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ReadingLove
  15 octobre 2014
J'ai choisi ce livre sur la masse critique de Babélio d'une part parce que le résumé était plutôt tentant et d'autre part, même si je n'avais pas encore lu de livres de Joseph Kanon, j'avais beaucoup entendu parler de lui. Et je me suis dis, que ce serait l'occasion de le découvrir enfin...
Je ne crois pas que ce livre soit mauvais en soit, je pense même être passée à côté de quelque chose d'étonnant et de détonnant, mais j'ai eu tellement de mal à entrer dans l'histoire, j'ai eu l'impression de bugger toutes les deux pages et demie... Je me suis sentie oppressée par ma lecture et concrètement, je n'ai pas compris grand chose au début du roman (excepté ce qu'on nous en dit dans le résumé), du coup, je pense ne pas être prête à lire du Joseph Kanon...

Pourtant, l'intrigue du roman est bien trouvée et plutôt bien amenée, je crois que le souci que j'ai rencontré avec ce livre, c'est le trop plein de dialogues, ça a mit un gros frein à ma lecture car, je suis, on peut le dire allergique (lol) à la présence de dialogues en masse. Je sais que ce n'est pas l'excuse la plus originale que l'on puisse donner, mais plus j'avançais dans ma lecture et moins j'avais envie de continuer... au point que je me retrouvais à perdre le fil de l'histoire et /ou le déroulement de scènes propices.

Cependant, j'ai mis une bonne note, parce que même si j'ai eu du mal avec le trop pleins de dialogues qui a créé une certaine forme de longueur, j'ai beaucoup aimé l'histoire, je suis persuadée que j'aurais encore plus aimé sans ce malheureux blocage. Chaque personnage est assez bien défini et l'auteur nous fait nous poser beaucoup de question à leur propos. l'environnement et le décor du roman nous renvoi directement dans un passé qui nous rempli de nostalgie...
Lien : http://leslecturesdefifi.blo..
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encoredunoir
  10 février 2016
Istanbul, hiver 1945. Une guerre est en train de s'achever et une autre est en train de commencer. Dans la métropole turque se croisent agents américains et soviétiques, allemands, et juifs du Mossad organisant le passage en Palestine de rescapés des camps et des pogroms malgré la surveillance britannique.
Leon, marié à une juive allemande organisant l'Aliyah Bet, travaille pour une firme de l'industrie du tabac rend occasionnellement service aux espions du consulat américain. C'est dans ce cadre qu'il est chargé, un soir, d'aller récupérer clandestinement un mystérieux passager. Pris dans une embuscade, il réussit malgré tout à s'échapper avec l'homme en question, Jianu, avant de s'apercevoir qu'il s'agit d'un roumain ayant participé, aux côtés des nazis, au massacre des juifs de son pays. Or, Jianu est susceptible de donner d'importants renseignements sur les Soviétiques aux Américains. Leon se trouve alors doublement coincé : doit-il aider Jianu à s'en tirer, ou pas ? Et peut-il encore faire confiance à ses amis américains ?
Le passager d'Istanbul est un roman dense. Dense l'histoire d'espionnage mettant en jeu une multitude de factions et autant de combinaisons et de trahisons possibles, des services secrets turcs aux Américains, Soviétiques et Allemands encore sur place. Dense l'histoire personnelle de Leon, l'espion contractuel dépassé par les événements, attaché à sa femme catatonique depuis le naufrage d'un bateau qu'elle avait aidé à affréter pour la Palestine, et qui va tomber sous le charme d'une autre, compliquant d'autant plus l'opération qu'il se trouve obligé de mener seul. Dense enfin ce contexte géo-historique qui laisse autant la place aux soubresauts géopolitiques qu'à la description détaillée de l'Istanbul de l'époque.
Pas dénué de quelques longueurs – en particulier une interminable soirée avec le gratin stambouliote et diplomatique – le roman de Joseph Kanon ne manque toutefois pas d'atouts. D'abord, on l'a dit, cette formidable reconstitution de la ville et de son atmosphère. Ensuite la complexité de l'intrigue à tiroirs qui nécessite de la part du lecteur une attention certaine, ce qui signifie – et c'est assez remarquable pour le signaler – que Kanon compte sur l'intelligence dudit lecteur. Savamment construite, l'histoire de Leon et de l'encombrant passager qui a embarqué dans sa vie, laisse autant place aux dialogues ciselés sur les différents enjeux qui s'opposent sur l'échiquier diplomatique, qu'aux scènes d'actions et aux rebondissements, sans négliger un arrière-fond de mélo qui a l'intelligence de ne pas sombrer dans la guimauve, bien que flirtant parfois avec la limite.
Kanon a pu être comparé à John le Carré, et l'on pense nécessairement au maître du roman d'espionnage quand on lit le passager d'Istanbul… mais quel roman d'espionnage n'incite pas à la comparaison avec l'étalon que représente le Carré ? Et si en fait Joseph Kanon était juste un très bon romancier du genre, avec sa propre patte ?

