4 janvier 1960, mettant fin à son parcours d'écrivain connu et reconnu. le manuscrit du Premier homme a été retrouvé dans la carcasse de la voiture. Mais c'est bien des années après (1994) que sa fille a accepté de faire paraître ce roman inachevé...

Lien : http://mes-petites-boites.ov..
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oran
  29 septembre 2017
Il ne s'agit pas ici du livre posthume d'Albert Camus mais de la BD réalisée par Ferrandez (parution septembre 2017) d'après cette oeuvre. Il y a eu confusion dans l'enregistrement de l'Isbn (9782075074155) et les critiques et citations du livre original se retrouvent mêles avec ceux à venir concernant cette nouvelle BD !
Après avoir adopté avec succès "L'hôte » en 2009 et "L'Etranger" en 2013, Jacques Ferrandez s'attache ici à raconter l'enfance de Jacques Cormery inspirée par celle du jeune Camus .
Ferrandez est né à Alger . Sa famille, Fernandez, (son vrai patronyme , est originaire d'Espagne comme la grand-mère maternelle de Camus), ses grands-parents tenaient commerce dans le quartier Belcourt, là où résidait également la famille de Camus . Ce livre, même s'il s'écarte légèrement de l'oeuvre originale, respecte son l'âme et s'enrichit avec une émotion fulgurante de sensations retrouvées, de souvenirs visuels précis, de pataouète (1)nostalgique . Un nouveau personnage qui ne figure pas dans le roman autobiographique vient animer les images, c'est Jessica , l'ombre portée de Mi - Mette Ivers, que Camus rencontra en 1957 au Café de Flore - .Une BD magnifique !
(1) Langage Pied-noir, fait d'un mélange hétéroclite et savoureux de français, espagnol, catalan, italien ,maltais, arabe, kabyle.
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Epictete
  22 avril 2018
Une réussite, une fois de plus.
J'avoue que je ne connaissais pas ce roman posthume d'Albert Camus dont le manuscrit a été trouvé dans sa sacoche après l'accident qui lui a coûté la vie.

Un homme est sur les traces de son père, mort pendant la guerre de 1914. Il y retrouvera son enfance, le pays dans lequel il a été élevé et qu'il aime profondément.
C'est à la fois une fresque autobiographique et une belle description de cette phase de notre histoire que fut la colonisation de l'Algérie et la vie avant la guerre (roman inachevé).

Le graphisme de Fernandez est magnifique et traduit vraiment l'ambiance de ce pays qui n'a laissé personne indifférent.
Prochain objectif : lire la version originale du roman.
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mumuboc
  26 avril 2018
Magnifique ouvrage…… Je retrouve la profondeur de la pensée d'Albert Camus qui entraîne chez moi à chaque fois une réflexion, une remise en question de certaines certitudes, sur nous, sur notre humanité.

Je trouve très intéressante l'idée de mise « en dessins » de ce récit, les illustrations sont très belles, on est plongé dans l'atmosphère algérienne, sa chaleur, sa moiteur, ses terreurs ses déchirements. Les personnages sont très bien rendus et l'on déambule dans le passé et le présent de Jacques Cormery (Albert Camus), sans difficulté, à la recherche de ses racines pour comprendre qui il est, comment on se construit à travers son passé et ce qui fait que l'on est ce que l'on est.

C'est le dernier récit (inachevé) d'Albert Camus dans lequel l'auteur se révèle totalement sur ce qu'il est, ce que fut son enfance, la misère mais surtout l'amour de sa mère, l'inconnu qu'était son père, décédé aux premiers jours de la première guerre mondiale, la rudesse de sa grand-mère etc…. A se pencher sur son enfance on comprend ce que l'on devient, les pourquoi trouvent des explications.

L'importance du lieu où l'on vit, où l'on naît : la difficulté de prendre position quand vos ennemis étaient vos amis, quand vous comprenez leurs revendications mais que vous connaissez le prix du travail de vos aïeux pour cette terre qu'on leur avait promise.

L'absurdité des guerres, les questions qui resteront parfois sans réponse et avec lesquelles il faudra continuer à vivre, vivre pour transmettre et insuffler autour de soi l'amour des siens, des autres, d'un pays. le texte était l'ébauche d'une oeuvre qui se voulait la genèse de toute son oeuvre : celle qui permettait de comprendre qui était Albert Camus, ses forces, ses faiblesses, ses convictions.

Oui je sais je parle en fin de compte plus du fond, des textes d'Albert Camus et peu du travail de Jacques Ferrandez mais je pense que l'illustrateur a été profondément imprégné du livre inachevé (et peut-être que le fait qu'il soit inachevé donne encore plus de poids….. l'homme qui recherche ses racines et ne laissera qu'une ébauche de son travail) car il restitue parfaitement l'atmosphère d'un pays, d'une famille, les expressions des visages, des attitudes, du climat.

Magnifique.
Lien : http://mumudanslebocage.word..
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ClaireDoc
  25 octobre 2018
Une très belle BD : Ferrandez toujours aussi impressionnant, tant dans l'invention narrative que dans la couleur directe. Magnifiques cases où le personnage enfant côtoie l'adulte. Il n'y a plus ellipse narrative mais case sub-temporelle. Je suis admirative aussi de la terrible vignette sur la guerre de 14, où l'on voit les hommes devenir squelettes... La beauté des phrases de Camus me fait songer qu'il faudrait que je m'y mette, à lire Camus. J'avais été peu transporté par l'Etranger au lycée. Il serait temps de relire...
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Peteplume
  31 janvier 2020
J'avais aimé l'adaptation de L'étranger en BD et me suis laissé tenter par le premier homme. Je n'ai pas lu le roman éponyme de Camus et ne puis donc juger de la qualité de l'adaptation. J'ai senti le côté inachevé de l'oeuvre mais j'ai néanmoins été grandement touchée par le texte (sans doute transcrit, si ce n'est dans son intégralité du moins mot pour mot) et par les images qui savent si bien nous faire passer d'une époque à l'autre, des impressions de l'enfance à la pensée élaborée de l'adulte. Même si les époques sont différentes et que Camus avait sans doute une intention plus large que celle d'une autobiographie anecdotique, ce récit m'a rappelé celui de Pagnol dans Souvenirs d'enfance. J'y retrouve en effet le rôle essentiel de l'école publique égalitaire telle qu'elle a existé en France, l'attachement à la mère et l'influence de la culture familiale (au sens large du mot) dans l'éducation de l'enfant.
J'ai aimé cette lecture et me promets de revenir à l'oeuvre originale bientôt.
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LivresdAvril
  11 octobre 2020
Je découvre "Le premier homme" avec cette adaptation par Jacques Ferrandez.
J'aime qu'on me raconte L Histoire à travers un destin personnel. Ce récit m'a permis de découvrir certains éléments de la jeunesse d'Albert Camus, dont je ne connaissais que les grandes lignes. Mais j'ai aussi apprécié cette volonté de raconter l'Histoire de l'Algérie, et notamment les différentes étapes de sa colonisation, de manière à la fois factuelle et nuancée.
Les thèmes sont forts : recherche des origines, amour filial, poids de la pauvreté, éducation, et cette Algérie si chère à Camus.
Les dessins sont efficaces, les couleurs remarquables et les astuces mises en place quand les souvenirs assaillent le narrateur, bien vues.
Cette BD me donne envie de découvrir le texte original, et ce n'est pas la moindre de ses qualités.
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