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ISBN : 9791026811886
Éditeur : Urban Comics Editions (20/10/2017)

Note moyenne : 3.85/5 (sur 31 notes)
Résumé :
Arrachés à leur univers de super-héros par une crise multidimensionnelle, les champions oubliés de Spiral City vivent désormais telle une famille dysfonctionnelle, prisonniers du quotidien paisible d'une petite bourgade américaine.

(contenu : Black Hammer #1-6)
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Presence
  14 février 2018
Ce tome est le premier d'une série indépendante de toute autre. Il comprend les épisodes 1 à 6, initialement parus en 2016, écrits par Jeff Lemire, dessinés et encrés par Dean Ormston, avec une mise en couleurs réalisée par Dave Stewart, et un lettrage effectué par Todd Klein. Ce tome se termine avec une dizaine de pages d'études graphiques, des pages de Who's who, et une postface de 4 pages rédigée par Jeff Lemire.
Quelque part dans une région rurale des États-Unis, non loin d'une petite ville, Abraham Slam, un fermier, nourrit ses cochons, trait ses vaches, rentre le foin, tout en se parlant à lui-même à haute voix, rabâchant que cela fait 10 ans que ça dure, suite à un événement catastrophique non explicite. le travail étant terminé, il rentre vers le bâtiment d'habitation de la ferme. Assise sur le porche, Gail, une femme dans le corps d'une fillette de 9 ans, est en train de s'en griller une. Elle le salue avec quelques propos grossiers, et s'envole dans le ciel pour ne plus avoir à subir ses remarques. Abraham Slam pénètre dans la maison et enlève ses souliers crottés. Il salue Talky Walky dans la cuisine, une sorte de robot anthropoïde en train de préparer le repas. Barbalien (un être anthropoïde avec une peau rouge et crevassée) fait des remarques sèches et cassantes, pendant que Colonel Weird flotte tel un spectre à travers la table.
Barbalien sort de la cuisine et va rejoindre Gail sur le toit pour broyer du noir avec elle, évoquer le bon vieux temps quand ils étaient des superhéros à Spiral City. Talky Walky sort pour se rendre la grange. Il y est rejoint par Colonel Weird qui tient des propos décousus pendant que Talky Walky travaille à achever sa nouvelle sonde. Abraham Slam décide de se rendre en ville dans un vieux pick-up. Il est accompagné par Gail et Mark Marz (Barbalien). Abraham va prendre un café au diner du coin, et papoter avec Tammy, la propriétaire de l'établissement et serveuse. Mark Marz va se promener du côté de la paroisse et échanger quelques mots avec le père Quinn. Gail est ramené au diner par le shérif Redd Trueheart qui l'a surprise en train de voler un paquet de clopes. le petit groupe prend congé du shérif et rentre à la ferme. Abraham va se recueillir sur un marteau déposé un peu à l'écart de la ferme, et il y est rejoint par les autres.
Dans la postface Jeff Lemire indique que cette série est un projet qui a longtemps mûri, depuis 2007, et qu'il l'avait déjà proposé à Dark Horse des années de cela, mais que finalement il avait réalisé d'autres projets. Il explique également qu'il a lui-même choisi Dean Ormston comme artiste, faute de pouvoir dessiner la série lui-même, et parce qu'il voulait absolument un artiste qui ne dessine pas à la manière des comics de superhéros traditionnels. Enfin, il indique qu'à l'origine cette série devait lui permettre de mettre en scène des superhéros, à une époque où il pensait qu'il ne pourrait jamais écrire ceux de DC ou de Marvel. Il s'est bien rattrapé depuis. le lecteur se retrouve donc à la fois en terrain familier, et à la fois devant des superhéros à nul autre pareil.
