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EAN : 9782203048980
160 pages
Éditeur : Casterman (07/11/2012)
4.25/5   257 notes
Résumé :
Avec Moi, René Tardi, prisonnier de guerre - Stalag IIB, Jacques Tardi concrétise un projet mûri de très longue date : transposer en bande dessinée les carnets de son propre père, rédigés des années durant sur des cahiers d’écolier, où celui-ci tient par le menu la chronique de sa jeunesse, en grande partie centrée sur ses années de guerre et de captivité en Allemagne.
Après avoir, comme on le sait, énormément travaillé sur la guerre de 14 – 18, c’est la prem... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (51) Voir plus Ajouter une critique
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ninosairosse
  09 octobre 2016
Intense témoignage des camps de prisonniers de guerre en Allemagne.Vécu et Raconté par le père de Tardi, narrateur né, dessinateur également, mais militaire engagé....et enragé. Arrêté aux manoeuvres de son char d'assaut, "on ne dit pas tank", dés les premiers jours du conflit, il en voudra à la terre entière d'être emmené pire qu'un moins que rien dans le camp ennemi. Aigri contre toute sa hiérarchie, de l'armée, des fonctionnaires, de tout ce qui est censé représenté la société....Il prendra son fils à témoin, lui laissant le soin de nous relater sa vulgaire condition de vie dans ce Stalag IIB; Il ne nous épargnera rien, de sa faim, des coups, maladies, humiliations, l'enfer...surtout la faim !
On y apprend que c'est dans ce camp de la mort, que Papa Tardi a rencontré Maurice Druon, qu'ils deviendront amis à leurs libérations.
Ce livre, était destiné à Chloé, ma fille, élève de terminale, lecture préconisée par son professeur d'Histoire, manière efficace et percutante d'introduire la bande dessinée dans la pédagogie...Je n'ai pas su "résister", ma Reconnaissance à Tardi, à Chloé, à son prof pour ce témoignage humanitaire révélé au grand jour.
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carre
  04 novembre 2013
Jacques Tardi donne la parole à son père René et lui prête sa plume pour illustrer le sort réservé aux soldats français par le III Reich.
Témoignage d'une grande force, René se livre sans retenue sur ces années noires, prisonnier dans un Stalag en Poméranie. Il montre la barbarie nazie, mais n'occulte pas aussi la lâcheté de certains détenus. René rêve de s'évader, supporte tant bien que mal sa captivité, la privation de nourriture lui tenaille les tripes, la colère, aussi. Colère contre l'armée française, contre le régime Vichyste, contre ces geôliers, contre certains de ces camarades. C'est peut-être elle qui l'empêche de lâcher prise ?
De plus, J. Tardi rajoute une idée brillantissime, faire partie intégrante du récit et du dessin. Les échanges entre le père et le fils, entre le témoin et le passeur donne une force supplémentaire à ce roman graphique. Passionnant, instructif, aux dialogues brillants (parfois amusants entre le père et le fils), formidablement mise en valeur par le trait singulier de Jacques Tardi, un premier tome tout simplement remarquable. A faire passer à nos jeunes générations, pour ne jamais oublier.
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Dixie39
  29 septembre 2015
J’ai lu ce premier volume de Moi, René Tardi, prisonnier de guerre - Stalag IIB comme un hommage du fils au père, mais pas seulement. J’y ai vu également une réconciliation, dans le sens où le fils redonne au père cet espace de parole et d’écoute qui a tant manqué et a sûrement nui à leur relation.
Qu’était René pour Jacques ? Un père militaire de carrière taciturne et colérique, dont il savait qu’il avait fait la seconde guerre mondiale (mal) et était resté prisonnier de guerre dés 1940 et jusqu’en 1945 (autant dire que pour beaucoup à l’époque, il n’a rien à dire ou raconter et n’est même pas un soldat, tout juste un « vaincu »).
Comme le dit Jacques : plus jeune, il n’était pas curieux de « savoir », de questionner son père sur cette partie de sa vie, qui explique, même si elle ne l’excuse pas, le père qu’il a été. C’était du « passé » et tout ce qu’il pouvait apprendre, ne lui aurait en rien rendu une image plus positive : « mon père, ce héros » n’avait pas lieu d’être cité, pour Jacques, ni en 40, ni durant les années de sa jeunesse.
