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Critiques sur Hyacinthe et Rose (25)
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michfred
  27 novembre 2016
Un grand et bel album, plein de tendresse, de poésie et de douce ironie. Des illustrations magnifiques.
Les textes malicieux de François Morel et les fleurs géantes de Martin Jarrie élaborent un herbier de souvenirs, un florilège parfumé d'enfance...
Je viens de voir la pièce dont ce livre fait revivre quelques moments precieux: comme une fleur séchée qui ranimerait soudain les odeurs fraîches du bouquet, réveillerait le lieu, les voix, les êtres, c'est tout le spectacle qui revit entre les grandes- très grandes- pages, de cet herbier sentimental- pour notre bonheur.
Et pour ceux qui n'auraient pas eu le plaisir d'assister au spectacle de Morel, le livre raconte, par fragments, la vie rustique de deux grands-parents mal assortis que seules les fleurs réunissaient, deux grands-parents vus par leur petit-fils.
Chacun y retrouve un petit peu de son enfance, un grand-père un peu ronchon, une grand-mère gâteau ...
Un livre qui sent la rose ancienne et la tarte aux cerises. Et qu'on referme en fredonnant la chanson de Francis Lemarque:
" Qui peut dire où vont les fleurs
Du temps qui passe?
Qui peut dire où vont les fleurs
Du temps passé ? "
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jamiK
  02 février 2017
François Morel nous parle de ses grand-parents, Hyacinthe et Rose, qui vivait dans l'Orne et chez qui il passait ses vacances, enfant. C'est une histoire pleine de nostalgie, très touchante car elle évoque à toute une génération plein de souvenirs. C'est le texte qu'il a mis en scène pour le spectacle éponyme. Il y a un coté plus humoristique dans le spectacle de part le jeu de prise à témoin du spectateur.

Le livre est agrémenté du très belle peintures de Martin Jarrie, en grand format, de fleurs en gros plan. Ces peintures, assez documentaire, font le lien avec le livre "Le nouveau jardinier fleuriste" de Hippolyte Langlois, cité dans le texte. le livre prend un aspect différent du spectacle, plus silencieux, plus méditatif, ou la poésie prend une autre dimension. C'est superbement écrit, tout en finesse, superbement illustré, haut en couleurs, les couleurs de l'émotion, lumineux, plein de vibrations. le spectacle est très fort, très beau et le livre, grâce au parallèle entre le texte et les peintures, arrive à aller tout aussi loin mais d'une manière qui s'accorde plus à la lecture solitaire.

Et le spectacle, touchant et émouvant s'est métamorphosé en un objet tout aussi riche en émotions...

Je sais qu'à chaque fois que j'ouvrirai ce livre, j'aurai une pensée pour mes grand-parents...
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charlottelit
  23 février 2013
je remercie ma bibliothécaire préférée de m'avoir offert cette joie ... peut être qu'elle se reconnaîtra ...
délicieux récit et magnifiques fleurs peintes !
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Mimimelie
  07 janvier 2014
Un petit garçon devenu adulte, raconte sa vie auprès de ses grands parents Hyacinthe et Rose, dont l'unique passion commune est l'amour des fleurs. Un récit poétique et sobre, émouvant, plein d'anecdotes savoureuses et tendres. le récit d'un quotidien coloré qui m'a fait faire illico un plongeon dans les années 60 comme si j'y étais.
Par contre les reproductions de Martin Jarrie n'ont pas su m'émouvoir, trop rigides à mon goût au regard des évocations délicates du texte. Je ne connais pas les tableaux de Martin Jarrie, mais la qualité des images m'a semblé très médiocres, certaines fleurs m'évoquant le papier, semblaient artificielles.
Très beau livre, des perles de souvenirs, mais attention, il est grand, très grand !
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Syl
  21 août 2014
C'est l'histoire d'un petit-fils devenu grand qui porte un regard attendri et nostalgique sur ses grands-parents. Rose et Hyacinthe, beaucoup de choses les séparent, on pourrait même dire "tout", mais, en dehors de leur famille, il est un sujet qui les passionne et qui les réunit… les fleurs.

"C'est bien simple : Rose et Hyacinthe, mariés depuis quarante-cinq ans, ensemble depuis toujours, ne s'entendaient sur rien. Hyacinthe était coco, Rose était catho. Hyacinthe aimait boire, Rose aimait manger. Hyacinthe aimait la bicyclette, la pêche à la ligne, le vin rouge, la belote et les chants révolutionnaires. Rose préférait les mots croisés, le tricot, l'eau de mélisse, les dominos et les cantiques. Hyacinthe aimait traîner… à table, au lit, au bistrot, avec les copains, sur un banc, dans un champ, sur les talus, à observer les nuages… "Tu n'es qu'un Traînard", lui disait Rose qui était toujours la première debout, la première couchée, la première assise à table, la première levée de table, le repas à peine terminé déjà devant l'évier à nettoyer la vaisselle. "Madame Gonzales" l'avait surnommée Hyacinthe. En souvenir de Speedy.
Ils avaient dû s'aimer mais c'était il y a longtemps.
Il est même probable qu'ils aient pu faire l'amour. L'existence d'une descendance de douze enfants, de neuf petits-enfants le laisserait fortement supposer…"