À l'évidence, un superhéros qui manie un marteau, c'est Thor, de préférence la version Marvel, sauf qu'il n'apparaît que dans quelque case, qu'il ne porte pas du tout le costume de Thor (même pas de cape), et qu'en plus son marteau est noir. Mais en fait ces personnages ne se comportent pas en superhéros. Ils évoquent un passé révolu depuis 10 ans, des combats contre des supercriminels dan une ville fictive, un peu comme Metropolis ou Central City dans l'univers partagé DC. Ils sont sous le coup d'une forme d'exil qu'ils subissent, dans un recoin intemporel des États-Unis. L'un d'entre eux n'est pas loin de s'y faire, mais les autres souffrent de leur apparence ou de leurs pouvoirs, se retrouvant totalement inadaptés et inutiles. Effectivement, les dessins de Dean Ormston ne magnifient pas la force physique des superhéros, ou leurs superpouvoirs spectaculaires. Gail a l'apparence d'une enfant aigrie. Barbalien semble souffrir d'une vilaine maladie de peau. le corps robotique de Talky Walky semble tout droit sorti d'un film de science-fiction des années 1950, aussi obsolète que malhabile. Madame Dragonfly n'est qu'une vieille femme avec une teinte verdâtre.
Les personnages se résignent donc à une situation qu'ils doivent subir, sans grand espoir de pouvoir retrouver leur vie d'avant. le récit comprend quelques retours en arrière, montrant ces superhéros du temps de leur activité avec utilisation de leurs superpouvoirs, mais Jeff Lemire ne présente pas cette époque révolue, sous une forme parée de gloire. C'était déjà des combats à l'époque, avec au mieux une reconnaissance professionnelle pour le colonel Weird, au pire des pouvoirs déjà aliénants (pour Madame Dragonfly), et des combats contre le mal qui se succédaient. La mise en couleurs participe à ce ressenti. Dave Stewart rehausse discrètement les ambiances lumineuses, et le relief des surfaces, en utilisant une palette assez terne. Cela renforce la sensation crépusculaire du temps présent, ainsi que l'aspect révolu d'un âge d'or passé, mais qui n'était pas si riant que ça puisque ses couleurs se sont également ternies.
Précédemment, Dean Ormston avait essentiellement travaillé avec Mike Carey sur la série Lucifer, avec déjà une apparence très particulière de ses dessins. Il trace des traits de contours assez fins, sans arrondi pour polir les formes. Il marque les visages de petits traits secs (les yeux cernés de Gail), ainsi que certains éléments du décor, et ses traits ne sont pas toujours bien droits. Cela confère à la fois une impression d'usure, de surfaces marquées par le temps, et d'une réalité râpeuse. En fonction de ce qu'il représente, il utilise également des aplats de noir aux formes elles aussi irrégulières, que ce soit pour marquer le visage de Madame Dragonfly (lui donnant un petit air sinistre), ou pour figurer les ombres portées. Il a l'adresse nécessaire pour donner une apparence spécifique à chaque personnage, y compris les humains normaux, à la fois ordinaire et vivante. Il les rend très expressif, parfois en exagérant légèrement un détail, comme la toute petite bouche de madame Roundtree la directrice de l'école, le menton carré d'Abraham Slam ou les petits yeux perçants du shérif Redd Trueheart.
Dean Ormston représente les arrière-plans avec une bonne régularité, augmentant le niveau de détails fréquemment. le lecteur se rend compte qu'il peut laisser son regard faire le tour de la cuisine pour y voir les équipements, qu'il ne manque pas une tuile au toit, que la grand rue de la petite ville présente un urbanisme réaliste, que la vue du ciel des gratte-ciels de Spiral City coupe le souffle, qu'il ne manque pas une seule planche à la façade de l'église, et que la chambre Gail est complètement aménagée. En y prêtant attention, il constate que Dean Ormston représente ces éléments sans mettre en avant les symptômes de la modernité. A contrario, l'artiste insiste plus sur les maques de la nostalgie pour les séquences dans le passé. Il y a donc la forme du robot Talky Walky, mais aussi l'architecture art déco de Spiral City, ou encore la forme de la fusée du colonel Weird qui rappelle la science-fiction des années 1950. Ce choix de représentation est en phase avec la nature du récit.
