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Madame Loiret, Vincent, Mina, Carole et les autres…
Qu'ont-ils en commun ? Une même adresse, plus pour longtemps d'ailleurs car leur immeuble va être détruit par une explosion de gaz.
Est-ce un roman choral ou un recueil de nouvelles que nous propose Alice Moine ?
En poussant la porte de dix appartements elle nous livre dix histoires, dix tranches de vies. On y découvre entre- autre, une jeune femme sortant d'une rupture, un jeune homme, Mathieu, en rendez-vous chez son psychanalyste ou encore Mina, dans un chapitre particulièrement drôle, elle a pour un week-end la charge du bébé d'une amie et s'en trouve bien embarrassée.

J'ai eu une très agréable surprise à la lecture de ce premier roman. Une histoire, ou plutôt des histoires originales servies par une écriture simple et rythmée.
Alice Moine a un talent certain et je serai attentive à son prochain roman.
Merci à Babelio et aux Editions Kero pour cette découverte.
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Ce premier roman est admirablement bien écrit. Les mots sont toujours justes et le style, rythmé, tient en haleine.
Il regroupe ici dix histoires différentes narrées à la première personne; dix tranches de vie appartenant aux dix locataires d'un immeuble qui va, dans quelques instants (c'est-à-dire à chaque fin de chapitre) subir une explosion suite à une fuite de gaz.
Dans aucun des chapitres, nous ne savons quel sera le sort du protagoniste qui s'exprime; mais nous connaissons ses actes et ses pensées juste avant le moment crucial et devinons quelles seront les conséquences de l'accident sur son futur ou celui de son entourage. Alice Moine écrit de manière à permettre au lecteur de se faire des conjectures tout à fait cohérentes avec ce qu'elle a inventé au départ. C'est très habile!
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Fait d'hivers, c'est comme un recueil de nouvelles, comme des scènes de vies qu'une caméra fixe pourrait enregistrer dans un immeuble d'une grande ville, dans la même cage d'escalier, les jours, les heures avant l'Instant, celui où tout bascule. En le lisant, je voyais déjà des personnages, des morceaux de vie qui se percutent, se rejoignent ou se perdent à jamais, j'ai même senti cette odeur de gaz omniprésente au fil des pages.
Les situations sont décrites en peu de mots et peu de lignes, mais de nombreux sentiments sont néanmoins abordés, peur de l'autre, de celui qui est différent, solidarité, désespoir, envie, bonheur, déprime, lâcheté, solitude, tout ce qui fait la vie. Je côtoyais un médecin, un jeune homme triste, une femme abandonnée, une amie québécoise qui s'improvise baby-sitter. Je suivais tous les autres, ceux qui auraient dû y être et qui sont partis on ne sait pourquoi, hasard, prémonition, chance, pourquoi restons-nous quelque part, ou en partons nous, au bon moment, quel mystère. Il n'y a pas à proprement parler d'intrigue principale, si ce n'est ce magistral fait divers qui ici devient faits d'hiver, qui relie ces vies entre-elles. Et le lecteur suit ces voisins chapitre après chapitre, au fil des appartements, 2e droite, 5er droite, jusqu'au au rez-de-chaussée.
Faits d'hiver m'a rappelé un autre court roman que j'ai beaucoup aimé, « dix-neuf secondes » de Pierre Charras. Car tous deux évoquent des vies, avant l'instant où tout change. C'est bien écrit, agréable à lire et on s'y projette aisément, presque comme dans un film. Et si on comprend rapidement ce qui va arriver on a cependant envie de savoir, qui, quand, et comment…Mais pour ça, je ne vous en dis pas plus, à vous de voir.

