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Éditeur : compte d'auteur (27/01/2012)

Note moyenne : 4/5 (sur 1 notes)
Résumé :
Madame Mimi n'est pas un chien comme les autres, non.
Aujourd'hui, elle a décidé de prendre la plume pour raconter notre monde à nous, les Humains.

Au nom de tous ces fidèles compagnons cajolés ou maltraités, lucides et indulgents.
Elle s'amuse,
elle plaisante,
elle constate,
elle dénonce,
elle témoigne,
elle rend hommage.

Parce que, oui vraiment, Madame Mimi n'est pas un chien comme les ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
c.brijs
  18 février 2012
Salet, le 18 février 2012

Chère Mimi,

Comme promis dans ma précédente lettre, j'ai repris la lecture de ta correspondance. Tu as dû en ouvrir des yeux comme des os à moelle en découvrant la lettre d'Anatole des Berges de Fribourg, springer spaniel, manager du Congrés Humons nos Humains! Etre "la plume du Royaume de Belgique" et rédiger un rapport complet sur les Belges et leurs relations avec les animaux en général et tes congénères en particulier, quel honneur pour toi et ta race (sans vouloir t'offenser)!
Le Congrés a eu lieu en octobre dernier. J'aurais bien voulu être une petite souris pour y assister et découvrir ce que votre monde des canidés pense de nous, les Humains! Mais qu'à cela ne tienne, je dois avouer que ton rapport en donne déjà un bel aperçu, pas toujours flatteur, c'est sûr, mais empli de tendresse et de compassion pour nos petits et gros travers...

Parmi tous tes contacts, j'ai été particulièrement secouée par le témoignage poignant de ton amie Fifille, zinneke de Folx-les-caves, jadis maltraitée et abandonnée au bord de la route! Piètre image de l'Homme qui est un loup non seulement pour lui-même mais aussi pour tout ce qu'il touche! Et que dire des cas de torture évoqués par Stanley, le compagnon de vétérinaires du liégeois et le massacre des lévriers de course dont parle ton ami springer spaniel, Wilson de Norfolk. Ecoeurant!
Même si son propos était grave, le phraser de ton British un tantinet drageur m'a causé de nombreux fous rires. Un vrai JCVD (1) celui-là! Mais, lui au moins, n'est pas francophone de naissance d'où il est tout excusé! Je serais bien incapable, tout comme toi, de m'exprimer aussi bien que lui dans la langue de Shakespeare! Il me semble qu'il en pince un peu pour toi... Et, pour reprendre son expression, j'ai bien suppositoire que c'est le cas pour toi aussi...
J'ai énormément ri des témoignages de ton cousin, Balthus, bouvier bernois de son état, le rouleau compresseur qui détruit quasi tout sur son passage. L'imaginer tentant désespérément de s'asseoir sur l'appui de fenêtre ou dans le petit siège enfant du salon familial est une vision digne des meilleurs gags des dessins animés! Son rapport sur les "petits vieux" du home "Plus près de Toi mon Dieu" était à la fois émouvant et tordant. Il en a de la chance d'avoir rencontré Jean-Eustache, cet ancien acteur qui appelle les infirmières "Madame la Marquise". Quels émois il doit provoquer parmi les résidentes! Ceux de ta cousine, Angie, sur les Blondes de sa maisonnée ne sont pas piqués des vers non plus. Les réunions de famille doivent être épiques chez vous!
J'ai lu avec beaucoup d'intérêt les lettres de tes amis Philogène, le pékinois de Laeken, et de Smic, le berger malinois du quartier des Marolles. Même si, en tant que Belge, peu fière de mon pays durant cette longue, très longue, trop longue traversée du désert, j'en ai un peu soupé de toute cette mascarade politico-politicienne, cet éclairage de l'intérieur était très instructif! Idem pour les feuilletons du sauvetage de Dexia et de la fermeture de Arcelor-Mittal. Je ne peux que te suivre lorsque tu cites à propos ce proverbe Laotien: "Quand les éléphants se battent, ce sont les fourmis qui meurent". Les quelques scoops sur la face cachée de la vie de nos souverains et sur les coulisses du Ritz m'ont davantage détendue. Comme toi, je suis un peu branchée people, même si cela me fait mal de l'avouer en public. Je compte sur toi pour rester discrète à ce sujet...