Sans prendre en compte les références à DC ou Marvel, le lecteur découvre l'histoire de superhéros extraits de leur milieu naturel et mis sur la touche. Il fait plus ample connaissance avec eux à l'occasion des retours en arrière, avec leurs origines secrètes (c'est indiqué dans le titre) vaguement stéréotypées. Il ressent rapidement une réelle empathie pour leur situation, que ce soit l'adulte prisonnière d'un corps d'enfant, l'homme d'âge mur se voyant bien s'installer dans ce coin tranquille, le pauvre colonel à l'esprit dérangé ou encore Mark Marz, plus introverti et tiraillé par l'envie de passer outre ses appréhensions. Jeff Lemire utilise bien les conventions les plus ridicules des récits de superhéros, mais dans le même temps il raconte une histoire mettant en scène des adultes, en proie au regret, au doute, mais aussi incapables d'abandonner tout espoir.
En prenant en compte les références à DC ou Marvel, le récit acquiert une autre dimension pour un lecteur familier des superhéros. Avec l'origine d'Abraham Slam, il reconnaît de suite le modèle original : l'histoire de Steve Rogers devenant Captain America. Il en va de même pour Barbalien (au diminutif si affectueux de Barbie) : le nom Mark Markz est bâti sur le modèle de celui de J'onn J'onnzz, Limier Martien de DC Comics, ce qui est confirmé par son origine. Golden Gail est une variation sur Billy Batson et son double Captain Marvel. Madame Butterfly évoque l'une des sorcières accueillant les visiteurs dans la Maison de l'Horreur (DC). Talky Walky rappelle des robots comme M-11, le robot humain des Agents de l'Atlas (Marvel). le cas du colonel Randall Weird est un peu plus complexe car il semble être un amalgame de Captain Comet & Adam Strange. Jeff Lemire s'avère très fort car il parvient à établir le lien avec les originaux, et à faire exister ces variations à part entière, comme le font Kurt Busiek & Brent Anderson dans la série Astro City. du coup pour ce lecteur chevronné, la lecture gagne une saveur supplémentaire extraordinaire, à la fois nostalgique, et à la fois innovante, grâce à cette relecture de personnages devenus des clichés, et dans lesquels Lemire parvient à insuffler de la nouveauté. Il parvient à revitaliser aussi bien un personnage aussi utilisé que Martian Manhunter, que celui de Swamp Thing. À chaque fois, il leur donne un comportement et des préoccupations adultes, sans pour autant les salir ou les dénaturer.
Arrivé à la fin de ce premier tome, le lecteur sait qu'il vient de lire un prologue et que le coeur du récit reste encore à venir. En comparant avec d'autres oeuvres de Jeff Lemire, il se rend compte que Dean Ormston participe à nourrir l'intrigue et à lui donner plus de corps, plus de substance. L'intrigue principale constitue un solide fil conducteur sur la base d'un mystère (pourquoi ces superhéros se sont ainsi retrouvés écartés ?), avec un goût de métacommentaire, mais sans que l'auteur n'insiste dessus. Les variations sur des superhéros existants relèvent plus de l'usage de conventions que de métacommentaires, et Jeff Lemire réussit à en faire des personnages aussi familiers qu'originaux. En particulier, Randall Weird est autant un explorateur d'autres mondes, aventurier spatial expansionniste, qu'un individu secoué par une expérience non linéaire du temps, évoquant par moment Jon Osterman sous sa forme de Docteur Manhattan. Assurément, il tarde au lecteur de lire le tome 2.
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garrytopper9
  19 novembre 2017
Bon autant vous le dire tout de suite, ce comics est un énorme coup de coeur ! Cela faisait longtemps que je n'avais pas accroché à ce point à un comics dès le premier tome. Pourtant, ce titre ne me tentait pas vraiment, et je l'ai acheté parce que Urban Comics a eu la bonne idée de faire un prix de lancement à seulement dix euros !
