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On aurait pu craindre avec le tome 1 qu'on aille vers un schéma à la "Hokuto no Ken" : Village opprimé par les bad guys… Héros sombre et taciturne arrivant dans un nuage de poussière… Explosion de violence avec pluie de coups donnés par le héros messianique… Amoncellement de cadavres de bad guys par centaines… Explosion de satisfaction : le Bien a triomphé du Mal !
Et bien non, dès le tome 2 Kentaro Miura nous montre qu'il a des ambitions autrement plus élevés…
- avec l'histoire de Vulgus qui ne vit que pour la revanche sur celui qui a massacré sa famille avant de le mutiler
- avec l'histoire de Zondark, qui se laisse parasiter par le Comte pour prendre sa revanche sur le chevalier noir
- avec l'histoire tragique du Comte, racontée par Vulgus et par Thérésia mais encore partiellement dévoilée…
sans parler du dévoiement du christianisme (le Comte prend possession d'un corps en déclarant « ceci est mon corps… »)

Il y aussi de ambiguïté avec Guts qui laisse Vulgus se faire exécuter en dépit de toutes les imprécations de Puck, pour ensuite se recueillir sur sa tombe et jurer d'accomplir sa vengeance, ou avec le Comte qui torture, mutile et dévore à tour de bras alors qu'il se montre d'une grande tendresse avec sa fille qu'il cloître pour mieux la protéger de la pourriture du monde extérieur qu'il ne connaît que trop bien…

Puck capturé par le Comte et offert en cadeau à sa fille, essaye de convaincre cette dernière de le libérer puis de voler de ses propres ailes pour découvrir le vaste monde... Guts lui affronte l'invulnérable marionnette du Comte pour la deuxième fois, pour triompher une deuxième fois mais non sans mal avant la confrontation finale…
Blessé voire handicapé Guts fait néanmoins place nette avant d'obliger le Comte à révéler sa véritable apparence. Puck, Theresia, Guts et le Comte sont assemblés au même endroit au même moment : le destin est en marche !

Tout ceux qui décrient le manga comme étant bourrin et sans aucune originalité prouvent à la face du monde entier qu'ils sont bourrins et sans aucune originalité !
Niveau graphismes le tome 2 est bien déjà au-dessus du tome 1 qui était déjà pas mal du tout. Mais j'ai trouvé que les dialogues un peu brute de décoffrage et je n'ai pas su trancher si c'était l'auteur ou le traducteur qui manquait de vista sur ce coup-là…
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L'univers de Berserk m'avait séduite dans le premier tome mais il m'avait également laissée sur ma faim. J'ai ressenti exactement le même sentiment dans cette suite qui participe apparemment au premier arc de la série. L'auteur nous y montre de quoi est capable son héros et ça s'arrête là. Il faudra attendre un peu plus loin, je pense pour avoir le genre d'histoire sérieuse que j'attends.

Après avoir laissé Guts en proie avec le méchant Comte, on le retrouve avec un allié inattendu. Ensemble, ils vont découvrir la source du pouvoir du Comte et essayer de lutter contre, du moins de lutter pour sauver leur peau. Ça m'a amusée de voir une fois de plus Guts se trouver un compagnon improbable comme ça avait été le cas avec Puck. J'ai par contre moins aimé que Kentaro Miura insiste pour en faire un anti-héros parfois assez antipathique qui ne veut pas aider mais qui hésiterait et finirait par se mettre en branle. C'est présenté de manière assez lourde et sans la moindre subtilité.

De la même façon, je trouve l'ensemble du titre fort bourrin que ce soit dans la mise en scène - Guts coupe et découpe ses adversaires avec une violence inouïe et peu d'adresse au début, ça vient ensuite - ou dans les dialogues qui sont d'une rare pauvreté linguistique. C'est fort dommage pour une oeuvre présentée comme culte par les amateurs du genre. On a ici un peu tous les poncifs du genre en plus avec le méchant qui est un gros lard possédé par une ignoble créature, ou encore avec la belle demoiselle en détresse vivant dans une cage et rêvant d'en sortir.

