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Note moyenne 3.77 /5 (sur 5205 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Joigny , le 29/03/1902
Mort(e) à : Paris , le 14/10/1967
Biographie :

Marcel Aymé est un écrivain, dramaturge, nouvelliste, scénariste et essayiste français.

Marcel Aymé était le dernier d’une famille de six enfants. Ayant perdu sa mère à deux ans, il fut élevé jusqu’à huit ans par ses grands-parents maternels qui possédaient une ferme et une tuilerie à Villers-Robert, une région de forêts, d’étangs et de prés. Il entre en septième au collège de Dole et passe son bachot en 1919. Une grave maladie l’oblige à interrompre les études qui auraient fait de lui un ingénieur, le laissant libre de devenir écrivain.

Après des péripéties multiples (il est tour à tour journaliste, manœuvre, camelot, figurant de cinéma), il publie un roman : "Brûlebois", aux Cahiers de France, et, en 1927, "Aller retour", aux Éditions Gallimard, qui éditeront la majorité de ses œuvres.

Le prix Théophraste-Renaudot pour "La Table aux Crevés" le signale au grand public en 1929. "La Jument verte" paraît en 1933. Avec une lucidité inquiète, il regarde son époque et se fait une réputation d’humoriste par ses romans et ses pièces de théâtre : "Travelingue" (1941), "Le Chemin des écoliers" (1946), "Clérambard" (1950), "La Tête des autres" (1952), "La Mouche bleue" (1957). Ses recueils de nouvelles "Les Contes du chat perché" (1939) et "Le Passe-muraille" (1943) conquièrent tous les publics.

En 1950, il refuse un siège à l'Académie française.

Un monument et une plaque ont été élevés à sa mémoire place Marcel-Aymé, dans le quartier de Montmartre à Paris. La statue, réalisée par Jean Marais en 1989 évoque le « Passe-muraille », un de ses personnages les plus surréalistes, et une de ses plus belles œuvres écrites.

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Marcel Aymé : “Le passe-muraille”, suivi de “La carte” (1957 / France Culture). Photographie : La statue du “Passe-muraille” de Jean Marais, d'après l’œuvre de Marcel Aymé à Paris, Montmartre • Crédits : Jean-Didier Risler / Only France - AFP. Lecture du soir par le comédien Philippe Dumas : “Le passe-muraille” et “La carte” de Marcel Aymé, une émission diffusée pour la première fois sur France Culture le 19 août 1957. Dans le journal « La vie doloise » du 27 octobre 1967, Charles Laurent, un ami d'enfance de Marcel Aymé, racontait : « J'ai eu l'immense privilège de lire “Le passe-muraille” en cellule, à la prison de la Butte ! Peu de lecteurs de Marcel Aymé ont eu, si j'ose dire, cette chance. Ceux qui l'ont lu le soir, en pantoufles, chez eux, au coin du feu, se sentent moins concernés par les aventures de Dutilleul que le taulard qui en est à son quatre-vingt dixième jour à l'ombre. » Le recueil de nouvelles auquel “Le passe-muraille” donna son titre fut publié en 1943. Tous les récits qui le composent, à l'exception d'un seul, ont été rédigés pendant la guerre, et portent, d'une façon plus ou moins discrète, sa marque. “La carte”, la troisième nouvelle du recueil, est écrite à la façon du journal d'un certain Jules Flegmon, qui nous raconte comment, après qu'il a entendu parler d'une prochaine mise à mort des consommateurs improductifs, est bientôt rassuré par un ami conseiller à la préfecture de la Seine : « Naturellement, lui dit ce dernier, il n'est pas question de mettre à mort les inutiles, on rognera simplement sur leur temps de vie. » Lorsque l’on songe que cette nouvelle a été publiée pour la première fois en avril 1942, on mesure à quel point l’humour et la fantaisie côtoient souvent, chez Marcel Aymé, une noirceur profonde. Pour une « lecture du soir », Philippe Dumas lisait “Le passe-muraille” et “La carte” et en rendait brillamment l'humour, la mélancolie et la noirceur dans une émission diffusée pour la première fois le 19 août 1957 sur les ondes de France Culture. Source : France Culture

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Citations et extraits (386) Voir plus Ajouter une citation
Nastasia-B   06 mars 2019
Les Boîtes de peinture de Marcel Aymé
L’âne en eut une si grande peine qu’il s’approcha de Marinette en boitillant de ses deux pattes et se mit à lui lécher les mains. Il voulut lui demander pardon et lui dire quelque chose de doux, mais trop ému, la voix lui manqua et ses yeux s’emplirent de larmes qui tombèrent sur le portrait. C’étaient les larmes de l’amitié.
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Nastasia-B   30 mars 2013
La Jument verte de Marcel Aymé
Cultivateur et maquignon, Haudouin n'avait jamais été récompensé d'être rusé, menteur et grippe-sou. Ses vaches crevaient par deux à la fois, ses cochons par six, et son grain germait dans les sacs. Il était à peine plus heureux avec ses enfants et, pour en garder trois, il avait fallu en faire six. Mais les enfants, c'était moins gênant. Il pleurait un bon coup le jour de l'enterrement, tordait son mouchoir en rentrant et le mettait à sécher sur le fil. Dans le courant de l'année, à force de sauter sa femme, il arrivait toujours bien à lui en faire un autre. C'est ce qu'il y a de commode dans la question des enfants et, de ce côté-là, Haudoin ne se plaignait pas trop. Il avait trois garçons bien vifs et trois filles au cimetière, à peu près ce qu'il fallait.
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LydiaB   15 novembre 2012
Les contes du chat perché de Marcel Aymé
Un matin, de bonne heure, on était au huitième jour de pluie, et les parents se préparaient à aller à la gare, malgré le mauvais temps, expédier des sacs de pommes de terre à la ville. En se levant, Delphine et Marinette les trouvèrent dans la cuisine occupés à coudre un sac. Sur la table, il y avait une grosse pierre qui pesait au moins trois livres. Aux questions que firent les petites, ils répondirent, avec un air un peu embarrassé, qu'il s'agissait d'un envoi à joindre aux sacs de pommes de terre. Là-dessus, le chat fit son entrée dans la cuisine et salua tout le monde poliment.