L'auteur n'est autre que Jeff Lemire, que j'aime bien mais que je trouve parfois inégal. Par exemple je n'aime pas ce qu'il fait sur Extraordinay X-Men, mais j'aime bien son travail sur Old Man Logan version All-new All-different. Je sais qu'il est également connu pour avoir fait des récits indépendants comme Descender ou Sweet Tooth mais je ne les ai jamais lus. Aux dessins j'ai découvert Dean Ormston qui est vraiment très bon, même s'il a un souci avec certains visages, qui ont l'air un peu trop bouffis, mais j'y reviendrait plus tard.
L'histoire de Black Hammer nous plonge dans un petit bled où tout le monde se connait, et dans lequel réside un petit groupe d'anciens Super-Héros. Vivant dans une ferme, ils se font plutôt discrets et cachent leur vraie nature aux autres habitants de la ville. Ce que l'on va rapidement découvrir, c'est que cela fait déjà dix ans qu'ils sont ici et qu'ils ne peuvent pas quitter cet endroit !
Le rythme de ce comics est assez lent, il ne s'y passe pas grand chose au départ et pourtant, on dévore les chapitres avec une incroyable facilité. D'ailleurs, chaque chapitre nous fait découvrir un personnage et développe un peu plus le background. On s'aperçoit rapidement que s'ils sont coincés ici, c'est qu'il y a une bonne raison.
La force de ce comics vient de sa palette de personnage qui sont tous très attachants. Il y a Abraham, le patriarche de la famille qui semble plutôt bien accepter leur situation, ce qui n'est pas le cas de Madame Dragonfly qui est assez flippante, ou encore la jeune Gail qui est coincée dans un corps de petite fille, alors qu'elle a la bonne cinquantaine. Il y a également d'autres personnages, et tous font semblant d'être de la même famille et vivent sur le même terrain qui est une grande ferme qu'Abraham prend plaisir à entretenir. Mais derrière cette image de petite famille tranquille se trouvent en réalité des individus qui souffrent de leur situation.
Mais ce qui est encore plus réussi dans ce comics, ce sont les nombreux clins d'oeil et référence aux comics de Super-héros issus de chez Marvel ou DC Comics. On peut par exemple voir des similitudes avec Captain America, La créature des marais, le limier Martien ou encore Zatanna. Pour chaque personnage, Jeff Lemire s'est inspiré de Super-Héros connus mais n'a jamais plagié car très vite il adapte le tout à sa façon, ce qui est plutôt bien vu. de plus, lorsque l'on découvre le passé de tout ce petit monde, on a l'impression de revenir de nombreuses années en arrière, à l'époque de l'âge d'or des comics.
Et c'est la que tout le talent du dessinateur Dean Ormston entre en jeu. Tout d'abord, il s'en sort parfaitement bien dans le présent. Ces dessins sont clairs, efficaces, il n'en fait jamais trop. Mais dès qu'il raconte le passé de l'un des personnage, on a l'impression de se retrouver avec un comics Old-School, tant le dessins et les couleurs utilisées semblent d'époque. Honnêtement, hormis le petit soucis sur certain visages, surtout en début de tome, je trouve les dessins vraiment super !
Urban Comics a donc eu une excellente idée de nous proposer ce titre dans la collection Urban Indies. de plus, il y a beaucoup de bonus, tels que les nombreuses couvertures (qui sont vraiment magnifiques), des crayonnés, mais également une post-face de Jeff Lemire qui nous raconte comment son projet à pris vie ainsi qu'une galerie détaillée des personnages tels qu'ils devaient être au départ. On remarquera qu'ils ont bien changé ^^
Si je n'avais qu'un comics à vous conseiller, ce serait sans hésitation celui-ci. C'est accessible mais avec un scénario qui se développe énormément (surtout dans les deux derniers chapitres), les dessins sont super, l'édition est impeccable et comme tout bon comics indépendant, vous pouvez le lire dès le tome 1 sans aucun soucis de continuité. Et en plus, il ne coute que 10€ ! Allez, foncez, vous ne serez pas déçu 😉

Lien : https://chezxander.wordpress..
