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Francis Lacassin (Préfacier, etc.)
EAN : 9782264012715
215 pages
Éditeur : 10-18 (12/09/1999)
3.82/5   163 notes
Résumé :
C'est la guerre. Le détective privé Nestor Burma a été fait prisonnier. Loin de son cher Paris, il se morfond derrière les grilles d'un stalag. Un soir, un détenu amnésique meurt dans ses bras en lui laissant un message : "Dites à Hélène... 120, rue de la Gare..." Hélène ? Sa secrétaire chérie ?
Burma est intrigué ! De retour en France, il retrouve son ami Colomer mais celui-ci est abattu à ses pieds juste après avoir mentionné cette même adresse ! Le détecti... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
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KiriHara
  30 octobre 2016
« 120, rue de la Gare » est un roman de Léo Malet. C'est par ce roman que l'auteur nous présente son personnage fétiche de Nestor Burma.
Nestor Burma est né d'une volonté, presque d'une commande, de créer des romans policiers « américains » à la française avec un soupçon de policier à « l'anglaise » comme le confirme le final de ce roman.
Ayant commencé l'écriture sous pseudonyme anglophone, avec des personnages américains et des histoires se déroulant supposément aux É.-U., Léo Malet décide de faire du roman policier français se déroulant en France avec des personnages français.

Ainsi est né Nestor Burma, le détective qui met le mystère K.O.
L'auteur insuffle à son personnage beaucoup de sa propre personne (l'esprit anarchiste, le passage dans un stalag...)
« 120, rue de la Gare » démarre donc dans un stalag. Nestor Burma est présenté comme le célèbre détective dirigeant l'agence « Fiat Lux ». le lecteur n'a donc pas forcément l'impression de se trouver devant la première aventure de ce héros bien que ce soit le cas.
Personnage jovial, positif, intelligent, un brin frondeur, n'hésitant pas à jouer de son physique, de son charme ou de son ironie, en fonction de son adversaire, Nestor Burma est un détective moderne dans une époque qui l'est moins.
L'histoire se déroule donc à la fin de la Seconde Guerre mondiale même si le contexte historique ne sert en rien l'enquête ou la narration. le sentiment à la lecture est juste que l'auteur veut insuffler à son personnage ses propres expériences et a la volonté d'écrire et de décrire l'époque au jour où il l'écrit.
C'est donc au Stalag que Nestor Burma fait la connaissance d'un étrange personnage à la mémoire défaillante. Arrêté durant la guerre dans la forêt, découvert les pieds brûlés, l'homme n'a, depuis, jamais réussi à se rappeler qui il était. C'est d'autant plus étonné que Burma recueille les dernières paroles que l'homme murmure dans son dernier souffle « Hélène, 120, rue de la Gare ».
Une fois démobilisé, Nestor Burma s'apprête à retourner à Paris, mais, lors de l'arrêt de son train en gare de Lyon, son ancien collaborateur se trouve sur le quai. Nestor l'appelle, Colomer, le détective partenaire, se précipite vers Burma et a tout juste le temps de crier « 120, rue de la Gare » avant de se faire assassiner sans que l'on sache par qui.
Nestor Burma est loin d'être un crétin. Deux personnes aussi distantes l'une de l'autre dans le comportement et le lieu de vie que l'étrange prisonnier et son ancien partenaire, qui meurent après avoir prononcé l'adresse « 120, rue de la Gare », tout cela ne peut pas être une coïncidence. L'adresse doit déceler un sacré mystère, oui, mais voilà, ladite adresse n'existe pas, c'est donc réellement un mystère.
Léo Malet nous livre un roman assez court dont l'intrigue n'est pas la principale qualité. Effectivement, le point fort du livre est incontestablement son personnage principal. le charisme de Nestor Burma est indéniable et l'on comprend que l'auteur ait eu envie de lui faire vivre de nombreuses aventures.
Au final, « 120, rue de la Gare » nous fait découvrir un personnage intéressant et attachant, mais souffre d'une intrigue un peu faible et d'un final grand-guignolesque (pour l'heure, car ce procédé était souvent utilisé par le passé) avec une résolution de l'enquête un peu tirée par les cheveux.
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jcjc352
  29 juin 2021
La première enquête de Nestor Burma va débuter à Lyon pays de guignol, de la quenelle, du petit jésus et du brouillard en zone nono et se poursuivre à Paris 120 rue de la Gare une rue bien difficile à trouver surtout aujourd'hui !
Démobilisé Burma rentre du STO effectué en Allemagne et passe par Lyon Là un ex associé se fait tuer dans ses bras en lui livrant quelques mots « Hélène, 120 rue de la Gare » ...