Alors oui, ça se lit bien, on est impressionné par les exploits de Guts, le rythme est prenant et l'univers très sombre intrigue, mais il me manque encore un vrai scénario plus complexe que cela et surtout quelque chose de moins cliché. Allez, plus qu'un tome et j'aurai passé cette introduction. J'espère que la suite sera plus intéressante.
Lien : https://lesblablasdetachan.w..
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Ma lecture continue dans le monde du manga (à la loupe – vraiment écrit petit par moment …)
Tome 2 et Tome 3, ceux avant l'enfance et l'adolescence et ceux qui seront mis en animation avec l'animé en trois parties des années 90.
L'histoire avance dans cette obscurité effrayante, sans lumière. Nous sommes bien dans la Dark-fantasy, Un Sauron quelque part à gagné et les personnages deviennent réels et plus profond qu'il n'y paraissait.
Pourquoi représenter, les ténèbres, l'enfer ?
Pourquoi lire ces représentations des ténèbres, de l'enfer, du nihilisme, de cette histoire de quête de pouvoir permanent et absolue juste pour tenter de donner un sens à l'univers ?
En tout cas ces deux tomes m'ont questionné sur cela. Et peut-être même avec plus de profondeur que la compagnie noire de Glen Cook (les livres du Nord), qui déjà m'avait pas mal ébranlé en son temps.

Ici les abysses sont vertigineux, aucune possibilité de rédemption, pourtant sa quête est là.

Je suis pris par le lecture de cette oeuvre et que j'avance avec curiosité et hâte

Lien : https://tsuvadra.blog/2018/0..
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A la fin du premier tome, je déclarais être curieuse d'en apprendre plus sur la béhérit. J'ai maintenant quelques infos supplémentaires, mais ça reste encore un grand mystère pour moi (et pour les personnages du manga)...

Dans ce tome, on découvre l'histoire de Vulgus, l'étrange homme mutilé qui est venu en aide à Guts. On assiste également à la confrontation entre notre guerrier noir et le Comte démoniaque (on en prend plein les yeux !). L'histoire est toujours aussi captivante. Je suis bien contente de l'existence de Puck, ce petit elfe adorable aide à supporter le caractère parfois (hum, souvent) imbuvable de Guts !

Ce que j'apprécie particulièrement dans "Berserk", pour l'instant, c'est la démonstration qu'un simple être humain peut faire le poids face à des créatures surnaturelles (ceci dit, je m'interroge toujours sur la source de la force de Guts) et le côté "ni tout noir ni tout blanc" des personnages (eh oui, même le Comte cache un petit reste d'humanité).
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On s'enfonce un peu plus dans le glauque et le sang coule à flot dans le sillage d'un Guts qui confirme sa position d'anti-héros.
Du très bon, tant au niveau du scénario que du dessin, tous deux semblant s'affiner par rapport au tome 1. Et que de questions sans réponses sur les origines de notre guerrier noir...
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Deuxième chapitre du manga éponyme, Berserk est le manga qui se déguste comme une petite madeleine de Proust, une claque graphique et un scénario en béton, certes il n'est pas à mettre entre toutes les mains car malgré sa violence, le manga possède une aura : le héros cache une profonde blessure et ressent une haine envers des démons du mal dut à un évènement de sa vie passé. le manga possède aussi des petits moments de légèreté, et aussi un certain humanisme notamment à la fin, un très bon tome 2 qui confirme les début de ce manga devenu mythique.
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Les détracteurs de Berserk le qualifient souvent comme un manga bourrin et idiot, voire même manichéen, et je dois bien avouer que ça m'amuse assez de voir combien ces gens tombent magistralement à côté de la plaque ! Si les premiers tomes ne sont certes pas les meilleurs de cette oeuvre, ils placent toutefois la barre très haut, et Kentaro Miura a su créer des personnages beaucoup plus travaillés qu'il n'y parait au premier abord.