Lien : http://www.encoredunoir.com/..
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martinperez
  03 novembre 2014
Istanbul la métropole, centre d'échange commercial et culturel et point d'encrage entre la Méditérranée méridionale et orientale. Nous sommes juste à l'après-guerre genre 1945 et Leon Bauer est importateur de tabac; mais derrière cette façade il travaille pour le consulat Américain en tant qu'espion ad-interim et passeur de réfugiés juifs vers la Palestine depuis pas mal de temps, et il s'en sort pas trop mal. Mais sa dernière mission, la der-des-der, tourne au cauchemard quand son "colis" s'avère être un criminel ayant travaillé pour les nazis. Et beaucoup de gens le feraient bien taire.Trahisons, double jeux, et morale douteuse , voilà ce que Joseph Kanon nous à mijoté ... à petit feu.

Il m'a fallu recommencer le début du livre par quatre fois (véridique) avant de trouver le bon rythme de lecture; Pas que Joseph Kanon écrive comme une enclume mais c'est juste que mes précédentes lectures étaient plus "rythmées". Et c'est peut-être bien là le noeud du problème, il faut trouver son rythme , un rythme nonchalant. L'ambiance est excessivement bien retranscrite et respire cette ambiance oppressante.

En dehors de cela, l'intrigue est bien amenée et J. Kanon nous offre un sympathique polar d'espionnage malgré qu'il ait eu la main plus que lourde sur les dialogues (un poil de trop , si si) .

Un roman d'espionnage sympa mais sans plus.
Lien : http://lacasebd.overblog.com..
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famillemartinet
  10 octobre 2014
Istanbul,à la fin de l'année 45, est dans l'incertitude et recèle de secrets. La Russie lorgne sur la Turquie,les américains préparent leur départ sans vraiment partir,les Turcs restent neutre en jouant sur tous les tableaux et,grâce au Mossad, des réfugiés juifs y transitent pour rejoindre la Palestine.
Les ennemis d'hier peuvent être les ressources d'aujourd'hui,les amis d'hier deviennent les nouveaux ennemis et au milieu de tout ça Leon Bauer accepte une dernière mission pour le consulat US et met le doigt dans un terrible engrenage.
même si on peut,peut être,s'y perdre un peu c'est un beau roman au charme old school. il s'en dégage beaucoup de nostalgie et de romantisme avec une magnifique histoire d'amour que ce soit pour Istanbul ou la belle Kay
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saigneurdeguerre
  26 août 2018
Vous êtes Leon ! Si ! Si ! Vous êtes Leon, citoyen américain. Pendant la guerre, vous avez servi d'agent occasionnel pour un membre du consulat américain d'Istanbul, ce qui vous a permis d'arrondir vos fins de mois sans grands risques. Dans la vie de tous les jours, vous êtes un honnête marchand de tabac pour Reynolds, grosse boîte américaine… Honnête ! C'est bien, là tout le problème ! Comment rester un honnête homme lorsqu'on fraie avec le milieu impitoyable de l'espionnage ?
Vous connaissez Istanbul, ville magnifique, comme votre poche, raison pour laquelle un agent des services secrets américains aime faire appel à vous. Vous parlez plusieurs langues couramment, dont le turc, ce qui est plutôt pratique quand on vit à Istanbul !
Votre femme, Anna, vit toujours, mais dans un hôpital psychiatrique car elle s'est déconnectée du monde après qu'un bateau chargé d'enfants juifs ait coulé et que la plupart se soient noyés sous ses yeux. Anna est Allemande… Et juive ! Sa famille a connu le sort épouvantable de millions de juifs. Elle consacrait sa vie à aider les rescapés à se rendre en Palestine. Mihai est son plus proche collaborateur et ami. Il est le vôtre aussi ! Quand vous avez besoin d'un « complice », c'est à Mihai que vous vous adressez.
Alors comme ça, la guerre est finie puisque l'Allemagne et le Japon ont capitulé ! Bonne blague ! Elle ne fait que se poursuivre entre amis d'hier par espions interposés ! Istanbul, ville d'un pays neutre, fut pendant la guerre un haut lieu de l'espionnage de tous les bords. Maintenant que la guerre est finie, les barbouzes américains s'apprêtent à plier bagage car la ville a perdu de son intérêt stratégique. Cependant votre « employeur » au consulat américain a encore un petit service à vous demander. Pas grand-chose en fait : juste récupérer un colis et le placer discrètement à l'abri. Ah ! Oui ! Ce colis encombrant est un homme en fait… Et pas n'importe qui…

