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ISBN : 2070324494
Éditeur : Gallimard (01/10/1987)

Note moyenne : 4.11/5 (sur 179 notes)
Résumé :
Syllogismes de l'amertume se présente sous l'aspect fragmenté d'un recueil de pensées, tour à tour graves ou cocasses. Rien pourtant de moins "dispersé" que ce livre. Du premier au dernier paragraphe, une même obsession s'affirme : celle de conserver au doute le double privilège de l'anxiété et du sourire. Alors que dans son premier essai, Précis de décomposition, Cioran s'attaquait à l'immédiat ou à l'inactuel avec une rage lyrique, dans celui-ci il promène sur not... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
colimasson
28 mars 2013
Syllogisme : « Raisonnement composé de trois propositions : la majeure, la mineure et la conclusion » (source Wiktionnaire). Mettons-nous d'emblée au point sur la définition un peu barbare du titre avant de nous aventurer plus loin en terrains cioranesques. Pour peu que l'on connaisse déjà l'homme, on devrait pourtant savoir qu'il ne sert à rien de vouloir manier avec exactitude des mots qui n'ont été construits qu'afin de détruire l'édifice bancal des certitudes innées des bienheureux, mais parce que l'on connaît un peu l'homme, on sait aussi qu'il existe un plaisir paradoxal mais encore plus puissant que la joie qui n'est pas reconnue à sa juste valeur : celui de se rouler dans la boue de son désespoir et de ses doutes. Parce qu'Emil Cioran est l'incarnation de la contradiction même, on se sentira souvent insulté par ses considérations, avant de se détendre et de commencer à sourire en nous rendant compte que ce qui est écrit dans les Syllogismes de l'amertume ne vise pas à critiquer une certaine espèce d'hommes dont Emil Cioran s'exclurait, mais s'attache à définir l'espèce humaine de manière objective. Ainsi apparaissent ses contradictions, son ridicule et sa vanité. Prendre autant de recul d'une manière aussi brutale n'a rien de valorisant pour l'image de notre pauvre espèce, mais Emil Cioran permet par la même occasion de révéler tout le potentiel comique qui se déchaîne en nous depuis notre naissance. Plus besoin de s'acharner à apprendre par coeur des centaines de blagues pour briller d'humour en société : il nous suffit d'exister pour être comique –contre notre gré, certes, mais les dons (ou les malédictions) ne se discutent pas.

Tout au long de la ballade amère à travers les syllogismes que nous propose Emil Cioran, nous aurons l'occasion de prendre conscience des ravages et des offrandes de la culture. On ne sait jamais trop si l'on doit rire ou si l'on doit pleurer. On finit par ne plus vraiment distinguer nos malheurs de nos bonheurs. Si nous prétendons vouloir éliminer les premiers avec tant d'acharnement, pourquoi nous sentons-nous vides lorsqu'ils n'existent plus ? pourquoi nous mettons-nous alors à les chercher de nouveau avec avidité ? et qu'est-ce qu'un bonheur, sinon cette satisfaction d'avoir atteint un état de grâce au sein duquel la souffrance se mélange à quantité égale avec l'extase ? Et puis surtout, qu'est-ce que je suis en train de raconter ? Est-ce tout cela existe vraiment, ou cela n'existe-t-il que parce que j'en parle ?

Si l'on suit ces intuitions, la fin de la littérature, de la spéculation intellectuelle et de la culture sonnerait le glas des désespoirs humains. Emil Cioran n'est pas loin du Sigmund Freud du Malaise dans la culture lorsqu'en quelques phrases cinglantes, il crache dans une soupe en tous points semblables à celle qui constitue ses Syllogismes de l'amertume. Aussi absurde qu'un Beckett prenant la plume pour se battre contre l'inutilité du moindre geste, Emil Cioran se place dans la Cour des névrosés, des insatisfaits, des éternels perdants et dresse ainsi le portrait de cette population intellectuelle rongée par la grisaille qui se venge en tentant d'inoculer son mal aux rares esprits préservés. Littérateurs à tout va, remballez vos phrases pompeuses ! Fin de l'hypocrisie !

« le poète : un malin qui peut se morfondre à plaisir, qui s'acharne aux perplexités, qui s'en procure par tous les moyens. Ensuite, la naïve postérité s'apitoie sur lui. »

Pour faire cesser ce jeu de dupes, Emil Cioran aime se draper de la blouse blanche du naturaliste et du physiologiste, ramenant l'être humain à sa nature première : bloc de chair, d'os, de sang et de fluides. La philosophie doit se lier au corps et à ses tempéraments, ce que Nietzsche avait déjà fait remarquer lorsqu'il liait métaphysique et météorologie. D'humiliation en humiliation, peut-être rendra-t-on l'homme plus humble ?

