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ISBN : 2760618641
Éditeur : PRESSES UNIV.MONTRÉAL PUM (30/11/-1)

Note moyenne : 5/5 (sur 1 notes)
Résumé :
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Atarah
  04 février 2017
Hentsch donne corps au récit de l'Occident en plusieurs temps, représentatifs de mouvements imaginaires massifs. Tentons d'y suivre la mort dans les grandes lignes.Son itinéraire nous plonge d'abord à l'aurore de la narration « occidentale » en soulignant l'importance de la tension entre immortalité et vie mortelle, tension présente tant dans l'Iliade et l'Odyssée que dans le récit le plus ancien, soit L'Épopée de Gilgamesh. Il est question de raconter un premier héroïsme : celui de la renommée comme remède contre la mort et de l'affirmation de la vie, dans leur « splendide gratuité » (p. 37). […]
Hentsch redit à plusieurs reprises l'importance de lire ces textes, ces documents historiques qui témoignent de l'imaginaire occidental. Il va jusqu'à subordonner la lecture de son livre à celle de ces textes. La présente lecture se veut incommensurablement plus humble encore, court regard synthétique. le véritable imaginaire se découvre dans les textes et dans les interprétations sans nombre qui en découlent nécessairement prolongeant la vie de cet imaginaire et de l'Occident –, tant un tel récit ne saurait répondre à une vérité monocorde. Il nous reste tout de même un commentaire à formuler : l'Occident n'existe pas. Il n'est ni celui-là ni l'autre. Pourtant leurs deux identités y sont intimement liées. Cet Occident, dont on ne se souvient vaguement que de quelques-uns des fragments creux – « Être ou ne pas être ? », le talon d'Achille,l'idéalisme de Platon, «Cogito ergo sum» –, s'il n'est pas en lui-même,serait-il à trouver chez l'autre, le non-Occident ? Dans l'autre ? Ce négatif permettant l'identification de l'Occident, souvent nié et pourtant partie indissociable de l'imaginaire occidental, serait-il la référence nécessaire ? Cela nous semble envisageable, quoique partiel : l'intérêt de cette idée apparaît paradoxalement lorsqu'on prend en compte une interprétation de l'histoire moderne racontant un Occident contre l'autre. La mort moderne est-elle la mort de l'autre ? Impossible de répondre ici avec exhaustivité à cette question, mais des indices de réponse sont au coeur du récit de l'Occident. Elle l'est,en effet,dans la mesure où elle est la forme que prend l'incapacité du moderne à comprendre sa propre mort, alors que s'impose la nécessité du progrès – peut-être mortel – à l'intérieur d'un monde vécu insatisfaisant. Ainsi, l'autre serait-il amené à disparaître dans l'universalité héritée de la vérité-une que le moderne ne peut éviter de mettre en doute dans son existence même.
« L'insuffisance de cette vie terrestre dans les limites où elle nous est impartie est ce que l'espérance chrétienne laisse de plus vif au coeur d'une civilisation qui a cessé de croire en l'au-delà » (p. 419). Il semble cependant improbable que l'angoisse devant la mort se résorbe par l'augmentation d'une emprise sur le monde, tant sur les gens que sur la nature.La sagesse de la science tourne notre regard vers des solutions multiples,alors que se met en scène dans les imaginaires une fuite vers l'espace et que la médecine moderne semble en charge de nier autant qu'elle le peut la mortalité.Simultanément, à un moment où même en science s'atténue la différence entre la réalité et la fiction (p. 421), le récit prend lui aussi allure de sagesse. À travers Hentsch, cette sagesse du récit découvre, dans les sources narratives de l'imaginaire occidental, une dynamique qui pousse une civilisation toujours plus près de la mort en en gardant son esprit toujours plus loin, suivant le couchant jusqu'au lieu même de la mort.
Alexis Richard
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