Phrase déjà entendue au stalag quelques semaines plutôt, prononcée cette fois par un prisonnier qui meure (déjà) dans ses bras
Hélène pour Burma c'est son ex secrétaire Hélène Châtelain (incarnée à l'écran en 46 par Sophie Desmarets actrice de caractère pour un personnage n'en n'ayant pas moins ) licenciée au début de la guerre mais « la rue de la gare » par contre le laisse perplexe C'est à Paris donc retour en zone occupée
Burma dont on ne connaît pas les antécédents bien qu'ayant déjà eu un cabinet, rue des Petits-Champs et donc on suppose des affaires à traiter a néanmoins déjà des relations un journaliste aux yeux aqueux avec lequel il vie en symbiose…du moins pour l'information un commissaire à Paris assez intime et collaborateur sans faille bien qu'envieux et parfois irrité
Pour cette enquête il officiera sous les hospices de deux commissaires l'un à Lyon et l'autre l'un à paris Une aubaine pour Burma qui adore la volaille

Il fera l'objet d'une tentative d'homicide dans le brouillard à Lyon au pont de la boucle (et non au pont de Tolbiac à Paris qui, sera un autre épisode Burma) qui tournera mal surtout pour l'agresseur
Il sera odieux , pour ne pas changer, avec Hélène mais entre eux il y a de l'électricité ça crépite mais ça passe
Et question biftons ça ne sera pas le Pérou
Ce premier épisode est un peu conventionnel très entouré par la maison poulaga sur laquelle il s'appuie beaucoup il n'a pas encore l'autonomie qui fera son charme par contre la niaque est déjà là, la baraka ainsi que son coté malappris et goujat
Les claques, horions et ramponeaux sont au rendez-vous
L'intrigue est un peu tirée par les cheveux beaucoup de coïncidences dans des lieux assez improbables et de personnages et le final à la « Agatha Christie » bien que rondement mené un peu théâtreux mais bon Burma aura l'occasion de s'épanouir et se perfectionner dans les épisodes ultérieurs pour notre plus grand plaisir
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Davjo
  24 septembre 2014
"Dynamite Burma", le célèbre détective de l'agence Fiat Lux, commence sa vie légendaire de personnage de fiction dans ce roman de Léo Malet. Comme lui, il revient du stalag. Là-bas, il a rencontré un amnésique mystérieux qui est mort dans ses bras:
« Les yeux de l'amnésique reflétaient une lueur d'intelligence que je ne leur avais jamais connue. Dans un souffle, l'homme avait dit: Dites à Hélène...120, rue de la gare. »
Qui est Hélène ? Où est cette rue fameuse rue de la gare que Burma va chercher partout ?
Ce mystère réveille le prisonnier de guerre Nestor Burma, soudain heureux de retrouver sa vieille peau. Avec des tampons d'encre, il prend les empreintes du mort...Et l'inspecteur Faroux lui donnera son identité quand il sera revenu à Paris dans son complet de démobilisé.
Mais avant, c'est Lyon où il voit son associé Colomer se faire tuer sous ses yeux, une mystérieuse femme ressemblant à la star de cinéma Michèle Hogan, une arme à la main. Pour l'aider dans ses investigations, il peut compter sur Marc Covet, le journaliste souffre-douleur qui va prendre des coups à sa place, le paresseux commissaire Bernier, maître Monbrison et ses grosses baguouzes aux doigts et le détective privé Lafalaise et sa secrétaire Louise Brel...Évidemment, certains de ses personnages ne sont pas ce qu'ils paraissent être, il y a ceux qui trahissent sans penser à mal, il y a ceux qui vous mettent des bâtons dans les roues, il y a ceux qui jouent double jeu...
Raconté à la première personne par Nestor Burma lui-même, sur un ton gouailleur malgré la mort qui rôde, les privations de la France occupée (le faux café, la rubrique du marché noir dans les journaux), le détective cache ses soupçons aussi bien à ses amis/ennemis qu'au lecteur à qui il raconte l'histoire. C'est lui qui mène la barque jusqu'à la révélation finale.
Les situations s'enchaînent avec fluidité et rapidité dans cette France où l'Occupation est en arrière-plan avec son éclairage urbain atténué par la défense passive, ses permis de circuler la nuit, ses laisser-passer difficiles à obtenir pour monter à Paris....Et une scène d'alerte aux bombardements au moment même où on se rend dans une maison isolée au-milieu d'un décor de neige.
De ce roman, il me reste un petit film à la tintin avec un détective sûr de lui qui enchaîne les situations pour mettre le mystère KO. En 1942, ce roman policier tranchait sur les romans à énigme et s'inspirait du polar américain. Mais il y a aussi l'atmosphère, celle des lieux, Lyon, Paris, des maisons isolées dans la campagne française. Puis la cruauté de certaines situations évacuée par l'humour sarcastique de Burma.
Avec ce premier roman Léo Malet met en place une galerie de personnages qui gravitent autour de Burma et qu'on a l'impression de déjà connaître. C'est comme si on prenait la série en cours. Je suis très intéressé par la lecture des romans suivants pour voir l'évolution de l'arrière-plan historique.
Lien : http://killing-ego.blogspot...
