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Critiques sur Nestor Burma (BD), tome 2 : 120, rue de la gare (18)
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tchouk-tchouk-nougat
  16 août 2018
En Septembre 1940, Nestor Burma est prisonnier dans un stalag. La bas il y a un pauvre hère qui titille sa curiosité : tout le monde l'appelle la Globule et il est amnésique. Quand il va rendre l'âme dans la sordide infirmerie du camp où Nestor Burma s'est trouvé un emploi planqué, il lâche quelques mots : "prévenir Hélène, 120 rue de la gare".
Des mots qu'il va réentendre lorsque son train de rapatriés de guerre arrive à Lyon. Son collègue se fait tuer devant ses yeux, il n'aura le temps que de lâcher cette adresse : 120, rue de la gare. Coïncidence? Avec Nestor Burma jamais!

Nous voici donc parti pour une enquête (de quand même 190 pages) avec notre détective privé préféré. D'abord à Lyon, puis à Paris alors que la ville est encore sous l'occupation allemande.
J'ai bien aimé cette enquête avec ses nombreuses pistes, indices et faux coupables. Ca s'embranche pas mal, en finit de douter de tous les protagonistes. Mais toujours on arrive à garder le fil sans trop s'embrouiller ni se perdre. Un bon policier bien ficelé donc.

Les dessins de Tardi, en noir et blanc, font leur office avec efficacité et simplicité.
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ay_guadalquivir
  23 septembre 2011
J'aime particulièrement dans les enquêtes de Nestor Burma traitées par Tardi la patte du dessin et des ombres. Il y a dans ce noir et blanc quelque chose de Bogart et du faucon maltais, une sorte d'épaisseur indissociable du récit, le pendant illustré du film noir. Et c'est là la plus grande réussite de Tardi, avoir donné corps à ces histoires. A lire pour se plonger dans une atmosphère où les coups de feu résonnent sur le pavé humide.
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Perdre-son-temps
  01 mars 2011
Ou quand le dessinateur de BD Jacques Tardi s'attaque aux Nouveaux Mystères de Paris.

"120 rue de la Gare", la première enquête de Nestor Burma - l'homme qui met le mystère KO - écrit par Léo Malet en 1942 avait déjà été adapté pour le cinéma quatre ans après sa parution. Nestor Burma est un personnage dont la genèse se situe en France sous l'occupation et dans l'immédiate après-guerre.

Drôle de chose, au fond, que l'adaptation d'un roman en BD. Ce qui est passionnant dans l'approche de Tardi ce sont les manières différentes de s'y prendre pour enfin s'emparer de cet univers. Il l'a fait en trois étapes, il me semble. D'abord avec l'album "Brouillard au pont de Tolbiac", pour une adaptation assez classique. Ensuite vient notre "120 rue de la Gare" dans lequel il colle au roman original au point de restituer pratiquement l'intégralité des dialogues. Enfin un récit court un peu moins connu du public "Une gueule de bois en plomb" dans laquelle Tardi dessine une aventure inédite et de son cru, comme une sorte d'appropriation stylistique.

"120 rue de la Gare" sera mon préféré. Vouloir à ce point coller au texte avec une bande dessinée aurait paru l'approche la plus casse-pipe, et il en ressort un album de BD d'une densité extraordinaire.

Cela tient aussi au climat de ce récit dans la France occupée… Cette toile de fond traitée de manière crue et très documentée, tandis que les personnages s'agitent dans une intrigue bien glauque, comme indifférents aux alertes, aux rationnement tant ils sont absorbés par le crime et leurs affaires sordides… Une grande réussite de tension dramatique.

Fiat Lux, Hélène !





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badpx
  26 août 2018
Oh que c'était long.
J'aime beaucoup les BD, quand il y a peu de texte. Malheureusement les adaptations de Léo Mallet par Tardi sont très verbeuses et en plus celle ci cumule beaucoup de pages.
J'ai donc trouvé cela très très très trop long.
Pourtant l'enquête en elle même est très intéressante, on nage dans le brouillard Lyonnais avec Burma avant de rentrer à Paris et finir en apothéose par une invitation lancée par le fameux détective à une foule de personnes impliquées, pour exposer la solution de l'énigme qui le concerne et clore son enquête.
Mais pour le coup, je pense que j'aurais beaucoup plus apprécié cette histoire sans les images. Il faudrait donc que j'ajoute à PAL les romans de Léo Mallet : ça pourrait me plaire.
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beauscoop
  21 octobre 2018
Un bon classique Burna d'enquête au temps de la France occupée en 1940.
Tardi illustre à merveille le style direct de Malet.
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celosie77
  05 février 2018
Voici sans doute l'album le plus abouti et le plus intéressant de la série des mystères de Paris. Une BD très longue (180 pages) qui prend le temps de poser l'intrigue et de la développer. Tout commence dans un camp de prisonniers, en 1943, où un soldat amnésique surnommé "la globule" supplie Nestor Burma : "dis à Hélène...120 rue de la gare".
Un peu plus tard, il entend à nouveau cette adresse, de la bouche de son ancien coéquipier qui est abattu devant lui à Lyon, dans une gare. Qui est Hélène ? Où se trouve cette rue de la gare ? Qu'attend-on de lui ?
Tout se déroulera entre Lyon et Paris, entre zone libre et occupée, entre collabo et flics véreux, et Burma devra louvoyer pour éviter les écueils.
Il y a de nombreuses fausses pistes et de nombreux personnages et tout est très bien mené, on suit l'enquête pas à pas, on réfléchit en même temps que lui, mais on est tout de même surpris par la fin.
Quant aux dessins de Tardi, ils sont parfaits pour ce type d'histoire, en noir et blanc, avec cet énorme travail sur les villes, véritables décors des drames qui se jouent.



