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EAN : 9782714482211
Éditeur : Belfond (09/01/2020)

Note moyenne : 3.52/5 (sur 28 notes)
Résumé :
"Julie Salette n'a jamais aimé les piscines minicipales."

Cet après-midi-là, Julie passe quelques heures à la piscine municipale avec Charlotte, sa fille de sept ans dont elle n'a plus la garde. Ce moment privilégié est une chance pour elle de regagner le cœur de Charlotte et elle voudrait tout bien faire. Mais, dans le bassin, ses angoisses remontent à la surface. Rien ne lui paraît plus difficile qu'être mère.
Car, depuis trois ans, Julie su... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
Ladybirdy
  11 janvier 2020
Fluide.
1 Tout corps qui épouse la forme de son contenant.
2. Force, influence subtile, mystérieuse qui émanerait des astres, des êtres ou des choses.
Julie est une femme que son mari a laissée sur le bas côté, faute à un changement de personnalité qu'il n'a pas pu ou voulu comprendre. Réservée, taciturne, peu démonstrative, Julie est seule avec sa fille Charlotte, âgée de sept ans. Elle ne détient pas tous les cordons de la maternité, de la fibre à l'amour maternel. Surtout depuis l'accident...
Julie prend sur elle et emmène sa fille à la piscine. C'est difficile pour elle, se déshabiller, se mêler aux autres, le contact de l'eau, la peur du danger, la proximité avec sa fille. C'est au coeur même de cette piscine que Julie pensera et pansera sa blessure qui n'a pu cicatriser.
L'auteure dissèque avec brio le cataclysme intérieur d'une mère à la dérive en parallèle constant avec ce micro cosmos qu'est l'eau. Tout ce qui se passe dans cet aquarium relève d'autant de détails de la vie passée de l'héroïne, de ses manquements, faiblesses, à ses souffrances, à son volontarisme. C'est comme un cheminement latent de quelques heures pour mettre à nu la souffrance, une reprise en main de ce qu'elle n'a pu contrôler jadis et ce, jusqu'au lien intrinsèque qui l'unit à sa fille. Ce n'est ni larmoyant ni lourd ni pathétique. C'est une question de fluide, de sincérité, de juste pudeur.
C'est un roman troublant, sensible, intelligent et très bien construit si on parvient à cerner la grande subtilité distillée ici.
L'histoire d'une femme qui a vécu un drame, sur quelques minutes, toute une âme à la dérive, une mère échouée, et des yeux fermés, des coeurs secs, des mots qui se taisent pour ne pas marquer le front et font éloigner mari et fille loin de celle à qui il manquait juste une main tendue.
Les fluides, c'est toutes ces petites choses qui conditionnent une vie pour formater quelqu'un à s'allonger par terre ou à se relever. Fluides, force mystérieuse qui ne dit rien, qui dit oui essayons, qui dit non, plus jamais ça.
J'ai beaucoup aimé ce roman qui a su me toucher en plein coeur.
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hcdahlem
  30 janvier 2020
Quand il faut plonger dans le grand bain
Dans son troisième roman Alice Moine confronte une mère à sa fille, dont elle est séparée. Leur sortie à la piscine municipale va cristalliser leurs attentes respectives, du malaise à la rédemption. Plongez!
Ce pourrait être une banale sortie à la piscine entre une mère et sa fille. Sauf que pour Julie ce rendez-vous revêt à une importance très particulière. Après sa séparation avec Paul, elle a perdu la garde de sa fille Charlotte, sept ans, et espère pouvoir lui montrer combien elle l'aime et regagner son affection.
En déroulant la chronologie de ce moment dans un roman aussi court que saisissant, Alice Moine va nous montrer combien cette aspiration va se heurter à une réalité bien différente de ce qu'elle avait imaginé. Les indices s'accumulent pour nous montrer l'incompréhension grandissante, le malaise qui s'installe. Entre le douloureux secret de la mère, qui aimerait épargner sa fille du traumatisme, et le joyeux secret de la fille, qui a bien de la peine à le garder pour elle, vient s'immiscer ce père absent, objet inavoué de tous leurs mystères.
L'achat des billets, le passage du portique, les vestiaires et ce fichu pédiluve sont autant d'étapes de ce chemin de croix. Au lieu d'une intimité partagée, d'une complicité retrouvée, vont s'accumuler les incompréhensions. Prenons ce dernier exemple: Charlotte veut s'éviter le passage par le pédiluve qui, d'après son père, est un nid à germes, champignons et autres joyeusetés alors que pour Julie c'est tout simplement un passage obligé, une règle d'hygiène qu'un parent doit inculquer à son enfant.