L'amour ne résistera pas lui non plus à cette description pragmatique même si, il faut bien le reconnaître : « on ne saurait médire sans injustice d'un sentiment qui a survécu au romantisme et au bidet ». Et à la liste de ces maux, on pourrait ajouter le nom d'Emil Cioran. Etrangement, seule la musique échappe à la volonté destructrice de l'écrivain, parvenant même à trouver grâce à ses yeux (« A quoi bon fréquenter Platon, quand un saxophone peut aussi bien nous faire entrevoir un autre monde ? »). A nous de deviner quelle relation unit l'homme de lettres aux notes musicales. Un tel engouement après la révélation d'un monde absurde semble constituer la contradiction ultime, ultime vérification de l'incohérence fondamentale de l'homme. Peut-être parce que la musique ressemble à une voix qui n'aurait pas la prétention de vouloir signifier quelque chose, Emil Cioran perçoit-il à travers elle la forme de communication suprême ? Pourquoi pas… mais la musique souffre à mon goût d'un grand défaut : le peu de matière qu'elle offre à l'humour pour lui permettre de se déployer avec autant d'ironie et de fluidité que dans le langage. La musique pourrait-elle traduire en sons une considération aussi provocatrice, cynique et déplacée que celle-ci ? :

« Par la barbarie, Hitler a essayé de sauver toute une civilisation. Son entreprise fut un échec ; -elle n'en est pas moins la dernière initiative de l'Occident.
Sans doute, ce continent aurait mérité mieux. A qui la faute s'il n'a pas su produire un monstre d'une autre qualité ? »

La magie que procure la lecture d'Emil Cioran est la suivante : il éveille en son lecteur tout son potentiel de contradiction et, lui faisant comprendre du mieux que possible tout le ridicule qui lui échoit quant à sa position de littérateur, hypocrite pleurnichard, gros corps spongieux qui tente de dissimuler la misère de ses chairs derrière la vacuité infinie de son esprit, -il réussit seulement à exacerber chez lui le goût de la parole oiseuse et des spéculations intellectuelles. Emil Cioran, en utilisant le Verbe pour nous inciter à nous en détacher, ravive en nous le goût des lettres et des métaphores démoniaques. Il est fautif ! Car après avoir lu ses Syllogismes de l'amertume, comment pourrait-on vouloir se séparer du Verbe alors qu'il vient de nous procurer de si réjouissantes tortures ?

« Lors même que nous croyons avoir délogé Dieu de notre âme, il y traîne encore : nous sentons bien qu'il s'y ennuie, mais nous n'avons plus assez de foi pour le divertir… »

Heureusement, Emil Cioran est là qui veille au grain, et qui nous permet de désennuyer ce petit Dieu tapi en nous en ravivant notre éternel désir d'auto-flagellation. On peut très bien vivre dans la contradiction, et on peut même y prendre goût !

Lien : http://colimasson.over-blog...
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Pingouin
30 août 2012
L'inconvénient d'être né m'a permis la découverte de cet écrivain, les Syllogismes de l'amertume m'offre l'opportunité de la prolonger ; et c'est peu de dire qu'elle ne change pas de trajectoire. J'avais en effet découvert des sujets graves traités avec légèreté, la légèreté d'un style que l'on sent constitué de tout ce que l'esprit qui le produit a pu côtoyer - comme n'importe quel style en somme. Il faut vraiment le lire pour s'en rendre compte, l'écriture aphoristique participe naturellement à l'originalité, nonobstant son ancienneté littéraire ; mais ce qui nous pousse à tourner les pages serait je pense davantage cette plume unique qui sait alléger le plus lourd comme alourdir le plus léger.