— Alphonse, lui dirent les parents, tu as un bon bol de lait frais qui t'attend près du fourneau.

— Je vous remercie, parents, vous êtes bien aimables, dit le chat, un peu surpris de ces bons procédés auxquels il n'était plus habitué.

Pendant qu'il buvait son bol de lait frais, les parents le saisirent chacun par deux pattes, le firent entrer dans le sac la tête la première et, après y avoir introduit la grosse pierre de trois livres, fermèrent l'ouverture avec une forte ficelle.

— Qu'est-ce qui vous prend? criait le chat en se débattant à l'intérieur du sac. Vous perdez la tête, parents !

— Il nous prend, dirent les parents, qu'on ne veut plus d'un chat qui passe sa patte derrière son oreille tous les soirs. Assez de pluie comme ça. Puisque tu aimes tant l'eau, mon garçon, tu vas en avoir tout ton saoul. Dans cinq minutes, tu feras ta toilette au fond de la rivière.

Delphine et Marinette se mirent à crier qu'elles ne laisseraient pas jeter Alphonse à la rivière. Les parents criaient que rien ne saurait les empêcher de noyer une sale bête qui faisait pleuvoir. Alphonse miaulait et se démenait dans sa prison comme un furieux. Marinette l'embrassait à travers la toile du sac et Delphine suppliait à genoux qu'on laissât la vie à leur chat. « Non, non ! répondaient les parents avec des voix d'ogres, pas de pitié pour les mauvais chats ! » Soudain, ils s'avisèrent qu'il était presque huit heures et qu'ils allaient arriver en retard à la gare. En hâte, ils agrafèrent leurs pèlerines, relevèrent leurs capuchons et dirent aux petites avant de quitter la cuisine :

— On n'a plus le temps d'aller à la rivière maintenant. Ce sera pour midi, à notre retour. D'ici là, ne vous avisez pas d'ouvrir le sac. Si jamais Alphonse n'était pas là à midi, vous partiriez aussitôt chez la tante Mélina pour six mois et peut-être pour la vie.

Les parents ne furent pas plus tôt sur la route que Delphine et Marinette dénouèrent la ficelle du sac. Le chat passa la tête par l'ouverture et leur dit :

— Petites, j'ai toujours pensé que vous aviez un coeur d'or. Mais je serais un bien triste chat si j'acceptais, pour me sauver, de vous voir passer six mois et peut-être plus chez la tante Mélina. A ce prix-là, j'aime cent fois mieux être jeté à la rivière.

— La tante Mélina n'est pas si méchante qu'on le dit et six mois seront vite passés.
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Cricri124   02 octobre 2018
Le passe-muraille de Marcel Aymé
S’emparer ainsi du bien d’autrui, c’est très gênant, même à l’imaginer dans son lit. Mais avoir faim, c’est gênant aussi. Et, quand on n’a plus de quoi payer le loyer de sa mansarde et qu’il faut l’avouer à sa concierge et faire des promesses au propriétaire, on se sent tout aussi honteux que si l’on avait dérobé le bien d’autrui.



LES BOTTES DE SEPT LIEUES-P129
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Marcel Aymé
Austral   10 juin 2014
Marcel Aymé
Les riches d'aujourd'hui, c'est comme les fromages trop faits, ça ne sait plus garder les distances.
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koalas   16 juin 2016
Uranus de Marcel Aymé
Il y a tant de saloperies dans le monde que tout le monde se fout du scandale à présent.
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babycomeback44   21 mai 2014
La Jument verte de Marcel Aymé
Une jument verte? Ce doit être aussi rare qu'un ministre vertueux.
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julienraynaud   15 mai 2015
Les contes bleus du chat perché de Marcel Aymé
La petite poule blanche prit son rôle si à cœur qu'elle devint un véritable éléphant, ce qu'elle n'avait pas osé espérer.
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Nastasia-B   02 janvier 2013
La Jument verte de Marcel Aymé
D'abord il lui fallut renoncer aux canapés et à tout autre accessoire surgissant dans un tête-à-tête gracieux. Le vétérinaire n'entendait pas ces façons-là. Il fallait faire l'amour au lit, et à l'heure où il était raisonnable d'être au lit. Avant de se coucher, Ferdinand urinait dans un pot. C'était la seule circonstance où il se sentît parfaitement à l'aise de porter la main à son sexe en présence de sa femme. Il se sentait encouragé, installé dans cette attitude, par tous les Haudouin qui en avaient usé ainsi. C'était une opération honnête, sans mystère, et ce bruit d'eau vive auquel il était habitué depuis l'enfance lui était une chanson de quiétude bourgeoise. Hélène mit du temps à s'y accoutumer.
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Cricri124   08 octobre 2018
Le passe-muraille de Marcel Aymé
12 mai. – Le marché noir des tickets de vie est en train de s’organiser sur une vaste échelle. Des démarcheurs visitent les pauvres et les persuadent de vendre quelques jours de vie afin d’assurer à leurs familles des moyens de subsistance complémentaires.

[…]

12 juin. – Les tickets de vie s’achètent à des prix astronomiques et l’on n’en trouve plus à moins de cinq cents francs. Il faut croire que les pauvres gens sont devenus plus avares de leur existence et les riches plus avides.



LA CARTE P 57
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