Lien : https://domiclire.wordpress...
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Alice Moine est née en 1971. Elle est chef monteuse pour le cinéma et la publicité. Elle vit à Paris. Faits d'hiver est son premier roman.
Un immeuble de cinq étages dans une ville, une forte odeur de gaz et un briquet qu'on allume malencontreusement… Certains réchapperont de l'explosion, d'autres non. Mais qui sont ces gens ?
Un roman qui a tout d'un recueil de nouvelles en fait. Chaque chapitre est prétexte à nous narrer une histoire, celle de chacun des locataires des dix appartements de l'immeuble. Nous croiserons donc dans l'escalier ou l'ascenseur, madame Loiret vieille femme acariâtre toujours « à regarder les autres, à jalouser leur vie, à disséquer leur âme », Vincent qui vient de perdre son demi-frère, l'homosexuelle québécoise du 1er gauche ou bien l'héritier de Mr Rouves le vieil homme qui logeait au 4ème. Pour lier le tout, chaque texte ou presque se passe le témoin discrètement par une évocation rapide, une réflexion d'un locataire à propos d'un autre…
Il s'agit d'un premier roman – globalement satisfaisant, sans plus, pour l'intrigue - mais Alice Moine montre tous les signes d'un talent riche en promesses. L'écriture est impeccable, le rythme, le choix des mots. Ses portraits de personnages de milieux socioprofessionnels divers sont plutôt réussis, j'ai particulièrement aimé le chapitre avec le synergiste, une critique de nos vies de dingues dans ce monde moderne, et celui avec Eric le journaliste, extrêmement émouvant.
Tous les chapitres débutent un peu de la même manière, c'est-à-dire mystérieusement, car les personnalités de chaque acteur ne se révèlent que lentement, certains n'ont même pas de nom, et le texte dans son ensemble baigne dans une sorte de flou artistique, joliment maîtrisé, qui donne un cachet certain à cet ouvrage.
Si je vous conseille ce roman, c'est pour que plus tard quand Alice Moine sera très connue, vous puissiez dire dans les dîners en ville, « Moi, je la lis depuis son premier bouquin ! ».
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Dommage, l'idée était bonne. Ce principe de "roman choral" qui met en scène des personnages qui a priori n'ont rien en commun mais vont simplement être concernés par le même événement à un instant T (en l'occurrence une explosion due au gaz dans un immeuble cossu) : l'occasion de tranches de vies, d'histoires personnelles et d'interrogation sur la destinée (certains s'en sortent, d'autres pas). le problème c'est que l'exercice est compliqué et que là, la réalisation fait pschitt. Personnages trop flous, histoires banales... Difficile de s'intéresser à eux. Et puis me trottaient dans la tête 2 réussites totales dans le genre, Providence de Valérie Tong Cuong et surtout le superbe Dix-neuf secondes de Pierre Charras...
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J'ai gagné ce roman lors de la dernière Masse critique de Babelio alors… merci Babelio ! Merci aussi aux éditions Kero !

Pourquoi ai-je coché ce livre ?

Pour sa couverture. Ouais je sais, c'est con. Mais voir ces fenêtres d'immeuble illuminées alors que la nuit tombe doucement autour, c'est une image qui me parle. le titre, quant à lui, ne m'a pas attirée plus que ça. Je l'ai même trouvé insignifiant.


Bon, évidemment, j'ai également été attirée par le principe : l'auteur nous raconte la vie d'un immeuble. Chaque chapitre a son protagoniste. Parfois, d'un chapitre à l'autre, on croise furtivement le « héros » du chapitre précédent.


En somme, Faits d'hiver est un roman « choral »… Disons qu'il s'agit presque d'un recueil de nouvelles avec un fil conducteur : une fuite de gaz et une explosion qui va tous les stopper à un moment particulier de leur vie.

…ça a l'air bien hein ?

Ma lecture, mon avis


J'ai plutôt bien aimé le style d'Alice Moine. Son écriture est claire, nette et précise tout en ayant ce petit je ne sais quoi de poétique dans sa formulation des phrases. C'est résolument moderne, souvent flou, mais apparemment maîtrisé.


Bon. J'avoue que j'ai trouvé les débuts de chapitres assez abrupts. A chaque fois, on débarque chez le personnage concerné sans transition. Il faut faire fonctionner son cerveau pour saisir et imaginer quel genre d'homme ou de femme on a devant soi… pour abandonner ces mêmes personnages au bout de quelques pages seulement.


Malheureusement, je n'ai pas réussi à vraiment m'intéresser au destin de ces différents personnages. On nous a vendu le livre comme le récit « des joies et des peines » des habitants de l'immeuble, moi j'y ai surtout vu le récit de leurs peines, de leurs névroses, de leurs regrets et tout ce que vous voulez… alors qu'à la base, je pensais tomber sur un bouquin un peu à la Amélie Poulain. Vous voyez le décalage ? Quelque part, cette lecture a donc quelque chose de terriblement plombant. Vous allez me dire, c'est dans l'air du temps, tout le monde se plaint de tout et traîne sa croix blablabla.


Seule belle rencontre vers la fin du livre : Carole, dans le chapitre 5ème droite. Cette femme de 39 ans se fait plaquer après avoir vécu une relation fusionnelle avec Fred pendant plusieurs années. Profitant d'une soirée costumée, elle s'introduit dans l'appartement qu'il partage avec sa blondasse et va se venger… à sa manière. Même si l'histoire n'a, en réalité, rien de drôle, j'ai beaucoup aimé le récit jouissif de cette soirée !