L'un de leur seul point d'accord: elles n'aiment pas voir la piscine est bondée, car la promiscuité leur fait peur à toutes deux. Ces corps qui les frôlent, voire qui les touchent sont insupportables.
De quoi gâcher la surprise que Charlotte réserve à sa mère. Elle sait nager! Bien entendu, elle ne peut imaginer que cette nouvelle ne fasse pas plaisir à sa mère, qu'elle y voit plutôt la mainmise de son ex-mari et de sa nouvelle compagne.
Ce cadeau est un cadeau empoisonné qui fait ressurgir douloureusement ce mal qui la ronge et dont Témoigne la cicatrice sur sa jambe. Pourtant, elle aimerait tant oublier, effacer de sa mémoire l'agression dont elle a été victime. Mais c'est impossible.
Faisant contre mauvaise fortune bon coeur, elle se force à accepter les envies de Charlotte, y compris cette partie de cache-cache dans la piscine qui lui fait tant plaisir…
L'image est aussi symbolique de leur quête. Elles se cherchent et vont finir par se trouver. L'épilogue du roman semble nous montrer qu'il n'y a rien d'inéluctable à plonger dans le malheur. Un peu comme si, après avoir pataugé, après avoir cherché sa respiration soudain le mouvement se faisait plus limpide, plus fluide.

Lien : https://collectiondelivres.w..
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alexb27
  02 février 2020
Julie est séparée de son mari (et de sa fille Charlotte dont il a la garde) depuis quelques années. Elle ne voit cette dernière qu'à de rares occasions, la faute à une situation personnelle compliquée. Elle espère que cette sortie à la piscine va la rapprocher de cette enfant qu'elle ne voit pas grandir. Mais il est difficile d'avoir de l'intimité dans un lieu si vivant et le père (et son image négative de Julie) n'est jamais loin des pensées de Charlotte. Néanmoins un événement va réunir mère fille, et cette plongée dans l'eau de la piscine va être pour Julie comme une renaissance...Un texte court, minimaliste, qui exprime avec beaucoup de justesse les conséquences d'un traumatisme et les pensées d'une femme en souffrance. Heureusement, la reconstruction n'est pas très loin : il suffit parfois de peu de chose pour reprendre confiance en soi. Merci à Netgalley et aux éditions Belfond pour l'envoi de ce roman. #LesFluides #NetGalleyFrance
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Waterlyly
  15 janvier 2020
Julie est une femme mal dans sa peau. Son mari l'a quittée et elle n'a plus la garde de sa petite fille Charlotte de sept ans. Il faut dire que Julie a commencé à sombrer lors d'un séjour en vacances avec Paul, l'homme avec qui elle était alors mariée, et leur petite fille. Quel événement a bien pu perturber à ce point le quotidien de Julie ? C'est lors d'une sortie à la piscine municipale avec Charlotte que tous ces événements vont refaire surface.
Ce court roman, à la frontière de la nouvelle, a été pour moi un véritable coup de coeur. Comment Alice réussit-elle, au travers d'une scène quotidienne comme une sortie en piscine entre une mère et sa fille, à distiller autant de profondeur ? Je ressors vraiment sonnée de ces pages et avec des questionnements plein la tête.
Julie aura vécu un drame terrible, mais pour ne pas fissurer sa famille, elle décidera de se taire. Elle est loin d'imaginer que c'est justement ce silence qui va provoquer la rupture irréparable dans ce couple. Il est impossible, pour nous, lecteurs, de ne pas ressentir de regrets par rapport au choix de Julie. J'ai eu tant d'empathie pour elle.
Le roman est remarquablement construit. Chaque chapitre décrira une partie de la sortie en piscine et il est impossible de ne pas y voir un parallélisme avec le tourment intérieur de Julie, qui la ronge profondément depuis si longtemps. Cela commence par la peur, pour terminer par l'affirmation de soi, que ce soit cette journée de piscine, tout comme l'histoire personnelle de Julie. C'est un roman construit de manière très intelligente.
La plume de l'auteure m'a totalement séduite. Elle est élégante et sensible et l'auteure réussit à nous faire ressentir les émotions, le tout en très peu de pages, ce qui rend la tâche très compliquée. Les chapitres ne sont pas très longs, et chacun raconte donc l'étape de cette sortie en piscine.
Un roman puissant et qui ne peut laisser son lecteur indifférent. Au travers d'une construction narrative, l'auteure va nous narrer la reconstruction d'une jeune femme suite à un drame qui a bouleversé son quotidien. Un roman à ne pas manquer.