En 1980, les choses vont changer. Le désir de savoir, de faire advenir ces presque 5 années vécues par son père en tant que Prisonnier de Guerre, va être plus fort. Jacques lui demande de consigner ses souvenirs. René s’applique et reprend son histoire de façon détaillée et pointilleuse.
Ce sont ses carnets qui donneront la matière de cet ouvrage. On sent la volonté de Jacques d’être fidèle aux propos de René, même s’il ne les partage pas toujours. Cette obsession des Tank (pardon ! « On dit pas tank, on dit char ! » Désolé...) et cette amertume de tout et de tous... Déjà !
Jacques est dans le récit, enfant, à côté de René. Le fils se fait l’écho de la narration du père. Mais pas que. Je l’ai perçu un peu comme si nous étions dans l’esprit d’un Jacques adulte, mais redevenu enfant, à l’écoute des maux du P. G. à travers les mots du père. Jacques adulte, reprenant sa place d’enfant, spectateur et acteur du récit : précisant, ici, un fait à la lumière de l’histoire, moquant gentiment, là, les propos de ce père, qui en voulait déjà, à la terre entière.
Ce projet se distingue des autres par le fait qu’il soit une réelle « entreprise » familiale : Jacques Tardi a travaillé en collaboration avec sa fille (mise en couleur) et son fils (recherche et documentation), sans oublier sa femme (préface). Entreprise de témoignage, de conservation et de réhabilitation qui a eu plus d’un écho auprès de nombreuses autres familles de France et de Navarre.
« Putain de guerre. Même nous, en souffrons encore aujourd'hui... » : Parole de fils de P.G. à la lecture de ce premier tome.
Il y a du René en Jacques quand celui-ci refuse en 2013 la légion d’honneur, arguant ne vouloir « rien recevoir, ni du pouvoir actuel, ni d’aucun autre pouvoir politique quel qu’il soit ».
Et ce pélican en bois qui traverse les âges et le temps, témoin silencieux et moqueur de la folie des hommes.
Jacques Tardi le croyait unique.
Il eût la surprise de découvrir, à travers des photos et des témoignages de lecteurs, bon nombre de ses congénères rapportés des camps de prisonniers, trônant sur un meuble ou exilés dans un grenier.
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Presence
  08 février 2021
Ce tome est le premier d'une série de 3 dans laquelle l'auteur met en bande dessinée les souvenirs de son père René Tardi. Il s'agit d'une bande dessinée en couleurs, dont la première édition date de 2012. Elle a été réalisée par Jacques Tardi pour le scénario et les dessins, les couleurs ayant été réalisées par Rachel Tardi. le tome commence par une introduction de 4 pages rédigée par Dominique Grange, la fille de Jean Grange lui-même vétéran de la guerre de 39-45, et qui deviendra l'ami de René Tardi après la guerre. Elle évoque son grand-père vétéran de la guerre de 14-18, et sa condescendance pour le militaire que fut son fils honteusement défait au combat à ses yeux. Elle conclut sur le devoir de mémoire nécessaire pour les prisonniers de guerre qui peuplèrent des années durant les quelque 120 camps, disséminés à travers l'Allemagne et la Pologne. Suit une introduction de 4 pages rédigée par Jacques Tardi évoquant le fait qu'il avait demandé à son père d'écrire toutes ses anecdotes de prisonnier de guerre qui l'a fait 40 ans après les faits, et remerciant les personnes qui l'ont aidé dans ce projet.
Le jeune Jacques Tardi tout juste adolescent marche au milieu d'une large avenue, avec des voitures défoncées, des carcasses de char (pas des tanks), une fumée noire noircissant le ciel dans le lointain : il se trouve dans les souvenirs de son père. Celui-ci commence à raconter son histoire : nos chefs magnifiques nous avaient donné l'ordre de découvrir l'ennemi et de le détruire. Ça au moins, c'était du limpide même pour les plus limités d'entre nous ! C'était de l'avoine pour les bovins : C'était du militaire ! René revient quelques années en arrière : l'année de ses 18 ans, Adolf Hitler arrive au pouvoir. Il évoque rapidement les conditions très contraignantes de la première guerre mondiale, pour les allemands, sa mère Dame de la Poste, son père cordonnier vétéran de la guerre de 14-18, sa propre inscription à la préparation militaire où il obtient son brevet de conducteur de char, sa rencontre avec Henriette, pupille de la nation (père mort pour la France lors de l'offensive de la Somme le 17 novembre 1916). Puis il s'engage dans l'armée. Ses souvenirs d'un affrontement pendant la guerre entre son char et 2 chars allemands reprennent le dessus. Il explique qu'on appelle ça des chars et pas des tanks, il explique également la différence entre ceux équipés d'une mitrailleuse (les chars femelles) et ceux équipés d'un canon (les chars mâles).
