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Note moyenne 3.66 /5 (sur 120 notes)

Nationalité : États-Unis
Né(e) à : Pennsylvanie , 1946
Biographie :

Joseph Kanon a mené une longue carrière dans l’édition. Ses huit romans ont été traduits en 24 langues. Il vit à New York.

Los Alamos (Flammarion, 1998) a été lauréat du prix Edgar du premier roman et Prix Hammett pour Alibi (Belfond, 2006)

Depuis, Belfond a publié L’Ultime Trahison (2001 ; Pocket, 2003) et L’Ami allemand (2003). Le Passager d'Istanbul (2014), Berlin 49 (2016) et Moscou 61 (2018) ont été publiés au Seuil.

The Good German, le film américain de Steven Soderbergh qui est sorti le 8 décembre 2006 est une adaptation cinématographique du roman de Joseph Kanon L'Ami allemand.

Il met en scène dans les principaux rôles George Clooney, Cate Blanchett, et Tobey Maguire, et est entièrement tourné en noir et blanc.

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The Good German, bande-annonce


Citations et extraits (48) Voir plus Ajouter une citation
Roggy   10 juillet 2017
L'ami allemand de Joseph Kanon
Comprendre ? Ce qui s’est passé en Allemagne ? Comment peut-on comprendre un cauchemar ? Comment ai-je pu faire une chose pareille ? Comment les autres ont-ils pu ? Quand on se réveille, on ne peut rien expliquer. On se prend seulement à espérer que rien de tout ça n’a eu lieu. Que ce n’est pas possible.



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andreas50   28 décembre 2018
Berlin 49 de Joseph Kanon
- Nos auteurs sont tellement importants pour nous. Savoir qu'il existe une autre Allemagne, une Allemagne de culture, qu'il n'y a pas que des nazis dans notre pays. Si ce devait être ce que l'Histoire retiendra de nous, il y aurait de quoi en mourir de honte. Nous valons mieux que cela.»
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andreas50   29 décembre 2018
Berlin 49 de Joseph Kanon
Erich tourna la tête sur son oreiller, à nouveau ailleurs, reparti dans son cauchemar.

«Les enfants restaient avec leur mère. C'était plus facile. Parfois, ils se cachaient le visage dans leurs jupes : au moins, on n'était pas obligés de les regarder. Un jour, une fois qu'ils étaient tous tombés, on en a vu un qui rampait... on l'avait manqué... Schultz est allé au bord de la fosse et l'a tué de sa main. Deux balles pour être sûr.» Sa voix était cassée.

« Ce soir-là, ils nous ont donné de la vodka, et moi qu'est-ce qu'on m'apporte ?

Une lettre. Une lettre d'Elsbeth. Elle me disait qu'elle savait combien je devais souffrir du froid- il faisait toujours très froid en Russie-, mais en Allemagne, tout le monde nous était très reconnaissant pour ce que nous faisions, nous étions si courageux. Et je me suis demandé : " Comment est-ce que je peux lui raconter ? " Ce que nous faisions. " Un sale boulot ", il disait. Mais c'était pire que ça, n'est-ce pas ? Je ne pouvais pas lui en parler. Ni à elle ni à personne. Schultz disait qu'on ne devait pas en parler.»
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GeorgesSmiley   29 août 2019
Moscou 61 de Joseph Kanon
Ils étaient presque sur la place quand Franck lui signala une maison de deux étages sur leur gauche. Le crépi rose était un peu passé, l'entrée se faisait sur le côté, par une grille.

"Regarde. La maison de Tchekhov. C'est là qu'il recevait ses patients. Il n'en reste pas grand chose, mais c'est bien sa maison, donc ils ne la démoliront pas pour mettre autre chose à la place."

Ils bifurquèrent dans Malaïa Nikitakaïa et allèrent jusqu'au coin suivant. Une autre maison, bleu pâle cette fois, en partie dissimulée derrière un haut mur.

" La maison de Beria. On dit que c'est là qu'il amenait les petites filles. Huit ans. Neuf ans. Personne ne disait rien. C'est à se demander si les voisins entendaient quelque chose... Tu te rends compte ? Tchekhov, Beria. A deux rues l'un de l'autre. Impossible de voir ça ailleurs.

_ Ailleurs, il n'y aurait pas de Beria.

_ Mais si, lui renvoya Franck calmement. Il existe des tas de variations sur ce thème. Il a simplement eu une carrière plus longue que la plupart des autres. Un monstre. Mais c'est lui qui a fait la bombe que voulait Staline."
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GeorgesSmiley   10 novembre 2018
Moscou 61 de Joseph Kanon
"_ Vous avez entendu déjà parler de ce qui s'est passé à Albuquerque ?

_ Saul...

_ Très détendue. Elle a les papiers dans son sac à main, les papiers les plus précieux du monde à ce moment-là, et quand elle arrive à la gare ils fouillent les bagages. Carte d'identité et tout le bazar. Pourquoi à ce moment-là ? Personne n'en sait rien. Peut-être juste la routine. Mais elle doit monter dans ce train. Comme il y a beaucoup de soleil, elle porte un chapeau. Elle l'enlève et glisse les papiers dedans, sous le ruban intérieur. Et au moment où elle arrive devant le garde de la police militaire elle lui tend son chapeau en lui demandant s'il veut bien le tenir pendant qu'elle ouvre son sac pour lui présenter sa carte d'identité. C'est lui qui a les plans entre ses mains pendant qu'elle cherche ses papiers. Après ça, merci beaucoup, reprenez votre chapeau madame, et elle monte dans le train. Pas mal, non ? Et tout ça sans ciller. Rien."
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andreas50   07 novembre 2018
Moscou 61 de Joseph Kanon
Jo et Frank montaient dans la voiture, un privilège, avec Boris qui s'occupait d'eux. Ils appelaient cela comment les Allemands ? Liberté sous surveillance. Dans votre intérêt.