Au début de l'ouvrage, le journaliste qui a assisté à l'accident de Marianne a lu aussi quelque chose d'émouvant. C'était ma seconde histoire préférée. C'est également l'une des plus tragiques (ben ouais, on est pas là pour rigoler vous l'aurez compris !).

Pour conclure


Faits d'hiver est loin d'être un mauvais roman. Je l'ai trouvé très honnête, très facile à lire, très rapide à lire aussi… ce qui n'est pas rien. Je l'ai vite gobé et je n'ai pas été tenté de le laisser de côté. Mais il n'est pas original pour un sou. Je ne dis pas que les personnages sont clichés…juste que ce que leur récit de vie est anecdotique et s'oubliera vite !
Lien : http://cellardoor.fr/critiqu..
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Un immeuble, 10 histoires d'hommes et de femmes s'y entrecroisent avant qu'une explosion de gaz ne se produise et ravage tout l'édifice. Chaque chapitre concerne un appartement, son ou sa occupant(e), des fragments de sa vie. Parfois, les vies se croisent.

Bien que publié il y a plus de 3 ans, j'ai envie de parler de ce livre car :
. j'adore ce type de « construction » : un livre choral, un personnage principal par chapitre, comme des nouvelles qui suivent le même fil conducteur.

. on sait, ne serait-ce que par la 4è de couverture, qu'une explosion va avoir lieu, mais le suspense reste. Quand, chez qui, pourquoi ?

. j'ai rencontré Alice Moine au Salon du Livre de Boulogne-Billancourt de 2018. Sa vivacité et sa sympathie, qui m'ont beaucoup plu, je les ai retrouvées dans son écriture. Un style et une conduite de l'histoire qui n'ont rien à envier à d'autres auteurs beaucoup plus connus.
Lien : https://top-topic.com/faits-..
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Un immeuble de cinq étages, dont chaque appartement va nous révéler les personnes qui y vivent ou le fréquentent. Un très court roman écrit dans un style remarquable. Alice Moine déroule avec une petite musique douce amère dix petites histoires d'une densité incroyable. On s'attache à chaque personnage, à leur histoire. Ce qui caractérise tous ces personnages c'est leur grande solitude, leur incompréhension des autres et leur difficulté à partager, communiquer. Au travers des personnages qui habitent cet immeuble ou qui ont un lien avec une personne y habitant Alice Moine peint un résumé assez triste de notre société. Chaque chapitre de ce roman pourrait être une petite nouvelle tant l'écriture dense d'Alice Moine est efficace.
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Un puzzle de vies dans le même immeuble.
Histoires banales de gens ordinaires qui vivent les uns à côté des autres sans jamais se connaître, à part un bonjour de temps en temps, et qui s'ignorent la plupart du temps.
Chacun court de son côté, vaque à ses occupations, fait face à ses problèmes, à ses joies , à ses peines.

Pas bien gai finalement, mais tristement actuel.
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Un immeuble. Cinq étages. Dix appartements et autant d'histoires saisies dans l'instantané qui précède l'explosion.
Ce pourrait être dix nouvelles si les personnages de l'une ne se retrouvaient nécessairement dans les autres, si leur histoire n'était pas insensiblement modifiée par la présence des autres.
On suit la vieille dame acariâtre du 2ème droite qui n'aurait peut-être pas tout déclenché si elle n'avait croisé la jeune femme triste du 5ème droite. A moins que l'élément fatal ne soit la cigarette qu'allume le psychanalyste du 1er droite au moment où il reçoit un patient trop faible pour s'exprimer autrement que par la violence ?
A quoi tiennent finalement nos existences ? Au choix de rester un peu plus longtemps au square avec la fille de la voisine ?
Quels infimes hasards infléchissent nos vies ? Chacun de nos choix, même le plus dérisoire, fait varier la courbe de nos destins mais aussi celle de ceux qui nous entourent. Effet papillon, théorie des dominos, rien de bien nouveau me direz-vous !
Sauf qu'Alice Moine nous rappelle subtilement, sans appuyer le propos, cette sorte de solidarité involontaire qui lie les individus.
De la même manière que la jeune fille du rez-de-chaussée devient capable de distinguer les visages et les lieux, ce bref roman à l'écriture fluide et efficace, nous interroge sur l'égocentrisme et l'individualisme... qui peuvent conduire à l'explosion.
Les histoires en elles-mêmes semblent banales et peuvent être vite oubliées, mais cette impression d'isolement, que seul rompt un regard brutalement décillé, persiste longtemps dans la mémoire. Un premier roman prometteur et que j'ai beaucoup aimé.
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