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Yanoune
  11 février 2019
Black Hammer T01 Origines secrètes... Ou le comics où tout tes potes fans de comics bin ils ont adorés.. et que toi quand tu lis bin franchement tu te fais chier... mais grave.
Alors passer du Sandman de Gaiman à Black Hammer sur deux jours n'était peut-être pas une bonne idée... Non, même je pense que c'était carrément une idée pourrie... Parce que autant je trouve le Sandman génial et jubilatoire, autant là mais j'en avais carrément rien à taper de rien, ni de personne... les personnages pourraient tous mourir dans le prochain que ça ne me ferait pas rater un battement cardiaque.. c'est dire !
Faudrait un coup de pitch...
Tu crois?.. c'est un peu mal barré là quand même...
Oui vraiment mal barré, mais bon tachons...
Dans un bled paumé, même pas sûre qu'il ai un nom (ou je l'ai pas retenu) se trouve la ferme Black Hammer. La ferme de base comme on imagine dans une Amérique rurale et profonde. Là vivent une bande de " super héros" ( je met des guillemets pasque y a un peu tout.. une sorte de mixe..), et pi voilà... ils sont coincés là, et de temps en temps ils se souviennent de leur gloire passée, et de leur hauts fait d'armes.
Hum ça donne carrément pas envie..
Je sais..
Bon y a des trucs qui se passent, mais je vais pas les raconter, déjà qu'il ne se passe pas grand chose alors si je spoile le peu qu'il y a, ça serait moche.
Bon alors il est clair que ce comic est un hommage à tous les comics depuis toujours, et surtout les premiers... que ce soit au niveau dessin, costume, et héros ( tout y passent, le super, l'alien, la sorcière, le robot, le savant etc etc.. n'en jetez plus..)
une multitude de cliché tous les plus éculés, les méchants pas bo.. les gentils très gentils... pfff...
ça se veut drôle, j'ai pas rit ni même souri.
Nan juste du comics hommage, qui vomit tout ce qui a été fait en comics depuis oh.... que ça existe... et c'est pas peu dire..
Ce n'est donc jamais (pour moi) surprenant, ni jubilatoire, parce que ça se voit tellement, que le côté paf! aucune subtilité de rien...
je lisais le truc et je pensais à superman, à Thor et Hasgard, au conte de la crypte, à tous les supers... tout le temps, j'en suis même arrivé a me dire à un moment et si j'arrêtais pour me ressortir de vieux Marvel... oh moins là je sais pourquoi c'est du oldies...
Après niveau dessin, y a des planches qui envoient du pâté et qui sont jolies à l'oeil...et même plus que ça... Et jusque dans le dessin, dans les poses, dans les couleurs c'est hommage... Même moi j'ai remarqué ( alors que bon je suis pas ze experte dans le comics, et pas du tout niveau DC en plus...).
Mais vu que je n'ai réussi à créer aucune empathie pour personne (ni dans un sens, ni dans l'autre), et donc que leurs problèmes existentiels, mais je m'en fous grave...
Nan un comic hommage, pour les gros fans.. je ne suis peut-être pas assez fan, ou pas assez pointue pour trouver ça bien... ou peut-être juste que les hommages comme ça c'est pas mon truc.. parce que là, pour moi c'est plus de l'hommage mais du gros pompage hop décontrasté...

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svecs
  11 décembre 2017
Je reste un lecteur fidèle de Jeff Lemire, sauf lorsqu'il penche trop dans la vaine super-héroïque. Je préfère sa veine intimiste, comme celle développée dans Essex County, etc.
Black hammer se situe un peu à la frontière de ces 2 univers.
Nous sommes transportés dans une petite borgabe nord-américaine comme tand d'autres. Dans une ferme aux abords de la ville vivent un grand-père et a famille. le vieux Abe cultive sa terre en s'occupant de ses enfants et petits enfants. Mas cette famille n'est as une faille comme les autres. Il s'agit en fait d'une équipe de super-héros qui fut projetée dans un univers parallèle lors de leur combat contre l'Anti-Dieu, qui menaçait leur ville de Spiral City. Ils vivent depuis comme de simples citoyens un peu margnaux, tout le monde ignorant leur véritable nature. S'intégrer ou tenter de retruver leur monde? Chacun à son propre avis.
