AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Giuseppe Camuncoli (Illustrateur)Stefano Landini (Illustrateur)Gael Bertrand (Illustrateur)
ISBN : 1401237207
Éditeur : Vertigo (16/10/2012)

Note moyenne : 4/5 (sur 1 notes)
Résumé :
John Constantine, chain-smoking occultist anti-hero, is back in a new volume from popular writer Peter Milligan.
When Gemma Masters punishes her uncle by auctioning off his trench coat, she ignites a horrific chain of events. Bleeding apartment walls, unplanned visits to the middle of the Thames, a farting demon, a suspicious angel, a Hellish aquarium, and an old adversary all await Constantine as he races to track down his coat before it sends Constantine to... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Presence
  05 avril 2016
Ce tome fait suite à Phantom pains (épisodes 276 à 289). Il contient les épisodes 283 à 291, parus en 2011/2012.
Épisodes 283 à 286 "The devil's trenchcoat" - Gemma Masters s'est approprié le pardessus de John Constantine (son oncle) et a organisé une vente aux enchères sur internet. La vie du nouveau propriétaire subit immédiatement des changements radicaux. de son coté John est confronté à des manifestations surnaturelles désagréables dans son intimité. Il se rend donc chez sa nièce pour essayer de remettre la main sur son affreux pardessus. Terry Greaves (le père d'Epiphany, la femme de John) trouve Gemma très à son goût.
Épisodes 287 à 291 "Another season in hell" - Gemma a trouvé un moyen imparable pour manipuler John Constantine. Elle garde en mémoire un épisode de son enfance dans lequel elle avait surpris sa mère en pleine crise de larmes. Elle exige de John qu'il détermine la raison de cet excès lacrymal. L'un et l'autre savent bien où trouver la mère d'Epiphany : en Enfer où elle a choisi d'accompagner son époux. Il accepte de descendre une nouvelle fois en Enfer, même s'il sait très bien que quelques démons floués l'attendent avec impatience, sans parler de son frère. La relation entre Terry et Gemma continue de se développer.
Peter Milligan a pris ses marques et il s'amuse comme un petit fou à tripatouiller la mythologie propre au personnage de John Constantine, un bestiaire horrifique oscillant entre le premier et le second degré, et des personnages menés par les sentiments comme dans toute sitcom qui se respecte. L'histoire du pardessus commence comme une grosse farce macabre, avec une possession basique, pour des comportements criminels traités sur le mode de l'humour noir. C'est sympathique, sans être terrifiant ou hilarant. Ces épisodes sont illustrés par Guiseppe Camuncoli qui se charge de la mise en page et des esquisses et Stefano Landini qui se charge des finitions. Ils apparaissent plus en forme que Milligan avec plusieurs visuels décalés emprunts de dérision : John et Epiphany sur le lit flottant sur la Tamise, un mari étranglant sa femme qui vient de lui avouer qu'elle le trompe, le regard égrillard de Terry surprenant sa fille sous la douche, le regard lubrique du même Terry Greaves au lit avec une jeunette, ou encore le pardessus en action. L'épisode 285 est illustré par Carli Ihde qui n'arrive pas à faire passer le même niveau de second degré.
Dans la deuxième partie, Peter Milligan diminue la dose d'humour noir et augmente la composante comédie dramatique. John Constantine a fait une promesse à sa nièce dont il se sent redevable depuis les événements survenus dans Bloody carnations. Milligan a l'intelligence de ne pas transformer Gemma Masters en victime traumatisée, et il justifie son caractère bien affirmé de manière très logique dans la série. le temps est venu pour John de retourner une nouvelle fois en enfer ; mais ce nouveau séjour n'offre rien de mémorable, l'état naturel de Constantine étant déjà d'être tourmenté par ses démons intérieurs en temps normal. le Diable s'invite dans la partie, et Milligan joue sur son coté bouffon de manière pas toujours convaincante. Par opposition, les décisions pas toujours intelligentes des personnages jouent à fond sur les sentiments du lecteur pour eux, et ça marche. On s'aperçoit au fil des pages que finalement ils sont devenus proches du lecteur, qu'ils disposent d'une vraie histoire, d'un caractère assez bien défini pour que le lecteur s'inquiète de leur sort.
Les 4 premiers épisodes sont également illustrés par le tandem Camuncoli & Landini, et le dernier par Gael Bertrand. Il m'aura fallu un peu de temps pour apprécier le style du tandem, mais il me semble qu'ils s'améliorent. Gemma Masters devient de plus en plus troublante, dans beaucoup d'acceptations de ce terme. Blathoxi (un démon déjà croisé dans les tous premiers épisodes de Delano, dans l'épisode 3 pour être exact) a une apparence qui marie intelligemment horreur et second degré. John Constantine se remémorant couper les ailes d'un ange à la tronçonneuse reste longtemps imprimé sur les rétines. Et leur façon de rendre le visage de Constantine asymétrique (un oeil moins ouvert que l'autre) donne lieu à des expressions mémorables.
Avec ces 2 histoires, Milligan continue d'essayer des choses nouvelles. Son incursion dans la farce macabre s'avère très agréable grâce aux illustrations totalement appropriées de Camuncoli et Landini. La nouvelle descente aux enfers est surtout l'occasion d'apprécier les effluves de tragédie qui s'emparent du destin des personnages, ce qu'il avait fait en plus marqué avec la série Greek Street.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
autres livres classés : humour noirVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox


Lecteurs (1) Voir plus




Quiz Voir plus

Compléter les titres

Orgueil et ..., de Jane Austen ?

Modestie
Vantardise
Innocence
Préjugé

10 questions
15234 lecteurs ont répondu
Thèmes : humourCréer un quiz sur ce livre