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3,28

sur 138 notes
Une enquête de Brunetti qui n'en est pas une. Brunetti se permet, parce que c'est calme au bureau, d'enquêter sur la mort accidentelle, suicide, d'un homme sourd qu'il voyait de temps en temps chez le nettoyeur du quartier. Moins de repas en famille, moins de grandes discussions, moins de tout dans ce titre. Mais il a quand même éveillé ma curiosité car je voulais finir par comprendre et connaître la vie de cet homme qui n'en fut pas une. La cupidité, la méchanceté, l'indifférence sont au coeur de ce titre. Et , on sent Brunetti, Paola, son épouse, fatigués , dépassés, peut-être vieillis. Ça manquait un brin de rythme mais il reste toujours la Sérénissime et s'y promener est un toujours un grand plaisir.
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Un autre polar vénitien du commissaire Brunetti. On le retrouve avec plaisir, même si c'est la trame est moins dense, sans beaucoup de bouffe ou d'atmosphère qui provoque de douces réminiscences d'un passage dans la sérénissime.

Il ne s'agit pas d'une enquête criminelle à proprement parler, puisque c'est Paola, la femme de Brunetti, qui veut en savoir davantage sur un pauvre garçon aperçu dans le voisinage, un simple décès qualifié d'accident ou de suicide. Ce qu'on découvrira sur le jeune homme sera un bon prétexte pour railler les travers de la bureaucratie du pays.

On s'en douterait au titre, il sera question de parole, de langage, comme pilier essentiel de la culture. La famille Brunetti se préoccupe de la qualité de la grammaire et le commissaire peut même se réjouir d'un subjonctif bien placé ! Ça ne doit pas toujours être évident dans un pays où subsistent de nombreux dialectes. On n'y parle pas seulement l'italien, on peut aussi parler vénitien et chaque région a ses raisons de se sentir supérieure aux autres.

Il sera aussi question de maltraitance et d'éducation. On pourra même se sentir interpellé lorsqu'on évoquera la complicité tacite de tous ceux qui se sont parfois posé des questions sur le sort d'un enfant, mais n'ont jamais osé poser ces questions, et surtout poser les gestes qui auraient pu changer les choses.

Un polar à la trame un peu tiède, sans beaucoup de suspens, mais avec quelques réflexions intéressantes, un roman qui plaira aux fans de Brunetti, mais surement pas le meilleur de la série.
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J'aime la série du commissaire Brunetti de Donna Leon. J'apprécie l'intrigue simple dans une atmosphère de Venise le long des canaux, sa critique d'une certaine Italie et sa description de la cuisine, le calme de Brunetti et sa vie de famille.

Dans ce vingt-deuxième volume, « le Garçon qui ne parlait pas », le commissaire Brunetti enquête, à titre privé, sur la mort de David, jeune handicapé sourd-muet. Mais qui est vraiment David ?

Quelle énorme déception! C'est comme si Donna Leon n'aimait plus Venise, son commissaire Guido, les bons petits plats italiens. Tout est fade dans ce volume. Un soupçon de complot vous attire au début, mais vous êtes vite lassé par la faiblesse de l'enquête. le commissaire Brunetti s'ennuie et nous avec.
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Il ne se passe rien. Brunetti doit enquêter sur une possible infraction qui menacerait la bru du vice-questeur Patta. Affaire réglée en dix minutes. Alors, à la demande de sa femme, il s'intéresse au cas d'un pauvre sourd-muet, employé dans le pressing où la famille Brunetti porte son linge. le garçon, qui semble s'être suicidé, n'avait aucune existence civile. Accompagné d'une jeune assistante napolitaine (Viannello est vexé et le laisse seul sur cette affaire) , Brunetti enquête, parcourt Venise, se heurte au silence de tous ceux qu'il interroge. Il déjeune chez lui, rentre tôt, écoute les discours écolos de sa femme et de sa fille, boit distraitement son verre de vin. Les employés de la police municipale continuent à vivre leurs petits problème, la signorina Elettra s'aide maintenant des deux mains pour se relever et n'a plus de fleurs dans son bureau. L'automne commence à Venise, la première pluie torrentielle arrive à la fin de l'histoire, trois vendeurs tamouls apparaissent, dont Brunetti "se demandait souvent s'ils étaient lyophilisés et revenaient à la vie à la première goutte d'eau, les mains pleines de parapluies à 5 euros". le train-train de Venise et de sa police, le charme d'une histoire lente et presque sans enjeux, le long des canaux et des ruelles. La conclusion arrive par hasard : une histoire sordide, mesquine et triste. Un livre auquel j'ai mis la note maximale parce qu'il est presque complètement épuré, sans suspens, un peu lent, un peu mélancolique, comme la fin de la belle saison à Venise, comme la fin de la belle saison de la signorina Elettra. Une sonate d'automne.
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Je pensais retrouver un bon polar avec le commissaire Brunetti, et bien non à part les personnages toujours très attachants et le beau Venise rien ne vient, c'est lent. Paola la femme de Brunetti lui demande de se renseigner sur la mort d'un jeune homme qui travaillait au lavoir, un garçon pas comme les autres, calme, qui ne parle à personne à cause de sa surdité, personne ne semble s'en occuper. de rue en rue, de voisinage en voisinage Brunetti comme toujours va tomber sur un secret. Mais lequel……..
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Un très très bon Donna Leon. le bouquin démarre lentement, comme souvent, des bavardages entre Guido et Paola, souvent à table, ce qui, me donne faim, et puis à partir de quelque chose qui paraît anodin ou annexe se construit une histoire.