Lien : https://mavoixauchapitre.hom..
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EtLeMondeDeSosso
  29 février 2020
Quelques heures à la piscine pour retisser le lien mère-enfant qui s'est délité entre Julie, la mère, et Charlotte la fille. Séparée depuis plusieurs années du père de sa fille, Julie tente de se reconstruire après un événement traumatique.
La jeune femme met plein d'espoir dans ce temps commun passé à la piscine avec sa fille, dont elle est si éloignée aujourd'hui. Comment renouer avec elle, quand le passé ressurgit à chaque instant ?
Un joli texte & une belle plume pour évoquer avec beaucoup de finesse le traumatisme que cette femme, mère a tu.
La souffrance, l'espoir & la reconstruction....
Merci à Netgalley & Belfond
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
hcdahlemhcdahlem   30 janvier 2020
INCIPIT
L’accueil
Julie Salette n’a jamais aimé les piscines municipales. Quand on lui parle de bassin, de vestiaire ou de pédiluve, son corps se crispe malgré elle. Pour cause, Julie a toujours eu peur de l’eau. Sur les plages où elle gambadait pieds nus les week-ends de son enfance normande, elle prenait grand soin de ne jamais s’approcher des flots. Quelle que soit la météo, elle courait sur la grève à en perdre le souffle, éclaboussant ses jupes d’un sable mouillé qu’on retrouvait partout dans la maison de ses grands-parents face à la mer. Tant qu’elle ne s’approchait pas de l’eau, Julie était la plus insouciante des enfants.
Aux abords du passage clouté, l’adulte qu’elle est devenue s’agrippe à la capuche d’une fillette de sept ans. Comme d’habitude Charlotte fait de la résistance, à croire que personne d’autre ne la protège des dangers pour traverser. Julie se demande comment ça se passe à la sortie de l’école entre sa fille et la nouvelle femme de Paul. De leur quotidien, elle aimerait tout savoir mais elle préfère s’abstenir de poser des questions. Chaque fois qu’elle cède à la curiosité, elle hérite de tant de détails de leurs vies qu’elle passe les nuits suivantes les yeux rivés au plafond. Aujourd’hui, elle a décidé de tout prendre avec détachement. Se mettre en maillot avec ses kilos en trop lui semble à nouveau possible. Voilà pourquoi Julie éloigne sa main du col de Charlotte dès que la camionnette qui roule à tombeau ouvert les a dépassées. Le danger s’écarte, rien ne l’oblige à maintenir sa paume crispée sur la fourrure synthétique, prête à projeter l’enfant trois pas en arrière sur le trottoir.
Il fait doux ce matin. Le parc des Buttes-Chaumont a-t-il jamais été aussi beau que par ce premier dimanche d’avril ? Est-ce déjà le printemps ? Julie se garde bien de demander car Charlotte se moquerait sûrement d’elle. La petite a si souvent entendu Paul répéter que sa mère a perdu le sens des réalités qu’elle a fini par le croire. Comment la blâmer ? Charlotte a beau n’avoir que sept ans, c’est une enfant d’aujourd’hui vive et perspicace, une véritable éponge qui absorbe tout, le meilleur comme le pire.
Parfois, Julie se dit que Charlotte n’a pas eu d’enfance, en tout cas pas une enfance comme elle l’entend. Quand on est petit, on vit dans un autre monde. On n’écoute pas les grands. Quand ils parlent, ça glisse, ça ne pénètre pas. On vit au jour le jour, une seconde suit l’autre. Les chagrins s’effacent, les joies leur succèdent. Le goutte-à-goutte du temps s’écoule et ça nous est bien égal.
Avec Charlotte, les choses se passent autrement. Ce matin, quand son père l’a déposée et qu’il était question de promenade aux Buttes-Chaumont, de piscine et de pique-nique improvisé avec maman, l’enfant faisait sa tête des mauvais jours. A-t-on déjà vu petit Parisien se plaindre d’un tel programme ? Julie n’a pas envie de se l’avouer mais, au fond d’elle, elle sait : sa Charlotte n’est jamais sereine. Sa fille fronce les sourcils, elle doute, elle s’inquiète. Il y a toujours quelque chose qui ne va pas, mais l’enfant ne saurait dire quoi. Un mal bien ancré aux sources obscures.
Parfois, Julie se demande si sa fille n’a pas tout deviné. Ce qu’elle a préféré taire est un secret bien gardé, et pourtant, à certains moments, il lui semble que Charlotte lit en elle. Dans ses yeux, elle se sent mise à nue. Sa fille avait quatre ans quand c’est arrivé. Quels signaux invisibles aurait-elle pu capter ? L’horreur dégage-t-elle des ondes imperceptibles à l’œil nu que seules les âmes sensibles arrivent à percevoir ?