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lebelier
  04 octobre 2021
Nestor Burma est prisonnier pendant la 2e Guerre Mondiale au Stalag XB. Chargé d'inscrire les nouveaux arrivants, il y fait la connaissance d'un amnésique surnommé « la Globule ». Avant de mourir, celui-ci a pour dernières paroles : « Hélène 120, rue de la gare. » Une fois libéré, Nestor se lance dans la recherche de cette adresse. Il y perd un collaborateur (Bob Colomer), il soupçonne sa secrétaire d'être la Hélène en question et finit par découvrir le pot aux roses en retrouvant une maison isolée, rue la gare où ladite Hélène est assassinée par balles. Il fera arrêter un avocat véreux (Me Montbrison) dans une scène finale digne d'Agatha Christie.
L'intérêt du roman est bien sûr qu'il est le premier avec Nestor Burma et n'appartient pas encore aux Nouveaux Mystères de Paris. C'est aussi le roman qui a lancé Léo Malet car, selon les spécialistes, il a su créer une ambiance originale dans le roman policier français. Il est vrai que, dès lors qu'on a « touché » du Nestor Burma, on y revient fatalement. Ce que les Américains ont su créer dans le roman noir, c'est le malaise d'une civilisation, d'une société qui comportait néanmoins ses héros cyniques et désabusés. Or, le roman noir était encore un genre typiquement américain lorsque Léo Malet a inventé le roman noir à la française avec un héros (Nestor Burma) individualiste et anticonformiste. Ecrit en 1942, 120,rue de la gare est un beau mélange du bon vieux Whodunnit made in U.S.A. and England (Christie, Poe…) de tous les lointains maîtres du polar et du roman populiste début XX° (Sue, Leroux, Leblanc…) ainsi qu'une touche un peu surréaliste (les rêves de Nestor sont souvent révélateurs.)
Dans cet univers évolue Nestor, personnage haut en couleurs entouré d'une secrétaire sexy et qui oeuvre comme un dément à la recherche de la vérité dans le Paris de l'occupation. Par la suite, Nestor Burma évoluera dans son espace : les arrondissements de Paris.
On peut considérer ce roman comme la charnière entre roman à intrigue et roman noir.
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phlois
  22 juin 2013
Ce n'est pas forcément le meilleur de la série des Nestor Burma, mais j'ai un faible pour ce détective privé à la française, j'aime son côté anar réac, jm'en foutiste et sérieux, rigolard et parfois, profond, son penchant pour les plaisirs, mais tout en restant maître de son destin, et cela sans aucune illusion, ni sur les autres, et encore moins sur lui même.
Nestor Burma est un des seuls Héros/antihéros que je connaisse. Il arrive à cumuler les deux rôles et c'est ce qui fait son charme, tout en restant, un être humain, avec ce que cela comporte de qualités et de défauts, de forces et de faiblesses. le genre de type qu'on aimerait rencontrer lorsque tout va mal et qu'on se sent seul face au monde.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
DavjoDavjo   24 septembre 2014
Charmante soirée, dit Marc en se déshabillant. Une agression...dont j'ai manqué faire les frais, un type dans le jus, l'interrogatoire au troisième degré d'une appétissante blondinette, la mise knock out et le garrottage d'un de vos alliés, l'entrée par effraction dans le logement d'un assassin décédé et fouille dudit. Avec vous, on ne s'embête pas.
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VACHARDTUAPIEDVACHARDTUAPIED   11 avril 2013
Alors, je vis déboucher sur le quai un personnage que j’aurais reconnu entre
mille. Il avait une casquette claire de sportif, un pardessus en poils de chameau et
il marchait vite, comme s’il eût foncé sur un obstacle, une épaule en avant.
Indéniablement, c’était là Robert Colomer, mon Bob de l’Agence Fiat Lux, selon
le diminutif qu’il avait récolté dans les bars des Champs-Élysées.
J’abaissai vivement la vitre et me mis à hurler, en gesticulant :
— Colo… Hé ! Colo…
Il tourna vers moi son visage légèrement patibulaire1
.
Il ne parut pas me voir ou me reconnaître. Avais-je donc tant changé ?
— Bob, repris-je. Colomer… Tu ne remets plus les copains ?… Burma… Nestor
Burma… qui revient de villégiature2

Il était auprès d’une dame de la Croix-Rouge. Il lâcha un retentissant juron et la
bouscula.
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FortunaFortuna   19 décembre 2019
Le train s'était ébranlé. Aux portières, les libérés agitaient leurs coiffures. La gare retentissait de mille bruits qui furent tous couverts par une tonitruante Marseillaise. Colomer avait sauté sur le marchepied, cramponné des deux mains à la fenêtre. Soudain, son visage se crispa, comme sous l'effet d'une intolérable douleur.
- Patron, hurla-t-il. Patron... 120, rue de la Gare...
Il lâcha prise et roula sur le quai.
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