Black Hammer dégage un étrange parfaum de nostalgie, porté par des persnnages coupés de eur monde et de tout ce qui constitait leur personnalité. Ainsi, Gail, la petite fille d'Abe, est en fait Golden Gail. Cette héroïne (très inspirée de Captain Marvel - Shazam) est en fait une femme d'âge mûre qui ne prenait cette apparence de petite fille qe lorsqu'elle invoqait ses super-pouvoirs. Elle n'a désormais plus de super-pouvoirs mais est prisonnière du corps de Golden Gail, une gamne d'une dizaine d'année. Il y a aussi Barbalyen le Martien (référence à J'onn J'onzz), qui souffre d'une solitude infinie...
Lemire rend hommage à la culture comics pulp avec beaucoup de nostalgie. On ense parfois au travail de Moore sur Supreme. Sans l'humour mais avec un certain spleen. le mélange est étonnant mais très réussi et continue de confirmer le talent très singulier de Jeff Lemire
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Yradon4774
  20 décembre 2018
#CycleUrbanComics #N4 : "Black Hammer Tome 1" de Jeff Lemire et Dean Ormston cher @UrbanComics
Synopsis :
"Arrachés à leur univers de super-héros par une crise multidimensionnelle, les champions oubliés de Spiral City vivent désormais telle une famille dysfonctionnelle, prisonniers du quotidien paisible d'une petite bourgade américaine."
Une équipe de Super Héros perdue dans le Multivers à cause d'une crise dimensionnelle, voilà ce que nous raconte messieurs Lemire et Ormston dans cet opus, en ce jour de "post-Halloween". Et c'est du bon, même du très bon ce que vous pouvez retrouver dans ce "Black Hammer T.1".
Disparus de Spiral City depuis bientôt dix ans, après leur combat contre l'Anti-Dieu, nos héros se retrouvent coincés, contre leur gré, dans le quotidien d'une famille un peu spéciale dans un trou pommé des Etats-Unis et cette situation devient de plus en plus compliquée pour tous ces naufragés. En effet, Gail aka Golden Gail, qui a 50 ans au passage, boit et fume plus que de raison, se retrouve coincée dans le corps d'une fillette de 9 ans, forme qui lui confère ses pouvoirs surhumains au passage, et se voit donc obligée de retourner à l'école. Chose qui va se révéler être un problème épineux pour Abe aka Abraham Slam le bagarreur originel, grand-père de substitution, car il va devoir gérer le Shérif et la CPE. Bah oui, trouver une petite-fille de 9 ans fumant aux toilettes cela n'a rien d'une situation normale. Galère, galère donc pour rester incognito. Abe, en revanche, s'acclimate plutôt bien à cette situation, car il a trouvé la paix dans son rôle de fermier et s'est déniché une petite amie. Petite amie qui est l'ex-femme du Shérif, donc nouveau problème en vue, car ce fameux Shérif est loin d'être une lumière et surtout un sacré emmerdeur. Il y a également Talkie Walkie, robot ingénieur qui essaye par tous les moyens de trouver une solution afin de rentrer "à la maison". il en est à son 9ème essai et c'est loin d'être une sinécure, surtout pour Barbelien. En effet, il sert de transporteur aux constructions de Mr Robot et cela commence légèrement à le soûler. Barbelien, Martien polymorphe venu espionner la Terre afin de savoir si oui ou non les Terriens devaient être éradiqués ou non par mesure de prévention, commence à ne plus supporter sa solitude. D'où son mauvais caractère qui fait qu'il est proche de Gail. Parlons également du Colonel Weird, militaire Américain, partit explorer L Univers avec Mr Robot, se retrouve coincé entre deux mondes : notre réalité et le para-monde. Situation compliquée, car il n'a pas d'existence propre à aucun des deux mondes et n'arrête pas d'apparaître et de disparaître à volonté au gré des marées si je puis dire. Enfin, dernier focus sur le personnage le plus mystérieux de ce #comics, j'ai nommé Madame Dragonfly, sorcière de son état ne pouvant pas saquer ses petits camarades d'aventures, sert de temps en temps de narrateur à l'histoire et lève le voile sur ses origines. Personnage mystérieux, car elle a l'air d'en savoir beaucoup plus sur leur situation qu'elle ne veut bien le dire.