Tandis qu’elle s’engage sur le sentier en pente douce, Julie observe son enfant qui coupe à travers pelouses et bosquets. Suivant l’inclinaison naturelle des lieux, elle se laisse entraîner de plus en plus vite, comme si son corps ne demandait que ça, courir, courir, dévaler jusqu’en bas près du lac où les poules d’eau, les canards colverts et les bernaches du Canada n’attendent qu’elle, cette petite qu’on ne voit plus assez puisqu’elle habite désormais à l’autre bout de la ville. En l’observant longer le ruisseau artificiel, Julie sourit. Si par hasard elle croisait un ami, il en serait surpris : ça fait si longtemps qu’elle n’a pas souri. Si longtemps qu’elle survit. À force de se poser des questions sur ce qu’elle aurait dû faire ou aurait dû dire, elle s’est perdue dans les méandres de ses hésitations. Des matins comme celui-ci où la promesse d’une belle journée l’enivre, elle respire enfin.
Mais les choses ne se passent jamais comme on voudrait. En guise de douce cavalcade, Charlotte se prend les pieds sur l’herbe glissante et roule sur les tout derniers mètres, une chance que les chiens soient interdits sur ces surfaces engazonnées. Elle se redresse encore sonnée. Par réflexe, elle tourne la tête vers sa mère qui l’observe au loin, sans réaction. Elle la voit qui fixe le sol et ne bouge pas d’un iota. Charlotte se met alors à pleurer. Le signal finit par faire sortir Julie de sa torpeur. Elle s’avance d’un pas régulier. À quelques mètres, elle distingue déjà les larmes de crocodile déferlant sur la fibre de la parka bordeaux. Dans ses bottines, les chaussettes de Julie sont trempées de rosée, ou bien est-ce l’arrosage matinal, ou encore cette bruine nocturne qui parfois s’abat sur le parc pendant que la ville dort ? Julie agrippe l’enfant et la soulève. Elle la porte telle une pietà. Le petit corps secoué de spasmes tremble. Julie sait que la chute a été amortie par l’herbe, ce n’est sûrement rien d’autre qu’un chagrin, mais elle continue de la tenir comme la Vierge son fils au bas de la croix. Pacte silencieux, Julie donne à l’enfant ce qu’elle attend. Elle simule l’inquiétude, prolonge la consolation, redemande pour la dixième fois si ça va. Apercevant le gardien qui s’approche, Charlotte sèche ses larmes. Elle n’a aucune envie qu’un inconnu s’en mêle pour une fois qu’elles se sentent bien toutes les deux. Charlotte ne sait pas tout mais elle a de l’instinct. Elle agit sans savoir que, depuis trois ans, l’ombre d’un homme s’interpose entre elle et sa mère.
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LadybirdyLadybirdy   11 janvier 2020
En parlant, elle serait devenue une victime aux yeux des autres. En gardant le silence, elle a tenté d’épargner la honte à son entourage, son compagnon, sa fille. Ne s’est pas inscrit au fer rouge sur son front « A souffert ».
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LadybirdyLadybirdy   12 janvier 2020
Elle ne croyait pas aux fantômes, au passé qui hante, aux manifestations de l’inconscient. Elle pensait décider de son sort. Alors elle a tu ce qui lui était arrivé et le poids du silence a pesé plus lourd que celui des aveux. Qu’a-t-elle fait, Julie, depuis ? Attendre que « ça » passe. Mais « ça » n’est pas passé.
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LadybirdyLadybirdy   11 janvier 2020
Chaque matin annonce un jour de plus à devoir tout gérer. Elle se dit parfois qu’elle aurait dû naître à une autre époque, du temps où les femmes passaient leur vie au bras d’une gouvernante, d’une mère, d’une sœur ou d’un mari. Un monde où les femmes ne disposaient pas d’autant de libertés. Pas dans le monde d’aujourd’hui où au cœur de la ville chacun vit pour soi et à sa façon.
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hcdahlemhcdahlem   30 janvier 2020
Pour quatre jours avec Julie, Charlotte en passe huit fois plus avec Paul, qui ne cesse de dénigrer son ex-femme. Chacun de ces jugements néfastes fait l’effet d’une bombe à retardement. A-t-il besoin de tant la blâmer pour effacer le trouble dans lequel cette séparation l’a plongé ? Des années après, le désarroi de s’être senti dépassé ne s’est pas estompé.
Commenter  J’apprécie          80

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