René Tardi finit par indiquer à son fils que son combat entre son char et les deux chars allemands ne s'est pas exactement passé comme ça. Il reprend son histoire chronologiquement : son incorporation au 504e régiment de chars de combat à Valence en 1935, et ses classes pour devenir caporal. Puis il se marie le 07 septembre 1937, et le couple emménage à 300 mètres de la caserne. le petit Jacques s'étonne que son père ait si volontiers accepté les ordres dans une structure militaire, car ça ne lui ressemble pas. René revient sur le Traité de Versailles de 1919 qui avait installé, en Allemagne, tous les éléments favorables à l'avènement d'un sauveur national, d'humiliation en inflation, de chômage en amertume. Il passe ensuite aux accords de Munich de 1938, l'invasion de ce qui reste de la Tchécoslovaquie, puis l'invasion de la Pologne, et enfin la France et l'Angleterre déclarent la guerre à l'Allemagne. La drôle de guerre se passe, et enfin la compagnie de René Tardi se met en marche : le train part dans la nuit avec 50 chars et le matériel d'accompagnement.
Les deux introductions explicitent clairement la nature du récit : les souvenirs du père de l'auteur, mis en image par son fils, le besoin d'accomplir un devoir de mémoire pour les 1.600.000 soldats capturés envoyés en Allemagne, sur un total de 1.800.000 soldats capturés. La nature du récit dicte sa forme : chaque page se compose de 3 cases de la largeur de la page, chacune occupant environ un tiers de la page. Il y a généralement un seul phylactère assez copieux dans lequel René Tardi raconte sa vie quotidienne en s'adressant à son fils, incorporant son avis ou son ressenti sur ce dont il parle. de temps à autre, Jacques enfant intervient pour poser une question, ou pour se moquer d'une situation ou d'un avis. René et les autres prisonniers militaires arrivent au Stalag II B en page 80. Les auteurs commencent donc par resituer le contexte de la seconde guerre mondiale, du point de vue du sous-officier qu'est René, mais aussi de manière un peu plus large avec la mention de l'arrivée au pouvoir d'Adolf Hitler, du Traité de Versailles, de la préparation insuffisante de la France pour juguler les volontés expansionnistes de l'Allemagne, que ce soit au niveau du gouvernement, au niveau militaire. Ils continuent ensuite avec les premiers jours de guerre de René commandant son char qui ne comporte comme équipage, qu'un mécanicien, jusqu'à ce qu'il soit fait prisonnier et emmené jusqu'au camp.
Le récit consacre ensuite un peu plus de 100 pages aux 4 ans et 8 mois passés au camp de prisonniers. Les auteurs rentrent dans le détail du quotidien : les poux, les colis, la mafia de la Poste, le curé et les messes, les rafles de travailleurs, les colis de la Croix Rouge, les porteurs de pommes de terre, la collecte des excréments, les sportifs, les posten, les joueurs de cartes, les radios pour capter la BBC, la politique du maréchal Pétain, les accords de Vichy, la bouffe toujours la bouffe, les poêles occupés, le manque de savon, le typhus, la prison, l'infirmerie, l'évolution de la guerre, les collaborationnistes, la faim, les clopes, le travail obligatoire, etc. du début jusqu'à la fin, le lecteur n'éprouve aucune sensation d'ennui : le père et le fils évoquent concrètement les aspects pragmatiques du quotidien, dormir (en trouvant un casier où s'allonger), manger (jamais assez), se laver (en essayant de dégoter du savon), aller aux toilettes, la promiscuité, la résistance passive contre les soldats du camp, les coups et les brimades, et bien sûr le marché noir organisé par les prisonniers. de plus, René Tardi se porte volontaire pour aller travailler dans une exploitation agricole, ce qui le fait changer de lieu, d'occupation, et de d'organisation carcérale pendant quelques temps. En outre, ils intègrent le fait que les prisonniers ont réussi à disposer de radios, et qu'ils se tiennent informés de l'évolution de la guerre, et qu'ils perçoivent en quoi les défaites des allemands augmentent la dureté de leur traitement, et dans le même temps amènent des prisonniers de nationalité différente au Stalag II B.