 
Qu'est-ce que j'en pense de ce tome ? : 
Beaucoup de bien, car l'histoire est bien amenée, même si le rythme est lent, les dessins sont de toute beauté et la colorisation est juste magnifique et fait penser aux #comics des années 80. L'intrigue est topissime car on a qu'une envie de savoir pourquoi ces héros ont été catapultés, surtout comment, dans une autre dimension et savoir comment ils vont réussir à s'en sortir. Petit détail que j'allais oublier, ils sont coincés, corps et biens, dans la ville où ils ont atterri et ne peuvent s'en échapper. Eh, oui, Abe explique justement le pourquoi de cette situation mais, je vous laisse découvrir ce passage par vous-même. Cela rajoute donc du piment à l'histoire et c'est tant mieux. Vous découvrirez également, la signification du titre de cet opus. Eh oui pour "Black Hammer", à quoi cela correspond-il ? A vous de trouver et de découvrir les réponses. En conclusion, histoire + intrigue + dessins + colorisation = #comics TOP, malgré certaines lenteurs qui gâchent un peu le rendu final.
Note : 13/20.
Comme toujours suivez-moi sur les réseaux sociaux ou directement sur ce blog, pour échanger avec votre serviteur et/ou être les premiers avertis lorsque paraît un nouvel article. Je viens également d'ouvrir un #insta pour ce blog à retrouver sous le #nametag : yradon4774
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critiques presse (4)
Bedeo   15 décembre 2017
Ce premier tome ne fait qu’égratigner la surface d’un univers immense dont les mystères demeurent entiers. On ne sait rien du personnage de Black Hammer ni de son rôle dans les événements mystérieux qui les ont amenés ici.
Lire la critique sur le site : Bedeo
BoDoi   29 novembre 2017
Parfaitement construit grâce aux flashbacks, le récit multiplie les clins d’œil vintage sans sacrifier au suspense. Un mélange des genres – SF, chronique sociale et super-héros – qui fonctionne bien, renforcé par son ambiance à la Lovecraft.
Lire la critique sur le site : BoDoi
BDGest   31 octobre 2017
Science-fiction, épouvante, drames, il y a un peu de tout dans cet album. Le bédéphile pourrait craindre que l’ensemble soit confus, mais, bien au contraire, les créateurs arrivent à en faire un tout cohérent et agréable à lire.
Lire la critique sur le site : BDGest
Sceneario   02 octobre 2017
Graphiquement, Dean Ormston est complètement en phase avec le ton de l'histoire. Les ambiances sont étranges, il y a de l'expressivité là ou il faut, sans trop en faire... Cela fonctionne très bien !
Lire la critique sur le site : Sceneario
Citations et extraits (3) Ajouter une citation
CapitaineBaptCapitaineBapt   19 juillet 2018
[Sorcière Dragonfly] : Bonjour, cher lecteur. Je vois que tu es de retour. Il semblerait que ta soif de récits macabres et de secrets nocturnes soit inextinguible. Mais qui suis-je pour juger ? Âme perdue, sombre voyageur, sois le bienvenu. Mais prends garde... ce que tu vas vivre n'es pas un banal cauchemar. Non... cette histoire est d'un autre genre.
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CapitaineBaptCapitaineBapt   19 juillet 2018
[Colonel Randall] : J'ai contemplé la plus pure noirceur. Pas le mal, plutôt la nature devenue noire.
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WalexWalex   29 juin 2019
Toutes les familles sont un peu folles. Ça ne serait pas la famille, sinon.
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