Dans cet ouvrage, c'est la disparition d'un homme handicapé, qui émeut Paola. Qui était cet homme qui ne parlait jamais ? Pourquoi et de quoi est-il mort ?

A partir de là, Guido parcourt les canaux, les belles demeures vénitiennes et les plus modestes pour nous livrer une oeuvre touchante.

Toujours un grand plaisir de visiter Venise par procuration, hélas, parce qu'à chaque livre, j'ai vraiment envie d'y retourner faire un tour !
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Mon Dieu que c'est lent !

Amateurs d'intrigues policières bien ficelées, passez votre chemin. Donna Leon n'est guère inspirée et étire - parfois un peu péniblement - une enquête qui ne s'anime que dans les vingt dernières pages pour un dénouement entrevu depuis longtemps.

Il reste en revanche une galerie de personnages toujours attachants, Brunetti en tête, et surtout, le charme de cette Venise ouatée, secrète et fière qui crée une atmosphère si particulière qu'elle parvient à faire oublier - un peu - la faiblesse du reste.
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Autant j'avais été déçue par le précédent roman de Donna Leon, autant je dois dire que j'ai trouvé celui-ci assez réussi.
Il s'en dégage une certaine mélancolie, liée peut-être à l'automne qui s'installe sur la ville de Venise et qui inspire un peu de tristesse à Guido Brunetti. Celui-ci doit résoudre une affaire assez simple de commerce illégal, mais ensuite il va consacrer tout son temps à élucider la mort d'un jeune sourd qui travaillait dans le pressing de son quartier. Il est surpris que personne ne l'ait mieux connu et il n'existe pas pour l'administration italienne. Il va alors, aidé par la sinora Elettra et sa collègue Napolitaine Griffoni, interroger les habitants du quartier, assez réticents, et les témoins du passé de la mère de ce jeune handicapé. Il y a quelques rebondissements et surprises et c'est toujours agréable de retrouver Paola, Raffi et Chiara autour de repas qui semblent toujours alléchants !
Un assez bon moment de lecture.
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Cette histoire manque un (beaucoup ?) d'intérêt; un homme "qui ne parle pas" et que tout le monde considère comme demeuré est retrouvé mort. le suicide paraît évident, mais le commissaire est curieux, et, sans qu'une enquête ait été ordonnée, va essayer de comprendre. Il découvrira des choses, mais que c'est lent et compliqué !
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Un simple fait divers entraine le Commissaire Brunetti entraine dans une enquête non officielle, et, comme d'habitude, il reçoit l'aide de toute la questure, ridiculisant le Vice Questure Patta, et, son âme damnée Scarpa.

Ce nouvel opus est un excellent cru car l'on retrouve Brunetti au meilleur de sa forme, arpentant les rues et autre calle de Venise afin de rétablir la vérité devant un crime, et, plus particuliérement une injustice qui le révolte.

Faisant fi de sa hiérarchie qu'il juge toujours aussi incompétente, et, n'ayant toujours pas compris les méandres faisant le charme, (et parfois l'agacement, la révolte et/ou le fatalisme), d'une ville qu'il aime par dessus tout, Brunetti se lance à fonds dans ses enquêtes tout en utilisant les compétences, les réflexions de chacuns, et, que se soit ses collègues de la questure (qui lui font confiance) et/ou sa femme à qui il se confie "aveuglément".

Comme d'habitude, on part à la découverte d'une Venise, différente selon les saisons et/ou les circonstances, tout en croisant des personnages haut en couleur.

C'est aussi l'occasion pour Donna Leon de révéler les méfaits (solitude, cupidité, etc) de la société actuelle au travers les yeux d'un homme fonciérement bon, intelligement, mais, lucide envers ses congénaires ...

A lire si l'on apprécie les "flics" hors normes, et, surtout agissant hors des sentiers battus afin de résoudre une enigme, même insoluble, tout en ayant raison.

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