Critique :
Je n'ai pas pu m'empêcher de suivre l'aventure sur mon PC, histoire de voir à quoi correspond le décor décrit dans le livre. Je n'ai évidemment pas retrouvé tous les lieux, qui ont de surcroît pas mal changé depuis la fin de la seconde guerre mondiale, mais cela aide pour l'ambiance. le personnage de Leon est le plus sympathique dans ce récit et on peut facilement s'identifier à lui. Il a quelques défauts, mais moins que les autres personnages du roman. Comme tout bon bouquin d'espionnage, il faut attendre la fin pour connaître la solution, même si en cours de route, le brave Leon fait des découvertes intéressantes. J'ai eu beaucoup de plaisir à découvrir cet auteur et cette histoire qui se déroule dans un cadre original. C'est le choix d'ISTANBUL qui m'a poussé à acheter ce livre, histoire d'être un peu dépaysé. Je l'ai beaucoup apprécié et n'hésite pas à vous le recommander.
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maylibel
  01 juillet 2015
Istanbul, 1945. Leon Bauer travaille en free-lance pour les Services secrets américains. Il doit réceptionner un roumain détenteur de secrets russes avant son départ en lieu sûr. L'opération tourne mal.

Une période troublée, une intrigue où le double jeu règne et un héros qui ne sait plus où il en est, ce sont les ingrédients de ce roman d'espionnage bien ficelé, où règne une certaine mélancolie. Mélancolie du héros, dont la femme a plongé dans la folie, et qui se retrouve pris malgré lui dans des enjeux qui le dépasse. Mélancolie d'Istanbul, ville de passage entre deux mondes. Mélancolie d'une époque, alors que la Seconde guerre mondiale vient de finir et que la guerre froide commence discrètement…

Ce n'est pas un polar efficace, où les rebondissements s'enchaînent. C'est plutôt un roman d'ambiance, le portrait d'un homme dépassé, mais qui veut rester quelqu'un de bien. C'est ce personnage complexe et ses dilemmes qui font tout l'intérêt de ce livre dont les enjeux entrent curieusement en résonnance avec l'actualité.

Un polar historique de bonne qualité.
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Poljack
  09 février 2017
Mon avis :
J'avais vu le film « L'ami allemand », il y a quelques années, mais je ne connaissais pas l'auteur du roman, Joseph Kanon. Une lacune aujourd'hui comblée. Je dis « lacune », parce que, après la lecture du Passager d'Istanbul, je me dis qu'il aurait été dommage de passer à côté. Je ne suis pas grand amateur de roman d'espionnage, j'en ai même lus assez peu, mais je dois dire que celui-ci m'a vraiment emballé.
Cette histoire nous plonge dans l'immédiat après-guerre et met en lumière cette période charnière, entre la fin des hostilités et l'instauration de la paix. C'est une époque rarement abordé dans la littérature, et le fait de situer l'action en Turquie, pays neutre, ajoute encore à l'intérêt. On y voit que neutralité n'est pas immobilisme, et que l'armistice n'est pas la paix.
Le choix du personnage central, également, apporte une touche très humaine à ce récit. Leon n'est pas un professionnel des services secrets. C'est un citoyen lambda, réformé de l'armée, qui accepte d'aider son pays en rendant de menus services à l'ambassade. Généralement du transport de courrier… Mais sa dernière mission va lui montrer que dans ce monde de l'espionnage, rien n'est gratuit et toute implication, même minime, se paie au prix fort.
Un style narratif prenant, une histoire au suspense maîtrisé, une promenade inoubliable dans Istanbul (tel que la ville se présentait dans les années quarante), un homme prit entre raison d'État et conscience personnelle… tels sont les ingrédients qui fond du Passager d'Istanbul un excellent livre qui va au-delà du roman d'espionnage et peut, par les thèmes abordés, toucher un large lectorat.
Lien : http://poljackleblog.blogspo..
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Mazure
  11 novembre 2014
J'ai eu la meme sensation avec le roman "ultime trahison",un trop plein de dialogues qui rends l'action inexistante.Un point de départ intéressant comme les précédants romans mais que de lourdeur.
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