Le lecteur se rend vite compte qu'il commence chaque case en lisant le texte, ne jetant qu'un coup d'oeil distrait au dessin. Il est sous le charme de la personnalité de René Tardi qui transparaît dans ses jugements de valeur, et dans ses tournures de phrase incorporant quelques mots d'argot. Il apprécie la question de Jacques pour obtenir une phrase d'explication sur un terme technique ou contextuel come pupille de la nation, cinquième colonne, Noël Roquevert (1892-1973, acteur), AOF & AEF, bouteillon, charbon de Belloc, gummi, kréoline, la relève. Il se rend compte que la violence des traitements, la déshumanisation, les privations sont exposées, mais avec une réserve et une pudeur toutes masculines qui n'étalent pas au grand jour la souffrance physique et psychologique, ce qui rend la lecture finalement agréable car René Tardi semble tout supporter sans se plaindre (à part pour la faim), et en gardant un espoir que tout cela connaîtra une fin, sans subir l'angoisse de la mort. Ce qui n'empêche pas qu'il constate le décès de ceux physiquement plus faibles, des camarades ayant eu un mot de trop ou un regard malencontreux, des polonais race honnie par les allemands, des soldats sénégalais, des russes, etc. du coup, il finit par se demander ce que lui apporte les images.
Après tout, les dessins ne sont que descriptifs, mais c'est déjà leur première qualité. Chaque case constitue une reconstitution historique d'une grande qualité donnant à voir les uniformes, les chars, les uniformes des soldats des différentes armées, les barraques de prisonniers, les châlits, la boue, la promiscuité, les effroyables conditions sanitaires, etc. Par exemple, le père explique le rituel de la distribution du pain chaque soir, en indiquant : il fallait respecter la distribution du pain, c'était une véritable cérémonie, une messe un pataquès extrêmement sérieux. le dessin montre un groupe de 5 prisonniers se livrant au rituel de peser chaque tranche pour s'assurer que chacun ait exactement la même part : le souvenir s'incarne, avec l'extraordinaire capacité de l'artiste à donner vie à des individus avec des bouilles expressives. le second effet direct des dessins est de rappeler au lecteur à chaque case la réalité du lieu : le camp d'emprisonnement, l'intérieur des barraques, les toilettes, la soupe, les barbelés, la boue, les conditions climatiques, le rituel de l'appel et du comptage, etc. Jacques Tardi réussit à faire en sorte que chaque case, chaque séquence soient visuellement différentes, tout en rappelant régulièrement la présence des barbelés, des conditions de vie, en montrant les prisonniers se côtoyer. Il met tout son savoir-faire de bédéaste au service des souvenirs de son père, laissant le texte de ce dernier au premier plan, conduisant la narration jusqu'à faire paraître les dessins presque superfétatoires. Cependant, il s'agit bien d'une bande dessinée, et les informations visuelles viennent en complément du texte pour faire exister chaque personne, chaque lieu, sans jamais se retrouver redondantes avec ce que disent les mots.
Ce tome constitue une expérience de lecture singulière : une bande dessinée où les dessins semblent superflus, des mémoires de 1.680 jours d'un prisonnier de guerre, durs sans être pesants, une reconstitution historique minutieuse sans être pédante, une immersion dans un quotidien impossible à imaginer. À la lecture, il devient évident que le fils Jacques a effectué un travail extraordinaire de narration, rendu invisible pour être fidèle à la parole de père René. Il s'agit d'un récit dense, cru sans être vulgaire, terrifiant sans être déprimant, un devoir de mémoire très vivant, rendu savoureux par la personnalité de René Tardi qui ne se considère pas comme une victime passive et qui pointe du doigt les coupables de cette défaite de la France, les comportements mesquins et odieux des collaborationnistes qu'ils soient dans la France occupée, à Vichy, ou dans le camp Stalag II B. le tome 2 retrace le retour en France de René Tardi, et le tome 3 sa vie après la guerre.
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Crossroads
  07 avril 2013
Tardi vu par Tardi , magistral !
Quand Jacques décide de raconter René – le premier qui dit la taupe sera privé de larves pendant deux semaines - , son père , et ses implications personnelles et familiales durant la drôle de guerre , le résultat est à la hauteur des espérances bien légitimes d'un lecteur déjà friand de bon nombre de ses écrits en la matière...