Lire Cioran, c'est se confronter à ce qui existe de plus noir en l'homme, enrobé d'une sensibilité stylistique faisant tout passer avec bonheur ; c'est côtoyer des vieux qui n'attendent que la mort, des fous, des alcooliques, des malades, des morts. Mais rien de tout ça ne nous abat, au contraire, chaque rencontre est menée avec une telle virtuosité que son auteur peut décider du moindre de nos aboutissements émotionnels, je le dis et l'assume : Cioran sait faire rire avec le nazisme et pleurer avec la joie - vous excuserez cette froideur de « la joie » cependant que j'ai clairement nommé une source de tristesse, mais celle-ci me semble beaucoup plus subjective alors que le nazisme mettra tout le monde d'accord, le monde sensé à tout le moins. Et non pas parce qu'il encense l'un et dénigre l'autre, mais parce qu'il en parle d'une manière tout à fait inattendue et inédit. Lorsqu'il affirme que l'Europe n'a eu que le monstre qu'elle méritait en enfantant Hitler et que ce dernier a entrepris la dernière initiative de l'Occident, il est évident qu'il ne regrette pas un tel homme, mais qu'il accepte simplement l'histoire comme elle se présente, la fatalité avec. L'ampleur d'un tel propos s'accompagne de lourdeur dans l'évocation de n'importe quel esprit qui s'y frotte - Cioran vous le rendra léger.
Il ne faut pas s'attaquer à cette découverte en s'attendant à une révolution philosophique, point de démonstration ou d'argumentation dans cet ouvrage : la philosophie de Cioran est ce qu'elle est, l'influence de grands penseurs s'y fait clairement sentir quand il ne les cite pas clairement, mais il ne cherchera pas à vous l'inculquer. Il dira qu'il n'a jamais érigé de système car il aurait trop souffert d'avoir à renoncer à ses contradictions, celle d'encenser le suicide toutes les 10 pages, mais de n'avoir jamais cessé de se l'interdire d'abord, de jouir de la vie ensuite, et de le déconseiller à tous ceux qui lui en parlaient enfin, par exemple. Lisons donc ces créations pour ce qu'elles sont : des monuments de style fortement teintés de philosophie. Je serais tenté de dire qu'il est un poète-philosophe, mais ça ne tient bien sûr qu'à moi, Nietzsche peut également être considéré ainsi et bien que Cioran s'y soit souvent confronté, le lisant puis le citant dans ses écrits, il ne me viendrait pas à l'idée de comparer leur deux façons d'aborder cette puissante discipline qu'est la philosophie ; ce terme trouve donc bien vite ses limites et ne convient pas je pense à un être fier de ses contradictions et impossible à placer dans une quelconque case - j'ai d'ailleurs regardé une excellente interview de lui dans laquelle le journaliste énumère toutes ces cases dans lesquelles on a tenté de le fourrer, « athée », « nihiliste », « pessimiste », pour n'en citer que quelques unes, et où, après chacune de ces propositions, on le voit secouer la tête, refusant d'entrer dans la moindre de ces catégories. Cioran échappe à toute étiquette, comme pour mieux s'attaquer à tout et tous, au détour d'un aphorisme.
Loin de m'accabler, lire Cioran me permet justement d'évacuer ce qui teinte de noir mon existence, comme un exutoire, une surcharge de noirceur qui provoque l'oubli de celle qui s'exerce en moi. Victor Hugo, dans Notre-Dame de Paris, compare le coeur humain à une éponge, dès lors qu'elle est pleine - de malheur s'entend -, un océan aurait beau passer dessus, il n'y peut plus rentrer une goutte ; c'est ainsi que je décrirais cette expérience, chaque page remplira cette éponge à ras bord, refermer le livre la videra, aussi étrange que cela puisse paraître. Loin de moi l'idée de me réclamer d'une réalité objective, peut-être assisterez vous à un tout autre ressenti à la découverte de ces écrits.