Le narrateur, sous la plume de François Morel, se revoit enfant lorsqu'il passait des séjours à la campagne. Ses images respirent notre vécu dans ses compositions, ses odeurs, ses goûts… toutes les perceptions qui se sont incrustées dans nos mémoires et qui rappellent un jadis bien heureux sous la tutelle des aïeux. Rien n'est altéré, ça sent peut-être un peu le fané mais l'odeur est délicieuse.
L'album est composé de trente-sept portraits de fleurs qui illustrent les textes.
La marguerite rappelle un cliché qui terrorisait le petit garçon. Au moment de la photo, le taquin Hyacinthe avait caché son visage derrière un bouquet de marguerites. Ainsi le grand-père semblait avoir été décapité.
Le dahlia fait résonance avec le prêche admiratif du jeune curé qui arpente les allées du jardin en le comparant à l'éden… suivi des mots que le grand-père agacé marmonne entre ses dents… "Si c'est des fleurs gratuites qu'il espère pour son église, il peut toujours courir…".
La tulipe, l'oeillet, la rose… elles fleurissent dans le livre d'Hippolyte Langlois auteur d'un livre régulièrement consulté, "Le Nouveau Jardinier fleuriste", dans les chansons, sur les blouses de la grand-mère, sur les étagères de la cuisine dans des verres à moutarde, elles sont à l'honneur dans le concours du plus beau bouquet organisé par le cousin Jean-Pierre, dans les deuils, les joyeux moments… elles sont partout, elles sont les vacances et la mémoire de tant d'histoires… et elles se mangent aussi, au plus grand désespoir de Mamie Rose qui crie à l'hérésie !
"Des coquelicots, des pissenlits, des fleurs de rien, des fleurs de peu…"
Chez les grands-parents, le petit garçon apprend le langage des fleurs, leur harmonie. Il les dessine, les compose, les imagine, les admire. le jardin est un tableau, il est aussi le lieu de toutes les philosophies.

Sept ans, quatorze ans, dix-sept ans… l'enfant grandit et les fleurs sont un berceau pour les sentiments, un ornement à l'amour, un baume aux angoisses ; penser à l'amour sous un ciel d'épines en fleur…
Et vint un été où Rose s'en est allée… et, dans la même journée, où Hyacinthe l'a accompagnée…

Par l'intermédiaire des fleurs, des petites anecdotes retracent avec humour et tendresse la vie des grands-parents. On ne sait si c'est l'enfance de François Morel, acteur, écrivain et chroniqueur sur France Inter, ou si c'est une enfance fictive.
Hyacinthe et Rose sont des personnages aux caractères bien affirmés, peut-être un peu rigides dans leurs convictions, mais foncièrement sympathiques, attachants et bons. L'amour ? ils se le disent à leur manière et dès le début du récit nous ne sommes pas dupes de leur indifférence. Après tant de vécu, ils pensent s'affranchir chacun à leur manière, mais continuent à se séduire. La meilleure façon de le faire ? Avec les fleurs.
J'ai découvert Martin Jarrie avec un autre album qui illustre les légumes avec gourmandise : "Une cuisine grande comme un jardin". Ici, les peintures sont toutes aussi belles et rendent du velouté aux fleurs. Il contraste ses couleurs pour donner du relief à ses sujets qui sont présentés en gros plan.
Les mots et les illustrations se mêlent à merveille !

Je vous recommande ce livre pour l'histoire et la beauté des dessins. Vous découvrirez des variétés de tulipe, marguerite, dahlia, pavot, oeillet, bégonia, anémone, rose, arum, lys, fritillaires, coquelicot, tournesol, iris, narcisse, jacinthe… et des fleurs imaginaires.
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Pasoa
  22 novembre 2017
"Hyacinthe et Rose", est comme une boîte où un album de photos de famille que l'on regarde. Au fil des pages, les souvenirs remontent à la conscience de ce qui fut peut-être aussi, une partie de notre enfance. Ces souvenirs nous étonnent, nous font sourire ou tendrement nous émeuvent.
"Hyacinthe et Rose", fruit de la collaboration de François Morel, pour les textes, et du peintre Martin Jarrie, est un livre somptueux.

Au travers du regard rétrospectif de leur petit-fils qui, enfant venait passer ses vacances auprès d'eux, apparaît le portrait saisissant de Hyacinthe et Rose.
Lui, est communiste et allergique à la religion comme aux curés. Elle, est catholique pratiquante et veille au grain. Ils forment une couple singulier, toujours dans l'invective et les reproches dans leurs échanges mais qu'une passion fait s'unir : celle des fleurs.
Dahlia, Bégonia, Oeillet, Tulipe, Marguerite, Arum, Rose, Lys, Crocus, Iris, Jacinthe, Narcisse, etc. n'ont aucun secret pour le vieux couple. Leur connaissance encyclopédique se lie avec celle des croyances, des proverbes, les vers de poésie faits autour des fleurs, de leur parfum et de leurs couleurs. On se prend d'envie comme d'aller se promener, regarder dans les allées du jardin. Et puis les anecdotes fourmillent, qui font le portait de ce drôle de couple, pleines d'humour et de tendresse, de regrets aussi.