Car oui , Jacques Tardi nourrit une régulière obsession pour la guerre qu'il a déjà dépeint à l'envi : le Trou d'Obus ; C'était la Guerre des Tranchées ; Putain de Guerre...
Outre un trait immédiatement identifiable , il faut lui reconnaître un réel travail de recherche sur un sujet qu'il tente certainement d'appréhender au mieux puisque pleinement concerné .
Tardi fait du Pagnol en dépeignant les affres d'une seconde guerre mondiale au travers les yeux de son paternel , véritable resucée militaire de la Gloire de mon Père .
Un album instructif et touchant scénarisant un René Tardi alors tankiste plein d'espoir appelé à devenir très rapidement hôte de luxe d'un Stalag II B déshumanisant . Et en 56 mois d'internement , votre vision de l'Homo Sapiens aurait tendance à en prendre un sacré coup !
Usant astucieusement d'une mise en abyme originale , le petit Tardi se fait présent dans chaque case ce qui lui permet , alors , de dialoguer avec son père et de rajouter , si besoin était , une petite touche d'émotion et d'humanité à un récit en manquant cruellement .
Tantôt poétique , drôle , voire dramatiquement émouvant , Tardi combine à la perfection sa petite histoire avec L Histoire et nous délivre un premier tome , basé sur les carnets d'époque de son père , pleinement abouti !
Attendrissant , passionnant et didactique , Tardi émeut et instruit .
N'est-ce pas là l'apanage des très grands ?
http://www.youtube.com/watch?v=_d8C4AIFgUg
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critiques presse (10)
Sceneario   15 janvier 2019
Le dernier volet de cette biographie est indispensable, à mettre entre toutes les mains. Un magnifique document sur la Seconde Guerre mondiale et de l'après-guerre.
Lire la critique sur le site : Sceneario
NonFiction   02 septembre 2013
Outre la mise en lumière d’un phénomène historique peu connu du grand public, ce récit est remarquable par l’entrecroisement du témoignage de René Tardi et de l’histoire des relations entre Jacques Tardi et son père.
Lire la critique sur le site : NonFiction
BoDoi   02 janvier 2013
De la débâcle de l’armée française vécue à bord de son char, à son emprisonnement dans les camps, Tardi décrit avec un formidable sens du détail et de la narration le quotidien de son père pendant ses quatre ans et huit mois de captivité.
Lire la critique sur le site : BoDoi
Liberation   17 décembre 2012
L’album est une sorte de biographie documentaire.
Lire la critique sur le site : Liberation
BDGest   11 décembre 2012
Puiser dans son patrimoine familial douloureux pour construire un récit d’une telle intensité participe à la constitution d’une œuvre magistrale incontournable.
Lire la critique sur le site : BDGest
Actualitte   10 décembre 2012
Tout ce qu'il nous raconte est précis, détaillé, jamais ennuyeux. Je vous laisse, en lisant ce livre, prendre connaissance de son quotidien misérable, entre les brimades des gardiens, le travail forcé chez des paysans aux méthodes d'esclavagistes, et surtout la faim.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Du9   03 décembre 2012
Au rythme ternaire de trois cases panoramiques stables comme un regard assuré d’observateur indécelable, l’album se révèle un carrefour et un aboutissement. [..] Il est un témoignage historique, voire parfois une œuvre d’historien par son souci du détail, une sorte de «micro histoire» ou «histoire des sensibilités» au langage visuel.
Lire la critique sur le site : Du9
LeMonde   26 novembre 2012
Un livre de guerre "à la Tardi" où l'Histoire est regardée par le petit bout de la lorgnette et racontée à travers le prisme du quotidien, voire d'une certaine trivialité.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Auracan   26 novembre 2012
200 pages que l'on dévore avidement, partagé entre l'humour noir de l'auteur et la description de la misère humaine.