Si Zondark peut être qualifié de brute épaisse, l'abandon de son humanité face à l'adversité (dans une parodie christique assez appuyée en plus, avec le ''ceci est mon corps'') est au contraire les prémices d'une critique sévère envers la religion, et ce qu'il s'agisse des bourreaux ou des victimes, placées dans une position de victimes consentantes. Moins christique, Vulgus témoigne aussi de cette charge : un lecteur peu attentif y verra une brave victime qui veut juste qu'on rende justice à sa pauvre famille, mais un lecteur plus averti saura aussi déceler le mal qui se cache au coeur de son personnage. Vulgus n'est pas noble, et les horreurs qu'il a subi n'ont pas fait de lui un saint... loin d'un pathos glamourisant le handicap, Miura charge au contraire, démontrant que la victime est un homme comme un autre, que la souffrance ne transcende pas, et que Vulgus est au final un personnage vile et lâche, qui rêve d'une basse vengeance qu'il refile bien vite à autrui. Et que dire du Comte, veuf épleuré qui se sait monstrueux et se vautre dans ses vices, à peine capable d'y résister pour sa fille. Même Puck, l'elfe mignon et plein de bons sentiments, n'y fait pas exception, et c'est Guts qui le met face à ses contradictions sans prendre de pincettes : avoir de grands sentiments et une belle moralité, c'est bien. Envoyer les autres se battre à sa place en espérant que quelques mots grandiloquents suffiront, c'est veule.

Et comme les personnages ne suffisent pas, Miura joue aussi de symboles, notamment avec ce body-horror très présent chez lui et si bien utilisé. Cette utilisation de la prothèse de Guts qui, si elle rappelle bien évidemment Cobra, vient aussi travestir la chair pour rendre le personnage plus fort.

Berserk, c'est clairement un manga sans limite, dans le sens où Miura aime justement les troubler : la limite entre le bien et le mal, la vengeance et la justice, le courage et la rancoeur, la chair et le métal, la beauté et la pourriture. Loin d'être dénué de subtilité, Miura en déploie au contraire beaucoup, peut-être même trop, rendant ainsi son manga presque cryptique pour qui ne sait pas sortir des clichés farcis dans son crâne.
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Ce tome 2 nous amène à plusieurs déductions. L'univers de Berserk est ultra noir et vont avoir droit à des atrocités !! On pourrai croire que c'est seulement bourrin mais pourtant... C'est un peu plus profond que ça. Ce tome transpire le thème de la vengeance ! Entre le Comte qui est devenu un monstre pour se venger la mort de sa femme, Zondarc qui veut tuer Guts au point d'être aveugler par la haine et devenir tout aussi monstrueux et enfin Guts, qui même s'il laisse mourir Vulgus, part le venger lui et toutes les victimes du Comte (même s'il fait genre que non parce que c'est un bonhomme !! Et un bonhomme ça pleure pas !! ^^). Kentaro Miura nous montre la face sombre des hommes. Mention spéciale à Puck qui est notre petite lumière dans cet univers si sombre et qui nous fait du bien au coeur ! Les dessins sont aussi géniale, notamment les combats où on est complètement dedans !
Bref j'attendais beaucoup de cette série et je pense que je ne vais pas être déçu !!
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Et voilà qu'on retrouve Guts. Face à Vulgus, il trouve un objet important qui lui permettra de retrouver les 5 God Hand. Mais pour cela, il va devoir affronter le Comte, qui n'est plus vraiment humain...

Avec 2 histoire qui se suivent directement, 240 pages de dessins léchés et qui laisse finalement assez peu de place aux dialogues, et des personnages toujours savoureux (l'elfe Puck est toujours trés drôle), ainsi que des doubles pages impressionnante de maitrise, autant en terme de mouvements que d'illustration, autant dire que l'on a là encore un trés beau manga. Beau, mais ultra violent. L'histoire, les personnages, et les dessins ne font pas dans la dentelle et s'adresse à un public amateur du genre. Ce qui est mon cas et j'ai une nouvelle fois été bluffé par ce second tome !
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Je poursuis ma découverte du manga avec les aventures de Guts et Puck. Dans ce tome, qui continue le récit “Les anges gardiens du désir”, on en apprend un peu plus sur les histoires tout aussi tragiques de Vulgus, personnage mutilé venu en aide à notre héros, et du Comte possédé par un démon. le tout dans un univers toujours aussi glauque et violent.
J'ai apprécié la recherche graphique dans le dessin des démons et parasites, et le soin apporté à certaines mises en scène. On commence à s'attacher aux personnages, et à vouloir en savoir plus sur les éléments qui sont dévoilés au fur et à mesure de l'intrigue (God Hand, béhérit).
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