J'ai tout simplement adoré ce livre. Les représentations de fleurs de Martin Jarrie sont magnifiques (le très grand format de l'ouvrage accentue cette impression) et les textes de François Morel sont tout à fait savoureux.

S'ils étaient des noms de fleurs, étonnement, sourire et émotion feraient un beau bouquet pour dire toute la réussite de ce livre
"Hyacinthe et Rose" est un ouvrage dont je recommande tout chaleureusement la lecture.
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SLGDesYeuxPourLire
  17 décembre 2015
François Morel nous offre une escapade parmi les fleurs et la poésie, nous entrainant dans une histoire aux parfums de campagne, de vacances, d'agréable nostalgie.

Ce pourrait être les vacances de notre enfance : des grands-parents âgés, à l'opposé l'un de l'autre, "Ils ne s'entendaient sur rien (…) Hyacinthe était coco, Rose était catho. Hyacinthe aimait boire, Rose aimait manger… ". Seul les réunit l'amour des fleurs…

Le texte est drôle, tendre, réconfortant. de la dentelle…
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val-m-les-livres
  27 janvier 2013
Ce superbe album présente des textes de François Morel mettant en scène un vieux couple, Hyacinthe et Rose qui sont les grand-parents de notre narrateur, n'ont pas grand chose en commun, si ce n'est qu'ils aiment les fleurs. Ai-je besoin de préciser que les textes de François Morel sont touchants et pudiques, et les personnages savoureux? J'ai même versé une petite larme. Quant aux illustrations de Martin Jarrie, elles sont superbes et je suis tombée amoureuse de sa tulipe. Et quand j'ai vu que l'agenda 2013 existait (quelle superbe idée, merci aux éditions Magnier d'y avoir pensé), je me le suis immédiatement commandé . On y trouve quelques courts textes inédits de François Morel avec les illustrations de Martin Jarrie.
Lien : http://vallit.canalblog.com/..
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MlleJulie
  17 septembre 2013
Très bel ouvrage,un texte tout en poésie agrémenté de peintures au fil des pages.Un histoire de vie,de couple et des personnages très attachants.
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Chrisbookine
  05 avril 2019
le contexte de lecture
Lu dans le cadre du challenge PrinTemps de Lire : Menu "Doux printemps", couverture printanière

Les auteurs

François Morel est un homme de théâtre et un écrivain. Il a d'ailleurs adapté ce récit en pièce de théâtre. Martin Jarrie est illustrateur et peintre. Il cultive l'hyperréalisme et la poésie dans ses oeuvres.
Tous les deux proposent une autre collaboration avec La vie des gens, les Fourmis rouges, 2013.

L'objet-livre
Album grand format avec une couverture rigide qui sublime les 48 portraits de fleurs de l'artiste Martin Jarrie.
Le texte et les peintures alternent, se répondent dans cet album atypique qui raconte un amour incompris pour les fleurs, pour les gens.
L'hyperréalisme des portraits côtoie des fleurs imaginaires, fantaisistes pour ajouter un peu de poésie à l'ensemble, de toute beauté. Il ne manque que les senteurs pour donner vie à ses tableaux.
Le peintre met en valeur les fleurs en pleine page, centré, avec un fond uni et en contraste pour que le regard se concentre sur le sujet : la fleur.
Il y a comme une mise en abîme entre les illustrations et le narrateur, peintre de fleurs. Cette résonance rend plus sensible encore le récit.

Les thèmes abordés
Ce récit évoque la tendresse d'un petit-fils pour ses grands-parents, qui n'expriment pas leur sentiments et se cachent derrière des fleurs pour exister et vivre.
C'est aussi le portrait de deux personnages qui stigmatisent des travers de leur génération, où chacun retrouve un écho à sa propre histoire familiale. Il y a beaucoup de souvenirs avec la mention de chansons, de formulettes qui évoquent l'enfance.
Finalement , cet album parle d'humanité, d'existence, du sens que l'on donne à la vie. La relation de Hyacinthe et Rose est une leçon d'humilité et de sagesse.
Beaucoup d'humour et de satire jalonnent le texte pour notre plus grand plaisir et amène la légèreté nécessaire pour donner à cet ouvrage un ton doux-amer comme la nostalgie.

Ce que je retiens de ce livre...
Une surprise : Un bel album à découvrir pour la plume ensorcelante de François Morel et l'écrin fleuri de Martin Jarrie. Un éloge en toute timidité aux petites gens, pas toujours comprises mais qui apportent tant au point de vue de l'authenticité et de l'humilité.
Lien : https://chrisbookine.blogspo..
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