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ISBN : 2954069902
Éditeur : (31/10/2011)

Note moyenne : 4/5 (sur 5 notes)
Résumé :
Ils étaient destinés à voyager ensemble mais la vie est un voyage singulier.
Il est attaché parlementaire. Elle travaille pour une ONG. Au fil du rail, d'une gare à l'autre, chacun trimballe bon an mal an ses bagages. Les paysages, réels et mentaux, et les scènes se succèdent, oscillant entre mémoire et présent, jusqu'à ce que les chemins des jumeaux bifurquent. Pour le meilleur, mais aussi pour le pire...
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
blackfountain
  26 mai 2012
Curieux objet littéraire que ce roman ultra court, vingt-six pages à peine, signé Catherine Lang.
Première lecture : une suite de sensations diffuses, chaotiques ; des images surgissent, se suivent, se télescopent, disparaissent. Impression étrange, angoissante, d'être tombé au coeur d'un labyrinthe, où chaque chemin suivi nous perd un peu plus, un peu plus loin.
Deuxième lecture : des êtres se détachent de ce méli-mélo sensoriel, un père, une mère, un frère, une soeur, jumeaux. Pour parler d'eux, l'auteur nous égare à nouveau. Ils sont tour à tour "tu", "il", "elle", "nous", "vous". Une ronde de pronoms personnels pour garder la distance, ne jamais s'identifier aux personnages. On suit leurs routes par bribes, échantillons, un peu comme lorsque l'on croise des inconnus en voiture, dans un bus, un train, etc., et que parfois notre regard s'attarde, cherchant à fouiller derrière les apparences, imaginant ce que pourraient être leurs vies.
Troisième lecture : les existences des quatre personnages mis en scène par Catherine Lang se dessinent, se précisent. le frère est collaborateur d'un député, la soeur travaille pour une ONG. le père trompe la mère, qui fait semblant de ne rien remarquer. Les fêlures de l'incommunication transpirent à chaque page, des fêlures qui vont pousser à commettre l'irréparable, à moins que cet irréparable ne soit que le fruit d'un gros délire onirique ? Au lecteur de deviner...
Oui, vraiment curieux que ce petit roman qui en dit si long, paradoxalement. A saluer : la prise de risque de l'auteur qui s'aventure sur des pistes littéraires atypiques. Une écriture expérimentale, dépouillée à l'extrême, faisant la part belle aux images, dans un style résolument cinématographique, qui pourra dérouter les amateurs de récits "classiques". Un sens aigu de l'observation, qui permet en un minimum de mots de brosser des portraits, des situations, des décors, en allant droit à l'essentiel, en extrayant le détail unique le plus significatif qui les fixera dans nos mémoires de lecteurs. Des images qui finissent par évoquer un dédale de voies qui se suivent en parallèle, se croisent et se décroisent, s'éloignent les unes des autres, comme une pelote de fils de vies qu'une main invisible s'amuserait à enrouler et dérouler...
Lien : http://darklimelight.over-bl..
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CorinneGatelChol
  10 mai 2012
Merci tout d'abord à Catherine pour m'avoir envoyé son livre !
Mon avis ?... et bien au milieu du bouquin, je me suis dit que j'allais mettre un seul mot : PREVERT... en guise de chronique, en grosses lettres, style du 16... ou même du 18 histoire de bien marquer les esprits... J'adore Prévert (je suis née le même jour que lui), il a bercé mon adolescence et son rythme reste en moi. Aussi, le petit bruit terrible de l'oeuf dur cassé sur le comptoir d'étain a ressurgi.
Ensuite ?... et bien ensuite, j'ai continué ma lecture, en m'affirmant haut et fort que nous sommes tous uniques et qu'il ne convient pas de, sans cesse, chercher la comparaison... même si l'évidence s'impose. Sereine, je pouvais achever !
Malheureusement pour moi, à ce stade, un nouveau nom s'est imposé sans savoir pourquoi : FERSEN ! et là je me suis dit :"ça suffit !" ... et pourtant... Monsieur est un assassin, chez lui c'est chronique...
Au final ?... Catherine tu n'es ni Prévert, ni Fersen... tu es toi ! Mais comment veux-tu que je n'aime pas ce que tu fais après t'avoir comparée à deux noms qui marquent mon existence ? ;-)
Lien : http://www.les-etrangers-du-..
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baboue666
  18 mai 2012
Un chapitre une atmosphère, personnage différent avec ses petits travers. Décapante écriture.
Dix tableaux de vie axés essentiellement sur ce qu'il y a de pire dans les moeurs des riches. Pulsions meurtrières, dégoût des autres, infidélité, âmes blasées et ce petit livre rythmé comme la course d'un train se termine sur : [« Demain, tu reprendras le train. Il t'a acheté des vraies clopes, toi qui les roules parce que ça coûte trop cher. Tu t'endormiras. »]
Ces textes que j'ai lus à bout de souffle (ouf ! C'est le TGV qui dessert cette gare ?) m'assurent seulement de la justesse de mon savoir sur « l'autre monde ».
Elisabeth Charier
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JessicaLumbroso
  21 novembre 2013
Un petit livre frais et sympathique, qui se lie d'une traite, sans pause, sans ménagements ; où les destins troublants se croisent, se recroisent au détour d'une gare ; où les ressentis, malgré la brièveté de l'ouvrage, sont forts, parfois dérangeants. Un petit livre à dévorer, en sommes. Il faut se joindre au voyage, et surtout, se laisser guider par la merveilleuse plume de son auteure, Catherine Lang.
Lien : http://passion-d-ecrire.blog..
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