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ISBN : 0919349471
Éditeur : Guernica Editions,Canada (01/12/1987)

Note moyenne : 5/5 (sur 1 notes)
Résumé :
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Wozniaksandy
  06 avril 2019
L'oeuvre de Gilbet Langevin, abondante et importante, n'eut droit jusqu'alors qu'à un silence quasi total de la part de la critique universitaire et savante. Cela n'a fait que s'amplifier au fil des ans : l'oeuvre devenait de plus en plus importante et abondante, et le silence de la critique " savante " de plus en plus profond.
Langevin est proche de la voie ouverte par Paul Éluard et par René Char : celle du poème court et lapidaire cherchant à tracer les contours d'une morale. À ce titre, elle est également proche parente de cette intuition surréaliste qui fait de l'action la soeur du rêve.
Il nous reste aujourd'hui l'oeuvre, massive et imposante, où plusieurs genres sont pratiqués : poésie, certes, mais aussi chansons, prose, souvent parue sous pseudonymes et aphorismes.
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
WozniaksandyWozniaksandy   06 avril 2019
MÉDITAPHE

Peu pour tracer un signe clair
pas assez pour l'effacer
Une voix sans voix
une voix de soif
blessure-fontaine
gouffre-limite
infini sans pitié
perte à l'état net
violent feu glacier
de plus en plus loin dans l'intense
en douleur en métal
et tordu par le vaillance
de la pire absence
sans pouvoir crier dans un souffrir total
comme un baiser d'enfer
enfanté par des lames…
d'être à vif jusqu'ici
passé qui brûle!
sourde entente échos mordus
là où le comment sans défense
coule et croule sous des milliers
de petites aiguilles qu'on dirait
savantes et de plus en plus accablantes
là c'est bien là que le dur flanc
élève sons mur le plus tranchant
des instincts se conjuguent
pour un intro pur
ô grande masure à l'échelle du désir!
ô nature! ô luances!
ô ténacité de l'existence!
ah! mais rompre tout soudain
dans l'interne temps nul
pour une rengaine sous lèvres sereines
douce enseigne aux yeux de pluie
mais tout se désajuste entre les circuits
les moindres nids se néantisent
en allant fuir vers le non-dit
nous courons à la mort de l'éclos
dans le champ du prochain mot
puis c'est le règne de la tache
qui masque chaque seconde
défilé de cendres hécatombe de silences
passé-poison mémoire-sans-pardon
et les interdits focaillent
dans le vanitarium marie diesel
campari didier le davidien
et ça langue ainsi dansent
les papilles de la Sainte-Vehme
le vent vient d'ailleurs de se faire
une gondole avec le dos de son lit
et le vent gonfle du mauvais œil
pourtant ça roule pêle-mêle
au fond de la nuit
pas si longue mais bien remplie
de n'importe quoi de n'importe qui
à vue d'oiseau les angles se détendent
et l'amour clapote en son hamac angélique
éclisses de musemer
accueillants débris
dépit de désirure à la dévisse
eh ça feuillette un si joli feuillage
caché sous tant de linceuls gris
qu'on y croirait voir pleuvoir
des ombres de toutes les teintes
ça ne veut pas mais ça y est
ça s'effrange effectivement
flèches pendules
aux allures mourantes
et ça succombe vite
au feu de l'éphémère
passage tourbillon détour
évanescente fenêtre…
Nettoyer les cerveaux à quel prix?
Celui du risque ou celui de la protection civile?
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WozniaksandyWozniaksandy   06 avril 2019
Le temps des vivants

Que finisse le temps des victimes
passe passe le temps des abîmes
il faut surtout pour faire un mort
du sang des nerfs et quelques os

que finisse le temps des taudis
passe passe le temps des maudits
il faut du temps pour faire l'amour
et de l'argent pour les amants

vienne vienne le temps des vivants
le vrai visage de notre histoire
vienne vienne le temps des victoires
et le soleil dans nos mémoires

ce vent qui passe dans nos espaces
c'est le grand vent d'un long désir
qui ne veut vraiment pas mourir
avant d'avoir vu l'avenir

que finisse le temps des perdants
passe passe le temps inquiétant
un feu de vie chante en nos coeurs
qui brûlera tous nos malheurs

que finisse le temps des mystères
passe passe le temps des misères
les éclairs blancs de nos amours
éclateront au flanc du jour

vienne vienne le temps des passions
la liberté qu'on imagine
vienne vienne le temps du délire
et des artères qui chavirent

un sang nouveau se lève en nous
qui réunit les vieux murmures
il faut pour faire un rêve aussi
un coeur au corps et un pays

que finisse le temps des prisons
passe passe le temps des barreaux
que finisse le temps des esclaves
passe passe le temps des bourreaux

je préfère l'indépendance
à la prudence de leur troupeau
c'est fini le temps des malchances
notre espoir est un oiseau
+ Lire la suite
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WozniaksandyWozniaksandy   06 avril 2019
Pour toi,
L’amour en robe rouge
L’amour en clé de sol
Au ras du soleil
L’amour en tout
Pour toi vers nous
L’amour aussi rare que l’or
Ou que l’air des villes mourantes
L’amour en croix
En cris en voix
J’étais si nu
Dans l’aurore fade
Qui nous colla
Son air fatal
Au ventre bleu
De nos désirs
J’avais vécu tant de nos êtres
En un silence
Heureux de naître
Avant de croire
Au ciel du cœur
Où ton beau corps
Sauve mon âme
+ Lire la suite
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WozniaksandyWozniaksandy   06 avril 2019
Salut balafré des luttes surhumaines!
tu es célébré par tout un chacun
depuis que tu nous as quittés
car tu as pris ta vraie retraite
comme on dit dans les îles
tu as choisi la mort avec
les honneurs qu’on accorde
aux chevaliers sublimes

j’entends encore ta voix d’orage
devant la vie des pleutres
qui ne t’allaient pas à la cheville
j’ai su à ton départ-éclair
que je t’aimais comme un frère
+ Lire la suite
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WozniaksandyWozniaksandy   06 avril 2019
Décès-verbal

Pour me reconnaître au milieu du bétail
un détail
j'ai les yeux en croix

et les sanglots pleuvent sur les abattoirs
le cadran du cœur en sa cellule rouge
ronge son frein solitaire

un serpent dans les entrailles
enquête sur le charivari
d'une nouvelle poétude sans père ni mère
[...]

ô ma tête… sous les rouages de la Parole
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Vidéo de Gilbert Langevin
Gilbert Langevin – J'ai rêvé...
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