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TableRonde
  28 avril 2016
Tardi ne mérite que des éloges.
Bien que particulièrement friant, voire inconditionnel, de la "Ligne claire", Jacques Tardi déroge à la règle.
Son graphisme est éloquent, ses couleurs (ses gris, noirs et blancs) donnent aux histoires qu'il raconte une ambiance toute particulière.
J'ai bien peur de ne dire que des truismes, alors je préfère me taire, tout en louant son oeuvre en général.
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Acerola13
  02 mars 2014
Je n'en étais pas à mon premier Tardi en ouvrant 120, rue de la Gare, mais il est sans aucun doute celui qui m'a le plus marquée concernant les graphismes. Vivant à Lyon depuis près de deux ans, je remarquais chacun des détails des planches de Tardi, savourant sa manière de nous faire parcourir les rues les plus connues comme celles plus obscures, avec les paysages au loin, qui semblaient tellement réels ! Un pur bonheur !
Côté scénario, l'ensemble est également bien ficelé, avec des surprises et rebondissements, avec des mystères et des bagarres, des pièges et des entourloupes, le tout arrosé de quelques bouteilles : tous les ingrédients de Tardi, dont je ne me lasse pas !
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LVI
  21 mars 2012
Les nuits blanches et les mains noires !


Deuxième incursion en 184 pages en noir et blanc (l'équivalent grosso modo de quatre albums de BD traditionnels !) de l'anar Tardi dans l'univers de l'anar Malet (« qui se ressemble… »), ‘120 Rue de la Gare' est une adaptation datant de 1988 du roman éponyme de Léo Malet (1909-1996) datant de 1942 (ce fut en fait la toute première aventure de ‘Dynamite Burma', le détective de choc), qui ne fait pas partie des ‘Nouveaux mystères de Paris' (une série de 15 aventures de Nestor Burma -tous les livres (34 au total) tournant autour de ce personnage ne faisant pas partie de cette série- parues entre 1955 et 1959 qui ont pour particularité de se dérouler dans un arrondissement précis de la ville), et dont l'action se déroule dans un camp de prisonniers allemands, puis surtout à Lyon, en zone libre, et finalement à Paris, puis dans la banlieue parisienne.


En 1941, dans un stalag quelque part en Allemagne, ‘La Globule', l'amnésique, dit à Nestor Burma, « l'homme qui met le mystère K.O. », qui y est détenu lui aussi, et ce juste avant de mourir dans ses bras : « Dis à Hélène : 120 Rue de la Gare… ». Quelques temps plus tard, à Lyon, de passage en gare, Burma, libéré et rapatrié via la Suisse en zone libre, voit Bob, son ancien bras droit, se précipiter vers lui, se faire abattre et lui crier juste avant de mourir : « 120 Rue de la Gare… »…


C'est le point de départ du meilleur Nestor Buma et du coup de la meilleure adaptation en BD d'une aventure de celui-ci : Tardi s'est en effet surpassé en offrant à cette bien passionnante intrigue un écrin de choix : en noir et blanc, mais surtout dans un incroyable camaïeu de gris, il signe l'une de ses oeuvres les plus abouties, un véritable roman graphique de la meilleure veine, qui de ‘la fille au trench-coat' à ‘Jo Tour Eiffel', en passant par le ‘divin Marquis', nous plonge dans une intrigue aussi mystérieuse que surprenante sur fond d'occupation allemande et de restrictions !
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toto
  07 avril 2011
Magnifique illustrations en noir et blanc, donnant une ambiance lourde à la France occupée, grâce à la précision du trait, le sens du détail, et une documentation réaliste.
L'intrigue est un peu complexe, mais des récapitulatifs de Burma en cours de récit permettent de toujours rester dans le coup.
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