J'ai apprécié également tes fiches d'observation, en particulier celle où tu traites avec beaucoup d'humour "chien" le cas des "Animalogâteux" qui préférent de très très loin leurs bêtes aux humains jusqu'à à en devenir complètement gagas mais également celle où tu fais un relevé de quelques bizarreries humaines, comme celle d'attribuer des noms de plus en plus ridicules à leurs progénitures. La fiche dédiée au maitre cruel (Tyrannicus dominus) m'a, quant à elle, filé des frissons dans le dos!

Mais mon petit chouchou est sans conteste Alfy du Puits Lachaud, springer spaniel. Il m'a plu dès le début. Un vrai coup de foudre que je ne m'explique pas! Peut être que son caractère me correspond davantage! Va savoir... Discret et fidèle, il a les qualités qui font l'étoffe des amis, les Vrais, ceux qu'on compte sur les doigts d'une main. Aussi, j'ai été peinée lorsque j'ai appris au fil de votre correspondance, la disparition de son jeune maitre. Je me joins donc à toi pour présenter à ses proches, mes plus sincères condoléances. Je pense en particulier à deux de mes anciens petits élèves, Max et ta jeune maitresse, Emi. le geste de ta Tigra m'a également énormément émue. Savais-tu que le "Ginkgo Biloba" était également appelé "L'arbre aux quarante écus". Avec ses feuilles en forme de coeur, elle ne pouvait mieux choisir pour rendre hommage à votre ami balèze, amoureux des arbres. Cet arbre majestueux fait également partie de ma vie puisqu'il trône fièrement à côté d'un chêne plus que centenaire dans mon petit paradis perdu, le jardin de mes grands-parents...

Je pourrais encore citer tant d'anecdotes croustillantes, émouvantes, hilarantes, intéressantes... relatées dans ton insolite correspondance mais je crains d'en dire trop. Il ne faudrait pas que tes lecteurs aient l'impression de ne plus rien avoir à découvrir...
Pour ma part, je suis presque déçue que ta maitresse ait signifié dans sa préface qu'il ne s'agissait que d'un "one shot"! C'était la première fois que je lisais une telle oeuvre et je ne suis vraiment pas déçue du voyage! Pourtant, je dois te faire un aveu, je ne suis guère familière de ton monde. Les chiens me font un peu peur et les chats me filent des allergies, au sens propre! Pourtant, imaginer que tu ne puisses plus jamais t'exprimer de la sorte, me fend le coeur! J'espère sincèrement qu'il ne s'agit que d'un au revoir et non d'un adieu...

Je t'embrasse très tendrement,
Céline
(1) Notre Jean-Claude van Damme national, souvent imité, jamais égalé!

Lien : http://lacoupeetleslevres.bl..
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
c.brijsc.brijs   18 février 2012
Les petits vieux présentent un tas de points communs avec les vieux chiens:
- Ils n'aiment plus qu'on les lave
- Ils dorment beaucoup
- Ils sont pris dans les pattes
- Ils ont l'estomac qui refoule
- Ils ont le poil terne
- Ils flirtent avec la cataracte
- Ils ont un besoin accru d'affection et de soins à une époque de leur vie où on a nettement moins tendance à leur en donner
- Ils ont peur d'être abandonnés comme de vieilles chaussettes puantes
- Ils ne comprennent pas toute l'agitation inutile autour d'eux
- Ils sont parfois irritables et grincheux
- Ils adorent les friandises
- Ils détestent être bousculés dans leurs petites habitudes et aiment qu'on leur foute la paix
- Ils ont des gaz parfois impressionnants
- Ils ne gèrent plus bien leur vessie
- Ils ronflent beaucoup
- Ils ont un coeur plein de tendresse et apprécient la moindre gentilesse à leur égard
- Ils s'en foutent des apparences
- Ils restent fidèles jusqu'au bout

Comme tu le constates, c'est toute une leçon de vie que l'on tire à les fréquenter régulièrement. J'aime beaucoup ces petites sorties au Plus près de Toi mon Dieu. A bas les masques, le culte de l'image et l'hypocrisie que l'on croise trop souvent hélas chez les gens actifs. La vieillesse dépouille du superflu. Elle rappelle l'urgence d'être heureux et de profiter des bienfaits de la vie. Mais je sais que ça, tu le sais.
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c.brijsc.brijs   15 février 2012
Un sage dit un jour: "A force de fréquenter les Hommes, j'aime de plus en plus les Bêtes."

Un autre sage lui répondit: " Si tu savais ce qu'elles pensent, tu ne dirais sûrement pas ça."

Et le premier de lui rétorquer: "C'est peut-être bien vrai. Mais au moins me laissent-elles deux trésors précieux: l'estime de moi-même et toutes mes illusions."
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