Lire la critique sur le site : Auracan
Telerama   21 novembre 2012
Formidable témoignage […] restituant à vif l'expérience du père aujourd'hui disparu, recréant, dans les décors d'une situation historique sans espoir.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (65) Voir plus Ajouter une citation
ninosairosseninosairosse   08 octobre 2016
- Comme tu ne peux pas tuer le type qui a la chiasse, tu maudis le wagon, les copains, la France, les politicards, les Boches, le monde entier. Tu voudrais que la terre éclate et qu'il n'en reste rien. Tu maudis ceux qui dorment dans leur lit, loin des odeurs de merde. Tu n'arrives pas à fermer l'oeil, alors tu ne peux pas éviter de penser à ta condition de vaincu tout récent, à ton esclavage qui ne fait que commencer, et au fait que , sans boire et sans manger, tu vas devoir côtoyer les connards qui encombrent ce wagon et que tu n'aurais jamais voulu rencontrer.

p72
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Dixie39Dixie39   28 septembre 2015
Pour le départ, les colonnes devaient être formées par nationalité.
Les américains étaient déchaînés ! L'un d'eux, Johnny Sprague monta sur le toit d'une baraque et joua inlassablement du jazz devant des milliers de types surexcités, puis il termina par "Stars ans Stripes" !
Les sifflements enthousiastes des P.G. U.S. couvraient les applaudissements à tout rompre des autres. Et tout ça dans la nuit, le froid, le vent, sous la neige qui tombait à l'horizontale, droit sur le visage... Crois-moi, c'était grandiose !
Je ne me souviens pas que nous ayons entonné La Marseillaise.
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carrecarre   28 octobre 2013
"C'était eux ou nous", selon la magnifique formule consacrée, "On n'avait pas le choix" "A la guerre comme à la guerre" Et puis merde ! Ces types ne nous attendaient pas au coin du bois pour nous offrir des rafraichissements !
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PresencePresence   09 février 2021
Malgré les signes avant-coureurs les plus évidents, nous faisions l'autruche. Nous avons gagné 14-18 petitement, d'un quart de poil de cul, certes et de plus, grâce à un sacré coup de main de nos alliés, mais nous étions convaincus d'être les plus forts. Il y avait toujours l'Entente Cordiale avec l'Angleterre qui avait des colonies à gogo. La France possédait elle aussi un empire colonial consistant, avec une chouette réserve de mobilisables. Ça en faisait du monde ! À l'école, on ne cessait de nous répéter que dans tous les domaines nous étions les plus balèzes. Nous avions eu Descartes, Boileau, etc., etc. Donc nous étions les plus forts et personne n'aurait l'outrecuidance de venir nous chatouiller. Voilà ce qu'on inculquait aux français de l'époque. Alors on n'y revient pas ! Étant donné que chaque sujet de nos colonies avait pour ancêtre un gaulois, nous étions assurés de son enthousiasme à venir joyeusement verser son sang pour la France qui le faisait marcher à la trique ! Comme tu vois, l'école de la République remplissait merveilleusement sa fonction.
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ZilizZiliz   04 avril 2013
Pendant un an et demi, il y eut une certaine 'souplesse' dans les relations France-Allemagne, mais ça ne concernait en réalité que la politique et la collaboration officielle. Les PG [prisonniers de guerre français] n'en furent pas bénéficiaires, sinon quelques 'colis Pétain' contenant des biscuits secs et des cartes postales pré-remplies, avec au recto la tronche du Maréchal, son balai de chiottes sous le blair. (p.127)
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Videos de Jacques Tardi (70) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jacques Tardi
Max Cabanes est un grand nom de la bande dessinée et un témoin privilégié des grandes heures de la production française. L?homme natif de Béziers a la gouaille du sud mais la modestie et la discrétion d?un auteur inconnu. Et pourtant, quelle carrière ! Remarqué dans la série "Dans les villages", il travaille avec Jean-Claude Forest, scénarise ou dessine des récits fantasmagoriques et réalise une superbe fresque dans la ville d?Angoulême. Il obtient même le Grand Prix d?Angoulême en 1990 grâce à une carrière accomplie où il s?est essayé à tous les genres et tous les styles graphiques avec une inventivité surprenante. Il prend ensuite un virage serré avec l?adaptation de trois célèbres polars du maître du genre, Jean-Patrick Manchette : la fusion entre deux monstres artistiques, rendue possible par le fils de Manchette, Doug Headline, donne forcément un rendu explosif. Dans son style graphique unique où le dessin crève la planche et les couleurs marquent les esprits, Cabanes parvient à égaler Jacques Tardi dans le même exercice. Nous avons eu la chance de l?interviewer lors du festival Quai des bulles, peu de temps après la publication de "Nada". « Rencontre du 3ème super type » en exclusivité pour Planetebd?
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