Il tourna la tête en direction des étoiles rouges au sommet des tours du Kremlin. Un espace magnifique pour les défilés. Là, on pouvait parler sans avoir besoin d'ouvrir les robinets. En file indienne pour voir « Le Corps », comme disait Gareth. Surveillés. Ecoutés. En prison dans ce vaste panoptique victorien, tellement immense que l'on avait guère conscience d'être à l'intérieur. Mais en continuant à avancer on sortait de la place et, on refaisait en sens inverse le même parcours, jusqu'au moment où l'on arrivait aux limites visibles, les barbelés, les chiens d'attaque et les miradors. Aucune étoile rouge ne brillait dans ces endroits là. Pas moyen de prétendre que l'on vous surveillait pour votre bien. Un regard aux barbelés et on comprenait.
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doublepage   20 novembre 2016
Berlin 49 de Joseph Kanon
Sans danger, mais, d'une certaine manière, bien envoyé. Il cherchait à provoquer une réaction. La famille laissée derrière comme levier : la même chose qui avait intéressé Campbell.

"Je crains que ce ne soit définitif. Nous divorçons.

- Oh ! réagit Markus, sans savoir quoi faire de cette dernière information. Et vous êtes quand même venu.... C'est donc une question de conviction. Admirable ! Mais vous savez que le sujet est épineux. Tout ce temps passé à l'Ouest. Pas en ce qui vous concerne, ajouta-t-il très vite. Pas les écrivains. Mais les soldats russes, les prisonniers de guerre... Ils ne savent plus où ils en sont. Le camarade Staline a tout de suite compris le problème. Quand ils ont passé du temps à l'Ouest, il faut les rééduquer."
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fannyvincent   17 septembre 2014
Le passager d'Istanbul de Joseph Kanon
Ils durent annuler la première tentative. Plusieurs jours pour trouver un bateau et une planque, et quelques heures à peine avant la récupération le vent se leva, le poyraz. Il descendait en hurlant depuis le nord- est, soulevant au passage une forte houle sur la mer Noire.
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GeorgesSmiley   08 novembre 2018
Moscou 61 de Joseph Kanon
Simon regarda la Loubianka. Un immeuble de bureaux de l'époque des tsars avec une façade jaune. Une statue se dressait au milieu de la place, des camions progressaient lentement tout autour. Pas de voiture noire devant le portail, pas de cris en provenance du sous-sol. Des tuyaux d'arrosage pour laver le sang sur les murs. Des milliers de gens. D'autres à venir.

"C'était une compagnie d'assurances dans le temps. Les assurances Rossya. La prison s'y est installée dans les années trente." Un signe de tête en direction de la statue. "Djerjinski, le père fondateur. Et regardez là-bas, maintenant. Detsky Mir. Le plus grand magasin de jouets de toute la Russie. Les enfants adorent y aller...Vous savez, ils ne sont pas très sensible à l'ironie, ici. Ca va bien pour le magasin, parce qu'il n'est pas vraiment là." Il venait de montrer le bâtiment du KGB. "Il n'existe pas. Rien de tout cela n'est arrivé. Parce que si c'était le cas, si on commençait à le voir... Alors personne ne voit rien. C'est juste un vieil homme bien gentil qui regarde jouer les enfants. Des millions de gens ont disparu et personne ne les a vus partir. C'est comme ça dans ce pays. Les choses n'existent pas, même quand on les a sous les yeux. Alors il en a pensé quoi Soames, de tout ça ? Et Weeks, ou n'importe lequel d'entre eux ? Quand ils ont compris pour qui ils travaillaient. Voilà ce que je voudrais savoir."
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GeorgesSmiley   26 août 2018
Alibi de Joseph Kanon
Juste après San Ivo, des employés municipaux curaient un canal, un boulot peu ragoûtant, réservé pour l'hiver, quand il n'y avait pas de visiteurs. Des planches obstruaient chaque extrémité, et de gros tuyaux en caoutchouc pompaient l'eau en laissant une couche de boue au fond. Les ouvriers, chaussés de bottes, retiraient saletés et débris à la pelle. La boue recouvrait tout, éclaboussait les bleus de travail, s'agglutinait en grumeaux sur les bords du canal, juste sous la marque laissée par la vase. La grande peur de Gianni, c'était d'être sali si quelqu'un remuait la fange. je l'imaginai sur une terrasse du Lac de Garde, en train de boire avec ceux qui avaient ordonné le départ des convois. J'en avais rencontré en Allemagne, de ces hommes qui ne comprenaient pas encore tout à fait de quoi on les accusait. Mais ceux-là étaient en prison et, épuisés, effrayés, n'étant plus protégés par leur uniforme, attendaient leur procès. Les autres, dans la rue, vaquaient à leurs occupations et rien ne permettait de les reconnaître, ni regard hanté ni tremblement furtif causés par des souvenirs importuns. Le crime n'avait pas laissé de trace. Ils s'en étaient tirés, libres de se déplacer, et même d'épouser une femme riche. Ils souriaient à la table du dîner. Personne ne savait. Rosa n'acceptait pas qu'ils s'en sortent aussi facilement et avait demandé mon aide.
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