Ce n'est donc que son deuxième ouvrage que j'abordai, mais j'ai l'impression que je ne serai jamais déçu avec Cioran, cette écriture sous la forme de l'aphorisme permettant d'égaliser le talent et de le faire surgir sous sa forme véritable, quoiqu'il ait pu lui arriver dans les quelques lignes précédentes. En d'autre mot, si un aphorisme déçoit - c'est l'affaire de quelques phrases -, le suivant devrait vous satisfaire ; puisque : autant, le talentueux qui se lance dans un roman inintéressant ne saura jamais s'extirper de son roman, son intrigue, ses prétentions, ses personnages - de la même manière que le non-talentueux peut inverser le sujet d'ailleurs ; autant les nombreux aphorismes qui composent un de ses livres sont extrêmement courts, et peuvent, selon cette phrase qui se prolonge et se forme sous vos yeux, être considérés comme plein de petits romans, l'un peut être mauvais, le suivant aussi, mais les trois autres seront bons, en refermant le livre, c'est le talent général qui aura parlé. le plus grand romancier peut avoir enfanté de mauvais romans, mais au crépuscule de sa vie, ce sont ses bons romans, son talent, qui feront de lui un grand romancier ; ainsi va de chaque livre de Cioran, voyez-le comme l'oeuvre de toute une vie, chaque aphorisme représentant un roman - et le romancier est talentueux. L'analogie se prolonge plus qu'elle ne devrait, cela étant, ne considérez surtout pas Cioran comme un romancier s'il vous plaît, elle n'a été faite que pour exprimer plus clairement - j'accepterai les moqueries sur ce dernier terme - une pensée, pas pour refléter la réalité.
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Lilimo
02 février 2013
A lire impérativement!
J'avoue avoir eu quelques appréhensions à l'idée d'attaquer Cioran. Peur de basculer du côté obscur des bobos intellectuels quelquefois formatés. Ça commence insidieusement… A l'approche de la trentaine, on se paluche la cervelle à coups de questions existentielles. Schéma classique. Et du jour au lendemain, on se retrouve à lire du Cioran en terrasse du « Chien stupide » (bar à bobos nantais) avec un ballon de Gewurztraminer… Non, je ne vais pas dissimuler mes craintes.
Et Pourtant ! Je sais dorénavant que ces Syllogismes de l'amertume tiendront une place de choix dans ma bibliothèque. D'ailleurs, il est fort possible que ce petit ouvrage, bijou littéraire, ne quitte plus mon sac à main et m'accompagne partout, où que j'aille. Ne serait-ce que pour tuer le temps dans des moments d'une banalité sans nom, à l'arrêt d'un bus ou dans une salle d'attente (je provoque). Quelques syllogismes pour stimuler un esprit vagabond et retrouver le sourire. Oui, le sourire ! Car, à défaut d'avoir découvert un écrivain sombre et torturé (comme on me l'avait vendu), j'y ai vu la marque d'un grand homme de lettres, doté d'une ironie magistrale et d'une lucidité pénétrante ; un style à couper le souffle dont découle une forme de distanciation, nécessaire à l'acceptation du pire.
Alors, tant pis. Je ne m'inscrirai pas en faux contre « l'intelligentsia » actuelle et me plierai aux vents critiques qui encensent ce philosophe depuis quelques années. J'ai adoré et vais donc me plonger avidement dans la lecture de son oeuvre.
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Fx1
02 septembre 2014
Cioran c'est une expérience à part . Son humour ne peut que surprendre là ou on attend des phrases que nul ne comprend . Cioran c'est l'absurde au service de la philosophie et cela fait le plus grand bien . On peut le trouver un tantinet cynique , il n'est au fond que réaliste . Son verbe est toujours intelligent et sa lecture est un bonheur . Et ce n'est pas étre "bobo " que lire Cioran à l'époque ou tf1 triomphe , c'est juste étre curieux d'une parole intelligente ....
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filsdejoie
22 novembre 2014
Découvert grâce aux amis de Babélio. attrait irrésistible pour des pensées aussi décousues que mon esprit. Force à penser autrement, mais à lire à toutes petites doses pour ma part..
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Citations & extraits (176) Voir plus Ajouter une citation
gaillard1gaillard125 septembre 2010
Pour manier les hommes, il faut pratiquer leurs vices et en rajouter. Voyez les papes : tant qu'ils forniquaient, s'adonnaient à l'inceste et assassinaient, ils dominaient le siècle ; et l'Église était toute-puissante. Depuis qu'ils en respectent les préceptes, ils ne font que déchoir : l'abstinence, comme la modération, leur aura été fatale ; devenus respectables, plus personne ne les craint. Crépuscule édifiant d'une institution.
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CioranCioran13 février 2014
Ne se suicident que les optimistes qui ne peuvent plus l'être. Les autres, n'ayant aucune raison de vivre, pourquoi en auraient-ils de mourir ?
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jeunejanejeunejane12 février 2017
"L'heure du crime ne sonne pas en même temps pour tous les peuples.
Ainsi s'explique la permanence de l'histoire."

Emil Cioran

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colimassoncolimasson21 juillet 2013
Lorsqu’on n’a pas eu la chance d’avoir des parents alcooliques, il faut s’intoxiquer toute sa vie pour compenser la lourde hérédité de leurs vertus.
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gaillard1gaillard125 septembre 2010
Ce qui irrite dans le désespoir, c'est son bien-fondé, son évidence, sa "documentation" : c'est du reportage. Examinez, au contraire, l'espoir, sa générosité dans le faux, sa manie d'affabuler, son refus de l'événement : une aberration. une fiction. Et c'est dans cette aberration que réside la vie, et de cette fiction qu'elle s'alimente.
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